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Etudes sur les Ordres des Hospitaliers, Malte et Rhodes
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Le Larzac Templiers et Hospitaliers
Conservatoire Larzac Templier et Hospitalier


Larzac, patrimoine et tourisme
Dans la longue histoire du Larzac que les archéologues, pour les parties les plus anciennes et les historiens pour les plus récentes, mettent peu à peu à jour et explorent, nous possédons, dès 1341, une description du plateau. Ce dernier, qui a pris le nom d’une exploitation agricole dénommée « Larzac », est décrit au XIVe siècle par le procureur de la commanderie de Sainte-Eulalie, Bompar de Mauriac, comme une terre pierreuse, peu fertile voire stérile, en partie isolée, sèche et aride et sans eau.

Commanderie de Sainte-Eulalie
Commanderie de Sainte-Eulalie
Commanderie de Sainte-Eulalie

La commanderie de Sainte-Eulalie se trouve dans une échancrure du plateau du Larzac constituée par le Cernon. Les Templiers construisirent sur le Cernon deux moulins bladiers où les habitants de Sainte-Eulalie, mais aussi ceux de La Cavalerie, étaient tenus de faire moudre leurs grains. Une vue du front est de l’enceinte du village élevée par le maître maçon Dorde Alaus après 1446.
De gauche à droite, la toiture du « dortoir des moines » de la commanderie, la tour porte du village, à l’arrière-plan le clocher de l’église reconstruit au XIXe siècle mais bâti sûrement au XIVe siècle, à l’extrême droite l’une des trois tours circulaires de l’enceinte.

Cette « montagne du Larzac » apparaissait aux hommes du XIVe siècle comme quasi inhabitée et possédant peu de bois, de vignes et de cultures. Il précise que l’hiver y est rude et que la traversée de ce vaste plateau peut s’avérer dangereuse pour le voyageur isolé, vu le petit nombre de villages et de lieux habités.
Cette description assez peu flatteuse du plateau, mais réaliste, bien que la note négative soit volontairement
accentuée, est exacte pour certains éléments. Si la traversée du plateau n’expose plus désormais les voyageurs aux risques des bandits de grand chemin et détrousseurs en tout genre, l’hiver y est toujours aussi rude, mais sûrement moins qu’avant. L’eau y est présente désormais partout grâce à l’adduction, relativement récente, mais l’eau « vive » à l’exception de celle des lavognes y est toujours aussi rare.
La population y est certainement moins nombreuse qu’au moyen-âge mais l’agro-pastoralisme millénaire du plateau du Larzac utilise de moins en moins de main d’œuvre. Par contre, le machinisme a peut-être permis de gagner des terres cultivables et la forêt peu à peu et lentement aurait tendance à se reconstituer sur la lande de moins en moins parcourue par les troupeaux.

Fontaine commanderie Sainte-Eulalie
Fontaine commanderie Sainte-Eulalie
Fontaine commanderie Sainte-Eulalie

Au premier plan, la fontaine, entourée par trois platanes et un tilleul depuis 1847. Avant cette date, la fontaine élevée par le Commandeur Jean de Bernuy Villeneuve, vers 1648, était ombragée par 4 ormeaux. A l’arrière-plan, à droite, le « réfectoire » du XIVe siècle avec l’extension de la commanderie, à gauche, de 1442.
Sur le plan historique, depuis le milieu du XIIe siècle jusqu’à la Révolution Française, le Larzac, pour sa plus grande partie mais pas sa totalité, va être géré successivement par les Templiers puis les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. C’est peu après la prise de Jérusalem par l’Armée des Croisés, en 1099, qui aura pour conséquence, sur ces lointaines terres de l’Orient, la formation éphémère d’un royaume chrétien en terre d’Islam, que sont créés les ordres du Temple et de Saint-Jean.
Ces moines-soldats vont marquer jusqu’à nos jours cette partie du bassin méditerranéen et la presque totalité de l’Europe. Issus de la noblesse, les Frères de la Cavalerie du Temple, ordre créé en 1118 à Jérusalem, se donnent pour mission, sous l’habit religieux et avec une règle inspirée de celle des Augustins, de défendre les pèlerins et le tombeau du Christ.
En 1114 d’autres chevaliers, ceux de Saint-Jean-de-Jérusalem, également issus de la noblesse, vont transformer l’hôpital laïc, installé dès le milieu du XIe siècle dans le quartier du Muristan, en monastère et leur mission sera d’assurer le soin des pèlerins et des pauvres se rendant à Jérusalem. Peu après, ils prendront l’habit militaire et se battront côte à côte avec les Templiers. Après la suppression de l’Ordre du Temple, en 1312, ils hériteront des biens de ces derniers.

Fontaine et l’église Sainte-Eulalie
Fontaine et l’église
Fontaine et l’église Sainte-Eulalie

A Sainte-Eulalie, la fontaine élevée par Jean de Bernyuy Villeneuve avec sa vasque à godions et son pied à balustre date des années 1648.
C’est le seul site pourvu d’une fontaine. En arrière, le chevet hémi-cylindrique de l’église construite par les Templiers. Jean de Bernuy Villeneuve changea, en 1642, l’orientation de l’église et fit percer le chevet d’une belle porte monumentale. Elle constitue le plus beau morceau d’architecture classique visible sur les sites Templiers et Hospitaliers.

La Couvertoirade
La Couvertoirade
La Couvertoirade

Une vue partielle du front sud du village fortifié de La Couvertoirade. Ceci permet d’apprécier la position du village dans un vallon qui a été recherché par les Templiers. L’enceinte du village fortifié, presque intacte, a été élevée en 1439. On la doit au même maître maçon de Saint-Beauély, Dorde Alaus. Les travaux devaient durer 4 ans sous peine de pénalité s’ils n’étaient pas achevés dans les délais.

Ces deux ordres à la fois religieux et militaires, luttant les armes à la main contre l’infidèle en Palestine, ne pouvaient compter en Terre Sainte sur des revenus suffisants. Les Croisés pas assez nombreux installés dans le Royaume de Jérusalem mais aussi dans le comté d’Edesse, dans le comté de Tripoli et dans la principauté d’Antioche, ne pouvaient pas assurer des revenus financiers suffisants aux deux ordres.

Par contre, en Occident, l’esprit de la Croisade soufflant toujours avec autant de vigueur, de très nombreuses donations vont permettre aux moines-soldats du Temple, et de l’Hôpital, d’assurer cette logistique humaine, matérielle et financière, qui leur permettra de remplir leur mission. Ces donations vont s’organiser autour des commanderies regroupées administrativement en prieurés.

Dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, la France et l’Europe étant encore essentiellement rurales, les donations comportent surtout des terres, des bois des exploitations rurales, des villages même avec leur église.

Les commanderies de villes, bien moins nombreuses, à part les importantes commanderies de Paris ou de Londres par exemple, ne consistaient généralement qu’en de simples maisons.
C’était le cas à Millau, Rodez, Villefranche-de-Rouergue et Espalion. . .
Dans le Rouergue, Templier et Hospitaliers vont créer sept commanderies. Les Templiers s’installeront à Drulhe, à Espalion, à La Selve, à Millau et à Sainte-Eulalie, sur le Larzac.

Les Hospitaliers seront présents dans la commanderie de Saint-Félix-de-Sorgues, des Canabières et plus tard de Lugan. Après 1312 et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, ils géreront l’ensemble des commanderies.
Paradoxalement, sur un territoire, celui du plateau du Larzac, décrit par Bompar de Mauriac, au milieu du XIVe, siècle comme plutôt déshérité, le dernier Commandeur de Sainte-Eulalie, Jean-Antoine-Joseph Elzéar de Riqueti Mirabeau, tirait des revenus qui étaient les plus importants ou parmi les plus importants des commanderies du Grand-Prieuré de Saint-Gilles. L’estimation de la commanderie de Sainte-Eulalie au moment de la vente des biens nationaux confirmera cela.
Il ne semble pas que les Templiers, et les Hospitaliers à leur suite, aient bouleversé l’agro-pastoralisme traditionnel du plateau. Par contre, il faut bien constater, l’archéologie, la toponymie et les chartes de Sainte-Eulalie le confirmant, de très nombreuses exploitations isolées vont disparaître.

Ces regroupements dont la finalité en l’état de la recherche nous échappent, présentement entamés par les Templiers et poursuivis à leur suite et dans une parfaite continuité par les Hospitaliers, vont donner naissance, au XVe siècle, aux villages fortifiés bien connus de Sainte-Eulalie, de La Cavalerie et de La Couvertoirade.

Petit château avec logis, Templiers
Petit château avec logis, Templiers
Petit château avec logis, Templiers

A l’est de l’enceinte du village du XVe siècle de La Couvertoirade, sur un rocher élevé, les Templiers bâtirent, vers 1200, un petit château avec logis, tour grenier et ouvrage défensif en avant de la porte dénommée barbacane.
Au premier plan, laissée à l’extérieur de l’enceinte au XVe siècle, une bergerie ou des écuries surmontées d’un pailler certainement élevé par les Templiers.
Juste au-dessus de celle-ci, à l’aplomb du rocher présentant une paroi presque verticale, le mur est du donjon ou peut-être de la tour grenier des Templiers. L’édifice rabaissé est couvert de lauzes actuellement.

Au Viala-du-Pas-de-Jaux, l’on se contentera d’ajouter aux bâtiments à caractère résidentiel et agricole de ce membre, une énorme tour fortifiée réservée en partie à la population.

L’œuvre des Templiers et des Hospitaliers nous est parvenue pratiquement intacte. Certes, le paysage si fort du Causse du Larzac dans lequel les Templiers et les Hospitaliers, puis les Chevaliers de Malte (du XVIe au XVIIIe siècles) ont pu retrouver ceux de Terre Sainte, de Rhodes et même de Malte, a quelque peu évolué depuis, mais l’essentiel est resté. S’il faut imaginer un couvert forestier plus important, une présence des buis et des genévriers moins dense que de nos jours sur les terres de parcours, probablement moins de terres cultivées qu’actuellement et des drailles et passades toutes utilisées et plus fréquentées, le paysage demeure.

Sur cette question et pour des bouleversements plus contemporains, nous ne pouvons que renvoyer à l’excellent article de Alain Saussol, dans le n° 3/1997 de « Causses et Cévennes. »

Le donjon ou la tour grenier
Le donjon ou la tour grenier
Le donjon ou la tour grenier élevée par les Templiers

La Couvertoirade : à droite sur un rocher élevé, le donjon ou la tour grenier élevée par les Templiers vers 1200. A ses pieds les écuries ou une bergerie, actuellement en ruines, construites également par les Templiers et laissées à l’extérieur de l’enceinte du village du XVe siècle.

Dans un paysage qui touche déjà par lui-même au métaphysique s’inscrivent des ensembles architecturaux exceptionnellement préservés qui font de Sainte-Eulalie et de ses membres la commanderie type.

Le visiteur motivé et intéressé ne pourra qu’aller de surprises en surprises en constatant que ces ensembles,
commanderie, château et villages fortifiés sont pratiquement intacts.

Si à La Cavalerie, les trois tours subsistantes sur les quatre d’origines ont été arasées au niveau du chemin
de ronde pendant les guerres de religion, l’enceinte fortifiée du XVe siècle est en grande partie préservée.

La commanderie de Sainte-Eulalie doit être considérée comme la plus représentative de France et peut-être d’Europe où Templiers et Hospitaliers étaient presque partout présents. Le patrimoine a été élevé surtout à l’époque des Hospitaliers, enceintes des années 1440, église de La Couvertoirade du XIVe siècle, maisons des XVe et XVIIe siècles, pour l’essentiel, tour grenier du Viala vers 1430 probablement, mais il reste aussi d’importants vestiges de l’époque des Templiers.

Si le mur Est du chevet plat de l’église des Templiers subsiste encore dans l’église de La Cavalerie et ne constitue plus qu’un témoignage modeste, ce n’est pas le cas ailleurs. Dans la commanderie de Sainte-Eulalie,
dans la deuxième moitié du XIIe siècle, les Templiers reconstruisent l’église et en partie au moins l’aile nord de la commanderie avec la tour des quarante.

A La Couvertoirade, c’est le château des Templiers qui est relativement bien conservé, malgré des destructions partielles au XVIIIe ou XIXe siècle, avec son « écurie » surmontée du pailler.
Le château présente un bâtiment trapézoïdal construit sur la partie la plus élevée du château et couvert d’un toit de lauze. C’était le donjon ou peut-être la tour grenier du château.

La porte en arc plein cintre du château, ouverte à côté, était surmontée d’un système défensif appelé bretèche, consistant en un conduit extérieur destiné à protéger la porte en y lançant des projectiles. Ce système inusité dans le reste du département est incontestablement un apport des Templiers, mais où faut-il en rechercher l’origine ?

Un lieu d’accueil sur chacun des sites, des visites guidées permettent aux touristes d’appréhender au mieux l’histoire et l’architecture de ces sites, a priori relativement semblables. Ceci à cause des enceintes fortifiées contemporaines et d’aspect identique à première vue, mais qui sont en réalité différentes et sur-tout complémentaires.

A Sainte-Eulalie, l’on ressentira la fonction de la commanderie, cadre administratif et de gestion, lieu de résidence des commandeurs mis au goût du jour au milieu du XVIIe siècle par le bailli Bernuy de Villeneuve avec sa place ombragée et sa fontaine, la seule sur les sites. Mais c’est aussi un lieu d’exploitation agricole avec la tour grenier des quarante et les bâtiments situés au fond de la cour offrant une architecture vernaculaire.

La Couvertoirade
La Couvertoirade
La Couvertoirade. La maison de la « Scipione »

La Couvertoirade : depuis l’étage supérieur de la tour-porte du haut (la tour-porte du bas s’est écroulée en 1912) la maison de la « Scipione ». Cette belle maison du XVe siècle appuyées à la muraille a subi des modifications aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

A La Cavalerie, c’est la présence des voies de communication, des échanges commerciaux et des auberges qui dominent toujours. Bien que l’essentiel des terres cultivables du plateau se situent à proximité, dans « la plaine du Temple », et que ce lieu ait aussi une forte vocation agricole.

Isolée, à l’abri des vents, La Couvertoirade conserve de nombreuses traces de la vie au quotidien : lavogne avec son système de récupération et de filtrage des eaux pluviales, jardins au pied des remparts sud existants depuis le XVe siècle, maisons avec leur « balet », ancienne mare centrale à présent comblée, citernes « don de l’eau », four banal malheureusement détruit en partie, cimetière et son exceptionnel château des Templiers des années 1200.

Au Viala-du-Pas-de-Jaux, la tour grenier qui domine le village et les environs constitue le phare et le symbole de l’activité passée mais toujours actuelle de plateau : l’agro-pastoralisme. D’importants et spectaculaires travaux de restauration déjà réalisés, et à venir prochainement, vont redonner tout son lustre à cet ensemble architectural, à vocation résidentielle et pas exclusivement agricole comme on le pensait encore il y a peu.

Au-delà des sites majeurs, il faut parcourir le Causse, voir la ferme de La Vialette particulièrement spectaculaire et des lieux comme Le Rouquet, Cazejourdes, La Blaquérerie, Les Infruts, La Pezade par exemple, dotés également d’un patrimoine ancien lié à la route ou à l’élevage.

Au-delà du bâti c’est l’ensemble du plateau avec ses jasses, ses lavognes situées sur les drailles et les passades, ses dolines cultivées, ses terres de parcours et ses rochers ruiniformes indissociablement et intimement liés aux sites.

Ici, il faut prendre le temps de voir non seulement l’œuvre de la nature omniprésente sur le Larzac mais aussi celle de l’homme qui, à son échelle, s’y inscrit plus modestement en pointillé mais en parfaite connivence avec elle.

Il est évident que les 640 années de la présence des ordres militaires sur la plus grande partie du plateau du Larzac l’ont marqué dans ses paysages, mais aussi dans son organisation territoriale, et que l’essentiel de ce travail, entamé il y a des millénaires, s’offre au regard et à la curiosité du visiteur sensible à cet héritage.

Le Larzac Templier et Hospitalier
Un projet, une association, un contrat, un programme.

Ancienne borne
Ancienne borne
Ancienne borne

Aux limites de la commune du Viala-du-Pas-de-Jaux et de Saint-Jean-Saint-Paul, une ancienne borne marquant la limite des terres de la commanderie de Sainte-Eulalie et celle de l’abbaye de Nonenque.

1. — Un projet Sous l’impulsion du Conseil Général de l’Aveyron, en partenariat avec tous les acteurs locaux, une réflexion prospective s’engage en 1995 ayant pour objet le développement économique durable du département à l’horizon de 2001.

A cette occasion, les atouts et les fortes potentialités du Larzac sont dégagés, son patrimoine naturel unique, son histoire à la fois riche et mythique, son abondant patrimoine architectural aux tours fièrement dressées, s’imposent à tous.

Viala-du-Pas-de-Jaux
Viala-du-Pas-de-Jaux
La tour grenier du Viala-du-Pas-de-Jaux



Le projet Larzac Templier et Hospitalier prend forme et se fixe pour objectifs :
1. — De mettre en valeur toutes ces potentialités identifiées, culturelles, naturelles et humaines.
2. — De gérer un développement économique local basé sur le tourisme culturel sur l’ensemble des communes des cantons de Nant et Cornus.
3. — De réaliser un produit phare à dimension européenne et internationale : un Centre d’Interprétation catalysera le flux touristique en lui offrant la possibilité de redécouvrir l’histoire des ordres militaires et religieux dans l’organisation sociale du Moyen-Age et s’attachera à renvoyer sur les sites.

Les visiteurs intéressés par les thématiques présentées sur place :
— La Cavalerie :
— Les voies de communication et les échanges.

— La Couvertoirade :
— L’architecture militaire et religieuse.

Sainte-Eulalie :
— La vie d’une commanderie Templière et Hospitalière

Le Viala-du-Pas-de-Jaux :
— L’agro-pastoralisme, l’espace et la production

Saint-Jean-Saint-Paul :
— Redécouvrir la flore ; les fleurs de l’herbier de l’Abbé Coste

2. — Une association
Le Conservatoire Larzac Templier et Hospitalier constitué fin 1995 en association loi 1901 se donne pour but différentes missions à accomplir :
— Une mission de réflexion et d’études en s’appuyant sur un Comité Scientifique constitué d’éminents chercheurs pour faire avancer la recherche historique et archéologique des sites Templiers et Hospitaliers.
— Une mission de programmation en coordination avec le Comité Technique pour assurer les réalisations sur le terrain dès la signature du contrat de Site Majeur.
— Une mission d’animation sur les sites pour créer la synergie qui assurera le développement du programme et sa promotion.
— Une mission d’information tournée à la fois vers les acteurs et la population, mais aussi vers les relais médiatiques externes pour faire connaître largement le projet.
— une mission de conception pour la réalisation d’un Centre d’Interprétation proposant à un public diversifié (adultes, enfants, étrangers, scientifiques) une redécouverte, à la lumière des données historiques les plus récentes, de la vie des ordres militaires et religieux, de leur création à leur suppression et à leur transmission.

Ces missions sont remplies simultanément sur les cinq sites et auprès des différentes instances qui coopèrent au programme.
3. — Le contrat de Site Majeur se définit comme Site Majeur, un site qui a une forte notoriété naturelle et un fort « capital image » donc une fréquentation touristique importante.

En Midi-Pyrénées, on compte une dizaine de sites majeurs :
— Rocamadour (46)
— Marciac (32)
— Moissac (82)
— Cordes-sur-Ciel (81)
— Larzac Templier et Hospitalier (12)
— Lourdes (65)
— Albi (81)
— Saint-Bertrand-de-Comminges (31)
— Conques (12)
— Saint-Cirq Lapopie (46)
— Toulouse (31)

Le contrat a pour partenaires :
— Les communes : La Cavalerie, la Couvertoirade, Sainte-Eulalie-de-Cernon, Le Viala-du-Pas-de-Jaux, Saint-Jean-Saint-Paul.
— Le Département : Le Conseil Général
— La Région Midi-Pyrénées
— L’Etat, le Ministère de la Culture
— Le Conservatoire Larzac Templier et Hospitalier.

Le contrat a pour objectifs :
— D’engager fermement les partenaires sur un programme d’activités sur 3 ans (97-99)
— De définir les priorités par objectif sur chaque site et les actions communes à l’ensemble des sites
— D’ajuster les moyens financiers au projet.

4. — Le programme d’action
Le programme, à réaliser sur trois ans et dont le financement est prévu, se décompose en 4 volets :
4.1. — L’organisation touristique qui prévoit la mise en place :
— De l’accueil des touristes
— De la communication et la promotion des produits touristiques créés
— De l’animation des sites.

4.2. — La sauvegarde du patrimoine Templier et Hospitalier de chacun des sites.
Tous les sites ont aujourd’hui leur patrimoine protégé au regard de la loi en étant soi inscrits, soit classés.

La Cavalerie
La Cavalerie
La Cavalerie. Porte fortifiée

La Cavalerie a conservé deux portes fortifiées dont une abritée sous une tour carrée. C’est cette dernière que l’on voit depuis l’intérieur. Le petit niche contenait à l’origine la statue d’un saint, sous la protection duquel était placé la porte.

Toutefois, la protection du patrimoine dépasse le cadre législatif dans le contrat de Site Majeur et il s’agit désormais :
— De restaurer et d’entretenir
— D’acquérir le patrimoine qui pourra s’intégrer au projet de présentation thématique de protéger légalement les nouvelles acquisitions faites par les communes.

4.3.— Les infrastructures de base :
— De réaliser sur chacun des sites, les infrastructures de base qui sont nécessaires au développement touristique des lieux :
— Parkings.
— Espaces.
— Suppression des « points noirs » environnementaux.

4.4. — Les équipements structurants qui sont les éléments sur lesquels va s’appuyer le tourisme culturel et naturel que l’on souhaite faire naître :
— Hébergements de caractère, gîtes d’étape.
— Circuits de randonnées.
— Espaces thématiques sur les sites.
— Centre d’Interprétation.

La Cavalerie
La Cavalerie
Tours d’angle de l’enceinte du XVe.

On accède à l’une des tours d’angle de l’enceinte du XVe siècle de La Cavalerie par une venelle et une porte en arc brisé. A l’intérieur, au rez-de-chaussée, toutes les tours sont voûtées en coupole et il n’y a pas de communication avec les étages supérieurs, accessibles depuis les courtines uniquement.

La Cavalerie
La Cavalerie
Clef de voûte, croix pattée

A la Cavalerie, la mairie actuelle abrite une clef de voûte ornée d’un écu garni d’une belle croix pattée.
Celle-ci doit dater du XVe siècle et sa forme annonce celle de la croix de Malte.
L’on ignore l’origine de cette clef de voûte pouvant provenir d’une chapelle, d’une, l’église ou d’un autre édifice.

5. — Un premier bilan :
Cette première année de mise en œuvre du contrat fut courte et dense et l’on peut dès à présent dresser un bilan positif pour les actions engagées :
Organisation touristique.
— Ouverture de cinq Points Accueil.
— Création de visites guidées.
— Création de documents d’appel.
— Création de documents d’information.
— Animation : Cinésites.

Sauvegarde du patrimoine :
— Acquisitions foncières, exemple : à La Cavalerie, pour dégager la porte des Templiers à Sainte-Eulalie, pour agrandir la commanderie travaux de sauvegarde, exemple : à La Couvertoirade, l’église au Viala-du-Pas-de-Jaux, la tour.

Infrastructures de base :
— Acquisitions pour parkings, exemple : à La Cavalerie amélioration des rues, exemple : à La Couvertoirade.

Equipement structurants :
— Création du circuit du G.R. 71 C : circuit de randonnées sur les cinq sites.
— Etudes pour le Centre d’Interprétation.
— Etudes thématiques des sites.

Cet effort engagé sera soutenu en 98 par l’ensemble des partenaires pour augmenter la qualité de l’accueil des nouveaux visiteurs attendus.
Sources : Club cévenol (Alès, Gard). Causses et Cévennes : trimestrielle, illustrée, Direction : Paul Arnal ; rédaction Louis Balsan, page 477 et 485, tome XVIII, n° 1, Janvier-Février-Mars 1998. BNF

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