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Commanderies de l’Ordre de Malte
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Commanderie de Châteauroux
Département: Indre, Arrondissement et canton: Châteauroux - 36

Commanderie de Châteauroux
Commanderie de Châteauroux

Les Templiers étaient établis à Châteauroux dès la seconde moitié du XIIe siècle. M. Hubert cite en effet une donation de Pierre de Chanly à l’abbaye de La Vernusse en 1178, donation dans laquelle figurent comme témoins Etienne Raimbaud, templier et Lenoir son frère, prêtre, et la charte fut signée sous le porche de Saint-André de Châteauroux près de la maison du Temple. (Ancienne maison du Temple de Châteauroux, dans la Revue du Berry, 1909. J’ai emprunté beaucoup à ce savant travail).

Cette maison dont il ne reste rien fut remplacée au XVe siècle par un édifice qui existait encore en 1843, époque où il fut exproprié pour l’agrandissement de la place du Marché.

Dans la visite prieurale de 1789, il est dit qu’on entrait dans la maison par un portail voûté en pierre, au-dessus duquel étaient les armes de La Religion; un escalier de pierre conduisait à une chambre située au-dessus du portail et à trois autres chambres avec cheminées à manteau, grenier au-dessus et caves au-dessous. Il y avait une grande cour où se trouvait un cellier, et vis-à-vis du portail un appentis avec une porte donnant sur une basse-cour.

Cette maison qui ne fut jamais occupée par les Hospitaliers que pour y loger les receveurs de l’Ordre ou les fermiers-généraux, servit parfois de lieu de réunion pour les habitants de la ville « discutant du fait commun. » En 1704 elle fut affermée par la ville pour servir d’Hôtel de Ville, puis après la construction d’un Hôtel de Ville elle fut louée à des particuliers jusqu’à la Révolution.

Voici quelles étaient les principales dépendances du Temple de Châteauroux:
— Dix maisons à Châteauroux
— Locatures; (Les locatures étaient des petites fermes louées par Les Templiers)
— Terres
— Vignes, dans les environs de la ville
— Un moulin à la Rochegayne, paroisse d’Arthon
— Deux moulins à Villaines (commune de Condé)
— La métairie de la Rochegayne comprenant 200 boisselées de terre et 5 arpents de pré sur la Bouzanne
— Des rentes et dîmes diverses
— Enfin la forêt du Temple qui comprenait en 1789, 386 arpents de taillis et futaies de chênes, et 126 arpents de brandes.
On voit quelle était l’importance de ce membre de la Commanderie de Lormeteau.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Moulin de La Roche
Département: Indre, Arrondissement: Châteauroux, Canton: Ardentes, Commune: Arthon - 36

Moulin de Roche

Commanderie de Châteauroux La Roche

— Ancien moulin sur la Bouzanne, appartenant à la commanderie de l’Ormeteau

Moulin de Villaine
Département: Indre, Arrondissement: Issoudun, Canton: La Châtre, Commune: Condé - 36

Moulin de Villaine
Commanderie de Châteauroux de Villaine

— Moulin de Villaine
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Statistique de l’Indre, par M. Eugène Hubert, archiviste-adjoint aux Archives de l’Indre. Paris, Châteauroux 1889

Commanderie de Châteauroux Châteauroux
La maison du Temple de Châteauroux, située sur l’actuelle place Maget était un simple relais. Restauré au XVe siècle, il fut détruit au XIXe siècle.
Il existait d’autres lieux Templiers à Châteauroux : place du Palan, rue du Grand Mouton, rue de l’Indre, rue des Pavillons, place du Carroir, rue Dauphine, place aux Guédons.

Commanderie de Châteauroux La Chaume au Picot

La Chaume au Picot
Commanderie de Châteauroux La Chaume au Picot

La Chaume au Picot, située près d’Eguzon possède encore deux tours avec meurtrières et une chapelle située au sud de la commanderie comme dans toutes les chapelles templières, est du XIIe siècle avec une voûte brisée et des fresques polychromes difficilement déchiffrables. Au sud se trouvait un moulin totalement détruit mais qui garde sa réserve d’eau construite par les Templiers. Il s’agit d’un muret ovalaire fait de pierres d’un mètre vingt de hauteur. Une source située à 300 mètres l’alimentait par un bief avec écluse encore visible.
La Chaume
— Commune de Parnac
— Ancienne Maison du Temple, puis commanderie de Saint-Jean de Jérusalem.
— Relevant en fief de La Châtre-au-Vicomté.
— Une chapelle ayant la forme d’un carré allongé.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Statistique de l’Indre, par M. Eugène Hubert, archiviste-adjoint aux Archives de l’Indre. Paris, Châteauroux 1889

Moulins-de-Villaine
Département: Indre, Arrondissement et canton: Châteauroux, Commune: Saint-Maur - 36

Moulins-de-Villaine

Commanderie de Châteauroux Moulins-de-Villaine

L’Histoire « des Moulins de Villaine »
La rivière Indre, qui traverse la commune de Saint-Maur sur dix kilomètres, fait son entrée à Saint-Maur au Petit Valençay et se partage en trois bras. Le premier « La Vilaine », qui sort fréquemment de son lit, a été creusé afin d’alimenter les moulins qui étaient nombreux jadis (moulins de Von, du Petit Valençay, de La Jalousie...). Le second bras est « La Jauge », dont le cours naturel a été dévié au déversoir afin de réguler son débit. Le bras le plus large est paisible, la rivière Indre, aux berges jalonnées d’aulnes, saules et peupliers qui apportent un charme très particulier à ces paysages.

Ce toponyme « Villaine » provient du latin « villana » et évoque une ferme, une tenure de paysan, une terre non noble tenue par un vilain, un paysan libre. Villaine a aussi donné son nom à un moulin.
Vilaine, au fil du temps, est écrit avec 1 ou 2 l et avec ou sans s.

Première mention de « Villaines molendina » en 1252
Les Archives départementales du Rhône disposent des archives de l’Ordre de Malte, de la Langue d’Auvergne. Dans ces archives nous retrouvons la commanderie du Temple de Châteauroux, membre dépendant de la commanderie de l’Ormeteau.

Sur le 8e parchemin de la liasse 48H 2422 est noté
« Fratres [ordinis Templi] habeant furnum apud Villaines juxta molendina sua dicti loci »
Par cet acte daté de septembre 1252, « Guillaume de Chalvigny, seigneur de Châteauroux, confirme aux Templiers la possession des hommes et des femmes qu’ils ont dans sa terre ; leur permet d’avoir un four à Villaines [près de ses moulins dudit lieu] ; d’acquérir des terres, vignes, prés, maisons dans toute sa terre »

Les Templiers s’étaient installés à l’Ormeteau à Reuilly vers 1136 et recevaient de nombreuses donations. Le Temple de l’Ormeteau possédait environ une trentaine de domaines entre Déols et Châteauroux pour environ 3000 hectares.
Les Templiers qui ne veulent employer que des personnes libres affranchissent leurs serfs. Suite à la chute de l’Ordre du Temple, ce sont les Hospitaliers, l’Ordre de Malte, qui prennent possession de leurs domaines à partir de 1313.

Le 10e parchemin de la même liasse est noté
L’« Accensement par Charles de Bigny, écuyer, procureur d’Amanyou de Bigny, son frère, commandeur de L’Ormeteau, à Étienne Gournay, paroissien de Saint-Mor, pour 20 setiers de froment et 20 setiers de seigle, des moulins de Villaines, sur l’Indre, paroisse de Saint-Mor, appartenant au commandeur à cause de la maison du Temple de Châteauroux, d’un arpent de pré sis aux Aurillages d’une pièce de pré appelée l’isle de Villaines, des vergers devant et derrière les moulins »
Ce parchemin est daté du 5 décembre 1490.
Dans le registre « Inventeyre des tiltres de la commanderie de Lormeteau faict en l’an 1615 » (liasse 48H 137, folio 447) il est noté : « Ung autre moulin proche dudit Chasteauroux appellé le Moulin de Villene ».
Toutes ces informations m’ont été fournies par Madame Aurélie BRUNET

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