Hospitaliers   Etudes   Hospitaliers

Etudes sur les Ordres des Hospitaliers, Malte et Rhodes
Informations
Chers visiteurs
Vous avez certainement constaté le point dinterrogation dans la barre dadresse de votre navigateur.

Il y est écrit « Non sécurisé »

Vous pouvez naviguer sur le site sans aucune crainte. La sécurisation dun site Internet est obligatoire dès lors quil y a des demandes de mots de passes ou des paiements en ligne.

Sur ce site il ny a rien de tout ceci.

Retour Etudes

Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Avignon au XIIe et XIIIe siècle (1).

Moins étudiés que la période pontificale, les XIIe et XIIIe siècles représentent cependant pour Avignon une époque particulièrement importante. Durant un siècle, entre le milieu du XII et le milieu du XIII siècle, la ville sous le régime de la Commune ou celui des podestats est pratiquement indépendante, indépendance soutenue par un fort développement économique. C’est pendant cette période que l’ordre de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem installe et développe une commanderie à Avignon.

Après une description sommaire du cadre urbain et de l’implantation de l’ordre dans la région, je tenterai d’exposer l’histoire de rétablissement d’Avignon à partir des sources conservées dans le fonds des archives de l’Hôpital.

Ces sources proviennent du fonds du prieuré de Saint-Gilles, immense fonds d’archives de plusieurs milliers de documents conservé aux archives départementales des Bouches-du-Rhône à Marseille, au sein duquel, pour la période qui va de 1170, date des premières mentions de l’ordre à Avignon, à 1251, date de la chute de la Commune, environ 150 documents concernent Avignon, Quelques documents complémentaires proviennent du fonds de l’évêché d’Avignon (2).

Avignon
Il nous faut avoir un peu d’imagination pour se représenter la ville des XIIe et XIII siècles. Comme aujourd’hui il y a une ville intra et extra muros, mais cela ne recouvre pas la même réalité : la double enceinte, qui sépare la ville proprement dite et son terroir et dont le tracé se retrouve aisément sur le plan actuel, laisse à l’extérieur le terrain situé au sud et à l’est des rues Campane, Philonarde, des Lices ou Joseph Vernet.

A l’intérieur les maisons se serrent les unes contre les autres, reliées par des portiques au-dessus de rues étroites, certaines munies de tours ou parfois pourvues de cours et de vergers. La ville est déjà structurée en sept paroisses et dominée par la cathédrale Notre-Dame des Doms.

A l’extérieur des remparts, c’est immédiatement la campagne. Le terroir de la ville, très largement plus vaste que la ville elle- même, s’étend bien au-delà des limites actuelles et couvre Morières, Vedène, Le Pontet ; il traverse même le Rhône et la Durance vers Villeneuve et Barbentane. Le terroir est en plein développement aux XIIe et XIIIe siècles ; des marais sont asséchés, les terres à blé et à vigne sont exploitées, des canaux amènent l’eau de la Durance vers la ville, des moulins sont construits, les Iles du Rhône et de la Durance sont défrichées, la ville possède des pâturages du côté de Barbentane (3).

Le Rhône serait méconnaissable à nos yeux d’aujourd’hui : c’est le Petit Rhône qui coule sous les murs d’Avignon, tandis que le cours principal coule à l’ouest. Les deux bras sont séparés par un grand nombre d’îles, aux contours constamment changeant au gré des inondations et dont les dénominations sont fluctuantes ou provisoires (4). Il en est de même pour la Durance (5).

La construction des remparts et plus encore celle du pont ouvert en 1186 à la circulation illustrent de façon patente la prospérité d’Avignon au XIIe siècle, où la croissance de la production agricole va de pair avec un artisanat diversifié et un commerce, en particulier sur le Rhône, de plus en plus actif.

Cette ville active est aussi une ville indépendante (6). Des trois comtes qui la dominaient, celui de Forcalquier a abandonné ses droits vers 1130, ceux de Provence et de Toulouse s’affrontent autour de la question albigeoise et ne se manifestent pas à Avignon. La Commune, organisée dans les années 1130-1140, a alors toute latitude, sous la présidence de l’évêque, premier personnage de la cité, pour établir sa seigneurie et ses institutions, ses huit consuls et sa cour de justice, disposer d’un sceau qui authentifie les actes, pour mener sa propre politique et choisir son camp, celui du comte de Toulouse, dans la guerre albigeoise.

Dans toute la première moitié du XIIIe siècle, des événements tumultueux agitèrent la ville : conflit entre la classe des chevaliers, riches des taxes sur les marchandises et des rentes terriennes, et les prud’hommes, marchands ou descendants de marchands, en pleine ascension sociale, regroupés dans une association, la Confrérie, qui disputa aux chevaliers leurs prépondérances et partagea le consulat avec eux dès les années 1170. La lutte pour le pouvoir entre les deux groupes provoqua à partir de 1225 le recours à des podestats, étrangers à la cité, à l’instar des villes italiennes. Les deux formes de gouvernement se succédèrent pendant 25 ans.

Le choix de la ville en faveur du comte de Toulouse et de l’empereur Frédéric II contre le comte de Provence, le roi de France et le pape entraîna le siège de la ville par l’armée de Louis VIII en 1226 et une lourde punition de la part du légat du pape : 7000 marcs d’argent à verser et la démolition du pont, des remparts et des tours des maisons. Ces blessures réparées à partir de 1234 ne modifièrent pas la politique d’Avignon, excommuniée en 1240, puis après un retournement temporaire dû à l’influence de Zoen Tencarari, envoyé du pape, puis évêque d’Avignon, excommuniée à nouveau et mise en interdit en 1246.

Au milieu du siècle, la mort du comte de Toulouse (1249), celle de Frédéric II (1250), la prise en main des comtés de Provence et de Toulouse par les frères du roi de France et à leur retour de la croisade, leur volonté de reprendre le gouvernement d’Avignon, entraîna la chute de la Commune et la soumission de la ville (traité de Beaucaire, 1231).

C’est donc dans une ville jouissant d’un potentiel économique non négligeable, mais soumise à de fortes turbulences que les premières années de la commanderie d’Avignon se sont passées.

L’Hôpital
Un bref aperçu des débuts de l’ordre de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem permettra de replacer la création de la commanderie dans un contexte plus large que celui de la ville qui l’abrita.

Comme son nom l’indique, l’Ordre de l’Hôpital de Saint Jean de Jérusalem eut avant tout une vocation charitable au service des voyageurs et pèlerins de Terre sainte, nombreux à Jérusalem bien avant les croisades. Fondé vers 1050 par des marchands originaires d’Amalfi et géré par une communauté de moines, l’Hôpital, alors sous la direction de Gérard, que l’on a longtemps cru de Martigues et qui était : peut-être d’Amalfi (7), connut une expansion extraordinaire à partir de la prise de Jérusalem par les croisés en 1099. Les États latins connurent des difficultés qui incitèrent les religieux de l’Hôpital à se charger de fonctions militaires à l’instar des Templiers. Des chevaliers venus en Terre sainte et qui s’étaient dévoués aux malades, reprirent leurs armes. La double vocation hospitalière et militaire de l’ordre se maintint, mais le rôle militaire devint prépondérant jusqu’à la chute de Saint-Jean d’Acre, dernier bastion latin, en 1291.

L’époque qui nous occupe est donc celle où l’ordre connut sa plus grande activité en Terre sainte et son plus grand développement en Occident, en particulier dans le Midi de la France.

La bulle de Pascal II qui en 1113 reconnaît l’ordre formellement, cite déjà nommément Saint-Gilles parmi les sept établissements (les six autres sont italiens) d’Occident dépendant de la maison de Jérusalem. C’est de Saint-Gilles, en effet, que va partir le prodigieux déploiement des biens de l’Hôpital de ce côté-ci de la Méditerranée. Très peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés en 1099, les donations commencèrent à affluer en faveur de l’ordre en terres, en rentes, en églises en Provence, en Languedoc, en Catalogne, et Saint-Gilles, de par sa position géographique devint le principal centre d’administration des biens de l’Hôpital en Occident. A sa tête, on trouvait un prieur, titre attesté vers 1140, qui avait autorité sur un vaste territoire allant des Alpes à l’Atlantique, avec peut-être une alternance ou un partage des taches avec un prieur de Toulouse (8).

Ces biens donnés à l’ordre, terres ou église, furent exploités ou desservis dans un premier temps sans qu’il y ait eu forcément des communautés de frères hospitaliers. Celles-ci en fait ne furent d’abord constituées qu’à Saint-Gilles et à Toulouse.
On ne commence à rencontrer d’autres maisons de l’ordre qu’à partir de 1136, à Arles, à Trinquetaille en 1146. Il s’agit alors d’hospices, maisons d’accueil pour les malades et les voyageurs. Petit à petit se développèrent les commanderies proprement dites, maisons disposant d’une église, d’un cimetière et de biens suffisants.
C’est le cas à Saint-Gilles même en 1157, à Trinquetaille en 1164, à Manosque en 1175, à Saint-Pierre de Campublic, près de Saint-Gilles en 1184, à Alès en 1185.
Le nombre de commanderies s’accrut encore après 1200. Daniel Le Blevec a bien montré l’exceptionnelle densité du réseau des commanderies hospitalières dans la région du Bas-Rhône, en émettant l’hypothèse très vraisemblable du désir pour l’Hôpital de se trouver aux points clés des axes de circulation (9).

Dès 1123 un chapitre annuel réunissant les responsables du Midi de la France se tenait à Saint-Gilles. Le prieur de Saint-Gilles, cependant, désigné et souvent renouvelé lors des chapitres généraux tenus en Terre sainte, exerçait une certaine influence dans toute l’Europe : Angleterre, Flandre, et surtout Espagne. Il était cependant lui-même soumis à l’autorité de représentants du Grand Maître, les Commandeurs de deçà la mer ou grands commandeurs.

L’extension des établissements de l’ordre en France amena la création d’autres prieurés analogues à celui de Saint-Gilles : prieuré de France à Paris en 1178 pour toute la France du Nord, puis prieuré d’Auvergne vers 1140 qui ôta à Saint-Gilles l’Auvergne, le Lyonnais, le Dauphiné. Le prieuré de Saint-Gilles couvrit donc dorénavant la partie méridionale de la France jusqu’à ce que, avec l’acquisition des biens du Temple, qui doublait ses possessions, son aire géographique fût réduite par la création en 1317 du prieuré de Toulouse pour le Sud-Ouest.

La commanderie d’Avignon
C’est donc dans ce contexte d’expansion, tant pour la ville d’Avignon que pour l’ordre de l’Hôpital, en particulier dans le Midi de la France, que se créa et se développa la commanderie d’Avignon.
Il s’agit d’une création par étapes, dont nous ne pouvons percevoir que certains aspects au gré des documents conservés. On peut distinguer une première période de dons faits au prieur de Saint-Gilles et l’apparition d’une simple maison impossible à situer, puis la création de la commanderie avec église et cimetière, enfin une troisième installation paroisse Saint-Pierre.

Le premier don dont nous avons la trace, mais seulement la trace, une mention très succincte dans un inventaire de l409 (10), est le don en 1167 d’une maison avec cour, four et dépendances à Caton, c’est-à-dire dans une île de la Durance aux environs de l’actuel quartier de Courtines. Ce don est le fait d’un certain Peire Jaufré, le donataire n’est pas mentionné. Nous conservons ensuite un acte contenant une transaction en 1170 (11) entre ce Peire Jaufré et d’autres personnages sans rapport apparent avec l’Hôpital. Mais le simple fait que ces actes se trouvent dans le fonds d’archives de l’Hôpital d’Avignon indique bien une transmission de biens de l’un à l’autre. De fait en 1194 l’Hôpital se trouve possesseur de terres, toujours à Caton, terres décrites comme ayant appartenu à Peire Jaufré.

Le premier document qui ait été conservé témoignant explicitement d’une donation à l’Hôpital à Avignon remonte à 1173 (12). Pour le salut de leur âme et de celle de leurs parents, Bertrand Mataron et son épouse Berenguera donnent tout ce qu’ils possèdent ; il s’agit de terres à blé et de vignes qui ne sont malheureusement pas localisées. Il s’agit d’un acte mixte par lequel le donateur reçoit une contrepartie, ici la somme importante de 20000 sous. Mataron et sa femme percevront leur vie durant la moitié des récoltes, une fois les frais déduits, ainsi qu’un cens de 22 sous.

En 1180 (13), on conserve, très mutilée, la première donation de Brocard, personnage sur qui je reviendrai. La donation de Bertrand Mataron comme celle de Brocard se fond au prieur de Saint-Gilles, représentant l’Hôpital, l’une à Avignon en présence du prévôt du chapitre, l’autre vrai semblablement à Saint-Gilles. Ce n’est qu’en 1187 (14) que pour la première fois un acte est établi nommément dans la maison de l’Hôpital, mais aucune indication n’est donnée sur sa provenance ou sa localisation. Il en est de même dans des actes de 1188 et 1192. S’agit-il déjà de la maison donnée ou léguée par Peire Jaufré ou d’une toute première maison non identifiable ? En tous cas en 1197 (15) et jusqu’en 1200 les actes établis dans la maison de l’Hôpital donnent une précision complémentaire : il s’agit de la maison autrefois à Peire Jaufré, décrite comme une maison à étage, flanquée d’une tour.

Peire Jaufré, dont ne on sait rien de plus, semble donc bien être entre 1167 et 1197 au plus tard, un des tout premiers donateurs avignonnais.

L’acte de 1187 qui nous révèle l’existence d’une maison de l’Hôpital à Avignon, nous indique en même temps et pour la première fois la présence d’une communauté composée d’un maître, Raymond Catel et d’au moins trois frères qui figurent comme témoins de l’acte. On en connaît quatre en 1188, cinq en 1189.

Ce n’est cependant qu’en 1199 que l’on peut réellement parler d’une vraie commanderie à Avignon, c’est-à-dire d’un établissement comportant outre les bâtiments d’habitation, une église et un cimetière. Cette années-là est en effet à marquer pour l’Hôpital d’une pierre blanche.

Au mois de juillet se rendent à Avignon le prieur de Saint-Gilles Raimon d’Aiguille avec le commandeur de deçà la mer Garsia de Lisa, accompagnés d’une dizaine d’hospitaliers. Ils rencontrent l’évêque Rostan Autorgat, le prévôt et plusieurs membres du chapitre et concluent un accord dont sont témoins un grand nombre de gens en particulier plusieurs juristes et Brocard, déjà ciré.

Que dit cet accord ?
L’évêque, avec l’assentiment du chapitre, autorise l’Hôpital à construire une église et un cimetière au lieu choisi par les hospitaliers, dans la propriété de Brocard ou ailleurs, en ville ou dans le terroir d’Avignon. La concession du cimetière s’accompagne de l’autorisation d’y ensevelir tout paroissien d’Avignon ou tout étranger de passage qui en aurait fait le vœu. Quant aux frères de l’Hôpital, l’évêque en donne une définition très précise, afin que les privilèges spirituels et temporels de l’ordre ne soient pas accordés à tout va. Selon l’évêque donc, sont considérés comme frères ceux qui, en bonne santé, portent la croix de l’ordre et ceux qui se donnent à l’Hôpital en mauvais état de santé, mais tout de même capables de venir a pied a la maison de l’Hôpital sans aucune aide et qui y viennent pour y demeurer. Il n’est donc pas possible de profiter d’un mourant sous le couvert d’une entrée dans l’ordre. En outre il est formellement interdit au prieur d’accepter un frère marié si son épouse ne fait pas d’abord devant l’évêque vœu de chasteté.

A la question du cimetière se rattachent des prescriptions financières que l’on sent avoir été négociées de très près par le chapitre et l’Hôpital.
En effet les hospitaliers devront remettre au chapitre le quart des biens meubles, à l’exception des armes et des chevaux, légués par les Avignonnais ayant élu sépulture dans leur cimetière, alors que les mêmes biens légués par des Avignonnais qui n’y auront pas choisi d’être enterrés, sont exempts de tout prélèvement.
Les hospitaliers n’auront pas le droit de recevoir des offrandes des paroissiens d’Avignon, sauf le jour de la fête du saint dont leur église portera le nom et le jour de l’ensevelissement d’un paroissien ayant élu sépulture dans leur cimetière, des messes pour ce défunt pouvant être demandées et des offrandes à cette occasion pouvant être faîtes à l’Hôpital, mais par une seule personne.
Sur les récoltes en blé, en raisins, en légumes dont il jouit ou pourra jouir, l’Hôpital ne sera plus tenu à payer aux chanoines de Notre-Dame que la moitié de la dîme.

Ce texte nous laisse entrevoir une présence déjà bien affirmée et un attrait déjà très fort des Avignonnais pour l’Hôpital,
Quant au lieu d’implantation de la commanderie, envisagé explicitement sur la propriété de brocard, il ne sera fixé qu’au mois de novembre (17) suivant, quand celui-ci se donnera à l’ordre et lui donnent la quasi-totalité de ses biens, en ville et dans le terroir, au clos d’Engannel et aux Fontaines, c’est-à-dire approximativement entre la route de Marseille et la route de Lyon, à proximité des actuels remparts.
La nouvelle installation se fait assez rapidement. En avril 1200 un acte est encore conclu dans l’ancienne maison de Peire Jaufré, en décembre un autre l’est dans la maison « autrefois à Brocard », près de la chapelle. Brocard possédait trop de biens pour que nous puissions savoir avec certitude lequel fut affecté à la commanderie. Mais nous savons qu’il avait voulu dès 1180 que les hospitaliers édifient un oratoire au quartier des Fontaines et on mentionne en 1227 dans ce quartier une via Hospitalis, ce qui laisse supposer que la commanderie s’y est trouvée.

En tous cas les hospitaliers cherchèrent rapidement à quitter cet établissement, devenu sans doute trop étroit ou peut-être jugé trop éloigné du centre de la ville. Dès 1203, ils projettent de s’installer dans la paroisse Saint-Pierre, aux alentours actuels de la tour de la place Pie qui témoigne de l’ancien bâtiment. Ce transfert ne se fit pas sans difficulté, soulevant une opposition ferme de la part des chanoines du chapitre (18).

Ceux-ci alléguaient que l’accord de 1199 avait laissé aux hospitaliers le choix de leur implantation, mais que ce choix avait été fait une fois pour toutes. Ils en profitaient pour exprimer toutes leurs revendications contre les hospitaliers, leur reprochant de ne pas suivre les clauses de l’accord de 1199. En tous cas, à la fin de l’année 1203, l’évêque autorisa le transfert de la commanderie. Pour dater la nouvelle implantation, nous n’avons que les indications données dans les actes sur le lieu de leur conclusion et nous n’avons pas de mention explicite de la nouvelle installation avant 1210, la maison « autrefois à brocard » étant encore mentionnée en 1220.
En 1213 l’église était certainement construite, Surianne, femme de Bertrand Mataron donnant 3000 sous pour avoir place dans l’église nouvellement bâtie paroisse Saint-Pierre jouxtant la maison des hospitaliers (19).

On peut repérer quelques éléments de son architecture : c’était une maison à étage, l’escalier étant à l’extérieur dans la cour, flanquée d’une tour ; il y avait un vestibule, un réfectoire, une chambre pour le commandeur ; une autre pour les prêtres, une chambre sans doute commune aux frères. Cette maison fut occupée par l’Hôpital jusqu’à ce qu’on lui attribue en 1312 les biens de l’ordre du Temple supprimé.
La maison d’Avignon se transporta alors dans les bâtiments et la chapelle des Templiers, paroisse Saint-Agricol et ses anciens bâtiments furent récupérés, au moins en partie, en 1316 par Raymond-Guillaume de Farges, cardinal de Sainte-Marie Nouvelle ; l’église sera abandonnée au chapitre de Saint-Pierre en 1330 (20).
Cette quatrième ou cinquième maison de l’Hôpital à Avignon fut la dernière ; les hospitaliers y restèrent jusqu’à la suppression de l’ordre en 1791.
Nous avons peut-être un peu oublié que la chapelle dite des Templiers (21) ne fut occupée par eux que pendant une quarantaine d’années et 480 ans par les Hospitaliers !

Ayant fait le point sur ce que nous savons des bâtiments de la commanderie des hospitaliers d’Avignon, il faut tenter d’évoquer ceux qui les ont habités, les frères eux-mêmes, tels que les archives de la commanderie, pour cette période antérieure à 1230, nous les révèlent.

Les mieux connus sont les commandeurs, appelés aussi précepteurs, voire, surtout au début, maître ou procureur. Après quelques responsables de la Communauté des frères à ses débuts, qui sont plutôt des délégués du prieur de Saint-Gilles, qui intervient fréquemment dans la gestion de la maison d’Avignon, le premier vrai commandeur est un personnage que les textes permettent dans une certaine mesure d’appréhender. Il s’agit de Brocard, déjà cité à plusieurs reprises.

Brocard fait partie de la classe chevaleresque de la ville. Il est le fils d’Isnard de Lagnes et d’une certaine Ava, laquelle avait eu d’un précédent mariage avec Raimon Augier deux fils qui concluent des accords financiers avec leur demi-frère vers 1180. Brocard a eu deux femmes Laura et Uga, cette dernière encore vivante lorsqu’il entre dans l’ordre. Il a sans doute eu 2 tilles (22). Il a sans doute été consul en 1187-1188. Il fait partie de l’entourage de l’ordre depuis le début. Il figure en 1173 parmi les témoins de la donation de Bertran Materon, et dans plusieurs actes ultérieurs. En 1180 il donne au prieur de Saint-Gilles un domaine aux fontaines, contre 100 marcs d’argent, tout en en gardant la jouissance sa vie durant.
En 1189, il confirme cette donation, complétée par les apports qu’il a faits au domaine. Dans les deux cas il spécifie son désir de voir les frères habiter cette propriété.

Enfin en 1199, il se donne lui-même avec tous ses biens, excepté un jardin à l’Estel, au sud-ouest de la ville. Il s’agit d’une donation considérable : des terres aux fontaines, au clos d’Engannel et tout ce qu’il possède entre la route qui mène à Châteauneuf et le chemin du moulin de l’Epi, ainsi que des biens importants dans l’ile des Pulvériers, dans le Rhône et dans les ISCLES de la Durance.
Brocard précise que même si lui ou sa femme Uga quittaient l’ordre, et même s’il avait des entrants d’Uga ou d’une autre, la donation resterait acquise a l’ordre.
L’importance du personnage et de sa donation est soulignée par la solennité qui entoure l’évènement. Cela se passe chez Brocard et la donation est faite entre les mains du prieur Raimon d’Aiguille en présence de trois des consuls d’Avignon, du précepteur de Saint-Gilles, du chapelain et du notaire du prieur, de nombreux frères et de juristes et de membres des principales familles d’Avignon. Outre le prieur de Saint-Gilles et le notaire, 35 personnes sont nommément citées sans compter les multi alii indiqués par le notaire. A partir de ce moment, c’est Brocard qui prend la tête de la commanderie d’Avignon jusqu’en 1205, date du dernier acte dans lequel il est cité.

Plusieurs commandeurs lui succèdent, ils ont pour caractéristique d’être très mobiles. Parmi les précepteurs les plus marquants, dans nos documents en tous cas, je peux en citer trois : Bermon de Lusençon dont les 10 ans de préceptorat de 1220 à 1230 sont une exception.
Il s’était peut-être suffisamment déplacé auparavant : il avait été commandeur de Trinquetaille de 1207 à 1209, prieur de Saint-Gilles de 1211 à 1213 ; il est envoyé en Arménie en 1214, commandeur de Manosque en 1216 (23).
Seignoret est précepteur à Avignon en 1232, puis de 1234 à 1239 après avoir été précepteur de Trinquetaille en 1202-1203, prieur de Saint-Gilles en 1203-1204 puis de nouveau en 1215.
Foulques de Tournel est précepteur de 1240 à 1247.

Les frères hospitaliers sont plus difficiles encore à cerner ; nous ne les connaissons que par leur présence à titre de témoin dans les actes qui ont été conservés et rien ne dit que tous les frères étaient présents.
On repère en 1215 (24) huit frères, c’est le maximum. A titre de comparaison, nous savons qu’en 1338, il y aura 12 frères et 8 donats (25). Il y a quelques rares donats au XIIIe siècle, mais ils sont peu différenciés des frères. La catégorie des frères sergents n’apparaît pas encore. D’un autre côté la question peut se poser de savoir si les frères mentionnés comme témoins sont bien tous membres de la commanderie d’Avignon. Pour la période antérieure à 1205 on peut comparer les actes d’Avignon avec ceux des commanderies de Trinquetaille et de Saint-Gilles, grâce à la publication des cartulaires, et distinguer certains frères présents uniquement à Avignon, et d’autres attestés aussi dans les deux autres commanderies.

A titre d’exemple, prenons le cas de Guilhem Aventura : en 1187 il est à Saint-Gilles, en 1189, 1191, 1192, il est à Trinquetaille, en 1198, il est à Avignon et à Saint-Gilles, en 1199 à Avignon, en 1201 à Saint-Gilles, en 1202 à Avignon, en 1203 et 1204 à Saint-Gilles.
Qu’en penser ?
Ces frères changeaient ils périodiquement d’affectation ?
Etaient-ils simplement en visite dans l’une ou l’autre des commanderies ?
Allaient-ils en Terre sainte entre temps ?
Nous en sommes réduits aux hypothèses.

L’origine régionale de certains d’entre eux est perceptible grâce à leur patronyme Barbentane, Monteux, Visan, Taulignan, Marseille... Il est tout à fait remarquable qu’Avignon brille par son absence. Alors que les membres des vieilles familles avignonnaises font des donations à l’ordre ou traite avec lui, on ne trouve pas parmi les frères de Mataron, de Rainoard, d’Augier, de Sorts, de Morières, de Moutonnier, brocard à cet égard est une exception.

L’entrée dans l’ordre, selon les témoignages que nous en avons, se fait souvent en plusieurs temps. Tout comme Brocard, qui parachève en 1199, une donation de sa personne et de ses biens qu’il avait commencé à faire en 1180, tout en envisageant la possibilité de quitter l’ordre, certains donnent leur bien et s’en réservent l’usufruit leur vie durant, quitte à prendre l’habit un jour ou l’autre à leur convenance. D’autres soumettent leur donation à la condition de ne pas avoir d’enfants. Le donateur marié entrera dans l’ordre avec sa femme, voire avec sa belle-mère. On a vu les conditions que mettait l’évêque à cette entrée des hommes mariés dans l’ordre.
En 1203, les chanoines hostiles au nouvel établissement de la commanderie d’Avignon se plaignaient que la promesse de chasteté que devaient faire les épouses des nouveaux frères devant l’évêque ne se pratiquait plus.
Quelle était la vie quotidienne de ces frères de l’Hôpital à Avignon ? Ils ne se sont guère souciés de nous laisser entrevoir leurs activités.
Traditionnellement ils exerçaient l’hospitalité ; au XIVe siècle ils en tiendront la comptabilité (26), mais à l’époque qui nous occupe, il n’y en a nulle trace. Il serait bien étonnant pourtant que dans une ville comme Avignon, dans une période contemporaine de l’ouverture du pont, ils ne l’aient pas fait.
De leur éventuelle fonction hospitalière, seule peut être mentionnée cette déclaration des chanoines peu favorables à leur action, qui leur reprochent en 1203 de poursuivre des buts lucratifs en visitant les malades sous prétexte de charité fraternelle.
C’est aussi par le biais des chanoines que nous pouvons entrevoir les frères dans leurs fondions religieuses, lis se plaignent que les hospitaliers admettent les paroissiens à baiser la croix le Vendredi saint, ce qui devrait être réservé aux frères et à leur entourage, de faire des processions des Rameaux publiquement, alors qu’ils n’observent pas les interdits de l’Église, n’envoient pas de prêtre au synode et retiennent des offrandes indûment.
Il ressort de ces quelques indications très partielles et sans aucun doute tendancieuses, que la commanderie vit une vie religieuse autonome, mais très ouverte sur la population avignonnaise.
C’est sur le patrimoine de la commanderie naturellement que les textes sont les plus explicites. A part une maison achetée à Roquemaure, tout le patrimoine de la commanderie entre 1173 et 1251 est situé sur le terroir de la ville, ville intra-muros et terroir. Comment ce patrimoine s’est-il constitué ?
Les dons ont permis l’acquisition des premiers biens. Désireux de s’attirer les bénéfices spirituels de l’ordre ou de faire un don équivalant à un pèlerinage en Terre sainte ou à la participation à la croisade, le donateur octroie à l’Hôpital des terres, des maisons, des droits à percevoir ou des exemptions de péage.
Par la suite les acquisitions de biens se font surtout par achat ou échange. L’Hôpital ne vend jamais rien, mais éventuellement échange un bien contre un autre, de même nature ou de nature différente.
Dans la ville intra-muros, la commanderie possède de nombreuses maisons, soixante-cinq environ avant 1251, sur lesquelles il perçoit des cens en argent. Nous avons peu de renseignements sur la date de leur acquisition, sur leur situation, les noms de rue n’existant pratiquement pas, mais il semble que beaucoup se situaient dans la paroisse Saint-Pierre, à proximité donc de la commanderie elle-même. En 1245, en particulier, l’Hôpital y reçoit en don les cens à percevoir sur vingt-cinq maisons du quartier juif (27).

Dans le terroir on peut percevoir beaucoup plus distinctement une véritable politique d’acquisition. A partir des premières donations, en particulier celle de Brocard, les hospitaliers se sont constitués des domaines cohérents, même si des acquisitions plus éparses ont continué à se produire. Le besoin d’argent des vieilles familles les pousse à vendre leurs terres à l’Hôpital qui, grâce aux nombreux cens qu’il possède, dispose de numéraire. Dans les années 1200-1202, on peut observer des acquisitions à CATON et dans les autres îles au confluent du Rhône et de la Durance, COURTINES, MANOPE, peut-être TARDERIE.
Les terroirs de l’est et du sud-est de la ville, terres à vigne et à blé, les plus riches du terroir, ont fait l’objet de nombreuses acquisitions dans les années 1225-1229, sous le préceptorat de Bermon de Lusençon.
Les domaines des îles du Rhône, les PULVERIERS, ARGENTON, la MOTTE ont d’abord été acquis petit à petit après la donation de Brocard dans les années 1201-1220, puis ont fait l’objet d’une politique systématique d’acquisition et d’échanges de 1232 à 1238 sous le préceptorat de Seignoret.
Enfin c’est sous le préceptorat de Foulques de Tournel, entre 1240 et 1246, que s’est constitué le domaine de l’Hôpital dans les îles MATARONS et autres îles de la Durance.

Comment ces biens sont-ils exploités ? En ville les maisons sont toutes accensées, pour un cens payable à la Saint-Michel, généralement assez modique, mais plus élevé paroisse Saint-Pierre pour les maisons du quartier juif et pour deux maisons jouxtant la commanderie. Lorsque des mutations se produisent, l’Hôpital touche le trézain, c’est-à-dire la treizième partie du prix de la vente et un droit de lods Ou d’accapte qui peut être très variable et échappe parfois à notre compréhension.
Par exemple sur la même maison vendue 440 sous en 1229 et 500 sous en 1232 (28), l’Hôpital touche respectivement 40 sous et 10 sous de droits d’accapte : les critères de fixation des prix sont souvent mystérieux.

Les droits à percevoir sur ces maisons soulèvent parfois des controverses ; l’Hôpital n’a peut-être pas toujours veillé de très près à ses droits et a dû parfois recourir à la justice pour les faire rétablir.

Dans le terroir, il ne semble pas que les hospitaliers aient fait exploiter leurs terres par des employés salariés, permanents ou saisonniers, comme nous le verrons au XIVe siècle. Toutes les chartes relatives à la mise en valeur des terres concernent des terres concédées suivant différents modes. Le système le plus fréquemment employé est celui du bail emphytéotique, appelé donation en accapte. L’emphytéote a le droit de transmettre le bien acquis à ses héritiers ou de le vendre, mais alors le nouvel acquéreur devra être agréé par le commandeur et les clercs et les membres des ordres religieux et militaires sont exclus.
C’est une précaution pour l’Hôpital qui se prémunit contre la mainmorte et s’assure ainsi à chaque mutation le paiement d’un droit de trézain.
Le tenancier de la terre verse un cens qui peut être ou en argent ou en blé.
Le cens en argent est généralement versé à la Saint-Michel, celui en blé doit être porté à la mi-août à la maison de l’Hôpital.
Sur certaines terres l’Hôpital perçoit la tasque, redevance en nature proportionnelle à la récolte. C’est un système employé surtout pour les terres à défricher, qui se situent dans les îles de la Durance et au confluent Rhône-Durance. On y exploite le bois et on y chasse du gibier, mais on y fait aussi pousser du blé.
L’emphytéote est dispensé de redevance la première année de son exploitation et par la suite reverse le tiers du blé, la moitié du bois. Il n’est pas sans intérêt de remarquer que ce système s’applique aussi dans quelques cas où des terres à vigne, pourtant apparemment les plus rentables, sont transformées en terres à blé. Cette extension de la culture du blé, contemporaine de l’accroissement du nombre des moulins, est un signe de la croissance démographique de la ville. Dans certains cas les deux systèmes de concessions des terres peuvent se combiner et la redevance consiste alors en un cens fixe en blé et à une part de la récolte. On peut voir aussi exceptionnellement des contrats de fâcherie, c’est-à-dire de cession de terres pour un temps limité soumis à une redevance à part de fruit.

Une question dans ce domaine reste ouverte : à qui était destiné le blé apporté par les emphytéotes ?
Aux frères et à leurs hôtes uniquement ?
Y avait-il des granges ou le stocker ?
Etait-il vendu sur place ou envoyé aux frères en Terre sainte ?
Cette question toute pratique nous conduit à la question de fond qui sous-tend toute l’histoire de l’Hôpital de ce côté-ci de la Méditerranée.

Dans la période qui nous occupe, les hospitaliers sont toujours présents dans ce qui reste du royaume latin de Jérusalem et ne le quitteront définitivement qu’en 1291. C’est pour soutenir leur action en Terre sainte que les établissements d’Occident trouvaient leur raison d’être. Or nous ne savons pratiquement rien du rôle de la commanderie d’Avignon à cet égard. Nous avons vu que les legs faits à l’Hôpital en armes et en chevaux étaient exemptés de redevance envers le chapitre : étaient-ils destinés à la Terre sainte ?
Nous savons que l’Hôpital était exempté des droits de péage sur le Rhône : faisait-il naviguer sur le Rhône des biens destinés à la Palestine ?
Nous avons pu discerner des frères établis durablement à Avignon, alors que d’autres semblent beaucoup plus mobiles : séjournaient-ils en alternance en France et en Terre sainte ?

L’examen attentif des documents qui nous sont parvenus, en nombre certes exceptionnellement élevé, mais cependant insuffisants eu égard à l’ampleur de notre questionnement, nous donné une image riche mais partielle de la commanderie d’Avignon. Au milieu du XIIIe siècle elle s’est largement installée au sein du paysage avignonnais, urbain et rural.
Elle a sans doute peu souffert et peut-être tiré parti des troubles et des besoins financiers de la ville et des grandes familles. Elle a été pairie prenante de l’essor économique de la région. Elle s’impose enfin comme un des principaux établissements religieux de la ville, mais sa place aux XIIe et XIIIe siècles dans l’économie et la vocation de l’ordre nous reste encore fort mal connue.
Sources : HOLLARD, Claude-France. Annuaire de la Société des amis du Palais des papes et des monuments d’Avignon. BNF


Notes
1. Cet article est la reprise d’une conférence donnée en juin 2003. La thèse de Damien Carraz, Ordres miliaires, croisades et sociétés méridionales. L’ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312), qui n’avait pas encore été soutenue à cette date, n’a pas été prise un compte.
2. Tous les documents utilisés ou cités ont été publiés dans le Cartulaire et chartes de la commanderie de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem d’Avignon au temps de la Commune (1170-1250), édition par Claude-France Hollard. Paris, SNRS Édition 2001.
3. POLY (J. P). Avignon des âges sombres, 600-1250, Histoire d’Avignon, Aix-en-Provence, Edisud. 1979, page 123-173.
4. HAYEZ (A, M). Les îles du Rhône du terroir d’Avignon au XIVe siècle, Etudes vauclusiennes, n° XX, juillet décembre 1978, page 19-23.
5. LONCHAMBON (C). La déviation du lit de la Durance au XVe siècle : histoire d’une enquête provençale en terre avignonnaise, Annuaire de la Société des amis du palais des Papes. 1996. page 23-30.
6. LABANDE (L. H.), Avignon au XIIIe siècle : l’évêque Zoen Tencarari et les Avignonnais, Paris. Picard, 1908. POLY (J.P.), La Provence et la société féodale (879-1166) Paris. Bordas. 1976.
7. LE BLEVEC (D). Aux origines des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem : Gérard dit Tenque et rétablissement de l’ordre dans le Midi. Annales du Midi, tome 89. n° 132, avril, juin 1977, pages 137-151.
8. A. SANTONI (P.), les deux premiers siècles du prieuré de Saint-Gilles de l’ordre de l’Hôpital Saint-Jean de Jérusalem. Des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Chypre et de Rhodes hier aux Chevaliers de Malte aujourd’hui. Actes du colloque du Barroux. 1983 Paris, Conseil international de lu langue française, Paris. 1985, pages 114-183.
9. LE BLEVEC (D). L’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem à Avignon et en Comtat Venaissin an XIIIe siècle. - Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Chypre et de Rhodes hier aux Chevaliers de Malte aujourd’hui. Actes du colloque du Barroux, 1983. Paris, Conseil international de la langue française, Paris, 1985, pages 58-60.
LE BLEVEC (D). (VENTURINI (A). Cartulaire du prieuré de Saint-Gilles de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem (1129-1210), Paris, CNRS Editions, Turnhout. Brepol, 1997.
10. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 56 H 52 folio 213.
11. Archives départementales des Bouches-du-Rhône 56 H 4295.
12. Archives départementales des Bouches-du-Rhône 56 H 4299.
13. Archives départementales des Bouches-du-Rhône 56 H 4311.
14. Archives départementales des Bouches-du-Rhône 56 H 4219.
15. Archives départementales des Bouches-du-Rhône 56 H 4299.
16. Bibliothèque municipale d’Avignon, ms 39, folio 1.
17. Archives départementales des Bouches-du-Rhône 56 H 4311.
18. Archives départementales Vaucluse 1 G 133, folio 234-233.
19. Archives départementales Bouches-du-Rhône 56 H 34.
20. HAVEZ (A.M.). Les livrées Avignonnaises de la période pontificale Mémoires ; de l’Académie de Vaucluse. 1994, page 34-89.
21. Sur cette chapelle, voir CARRAZ (D). Une commanderie templière et sa chapelle à Avignon. Etude historique et monumentale, Mémoire de maîtrise, université de Provence 1994.
22. L’inventaire de 1409 (Archives départementales Bouches-du-Rhône 56 H 52) mentionne deux quittances de dot en 1201 et 1202.
23. Voir AMARGIER (P.A,), Cartulaire de Trinquetaille. Publications de l’université des Lettres et sciences humaines d’Aix-en-Provence. Gap, 1972.
- LE BLEVECC (D), VENTUEINI (A), opuscule cité.
25. Archives départementales Bouches-du-Rhône 56 H 4301.
25. BEAUCAGE (B), Visites générales des commanderies de l’ordre des Hospitalier dépendantes du Grand Prieuré de Saint-Gilles (1338), Aix-en-Provence. 1982.
26. HOLLARD (C.F). Les Hospitaliers du Sud-Est de la France en 1333 : La vocation de l’ordre à la mesure des comptes. Provence historique. Fascicule 179, 1995, page 75-86.
27. Archives départementales des Bouches-du-Rhône 56 H 4267.
28. Archives départementales des Bouches-du-Rhône 56 H 4267.

Sources : HOLLARD, Claude-France. Annuaire de la Société des amis du Palais des papes et des monuments d’Avignon. BNF


Retour Etudes

Top

 

 

Licence Creative Commons
Les Templiers et Les Croisades de Jack Bocar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une oeuvre à http://www.templiers.net/.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.templiers.net/.