Département: Haute-Vienne, Arrondissement: Bellac, Canton: Bessines-sur-Gartempe - 87
Domus Hospitalis Morterolles
A Morterolles, se trouvait une église paroissiale dont le commandeur était seigneur temporel et spirituel, « prieur primitif et dixmier general, et le vray collateur de la cure ou vicairie dicelle, laquelle doit estre conferée à un religieux dobediance. » Cette église était desservie, en 1615, par Me André Marquet, prêtre séculier, que les habitants tenaient « pour homme de bien. » Ils lui reprochaient, toutefois, davoir « desbauché la chambrière dEtienne Laurent, de laquelle il avoit heu un enfant bastard, » et de fréquenter « les tavernes dordinaire, ne leur voullant prescher la parolle de Dieu, ny moingz leur voulloir donner et faire venir autre en sa place pour la leur annoncer ; et que passant quelque estranger audit lieu désirant entendre la messe les dimanches et autres festes de commandement, que ledit curé, pour gaigner de largent, dict la messe de grand matin et laisse ses paroissiens sans ouyr la messe, à leur grand scandalle, et quil marchande ce quon luy donnera devant que dadministrer les sacrements de mariage, et autres choses indécentes à sa qualité. » Les visiteurs chargèrent les curés voisins dinformer sur ces faits.
Ce curé recevait du commandeur une pension de vingt-cinq setiers de seigle, « les deux setiers et demie faisant la charge, à la mesure de Morterolles, et rien autre que les baisemains et offrandes de ladite église. » Il nétait pas logé, « la maison presbytérale étant tombée et ruinée il y a longtemps. »
Léglise était assez vaste ; elle était entièrement voûtée et lon y voyait plusieurs reliquaires, en parculier « ung de cuivre doré, ung crucifix au-dessus eslevé, à lusage des Templiers, ayant quatre clous en icelluy, dans lequel reliquaire y a une croix de bois où il y a cinq pierres de cristal, et enrichie de lames dargent, et en icelle du bois de la vraye croix. »
Le saint sacrement était conservé dans une petite custode de cuivre doré « mise dans une colombe aussy de cuivre doré, eslevée en hault à lantique, soubz un pavillon de sarge verte. »
A côté de léglise était le château de la commanderie, « consistant en une maison forte quarrée, flanquée de trois tours, entourée de fossés remplis deau, à fond de cuve, et dune palissade tout autour dudit château, un pont dormant et un pont levys à lentrée dicelluy, garny de ses chaisnes, fermant avec une porte de bois et un verroul, et des murailles ou faulces brayes à lentour ledit château, hors lesdits fossez, où il y a un portal de pierre de taille rond fermant avec sa porte de bois. » Ces bâtiments étaient très vastes, mais ils étaient fort mal entretenus, les commandeurs ayant depuis longtemps cessé de les habiter.
« Proche duquel château et au-devant icelluy, dans lenclos du fort dudit bourg de Morterolz », étaient une grange et un beau jardin entouré de murailles, « de présent en friche. »
A une portée de mousquet, sur la petite rivière appelée la Semme, se trouvait un moulin banal, qui était affermé quatre-vingts setiers de seigle et quatre chapons.
Les autres immeubles appartenant au chef-lieu étaient les étangs de la Pille et de Nege-Veau, le bois de la Grande-Garenne, la terre de la Petite-Garenne, la pêcherie de Montchavon, létang du Prévôt, le bois de la Villatte, etc. Tous ces, biens étaient « nobles, francs et exempts de dimes, terrages, tailles, cens, rentes et autres charges et subsides.
Des rentes féodales, possédées « avec toute directe seigneurie », étaient levées sur les villages suivants :
Bourg de Morterolles, vingt-six setiers de seigle, dix quartes de froment, soixante-douze setiers davoine, soixante-cinq gélines.
Paroisse de Châteauponsac, soixante-dix-neuf setiers de seigle, quatre-vingt-deux setiers davoine, dix setiers de froment, cinquante-cinq gélines, vingt-six « biaus », cest-à-dire une redevance sur vingt-six paires de bœufs.
Paroisse de Bessines, cinquante-quatre setiers de seigle, trente setiers davoine, six quartes de froment, vingt-quatre gélines, onze biaus, une livre de cire, une vinade, un mouton.
Razès, cinq setiers de seigle, six setiers davoine, deux gélines, un biau, un quartier de mouton.
Bersac, six boisseaux de froment, six setiers de seigle, huit setiers davoine, trois gélines, une livre de cire, un mouton.
La Bussière-Rapy, onze setiers de froment, trente-neuf setiers de seigle, vingt-sept setiers davoine, vingt-une poules.
A cette liste, quil serait trop long de donner complète, il faut ajouter plusieurs villages des paroisses de Fromental, de Saint-Maurice, de la Souterraine, de Saint-Sulpice, de Vareilles, de Vercillat, de Saint-Amand, de Saint-Sornin, dArnac, de Saint-Hilaire et de Dompierre. Les dîmes de Morterolles étaient affermées cent quatre-vingts setiers de seigle.
Le commandeur avait la justice haute, moyenne et basse sur le bourg de Morterolles et il la faisait exercer par des officiers particuliers.
Foulventour
Département: Haute-Vienne, Arrondissement: Bellac, Canton: Bessines-sur-Gartempe - 87
Domus Hospitalis Foulventour
Le Pin
Département: Haute-Vienne, Arrondissement: Bellac, Canton: Bessines-sur-Gartempe - 87
Domus Hospitalis Le Pin
La Bussiere Rapy
Département: Haute-Vienne, Arrondissement: Bellac, Canton: Saint-Amand-Magnazeix - 87
Domus Hospitalis Bussiere Rapy
Saint-Amand-Magnazeix
Département: Haute-Vienne, Arrondissement: Bellac, Canton: Saint-Amand-Magnazeix - 87
Domus Hospitalis Saint-Amand
Le curé était logé et jouissait de plusieurs terres et prés. Il prenait les novales de la paroisse, qui pouvaient valoir quinze setiers de blé, et partageait, avec les prêtres dArnac, le quart des dîmes. Sa part lui donnait environ vingt-cinq setiers de grains. Il avait encore la moitié de la dîme des agneaux et quelques menus droits. Le reste des dîmes appartenait au commandeur et aux religieux de Mortemart. Quant à la justice, elle était exercée au profit du baron de Magnac. Les habitants déclarèrent que le curé tenait « une guerce dans ledit village, ne saichant toutes-fois sil en abbuse, » et demandèrent aux visiteurs « de luy voulloir enjoindre de la chasser pour éviter le scandalle. »
Aux biens qui viennent dêtre mentionnés, il faut ajouter le moulin de « Chabranes, » qui était situé dans la paroisse de Vareilles et auquel les habitants de plusieurs villages des paroisses dudit Vareilles, dArnac et de la Souterraine étaient tenus de venir moudre leurs grains.
Les revenus ordinaires de la commanderie de Morterolles sélevaient, en 1615, à 3,300 livres.
Les charges ordinaires atteignaient. 1,090 livres.
Il restait donc au commandeur. 2,200 livres.
Commanderie de Pauliat
Pauliat (ou Paulhac) est un hameau important de la commune de Saint-Etienne-de-Fursac, situé sur la Gartempe, à une très petite distance de lendroit où cette rivière sort du département de la Creuse pour entrer dans celui de la Haute-Vienne. Cétait le chef-lieu dune commanderie à laquelle étaient rattachés les membres de Sauvagnac et de Lascroux.
On y voyait une grande église paroissiale complètement voûtée et dominée par une grosse tour carrée où étaient deux cloches, « lune desquelles avoit esté desrobée, que ledit sieur commandeur de Saint-Hirié] recouvra, [vers 1616], par arrest de la cour du parlement de Bourdeaux. » Cette église était dédiée à saint Jean-Baptiste, et dans sa nef se trouvaient les autels de sainte Catherine et de sainte Radegonde. Le saint sacrement y reposait dans un tabernacle de bois placé sur le maître autel.
Le curé chargé de desservir la paroisse recevait une pension de douze livres et de sept setiers de seigle, mesure de Pauliat, les trois faisant la charge. Il percevait, en outre, quelques dîmes rapportant six ou sept setiers de seigle, tantôt sur Saint-Etienne-de-Fursac, tantôt sur Folles, et jouissait de différents immeubles et dune vicairie fondée dans une chapelle dédiée à saint Fiacre, qui était voisine de léglise de la commanderie. A cette vicairie étaient attachés une maison, un jardin et une rente de onze setiers de seigle.
Le château de la commanderie de Pauliat comprenait « ung grand corps de logis faict en façon et forme carrée, une basse-cour au milieu, et une autre grande basse-cour » sur laquelle sélevaient plusieurs bâtiments de service. On y entrait « en passant par un ravelin de murailles... et par un grand portail en forme ronde. » Il était flanqué, à lintérieur, de grosses tours carrées qui avaient été partiellement démantelées en 1576, probablement par les Protestants.
Il serait trop long de donner le détail de tous les immeubles qui dépendaient de la métairie. Je mentionnerai le pré du Mas, de quatorze ou quinze journaux le « pastural » de « las Rebeiras, » de onze séterés ; une terre de dix-huit séterés, située sur le chemin conduisant de Pauliat à Laurière ; une autre terre de quinze sétérées, sise entre les chemins tendant de Pauliat à Fursac et de Bellac à Bénevent létang de la Plau et létang Neuf ; un pré de vingt-cinq journaux et une garenne sur le chemin allant de Pauliat à la Cheirade « ung bois de haulte fustaye de vieux arbres, tous ruinés de longue main, lequel peut contenir environ cent arpens, » confrontant à la forêt de Laurière et au chemin allant de Pauliat à Limoges ; létang de « la Verayte ; » le moulin du Temple, assis sur la Gartempe, à une demi-lieue de Pauhac, « consistant en trois moulins soubz ung mesme couvert, lung pour le seigle, lautre pour fouller les draptz, lautre pour les carder », affermé vingt livres, quarante-cinq setiers de seigle, mesure de Pauliat, et quatre livres de cire ung autre moulin, appellé de Côte-Plane, affermé quarante setiers de seigle ; un troisième moulin et ung étang « appelles de la Brousse, » affermés quinze setiers de seigle, et « plusieurs champs communs, fonds en landes, sur lesquelz ledit sieur commandeur prend le droit de terrage de trois gerbes lune quand on y sepme, estans scitués en plusieurs endroits autour dudit bourg, et lesquelz peuvent contenir environ trois à quatre centz séterés de terre. »
« Et est ledit commandeur seigneur hault, et justicier en toute justice haulte, aussi moyenne et basse, dudit lieu et bourg de Paulhac, sur le village de Chastenet, de la Roberterie, de Beaunoys, de la Chieze ; aussy a justice haulte, moyenne et basse sur les villages de la Chastanede, et de Ville-Chabrolle, peïs de Poitou. »
Il percevait les dîmes de ces villages et de quelques autres, et ces dimes produisaient environ deux cent quatre-vingt-trois setiers de seigle, soixante ou quatre-vingts agneaux et « ung plein sac de layne. »
Les rentes de la commanderie de Pauliat étaient considérables.
A Pauliat, il était levé, sur trente-quatre « tenues » ou tenures, seize livres argent, trente-sept setiers de froment, six setiers de seigle, soixante-douze setiers davoine, cent-vingt-cinq poules, soixante-quatre corvées, dix sols pour chaque paire de boeufs, cinq sols sur les feux nayant pas dattelage et sept sols et demi « pour chasque hoste, à cause du fournage ».
À Beaunois, qui était compris dans la paroisse de Pauliac, quatre livres, quatre poules, seize setiers de seigle, quatre setiers davoine et deux corvées par chaque tenure.
À Saint-Etienne-de-Fursac, sur les villages de Crépiat, des Vergnes dAnsannes, de La Chaise, de Maufromage, de Belleville, des Meydes, etc., trente livres, cinquante-deux poules, seize setiers de froment, dix setiers de seigle, cinquante-trois setiers davoine, des corvées pour le bois, et, dans quelques tenures, trois sols par feu pour le guet.
À Folles, trois livres, deux setiers de froment, quinze setiers de seigle, neuf setiers davoine et deux corvées.
À Saint-Michel-Laurière, sur les villages de la Courière, de Baugiraud, de « Volouda, » du Mas-Crozier, etc., onze livres, douze setiers de froment, trente-quatre setiers de seigle, trente-un setiers davoine, vingt-six poules et huit corvées.
À Marsac, vingt livres, onze setiers de froment, quarante-un setiers de seigle, cinquante setiers davoine, trente-cinq poules, six corvées et quatre quartes de vin.
À Chamborand, dont léglise était en Poitou, sur les villages du Mont, du Grand-Nérat, de « la Faye-Parricault, » et de Belivier, qui appartenaient au Limousin, six livres, un setier de froment, trente-six setiers de seigle, vingt-sept setiers davoine, deux poules et deux corvées.
À Arrênes, vingt-trois livres, dix-huit setiers de froment, quarante-sept setiers de seigle, cinquante-cinq setiers davoine, cinquante-une poules et seize corvées.
À Saint-Sulpice-Laurière, quarante-deux livres, douze setiers de seigle, cinq setiers davoine, deux setiers de châtaignes et une poule ; au Bourg, quatre livres, trois setiers de froment, sept setiers de seigle, treize setiers davoine et sept poules.
À Jabreilles, quatre livres, six setiers de seigle, onze setiers davoine, neuf poules, deux corvées et une vinade.
À Bersac, quatre livres, trois setiers de froment, quarante-quatre setiers de seigle, vingt-neuf setiers davoine, dix poules, cinquante sols pour vinades, deux corvées et la dîme des agneaux.
À Saint-Pierre-de-Fursac, en Poitou, seize sols, un setier de froment, quatre setiers de seigle et deux setiers davoine.
À Saint-Priest-la-Feuille, huit sols, sept setiers de seigle et deux quartes de froment.
À Saint-Dizier, dix livres, douze sols, quinze setiers de froment, vingt-deux setiers de seigle, quarante-cinq setiers davoine et trente-sept poules.
À Mourioux, dix-huit livres, treize setiers de froment, cinquante-sept setiers de seigle, soixante-huit setiers davoine, quatre poules et dix corvées.
À Châtelus, quatorze livres, un setier de froment, quatre-vingt-trois setiers de seigle, quarante-sept setiers davoine, trente-neuf poules, douze corvées et un droit de guet au village de Chabrolle, qui était possédé en fondalité et justice haute, moyenne et basse.
À Saint-Goussaud, dix livres, dix setiers de froment, cinquante-trois setiers de seigle et quarante-huit setiers davoine.
Cet ensemble de revenus était grevé de diverses charges. Chaque dimanche, depuis un temps immémorial, il était distribué en aumône un setier de seigle, il était dû au baron de Laurière, vingt-cinq setiers de blé, quatre setiers davoine et quarante sols ; aux religieuses de la Ronde, quatre setiers de seigle ; au curé, six setiers de seigle et quatre écus, et, enfin, au curé de Fursac, douze setiers de seigle pour la vicairie de Saint-Barthélemy de Bénévent.
Les droits de lods et ventes se payaient à raison de vingt deniers par livre dans les possessions du Limousin et de la Marche, et de trois sols quatre deniers dans celles de Poitou.
Sauvagnac
Département: Haute-Vienne, Arrondissement: Limoges, Canton: Saint-Léger-la-Montagne - 87
Domus Hospitalis Sauvagnac
A cette chapelle étaient en outre attachés sept ou huit prêtres natifs de la paroisse, qui vivaient des profits du pèlerinage. Ces prêtres se plaignaient de confrères du dehors, qui venaient à Sauvagnac les jours où le concours des fidèles était considérable et leur enlevaient une partie de la recette de ces jours-là.
Les commandeurs de Naberat et de Chantelot-la-Cheze firent à ce sujet un règlement dont on trouvera plus loin le texte (1).
1. Documents, n° XI.
Léglise mesurait dix cannes sur deux et demie elle était flanquée de deux chapelles formant transept, était complètement voûtée et possédait une statue de la Vierge placée sur le grand autel, une grande croix dargent, une vieille croix processionnelle « faicte du temps des Templiers, » un reliquaire de cuivre, etc.
Le commandeur était haut, moyen et bas justicier de Sauvagnac et de plusieurs villages voisins, et faisait exercer sa juridiction par des hommes de lois de Limoges. Il prenait toutes les dîmes du lieu et celles des villages de la Serre, des Gorses et de Mas-Vedrenoix, et en tirait environ cent soixante setiers de seigle, mesure de Pauliat. Il possédait un petit moulin situé sous un étang et appelé le moulm du Temple.
Il levait des rentes sur les villages :
De Sauvagnac, des Gorses, de la Serre, du Mazeaud, de Mallety (paroisse de Saint-Pierre-la-Montagne).
Du Mont, de Trenoux, du Mas-Vénedrains, de Bouilleras (paroisse dAmbazac).
De la Bonassardy, de Chabanne (paroisse de Saint-Sylvestre).
De Bruyères, des Adoux (paroisse de Jabreilles).
De la Combe, de Cressac (paroisse de Saint-Sulpice-Laurière).
De Besassade, de Chanteloube (paroisse de Razès).
Des Faugières, de Champour, du Mas (paroisse de Bersac).
Du Grand-Joubre, de Baubiat, de Pierrefiche (paroisse de Bessines).
De Châtenet, de Vaucouze, de Jalinieux, de Puymonchet, de la Roche-Coquely, du Grand-Magnieux (paroisse de Saint-Pardoux).
De Nepoux (paroisse de Compreignac).
De Villebert, etc., etc.
Ces rentes produisaient quarante-huit livres, quarante setiers de froment, deux cent trente-six setiers de seigle, cent soixante-seize setiers davoine et cent quatre-vingts poules.
Le membre de Sauvagnac était affermé huit cents livres.
Lascroux
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Fleurat - 23
Domus Hospitalis Lascroux
Léglise de Fleurat (canton du Grand-Bourg, Creuse) mesurait douze cannes sur quatre ; elle était en bon état et on y voyait plusieurs reliquaires et une paix émaillée. Le curé jouissait de divers immeubles et recevait une pension de douze setiers de seigle et de douze livres.
La chapelle de Lascroux mesurait sept cannes sur trois et demie. Les habitants du village, qui dépendaient de la paroisse de Salagnac, y faisaient « cellebrer la messe les dimanches et festes de commandement, à leurs despens. Proche de laquelle chapelle y a les muralhes et mazures dune maison forte pour labitation des commandeurs, laquelle concister en ung grand pavillon, quatre tours aux coings, et ung advis de marches de pierre de tailhe, et y avoir trois ou quatre estages lung sur laultre, ny ayant rien que des muralhes. Et hors dudit logis, avoir dautres logis, le tout ayant bruslé par les guerres passées, en lan mil Vc IIIIxx »
Près de la chapelle se trouvait un grand étang, et, sous létang, un moulin banal rapportant soixante-dix setiers de seigle, mesure de Salagnac.
Il serait trop long dénumérer tous les immeubles.
La plupart avaient été donnés en emphytéose, et des rentes foncières sur Fleurat et la Grange avaient fait lobjet dun échange avec madame Ysabeau de Pompadour, dame de Saint-Germain.
Le commandeur levait sur Lascroux, cinquante-quatre sols, onze gelines, quatre setiers de froment, neuf setiers de seigle et sept setiers davoine.
Sur Chantereine, quarante-huit sols, treize poules, cinq sotiers de froment, neuf setiers de seigle et huit setiers davoine.
Sur « Badoualhe, » la Forge, Bariassoux, Besse, Vergnioux, Fougères, la Grange, Fleurat, Bressenty, la Bachelerie, etc., etc., vingt-six livres, trente-huit setiers de froment, cent quatre-vingts setiers de seigle, quatre-vingt-douze setiers davoine et quatre-vingts poules.
Ces rentes étaient chargées de redevances envers labbé de Bénévent, les chanoines de Saint-Etienne de Limoges, le seigneur de Salagnac et le sieur de Sauzet.
Les dîmes de Lascroux, la Forge, les Loges, la Badaurche et Chantereine, levées de moitié avec les chanoines de Saint-Etienne, rapportaient trente setiers de grains, et celles de Fleurat, cent trente-six setiers.
En résumé, les revenus de la commanderie de Pauliat montaient, en 1616, à 3,750 livres.
Les charges, à 978 livres.
Il restait donc au commandeur. 2,772 livres.
Commanderie de Puy-de-Noix
Département: Corrèze, Arrondissement: Brive-la-Gaillarde, Canton: Beynat - 19
Domus Hospitalis Puy-de-Noix
La chapelle était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste ; cétait une annexe de la paroisse de Beynat. On y célébrait la messe les lundis, à lintention des trépassés, et les jours de fêtes. En 1616, le chapelain jouissait dune pension de vingt setiers de seigle, de deux setiers de froment et de trois livres. Autour de cette chapelle, sétendait un petit cimetière.
« Les vieilles mazures du chasteau de la commanderie sont sur une petite colline, où ny a rien que les vestiges et quelques murailles toutes rompues, et ny a aucuns aultres bastimentz, granges, estables, ledit chasteau et autres [édifices] ayant esté ruynés par ceux de la pretendue religion, en lannée mil cinq cens octante-six. (1) »
1. Les protestants qui occupaient Puy-de-Noix, lavaient abandonné à la suite de la prise du château de Beynat par M. de Hautefort, lieutenant général du haut et bas Limousin. Cest sans doute par les soldats catholiques que le fort de la commanderie fut démoli.
Le moulin rapportait huit setiers de seigle, mesure de Brive, et le domaine pouvait en produire vingt-cinq.
Le commandeur possédait encore un pré « de douze hommes à faucher, » appelé le pré du Temple, et un bois de haute futaie que les guerres passées avaient « ruiné. »
Il levait des rentes féodales sur les villages suivants Bouteyre, Chavelaubre, La Bauverie, Sceaulx, Lescoloubie, Nigresse, la Veyle, Aubiat, Chabrier, Audebal, Chantarel, Puy-de-Noix, la Brande, la Fage, la Chapelle, Chappol, le Mas-Marie, Tiebefont, le Mas-doulx-Ortz, le Perrier, Espagnagol, Fontorsy, le Pargadiel et la Jaubertye. A ces rentes sajoutaient des dîmes et le tout produisait, chaque année, cent quatre-vingts setiers de seigle, cinquante-cinq setiers de froment, cent huit setiers davoine, vingt-une livres et quatre-vingt-six poules.
Ajoutons que le commandeur jouissait de la justice haute, moyenne et basse sur tous les villages qui viennent dêtre mentionnés, et sur plusieurs autres dont il va être parlé ; il possédait un second moulin, situé à Chantarel, qui lui rapportait trois setiers de seigle, et un étang donnant environ quinze livres chaque année.
Sérilhac
Département: Corrèze, Arrondissement: Brive-la-Gaillarde, Canton: Beynat - 19
Le membre de Sérilhac comprenait les villages du Bos, de Fouilloux, dAntignac, du Peuch et de Cheyssol, sur lesquels le commandeur possédait, « avec toute justice, fondalité et directité, droit dinvestizon et dinvestir », des dîmes et des rentes produisant dix-neuf setiers de seigle, onze setiers de froment, quatorze setiers davoine, cinquante-six livres, huit poules et trois charges de vin.
Malpeyre et Blavignac
Département: Corrèze, Arrondissement: Brive-la-Gaillarde, Canton: Beynat - 19
Ces deux villages sont compris dans la commune de Lostanges. Le commandeur de Puy-de-Noix y possédait un moulin, la justice haute, moyenne et basse et quelques rentes.
Cornil
Département: Corrèze, Arrondissement et Canton: Tulle - 19
De la commanderie de Puy-de-Noix dépendait un village de la paroisse de Cornil appelé « Perchacornil. » Ce village ne figure ni sur la carte de Cassini ni sur celle de létat-major. Le commandeur y levait quelques rentes et y possédait la justice haute, moyenne et basse.
Bousseyroux
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Saint-Sylvain - 19
Ce membre était compris dans la paroisse de Saint-Sylvain. Il consistait en droits de justice et en rentes levées sur les villages de Bousseyroux et de « La Plancye. »
Montaignac
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Montaignac-Saint-Hippolyte - 19
Le membre de Montaignac, situé sur la route dEgletons à Tulle, comprenait les villages de la Rebeyrote ou de la Roubeyrie, de la Brue, de Treins et de la Serre.
Ces villages étaient possédés en toute justice et acquittaient rentes montant chaque année à quatre-vingt-trois setiers de seigle, mesure de Tulle, quarante-sept setiers davoine et trois livres en espèces.
Le Temple
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Monceaux-sur-Dordogne - 19
Ce membre, qui était situé dans la paroisse de Monceaux, avait été aliéné en faveur du sieur de Saint-Chamans, en 1565.
Champeaux
Département: Haute-Vienne, Arrondissement: Bellac, Canton: Gajoubert - 87
Domus Hospitalis Champeaux
Lordre de Malte y possédait une église paroissiale, une vieille tour, quelques terres, des dîmes, des rentes féodales et des droits de justice.
Léglise était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste et était desservie par un prêtre séculier. Au bout de cette eglise, « y a, dit le procès-verbal de la visite de 1616, une tour carrée toute en mazures, proche de laquelle y a aussy des mazures de plusieurs autres bastimentz, maisons et estables, et autres, et ung plassage ou enclos dun jardin entourné de basses murailles. »
Parmi les autres immeubles, il suflit de mentionner le pré de la commanderie, la vigne du commandeur et une « grande campagne de terres incultes, où estoit anciennement le bois dhaulte fustaye de la commanderie, de la contenance denviron six ou sept vingtz arpens... ; lequel bois ou terre servant de pascage, sont usurpés par les sieurs de la Vaulx, de la Vigerie et autres gentilshommes voisins. »
Le commandeur avait droit aux dîmes de la paroisse et à celles de plusieurs villages voisins dépendant dOradour-Fanais, de Brillac et de Mézières. Ces dîmes avaient été en partie usurpées. Il existait dans la paroisse de Brillac, une chapelle ou oratoire dédié à saint Jean-Baptiste.
Les rentes étaient assises sur divers tènements des mêmes paroisses et de celles de Gajoubert, de Bussière-Boffy, de Saint-Christophe, de Morterolles, de Nouie, etc.
De la visite de 1616, il résulte que ladite commanderie avait été fort mal administrée depuis longtemps par suite de léloignement des commandeurs, qui ne possédaient aucune habitation dans létendue de leur bénéfice.
Pour remédier à cet état de choses, qui était de nature à entraîner une ruine complète, les visiteurs ordonnèrent la construction dune maison à Puy-de-Noix.
Les revenus nets ne montaient quà 474 livres.
Commanderie de Tortebesse
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement: Riom, Canton: Herment - 63
Domus Hospitalis Tortebesse
Léglise était couverte en chaume il y pleuvait partout. Elle était desservie par un curé moyennant une maigre pension de cinq setiers de seigle, mesure dAuzances. Le commandeur ne percevait que le quart des dîmes ; il en tirait quatre setiers de seigle et huit setiers davoine. Les rentes produisaient dix livres, dix-neuf setiers de seigle, treize setiers davoine, etc.
Elles se levaient sur les villages de Courleix, de la Chaumette, de Courdemange, du Replat, etc. La haute justice de Courleix appartenait à Mlle de Montpensier.
Ce membre rapportait, en 1617, quatre-vingt-quatre livres.
La Mazière-aux-Bons-Hommes
Département: Creuse, Arrondissement: Aubusson, Canton: Crocq - 23
Domus Hospitalis Mazière-aux-Bons-Hommes
Lordre de Malte possédait là une église paroissiale, trois étangs, une métairie, la justice haute, moyenne et basse et des cens et des rentes.
Commanderie de Lavaufranche
Département: Creuse, Arrondissement: Aubusson, Canton: Boussac-Bourg - 23
Domus Hospitalis Lavaufranche
CY GIST FRERE IEHAN GRIMEAU, CHEVALLIER, DUDIT ORDRE, COMMANDEUR DE LA VAULTFRANCHE, MAISONNISSES, CHAMBERAU, LA CROIX-AU-BAUD, SALINS, BLODEIX ET CHASTEAUROUX, EDIFFICATEUR DES DEUX MAISONS DE LA VAULT-FRANCHE ET DE BLODEIX, EN LANNÉE QUATRE CENTZ (1).
1. Je donne cette inscription daprès le procès-verbal de la visite de 1616. Il est évident quelle a été inexactement transcrite.
Cette église renfermait un grand reliquaire de cuivre èmaillé « faict en forme de coffre », dans lequel il y avait « ung petit reliquaire de cuivre, où y a de la vraye croix ; et y a escript sancti Georgii. »
Elle était desservie par un curé ou vicaire, qui était logé, jouissait de plusieurs immeubles et recevait une pension de quatre setiers de seigle, mesure de Boussac « ung et demy faisant la charge, » et dun tonneau de vin.
En outre, « les baise-mains et offrandes de la chappelle de Darnat, servie par ledit curé, » lui appartenaient ; mais le curé de Saint-Silvain-Bas-le-Roc avait « usurpé la moitié des offrandes de devotion de ladite chappelle, sans y faire aucun service, bien quil ny ayt que veoir ne que cognoistre. »
Le château de la commanderie était assez considérable ; mais il avait souffert pendant les guerres de religion. Ses bâtiments enveloppaient une première cour, où se trouvait un grand pigeonnier « faict en façon de tour ronde. » La construction principale renfermait une seconde cour dans laquelle on pénétrait par un « ravelin de pierre ; » elle était flanquée « de tours et guérites en cul de lampe, » et possédait un donjon ou grosse tour carrée. Une autre grosse tour ronde, renfermant quatre étages, protégeait lentrée et servait de prison. Des mâchicoulis couronnaient les murs extérieurs.
A côté du château était un étang, et sous cet étang, un moulin banal, qui rapportait cinquante-un setiers de seigle, mesure de Boussac, et auquel les habitants de Lavaufranche, de la Clavière, de Darnac, de Beauregard, de Bardesoule de la Roussille et de Chazeix étaient tenus dapporter leurs grains.
La maison de la métairie était située à lextrémité opposée du bourg de Lavaufranche.
Le commandeur possédait dans le voisinage, outre létang déjà mentionné, ceux de la Clavière et de Darnat ou des Landes, et un taillis.
Il jouissait de la justice haute, moyenne et basse, « jusques à lexécution des malfacteurs, laquelle exécution » était « faicte, apprès la sentence, par les executeurs de la justice de Boussac. »
Il avait le privilége exclusif de la vente du vin en détail, dans toute létendue de sa juridiction, depuis la Toussaint jusquà la Purification Notre-Dame ; « et, en oultre, a ledit commandeur droict et coustume de jaulger ou faire jaulger les vins des hostelleries ou de ceux qui vendent vin en détail. » Enfin, il percevait, sur les villages de Bardesoule et de Chazeix, le « droict de messement.... lequel droit est que les laboureurs et embladeurs sont tenus de paier audit sieur la moitié des semances quils sepment ausdites terres ; et y sepmant deux sestiers, en doibvent ung. »
Il est sans doute inutile de donner le détail des terres et prés qui dépendaient de la métairie.
Les cinq huitièmes des dîmes de Lavaufranche appartenaient au seigneur de Boussac. La part du commandeur valait vingt-huit à trente setiers de seigle. Les rentes produisaient, en 1616, quarante-huit livres, treize setiers de froment, cent deux setiers de seigle, sept cents boisseaux davoine, quarante-quatre gélines, cent arbans et quatre-vingt-quatre vinades.
Ces revenus étaient grevés des charges suivantes pension du curé de Lavaufranche, quatre setiers de seigle ; gages des officiers de justice, neuf livres ; rente aux religieux du Chambon, trois sols, vingt setiers de seigle, vingt-quatre boisseaux davoine, etc.
A un demi-quart de lieue de Lavaufranche, près du village de la Clavière, sélevait une chapelle, placée sous le vocable de sainte Marie-Madeleine, « et ne servant que pour la dévotion du peuple et pour y aller en procession le jour de la feste sainte Magdeleine. »
Une seconde chapelle, dédiée à saint Martial et située dans le village de ce nom, dépendait, avec le titre dannexe ou de filleule, de léglise Saint-Jean de Lavaufranche. Elle mesurait vingt-deux pas sur six, était très bien entretenue et possédait trois autels, deux cloches et des fonts baptismaux. Pendant les guerres de la fin du XVIe siècle, les habitants de Saint-Martial, pour éviter les vexations des soldats tenant garnison dans le château, avaient cessé de fréquenter leur église paroissiale. A la longue, ils avaient fini par se croire complètement indépendants de Lavaufranche. Les visiteurs de 1616 réprimèrent ces tendances.
Une troisième chapelle existait dans le village de Darnat. Elle était dédiée à saint Jean-Baptiste et « le jour de la decolation dudit saint, y avoit ung grand apport de gens et devotion. Il y avoit une confrerie en la ville de Boussac, dédiée soubz le tiltre de ladite chapelle, y venant en procession » Le curé de Lavaufranche y célébrait la messe toutes les fois « que la devotion du peuple » et ses intérêts le demandaient.
Bussières
Bussières est une commune du canton de Montaigut, qui appartenait autrefois à la Combraille et au diocèse de Bourges. Son église paroissiale était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste, de saint Pardoux et de saint Cloud.
Le curé chargé de la desservir recevait, à titre de gages, douze setiers de seigle, deux poinçons de vin et sept livres.
Le commandeur de Lavaufranche possédait dans ce lieu de nombreux immeubles il y levait des rentes et la moitié des dîmes.
Le tout produisait deux cent vingt livres.
Peut-être Buxières-sous-Montaigut - 63
La chapelle du Temple
Département: Creuse, Arrondissement: Aubusson, Canton: Boussac-Bourg - 23
Cette annexe était située à une grande lieue de Lavaufranche. On y voyait un oratoire de dévotion dédié à saint Jean-Baptiste, où la messe nétait célébrée que le jour de la fête du saint ; « et y avoit grand peupple. »
Lordre y possédait deux moulins banaux. Le premier, appelé le moulin des Bourdelles, était compris dans la paroisse de Bord-Saint-Georges et rapportait dix-huit à vingt setiers de seigle, mesure de Gouzon.
Lautre se nommait le moulin de Vantenat ; il appartenait à la paroisse de Toulx-Sainte-Croix, et donnait également un revenu dune vingtaine de setiers de grains. Près de la chapelle, sélevaient les bâtiments dune importante métairie. Vantenat
Département: Creuse, Arrondissement: Aubusson, Canton: Boussac-Bourg - 23
Lannexe de Vantenat était comprise dans la paroisse de Toulx-Sainte-Croix. Elle possédait une chapelle « champestre » entourée dun petit cimetière servant pour les habitants du village. Ceux-ci prétendaient même que Vantenat avait formé de tout temps une paroisse et de fait, la chapelle renfermait des fonts baptismaux et lon y conservait le saint sacrement (1). On y voyait un vieux reliquaire fait en forme de coure. 1. Je crois volontiers que les prétentions des habitants de Vantenat étaient fondées. Les commandeurs avaient intérêt à amener la suppression des petites paroisses, ce qui les dispensait de fournir la portion congrue aux malheureux prêtres chargés de les desservir. Cette tendance, dailleurs, nétait pas spéciale à lordre de Malte. Jurigny
Département: Creuse, Arrondissement: Aubusson, Canton: Boussac-Bourg - 23
La « petite annexe et filleule nommée Jurignet, distant dudit lieu de La Vault-Franche denviron une lieue, du costée de Boussac, » consistait « en quelque petit dixme et en rantes, et en quelques vestiges et ruynes dune antienne chappelle, qui a esté ruynée y a longtemps. » Les dîmes donnaient dix-huit à vingt setiers de seigle, mesure de Boussac, et les rentes rapportaient seize livres et trois écus dor, trois setiers de froment, vingt-deux setiers de seigle, trois cent trente-six boisseaux davoine, quarante-trois poules et quatre vinades. Jurigny est aujourdhui un hameau de la commune de Saint-Marien.
Lamaids
Département: Allier, Arrondissement et Canton: Montluçon - 03
Domus Hospitalis Lamaids
Saint-Jean-lès-Montluçon
Département: Allier, Arrondissement et Canton: Montluçon - 03
Ce membre, situé à un quart de lieue de Montluçon, consistait « en une chapelle de devotion... dediée soubz le tiltre de saint Jehan-Baptiste, en une maison et mesterie de terres, prés, bois, vignes, et en deux petites annexes nommées Richemont et Magniet. »
La chapelle mesurait huit cannes sur quatre ; elle était complètement voûtée et lon y conservait le saint sacrement. « Ny a aulcune obligation de faire le service, sy ce nest le jour de la Saint-Jehan-Baptiste ; neantmoing y a grande dévotion, pour cause de quoy se cellebre la messe les dimanches, de quinze en quinze. »
Un moulin banal, situé sur le ruisseau de Néris, rapportait quarante setiers de seigle. La maison du commandeur était une bâtisse moderne assez bien entretenue et autour de laquelle sélevaient de nombreuses dépendances. Le domaine se composait dune centaine de séterés de terres, prés ou bois, et comprenait deux vignes, lune de trente journaux et lautre de soixante-treize.
Le commandeur avait la justice de Richement et de Magnet ; celle de Saint-Jean appartenait au roi.
Les dîmes, cens et rentes quil levait dans ces trois lieux, formaient un revenu annuel de huit cents livres.
Les revenus de toute la commanderie sélevaient, en 1616, à 2,870 livres.
Les charges ordinaires, à 772 livres.
Il restait donc au commandeur. 2, 098 livres.
Commanderie de Villejésus
Département: Charente, Arrondissement: Angoulême, Canton: Aigre — 16
Domus Hospitalis Villejésus
Un cul-de-four brisé couvre le choeur semi-circulaire, qui présente, à lextérieur, une disposition polygonale. Très certainement, les proportions modestes de labside correspondaient à celles de la nef primitive.
Larchitecture du choeur noffre donc aucun lien de parenté avec le tracé rigide des sanctuaires des Templiers, mais, si le triplet napparaît pas au chevet, il se retrouve à la façade. Refait aujourdhui, on ne peut douter de son origine (templière). Le portail, bien conservé, a pour ornement deux rouleaux peu brisés, dépourvus de sculptures; celles-ci font dailleurs totalement défaut tant à lintérieur quà lextérieur de lédifice.
Au XVIIe siècle, à lépoque où léglise de Fouqueure fut restaurée, des bas-côtés furent ajoutés à la nef, et un clocher fut érigé sur la travée du choeur. Ces travaux eurent pour effet de transformer larchitecture de ce monument empreint jadis de la plus grande austérité.
Les bâtiments occupés par les Hospitaliers, actuellement disparus, avaient été édifiés dans le voisinage de la chapelle, au lieu dit La Cour. Selon lusage, la maladrerie était située hors du village; son emplacement est dénommé Le Redour.
Les Templiers en Charente les Commanderies et leurs Chapelles Charles Daras S.A.H.C.
Commanderie de Villejésus
Département: Charente, Arrondissement: Confolens, Canton: Aigre - 16
La commanderie de Villejésus était située dans le diocèse dAngoulême, dans la sénéchaussée de Poitiers et dans la principauté de Marcillac.
Son église et son château avaient été brùlés et démolis par les Protestants.
De cette commanderie dépendait le membre de lHôpital-de- « lExpardelière, » qui était compris dans le diocèse de Limoges.
Expardelière
Département: Haute-Vienne, Arrondissement et Canton: Bellac, Commune: Lussac-les-Eglises - 87
Domus Hospitalis Expardelière
Ce membre était situé dans la paroisse de Lussac-les-Eglises. Il consistait « en une chapelle dédiée sous le titre de saint Jean-Porte-Latine et de saint Leobon, laquelle ne est paroisse ; sy bien le saint sacrement y repose, et y a un cimetière pour enterrer ceux du village. » Il comprenait aussi « une belle maison pour la demeure du commandeur, une métairie joignant ladite chapelle et maison pour la demeure du métayer, granges et étables, le tout ayant le labourage de trois paires de bœufs ; des terres labourables et beaucoup dautres terres incultes, brandes, taillis, garennes, prés, pêcheries, rivières, moulins, dimes, censes, rentes, directe, juridiction et autres choses. »
Dans la chapelle, se voyait « ung grand reliquaire de cuivre esmaillé, fait en forme de bahut, avec les images de saint Jean et de saint Leobon » un autre reliquaire fait « en forme de ciboire ; » une « vieille croix du temps des Templiers, avec son crucifix, où il y a deux clous aux deux piedz, et une petite paix de cuivre « avec son crucifix en champ entre semé de fleurs de lys et détoiles. » Cette chapelle était desservie par un vicaire chargé dy célébrer la messe les dimanches et les jours de fêtes, et dont la pension, en 1615, était fixée à six setiers de blé, « mesure de lEsperdillere, de huit boisseaux le setier. »
Les bâtiments de la commanderie formaient, avec la chapelle, un vaste carré enfermant une cour. Lun des angles de ces bâtiments était flanqué dune grosse tour ronde, et un autre supportait une tourelle en encorbellement où se plaçait le guetteur.
Les rentes produisaient onze setiers de froment, trente-cinq setiers de seigle, cinquante setiers davoine, treize livres, douze biaus, douze vinades, treize poules et deux chapons ; les dîmes donnaient vingt setiers de grains la métairie de lExpardelière en rapportait cinquante, deux porcs, douze poules et quatre chapons ; enfin, le moulin banal était affermé neuf setiers de seigle. De ce membre dépendait lannexe de Rançon, qui ne produisait rien.
Le commandeur avait la haute, la moyenne et la basse justice ; il jouissait dun droit « de péage et plassaige au lieu de lEsperdillere, le jour de la Saint-Jean-Porte-Latine et de Saint-Leobon, où il y a deux belles assemblées en forme de petites foires ; et prend de chasque place de mercier ou autre marchand, de quelque denrée ou marchandise que ce soit, la somme de quatre deniers de droit de layde.
« En outre, ledit commandeur a tout droit de chasse et de pesche sur son terroir et juridiction, et sur la rivière de lAsse, depuis le gau de la Charbonniere jusques au bas de Villeneufve, de long en long du bois de lHospital, et des deux costez de la rivière. »
Commanderie de La Vinadière
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Chamberet, Commun: Soudaine-Lavinadière - 19
Domus Hospitalis Vinadière
Elle est située entre Treignac et Chamberet, à égale distance de ces deux bourgs, dans la commune appelée aujourdhui Soudaine-Lavinadière, et cétait le chef-lieu dune paroisse.
Derrière son église, qui était placée sous les vocables de saint Biaise et de saint Cloud, se voyaient les vestiges dune grande et belle habitation. Au XVIIe siècle, le commandeur de Pradal avait fait construire sur son emplacement une maison plus modeste et dun entretien moins coûteux.
De nombreuses propriétés étaient attachées à cet établissement.
Le domaine de la Vinadière comprenait un vaste jardin.
Le pré Laffond, de la contenance de six journaux.
Le pré de Glaton, de trois journaux.
Le pré du Pont, de cinq journaux.
Le pré de la Glasve, de deux journaux.
La terre du Colombier, de vingt-cinq sétérées.
Le taillis de la Bessade, de trente sétérées, etc.
Le commandeur possédait, en outre, dans la paroisse, un moulin banal et deux domaines situés dans la paroisse de Coulognie. Il jouissait de la justice haute, moyenne et basse de moitié avec le seigneur de Treignac, et levait des rentes foncières et féodales. Il était dîmier général de la Vinadière et des villages de Coulognie, de la Borie et de la Geneste, où il percevait la dîme des grains, des agneaux et de la laine ; il prenait le quart de la dime dans plusieurs villages de la paroisse de Soudaine et dans celui de la Gorse, situé dans la paroisse de Chamberet. Proche de ce dernier village, au lieu-dit le Sugardier, dans la paroisse de la Vinadière, sélevait une chapelle de dévotion où les habitants de la région venaient en pèlerinage pour les enfants, à Pâques et à la Pentecôte.
De la commanderie de la Vinadière dépendait, au XVIIIe siècle, le prieuré de la Rodde et la chapelle des Combes, son annexe.
Jean-Louis Darche, religieux de lordre de Saint-Jean de Jérusalem, ayant été pourvu de ces bénéfices par le commandeur Léon Druille, fit dresser, le 20 avril 1708, un état des lieux par Béronnie, notaire à Tulle (1).
1. Archives de la Corrèze, E. 467.
La chapelle de la Rodde, qui sélevait dans la paroisse de Saint-Clément, était alors presque privée de toiture, et celle des Combes, qui appartenait à la paroisse de Seilhac, était pareillement en très mauvais état. Les habitants demandaient que la messe y fût célébrée plus souvent.
Fournoux
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Saint-Merd-les-Oussines - 19
Domus Hospitalis Fournoux
Ce membre du prieuré-commanderie de la Vinadière est situé sur la Vézère. Cest aujourdhui un petit village de la paroisse de Saint-Merd-les-Oussines.
Il formait autrefois le chef-lieu dune paroisse comprenant trois ou quatre maisons, qui étaient habitées par des fermiers des bourgeois de Treignac, et son église, qui était placée sous le vocable de la Nativité de la Vierge, était desservie par le curé de Pérols moyennant une pension annuelle de quarante setiers de seigle et de cinq setiers davoine.
Le commandeur retirait des dîmes cinquante setiers de grains et douze ou quinze livres.
Il percevait, dautre part, quelques rentes produisant cinquante setiers de seigle, vingt setiers davoine, six livres et six poules. Les habitants devaient quelques corvées et des charrois.
Orluc
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Pérols-sur-Vézère - 19
Domus Hospitalis Orluc
Au prieuré-commanderie de la Vinadière appartenaient encore plusieurs rentes foncières assises dans les paroisses de Voutezac, dObjat et dAllassac ; une vigne de quarante journaux, appelée la Méjounie, située à Voutezac, au-dessus du Saillant, et le quart de la vendange récoltée dans divers vignobles dune étendue denviron cent cinquante journaux. Le commandeur avait fait construire dans ce lieu une maison pour son fermier et un pressoir.
En résumé, les revenus du prieuré-commanderie de la Vinadière sélevaient, en 1684, toutes charges payées, à deux mille six cent soixante-dix livres.
Commanderie Le Viviers
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Tercillat - 23
Domus Hospitalis Viviers
Conformément aux usages de lordre de Malte, léglise du Viviers était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste. Elle mesurait treize cannes sur trois et demie, avait la qualité déglise paroissiale et était desservie par un curé nommé par le commandeur et nourri aux « frais et despens » du fermier de la commanderie, qui lui payait, en outre, une pension de quatre setiers de seigle, mesure de Saint-Sévere, et de trente livres.
Le château était contigu et formait avec elle une vaste construction carrée, qui était entourée de fossés et dans laquelle on pénétrait par un pont-levis et par un grand portail percé dans une grosse tour. Cest dans cette tour que logeait le curé.
Une grange en partie ruinée, un moulin banal construit sur la chaussée dun étang, un grand jardin planté darbres fruitiers, deux prés, trois ou quatre terres et une forêt de haute futaie : tels étaient les principaux immeubles appartenant à ce chef-lieu. Le commandeur tirait seize setiers de grains des dimes du Viviers, vingt-sept de la moitié de celles de Bétête, et une quarantaine de celles de plusieurs villages du voisinage. Les rentes avaient été réduites à douze setiers de froment, cent cinquante boisseaux de seigle et quinze livres par suite de la perte des terriers.
Le commandeur avait la justice haute, moyenne et basse sur le Viviers, et la faisait exercer par ses officiers.
Le Temple de Villard
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Villard, Commune: La Celle-Dunoise - 23
Domus Hospitalis Temple-Villard
La justice appartenait à M. de Châteauclos.
Cordonna
« Item, souloit estre aultre annexe deppendant de ladite commanderie, appellée Corbonna, pres Saint-Severe, consistant en ung petit estang et molin rompu, et ung petit dixme vallant trois setiers de bled, mesure de Saint-Sévère, et en rentes sur ung tenement, appelle le Gasvallune, de douze setiers de seigle, mesure de Perassay, cinq sols et deux chapons. »
La Forêt-du-Temple
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Bonnat - 23
Domus Hospitalis Forêt-du-Temple
Léglise mesurait neuf cannes sur trois ; elle avait été voûtée, mais sa voûte sétait écroulée. Le curé qui la desservait, recevait, à titre de gages, huit setiers de blé, mesure dAigurande, et trente livres ; il percevait en outre la dîme des chanvres, qui lui rapportait dix à douze aunes de toile.
Le commandeur possédait dans ce lieu une maison, une grange, des terres, une forêt, un étang, appelé létang du Viviers, et le moulin de la Forêt, qui rapportait trente setiers de grains. Les dimes de la paroisse, levées à raison de treize gerbes une, produisaient dix-neuf setiers de blé, mesure de Malval, et celle des Marches, vingt-trois setiers, mesure dAigurande. Dautres dîmes se percevaient « hors de la franchise de ladite paroisse. » Les rentes donnaient vingt-sept livres, cinquante boisseaux de froment, quatre-vingt-dix boisseaux de seigle, deux cent quarante boisseaux davoine et trente poules.
Ces produits étaient grevés dune redevance de vingt-quatre boisseaux de seigle et de quarante boisseaux davoine au profit du prieur de Malval, et dune autre redevance de neuf boisseaux de seigle due au sieur de Bois-Lamy.
Les revenus de la commanderie du Viviers sélevaient, en 1616, à 525 livres. Les charges, à 244 livres.
Il ne restait donc au commandeur que 281 livres.
Sources : A. Vayssière. Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze. Tulle 1884. BNF
Additions - Commanderie de Bourganeuf
Le nombre des prêtres attachés à la desserte de léglise de Bourganeuf est fixé à sept dans un procès-verbal de visite de 1680. La prébende de chacun de ces prêtres valait alors cent soixante livres. Le curé ou pater était tenu de les inviter à sa table, de leur donner à paston, quatre fois par an, aux principales fêtes.
M. labbé Legros, dans un article publié dans le Mémorial administratif département de la Creuse (1), nous apprend que les vicairies suivantes, ou commissions de messes, avaient été fondées à Bourganeuf :
1° Dans la sacristie, le 20 février 1461, par Pierre de Grand-Rieu, commandeur de Palluel et de la Maziére et curé dudit Bourganeuf. 2° A lautel de saint Eutrope, le 27 septembre 1510, par Guillaume Aubusson, bachelier en décrets.
3° A lautel de saint Sébastien, par N. Aubusson de Gorses.
On y comptait également la confrérie du Saint-Sacrement, qui était entretenue par les fabriciens.
Celle du Roraire, qui jouissait dune rente de quinze livres donnée par le pater Borde.
Celles des marchands et des cordonniers, qui étaient desservies à lautel de sainte Valérie.
Celle des menuisiers, qui était placée sous le patronage de sainte Anne et enfin celle des tailleurs, qui fêtaient sainte Luce.
1. Deuxième année, n° 11, 16 mars 1811. Je dois la communication de de cet article à M. P. de Cessac, président de la Société des sciences naturelles de la Creuse, qui ma fourni, en outre, avec beaucoup dobligeance, de nombreux renseignements sur la commanderie de Bourganeuf.
M. de Cessac pense que léglise paroissiale actuelle est de la seconde moitié du XIIe siècle. « En plaçant sa construction entre 1160 et 1190, nous croyons, dit-il, quon approche de la date véritable. Elle doit donc être attribuée aux Templiers. On remarque, en effet, dans sa troisième travée, un écusson chargé de leur croix. Au XVe siècle, des collatéraux tronqués ont été soudés à lédifice primitif ; les voûtes ont été en partie refaites et lon a percé la grande fenêtre gothique dont il est question dans linscription rapportée plus haut.
La chapelle de Larrier ou de lArrial avait été, à lorigine, une église paroissiale. Elle était située dans le cimetière, et dans ce même cimetière se voyait une autre chapelle qui était dédiée à saint Jacques le Majeur.
La chapelle de Notre-Dame de Pitié se nommait aussi lErmitage. Les bâtiments affectés à lermite étaient déjà inoccupés depuis longtemps, en 1681.
Je dois encore mentionner la chapelle de Notre-Dame du Puy, qui sélevait sur la route de Bourganeuf à Aubusson, près des Moucheix ; celle de Saint-James, dédiée à saint Philippe et saint Jacques et bâtie au bout du pont de la Chassagne, à la croisée des routes de Saint-Dizier et de Guéret ; celle de Saint-Jérôme, voisine de lhôpital et occupée par les pénitents bleus, et enfin celle dudit hôpital.
Beaucoup dautres additions devraient trouver place ici, et comme ce travail a dû être établi un peu hâtivement, il y aurait lieu, sans doute, de corriger bien des erreurs (1). Malheureusement, on ne men donne pas le loisir.
1. Je relèverai celle-ci page 108, ligne 19, au lieu de sénéchaussée de Mortemart, lisez sénéchaussée de Montmorillon.
Sources : A. Vayssière. Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze. Tulle 1884. - BNF
Documents et chartes
8 - 9 juin 1233
Vente, par Philippe des Moulins, chevalier dAixe, à frère Gautier, précepteur du Temple de Puybonnieux, du bois de « Lapauzadia de Fanhac », situé dans la paroisse de Flavignac.
Omnibus has litteras inspecturis, magister Willelmus officialis curie Lemovicensis salutem in Domino.
Noveritis quod Philippus de Motendinis, miles de Axia, in nostra presentia constitutus, dedit et concessit in perpetuam helemosinam Deo et Templo, et specialiter domui templi de Podio-Bonio, nemus de Lapauzadia de Fanhac, et fundum dicti nemoris situm in parrochia de Flavinhac, et promisit se contra donationem et concessionem istam, per se vel per alium, de cetero non venturum, et secundum quod de jure fuerit, ab omni homine gariturum et defensurum domui antedicte ; et devestivit se de dicto nemore et dilectum in Christo fratrem Gauterium, protempore preceptorem domus predicte, investivit et in recompensationem predictorum, dictus frater dedit eidem militi novem libras Lemovicensis monete, de quibus recognovit se habuisse gratum suum ab ipso preceptore.
Et nos super hoc, ad petitionem utriusque partis, litteras nostras concessimus testimoniales sine prejudicio juris alieni.
Actum anno Domini M°. CC°. XXX° tercio, V idus junii.
Original sur parchemin. Archives du Rhône, fonds de Malte, Limoges
BNF
9 - 21 août 1233
Donation, par P. Barthélemy, curé de Saint-Martin-le-Vieux, à lHôpital de Chennevières, de tout ce quil possédait dans la terre de Chalus, dans lalleu de la Valette.
Omnibus has litteras visuris, magister Willelmus officialis curie Lemovicensis, salutem in Domino.
Noveritis quod P. Bartholomei, parrochus de Sancto-Martino-Veteri, in nostra presentia constitutus, dedit, concessit et etiam quittavit in perpetuam elemosinam, pro salute anime sue parentumque suorum, Deo et Hospitali Hierosolimitano, et specialiter domui dicti Hospitalis de las Chanabeiras, totum jus quodcumque habebat vel habere poterat, sive hereditario jure sive alio modo, in omni honore de Chasluz et en lalode Valeta, retentis sibi et heredibus suis duodecim denarios renduales in omnibus premissis.
Et hanc donationem fecit eidem domui pro se et heredibus suis, et promisit, fide data, se contra omnia premissa, par se vel per alium, de cetero non venturum. Promisit etiam quod omnia predicta garentiret se dedisse domui antedicte in qualibet curia competenti, et de omni jure quod habebat in premissis, exceptis dictis XII d. rendualibus, se devestivit, et P. Barthel, presbiterum, fratrem dicte domus, investivit loco preceptoris domus predicte.
Et super hoc, nos concessimus litteras nostras testimoniales sine prejudicio juris alieni.
Actum anno domni M° CC° XXX° tercio, XII° kal. sept.
Original sur parchemin. Archives du Rhône, fonds de Malte, Limoges
BNF
3 - 22 août 1258
Vente par Raymond de Cancer, de Martel, à Frère Guillaume de Noalhac, précepteur de lhôpital de Belveyre, de lordre de Saint-Jean de Jérusalem, de plusieurs rentes.
BNF
10 - Février 1266
Confirmation, par Rannulphe de Lastour, écolatre de Périgueux, et Gouffier, chanoine de Saint-Yriex, son frère, dune donation faite à lHôpital de Chennevières par Rannuphle, leur neveu.
BNF
2 - Février 1275
Donation, par Raymond, vicomte de Turenne, et Pierre de Malemort, seigneurs dudit lieu et de Brive, maison de Langlade, de lordre de Saint-Jean de Jérusalem, de tous les droits quils avaient sur la forêt de Bikartz.
BNF
4 - 20 octobre 1311
Mise sous la sauvegarde du vicomte de Turenne dun moulin appartenant aux maisons de Belveyre et de Langlade et appelé « lo Moli-Soba »
BNF
1 - 8 mai 1506
Statuts de la communauté des prêtres de Bourganeuf arrêtés entre lesdits prêtres et le grand prieur Guy de Blanchefort.
BNF
5 - 24 juillet 1587
Lettre du roi Henri III à Jean de Montaignac, renfermant des ordres pour la démolition du château de Bellechassagne.
BNF
7 - 12 octobre 1587
« Attestation de la prinse de la maison et commanderie de Brelhoufa et de la perte des titres dicelle. »
BNF
6 - 19 juin 1607
« Extraict des informations et procedures criminelles de la jurisdiction et commanderie de Bellechassagne, membres en deppendant. »
Informations contre le sieur Séringour, « de ce quil avoit faict bastir et ediffier une maison audit Bellechassagne de la ruyne et pierre du chasteau et chef, les plus beaux cartiers de pierre de talhe que fussent de la ruyne dudit chasteau. »
BNF
11 - 12 octobre 1616
Règlement pour la Chapelle Notre-Dame de Sauvagnac.
BNF
Table des lieux
BNF
Sources : A. Vayssière. Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze. Tulle 1884. BNF
Retour menu Commanderies
Commanderies