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Chartes de l’Ordre de Malte
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Chartes de Terre-Sainte des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

Beaucoup de documents concernant l'histoire de l'ordre de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem pendant son séjour en Palestine ne sont pas parvenus jusqu'à nous. Si les vicissitudes subies par les Hospitaliers chassés de Terre Sainte en 1291, réfugiés à Chypre jusque leur établissement à Rhodes en 1310, puis obligés de quitter l'île en 1523, devant les progrès des armes ottomanes et d'errer en quête d'un asile jusqu'au moment où Charles-Quint leur donna Malte (1530), n'ont pas amené dans leurs archives les pertes qu'on était en droit de redouter, des circonstances postérieures, incurie, ravages du temps, etc., ont sensiblement diminué le fonds de Terre Sainte que, pendant le moyen âge, l'ordre avait conservé avec un soin jaloux et chimérique espoir de pouvoir, un jour ou l'autre, revendiquer les droits et les biens qu'il avait jadis possédés dans les royaumes latins du Levant. Le fait est indéniable, et ressort de la compraison de l'état actuel du dépôt de Malte, encore fort riche, avec l'état que nous révèlent les ouvragessur l'Hôpital publiés au siècle dernier mais ; jusqu'à présent, avec les éléments d'information dont nous disposions, les documents ne semblaient pas être dans une proportion importante ; il faut aujourd'hui renoncé à cette illusion ; l'inventaire que nous avons eu la bonne fortune de découvrir ne laisse aucun doute à cet égard, et ce fait même le rend pour nous extrêmement précieux, puisqu'il nous révèle l'existence d'environ trois cents chartes de Terre Sainte absolument disparues.

Cet inventaire, conservé aux archives départementales des Bouches-du-Rhône, à Marseille, sous le titre : Inventaire des chartes de Syrie, est dû à un des archivistes du grand prieuré de Saint-Gilles, Jean Raybaud. On sait que la famille à laquelle appartenait le rédacteur de l'inventaire eut, pendant le cours des XVIIe et XVIIIe siècles, sept de ses membres qui exercèrent les fonctions de secrétaire ou d'archiviste du grand prieuré.
Celui qui nous occupe aujourd'hui, Jean Raybaud, fils d'Antoine Raybaud, succéda à son père (1722-1745) il fut fait commandeur d'Espinas, et, plus tard, de Roquebrune. On lui doit une Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles (1), restée manuscrite, dont la valeur scientifique ne semble pas considérable.
1. Aix, Bibliothèque publique, manuscrits 338-9, 2 volumes in-folio, 706 et 509 pages, copie de 1765-1766.
L'inventaire des chartes de Syrie, qui fait l'objet de la présente publication, se compose de cinquante fuillets, petit in-folio ; il comprend trois cent soixante-dix-huit articles, s'étendant de l'année 1107 à l'année 1287 ; deux copies en existent, l'une à Arles dans les papiers de J.-L. Jacquemin, archéologue Arlésien (Arles, Bibliothèque publique, manuscrit 164, page 157-240), l'autre à Aix dans l'Histoire des grands prieurs de Raybaud dont nous venons de parler (2).
2. Aix, Bibliothèque publique, manuscrits 339, page 439-507.

Comment expliquer sa présence au dépôt de Marseille ? Ce n'est pas là, semble-t-il, qu'on eût pu s'attendre à rencontrer l'analyse du chartrier de Terre Sainte des Hospitaliers, mais bien plutôt à Malte, aux archives centrales de l'ordre ? En fait, le fonds analysé par Raybaud appartient aux archives de Malte et y est actuellement conservé ; mais, au XVIIIe siècle, il se trouvait accidentellement, par suite de circonstances qui nous échappent, aux archives du grand prieuré de Saint-Gilles, à Arles (3) et ne fut renvoyé à Malte que sur les réclamations pressantes du grand-maître E. Pinto, en 1742. C'est là que Raybaud l'a dépouillé, avant son renvoi à Malte. L'extrait suivant des délibérations de la Langue de Provence indique, d'une façon précise, les phases de cet épisode de l'histoire des archives de l'ordre :
7 mai 1741. « M. le commandeur, frère Michel d'Albert S. Croix, a présenté, de la part de M. le grand prieur de Saint-Gilles, une lettre, à lui écrite par son A. E. Monseigneur le grand maître (4) par laquelle il est représenté que, dans les archives de ce grand prieuré, il y a deux sacs, contenant d'anciens titres, du temps que l'ordre estoit à Jérusalem, qu'il est à propos qu'ils soient déposés à la chancellerie de nostre ordre, et que son intention est que lesdicts titres soient consignés entre les mains de M. le Receveur, après que l'inventaire d'iceux sera fait ; de laquelle lettre il en a requis la lecture et l'enregistrement. »
« Le chapitre, après avoir entendu la lecture de ladite lettre, a délibéré qu'on se conformera aux intentions de S. A. E. (5) »
3. Elles furent transportées, pendant la période révolutionnaire, aux archives départementales des Bouches-du-Rhône, à Marseille.
4. La lettre du grand maître ; à laquelle il est ici fait allusion, était datée du 1 février 1741, à Malte. Elle spécifiait qu'un inventaire serait fait par l'archiviste du grand prieuré et remis, en copie aureceveur de l'ordre avec les titres, tandis que l'original de l'inventaire serait gardé par l'archiviste (Marseille, Archives des Bouches-du-Rhône, ordre de Malte, registre XXVIII des décrets et délibérations de la vénérable Langue de Provence, page 36). Elle fut enregistrée, par délibération du chapitré, le 8 mai 1741.
5. Marseille, Archives des Bouches-du-Rhône, ordre de Malte, registre XVIII des assemblées du chapitre, folio 351 b.


Depuis quelle époque et pour quel objet ces pièces de Terre Sainte étaient-elles aux archives de Saint-Gilles ? Il est malaisé de répondre à cette question (6). Les termes de la délibération que nous venons de citer paraissent les considérer comme déposées aux archives du grand prieuré depuis un temps indéterminé ; la première idée qui se présente à l'esprit est qu'elles y étaient depuis fort, longtemps quand la réclamation du grand-maître se produisit, peut-être même depuis que les Hospitaliers avaient abandonné la Terre Sainte. Ceux-ci auraient alors songé à sauver leurs archives, et Saint-Gilles, le véritable siège de l'ordre en Occident, le port par lequel les établissements occidentaux de l'Hôpital communiquaient avec ceux de l'Orient, leur aurait donné asile. Ce qui semble confirmer cette supposition, c'est qu'au commencement du XVIIe siècle Peiresc a pris des extraits d'un certain nombre de documents analysés plus tard par Raybaud ; c'est enfin que le dépôt de Marseille contient aujourd'hui quelques actes de Terre Sainte (7) et un certain nombre de fragments de même nature récemment recueillis par les archivistes de Marseille à l'état d'étiquettes, dont la présence ne s'explique pas dans le fonds de Saint-Gilles (8).
6. On trouve, en 1730, dans un procès-verbal de Vérification des titres conservés dans « les vieilles archives de l'Hôtel prieural » mention des titres venus de la Terre Sainte (Marseille, Archives des Bouches-du-Rhône, ordre de Malte, registre XVIII des assemblées du chapitre, folio 90 b).
7. Ces actes sont :
1° Quatre diplômes des rois de Jérusalem en faveur de l'ordre, du XIIe siècle, en copies (Archives des Bouches-du-Rhônes, ordre de Malte, H1 51).
2° Trois pièces de Terre Sainte du XIIe siècle, mais ne concernant pas l'Hôpital (H1 1155).
3° Une pièce concernant les Teutoniques et l'abbaye du Mont-Thabor, XIIIe siècle (H3, liasse unique).
4° Deux pièces de 1150 et 1157, conservées dans des vidimus pontificaux du XIIIe siècle et concernant le Mont-Thabor (H1 19).
8. Une de ces étiquettes, presque entière, qui enveloppait la liasse H1 466, contient la confirmation par Douce, sœur de Bertrand Milon et femme de Hugues de Lusignan, de la donation des biens que Bertrand Milon avait faite, de son vivant, à l'Hôpital de Mbntpèlerin. Cette pièce, dont la date manque, doit être attribuée à l'année 1168, d'après la cote ancienne qu'elle porte au dos.

Mais il y a, contre cette hypothèse, des objections sérieuses. Peiresc peut fort bien avoir eu connaissance, par un correspondant, de pièces conservées à Malte ; est-il vraisemblable, en effet, qu'un érudit de sa valeur, s'il avait eu la bonne fortune d'avoir à sa portée un fonds important et de premier ordre, en eût profité aussi peu qu'il l'a fait ? Ce n'est pas une trentaine, mais plusieurs centaines d'actes, qu'il n'eût pas manqué de lui emprunter. Quant aux pièces de Terre Sainte, actuellement à Marseille, elles sont en petit nombre ; presque tous les dépôts d'archives renferment des documents dont la provenance nous échappe, et de ce que celle-ci nous est inconnue, doit-on tirer argument de notre ignorance pour édifier une théorie absolument hypothétique ?
A ces raisons générales s'ajoutent d'autres considérations, en contradiction avec l'hypothèse émise plus haut ; elles sont tirées de l'étude attentive de l'inventaire. Il convient donc, tout d'abord, de déterminer le contenu des deux sacs conservés à Arles.
Il semble, à première vue, qu'ils renfermaient trois cent soixante-dix-huit documents, ceux même dont les analyses ont été dresséespar Raybaud. Rien cependant ne serait moins exact ; il est facile de s'en convaincre en examinant l'inventaire. Assurément la majeure partie des trois cent soixante-dix-huit documents analysés se trouvait dans les sacs en question, mais ce n'était pas tout, et voici comment nous en avons la certitude : Quand Pauli prépara son Codice diplomatico (9), c'est-à-dire une douzaine d'années avant que Raybaud ne fit l'inventaire qui nous occupe, il eut sous les yeux, à Malte, une collection de chartes de Terre Sainte, qui était, dès cette époque, — les renvois de Pauli en font foi, — reliée, classée et numérotée d'une façon absolue en sept portefeuilles. De ces sept porte-feuilles, deux sont aujourd'hui perdus, mais les cinq autres subsistent, quoique mutilés, aux archives centrales de l'ordre, à Malte (10) ; la comparaison du travail de Raybaud avec les actes encore conservés à Malte, et avec ceux qu'a publiés Pauli, prouve d'une façon indubitable que Raybaud a eu en mains ces sept portefeuilles, auxquels il a emprunté la plupart de ses analyses. Or, nous savons que ceux-ci contenaient beaucoup plus de trois cent soixante-dix-huit documents. En outre, diverses pièces, telles que des bulles pontificales, qui ne faisaient pas partie des sept portefeuilles, ont été analysées par Raybaud, et se retrouvent à l'heure actuelle dans diverses sections du dépôt de Malte, ou dans des copies faites par Pauli à Malte et restées manuscrites (11). Les deux sacs étaient donc composés non seulement des sept portefeuilles connus par Pauli, mais d'un certain nombre de documents étrangers à ces portefeuilles. Quelques-unes enfin des analyses de Raybaud correspondent à des originaux qui sont restés à Arles, et qui existent aujourd'hui dans le fonds du grand prieuré de Saint-Gilles aux archives départementales des Bouches-du-Rhône. Pourquoi ces analyses figurent-elles dans le travail de Raybaud ? Est-ce parce que la restitution fut incomplète ? La chose n'est pas impossible, mais on peut aussi bien supposer que Raybaud, qui ne s'est pas astreint à faire un dépouillement complet des titres renvoyés à Malte (12), et qui n'a analysé que ce qui lui paraissait intéressant, a pris, dans le fonds de Saint-Gilles, dont il avait la garde, un certain nombre d'analyses dont l'importance lui paraissait capitale. Il poursuivait, en effet, au milieu des devoirs professionnels de sa charge d'archiviste, des travaux personnels sur l'histoire de l'ordre, et amassait des matériaux pour l'Histoire des grands prieurs de Saint-Gilles dont nous avons parlé plus haut. Son inventaire y figure aux pièces justificatives, et cette circonstance peut donner quelques indications sur la manière dont il en a conçu l'exécution (13).
9. S. Pauli, Codice diplonzatico del sacro militare ordine Gerosolimitano. Lucques, 1733-1737, 2 volumes in-folio.
10. Delaville Le Roulx, Les Archives, la Bibliothèque et le Trésor de Saint-Jean de Jérusalem à Malte. Paris 1883, in-8°, page 12 et suivantes.
11. Lucques, Biblihothèque publique, manuscrit 988. Les originaux, sur lesquels ont travaillé Pauli et Raybaud, sont perdus.
12. Nous avons la preuve absolue de ce fait ; en effet, un assez grand nombre de pièces contenues dans les sept portefeuilles ne figurent pas dans son travail.
13. Ajoutons que Raybaud, dans cette Histoire, renvoie à quinze analyses de l'inventaire des Chartes de Syrie (nums 74 (lisez : 76), 85, 87, 100, 101, 128, 182, 187 (lisez : 91), 216, 248, 259, 287, 318, 354, 377), et a inséré aux Pièces justificatives le texte des pièces suivantes: 74 (lisez 76, extrait), 100, 108, 132 (extrait), 187 (lisez : 91), 348.


Ceci posé, comment Pauli aurait-il consulté à Malte les pièces qui nous occupent, si elles avaient été à Arles ? Pauli est formel sur ce point. Il raconte, qu'il fit un voyage à Malte, et que, de retour en Italie, il communiqua les résultats de ses recherches à des amis qui l'engagèrent à modifier et à élargir le cadre de son travail, originairement limité à une étude sur la chronologie des grands maîtres. C'est sur les conseils des érudits italiens qu'il se décida à entreprendre son Codice diplomatico, tel qu'il nous est parvenu. Il fallut alors recourir, dit-il, à l'obligeance des archivistes de Malte pour compléter les notes prises autrefois par lui. Il semble donc hors de doute que le dépôt de Malte était en possession, dans le premier tiers du XVIIIe siècle, des pièces venues plus tard à Arles.

N'est-il pas possible de supposer que les demandes répétées de Pauli, adressées à des archivistes souvent embarrassés pour y répondre, aient déterminé le déplacement à Arles des documents que celui-ci avait besoin de consulter ? Y avait-il à Arles un érudit capable de donner à Pauli les renseignements qu'il réclamait, ou Pauli vint-il lui-même à Arles travailler sur les actes envoyés de Malte ? Nous n'avons aucune donnée sur ces deux points, mais nous remarquons que l'ouvrage de Pauli, en dehors des fonds de Malte et des archives Vaticanes, ne, contient, pour ainsi dire, que des pièces empruntées aux archives de Saint-Gilles ou aux publications imprimées en Provence. Il y a là une présomption qu'il importait de signaler.

Remarquons enfin que, si cette hypothèse était adoptée, elle expliquerait la présence à Arles, en dehors des portefeuilles, des pièces isolées venues de Malte, que Raybaud a analysées ; Pauli aurait dressé la liste de ses desiderata, et la chancellerie de l'ordre aurait envoyé, en communication, deux sacs renfermant des documents empruntés à diverses sections du dépôt de Malte.

Il semble malheureusement impossible de déterminer d'une façon plus précise l'objet pour lequel les chartes de Terre Sainte vinrent à Arles, et le laps de temps pendant lequel elles y séjournèrent ; nous n'avons pu apporter ici que des hypothèses, et les raisons qui militent pour ou contre elles.

Quoi qu'il en soit, et tel qu'il est, l'inventaire de l'archiviste de Saint-Gilles est d'un intérêt capital pour l'histoire de l'ordre les trois cent soixante-dix-huit analyses qu'il renferme portent sur des actes des XIIe et XIIIe siècles, tous relatifs au séjour des Hospitaliers en Palestine. On y trouve non seulement des donations faites à l'Hôpital et des pièces le concernant, mais encore des chartes sur les rapports de celui-ci avec le Temple et les Teutoniques ; en outre, une partie des titres de propriété du Mont-Thabor, antérieurs à l'incorporation de ce monastère à l'ordre, y figurent ; quelques documents sur Sainte-Marie de la Latine s'y rencontrent également. De ces trois cent soixante-dix-huit mentions un cinquième environ est emprunté à des pièces qui subsistent encore aux archives de Malte ; quelques-unes, en dépit de la restitution faite par ordre du grand-maître Pinto, sont actuellement aux archives des Bouches-du-Rhône ; quelques autres, enfin, se réfèrent à des pièces qui nous sont connues par des publications dont les auteurs ont puisé à des dépôts absolument étrangers à l'ordre, par exemple aux chancelleries royales ou pontificales ; elles prouvent que Raybaud a vu les originaux ou les expéditions des pièces, tandis qu'elles ont été imprimées d'après les registres d'enregistrement.

On peut estimer après de trois cents le nombre des actes dont l'existence nous est révélée par Raybaud ; la plupart de ceux-ci sont de première importance, n'avaient pas été signalés jusqu'ici, et sont d'autant plus précieux que les originaux paraissent définitivement perdus ; à ce titre seul, ils méritent d'attirer et de retenir l'attention de quiconque s'intéresser l'histoire des croisades.

Malheureusement, on ne peut avoir dans les analyses de Raybaud qu'une confiance limitée, et il importe de mettre les érudits en garde contre les inexactitudes qu'elles peuvent renfermer. Les constatations que nous avons été amené à faire sur les pièces dont les originaux subsistent, ne plaident pas en faveur da Raybaud ; le lecteur s'en convaincra par les rectifications que nous avons signalées entre crochets. Il convient de n'accepter que sous bénéfice d'inventaire ses affirmations ; mais, sous ces réserves, l'histoire de la Terre Sainte et celle des Hospitaliers peuvent tirer un profit considérable des nouveaux documents contenus dans cet inventaire.

Nous avons, pour publier ces analyses, suivi la numérotation sous laquelle Raybaud les a cataloguées, indiquant, toutes les fois que la chose a été possible, les rectifications qui s'imposaient mais nous ne prétendons pas les avoir mentionnées toutes. Ce ne sont, du reste, souvent, pour les dates par exemple, que des approximations qu'un examen plus approfondi permettra de resserrer. Il eût été trop long d'expliquer, pièce par pièce, sur quels arguments nous nous sommes appuyé pour les proposer ; nous prions le lecteur, quand nos conjectures lui sembleront discutables, de se reporter à notre Cartulaire général des Hospitaliers en cours de publication. L'érudit qui consultera cet inventaire devra étudier et critiquer chaque analyse avec le soin le plus minutieux, et il n'est pas douteux que, dans plus d'un cas, il ne puisse les améliorer. Nous avons imprimé en petit texte tout ce qui n'appartenait pas à Raybaud, c'est-à-dire la cote des pièces encore existantes, l'endroit où elles sont conservées, et, quand elles ne sont pas inédites, les ouvrages dans lesquels elles sont publiées. Quand les pièces ont été plusieurs fois imprimées, il a paru suffisant de noter un des recueils qui les contiennent.

Chartes

1. 1107.
Donation faite au monastère de Saint-Sauveur du Monthabor par Baudouin, I du nom, roy de Hierusalem, de plusieurs casaux, de l’an 1107, cotté n° 1.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 1 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico del sacro militare ordine Gerosolimitano, I, page 1, n° 1.

2. 7 juillet 1255 [23 juillet 1255].
Extrait de la précédente donation [par Baudouin I, en 1107], faite d’autorité du juge de la ville d’Acre, le 7e juillet 1255.
Malte Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 2 (vidimus de l’évêque de Tyr et de l’archevêque de Césarée).

3. 1112 [20 juin 1112].
Confirmation faite par Baudouin, I du nom, roy de Hierusalem, de toutes les donations qui avoient été faites à l’Hôpital de Hierusalem, de l’an 1112, la 12e année de son règne et la 13e de la prise de Jérusalem par les chrétiens.
— Marseille, Archives des Bouches-du-Rhône, ordre de Malte, H1 54, rois de Jérusalem (copie figurée, début du XIIIe siècle).
— Edition Delaville Le Roulx, Cartulaire général des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, I (Paris, 1894), page 27, n° 28.
— Edition Pauli, Codice diplomatico del sacro militare ordine Gerosolimitano, I, page 4, n° 4.

4. 1112.
Confirmation faite par Arnoux, patriarche de Hierusalem, en faveur de l’Hôpital, de tout ce qu’il avoit acquis dans l’étendue de son patriarcat et le déclare exempt de la dixme des errés qu’il, possédait, de 1112, la première année de son patriarcat.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 8 (original).

5. 1112 [20 octobre 1125].
Privilège accordé à l’ordre par Bernard, évêque de Nazareth, par lequel il le déclare exempt du paiement des dixmes dans tout son diocèse, de l’année 1112.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 13 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 8, n° 8.

6. 6 mai 1118.
— Confirmation faite par Pierre, archevêque d’Apamée, à l’Hôpital de Jérusalem de tout ce qu’il avait acquis du comte de Tripoli ou d’autres personnes, qui relevait de son fief, du jour avant les nones de mai 1118.

7. Mai 1122.
Donation faite par Balian, connétable de Joppé, à la considération du roi Baudouin, II du nom, et d’Hugues, comte de Joppé, à l’Hôpital de Saint-Jean de Napoli de Syrie, de quelques dimes, du mois de mai 1122 (1)
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 41 b (vidimus de J., abbé du Saint Samuel, et d’Adam, archidiacre d’Acre, vers 1250).
— Ed. Pauli, Codice diplomatico I, page 236, n° 191.
1. Le texte de cette analyse, dans le manuscrit d’Aix (n° 339, page 439) ajoute :
« confirmée par Hugues, seigneur de Rames, Baudouin, son frère, seigneur de Mirabel, et Balian, en 1222, indiction VIII, épacte XI, concurrent V, au mois de mai », et porte en marge la note diplomatique suivante : « Il faut remarquer sur ce titre :
1° — Que l’indiction, l’épacte et le concurrent qu’il porte ne s’accordent point avec l’année 1122, de laquelle il est daté, qui a pour indiction : XV, pour épacte ; XI, et pour concurrent : VI.
— 2° — Que le sceau en plomb, attaché à cette charte, qui est originale, représente d’un côté un cavalier armé, tenant la lance de la main droite et le bouclier de la gauche, avec ces mots autour : (sigillum Balduini), et de l’autre côté une ville avec cette légende : civitas Rame.
Ces deux circonstances sont capables de faire douter que la confirmation de cette charte doive être rapportée à l’an 1122, et qu’elle ne soit intervenue que dans la suite et dans un temps plus reculé ; quoique tout le contexte de l’acte soit écrit de suite et paraisse l’être de la même main. Il n’y a pas d’apparence, en effet, selon ce qui a été dit dans les notes sur les généalogies d’outre mer, page 105 et suivantes (de M. Bouquier), que Hugues, fils aîné de Balian, connétable de Joppé, fut appelé seigneur de Rames, ni Baudouin, seigneur de Mirabel en 1122 ; leur père ne portant alors que le titre de connétable de Joppé. Il est même vraisemblable que les trois fils de Balian n’étaient pas tous nés en cette année là. Et pour quelle raison cette donation, faite par Balian, est-elle munie du sceau unique d’un de ses fils, c’est-à-dire de Baudouin ? Si ce n’est parce que la charte qui en reste n’est que la copie de celle qui avait été dressée lorsque Balian vivait, et véritablement en 1122. A laquelle copie ses trois fils font ajouter leur confirmation par un seul contexte, (uno contextu), et de deux actes n’en font qu’un. Il est difficile de fixer au juste l’époque de cette confirmation ; car ou ne sait laquelle des trois notes chronologiques marquées dans cette donation doit servir à en indiquer la vraie année ; parce qu’outre qu’aucune des trois ne vient à 1122, comme il a déjà été dit, elles ne se conviennent pas entre elles. C’est pourquoi, dans l’incertitude de celle qu’il faut ou admettre ou rejeter, le sceau attaché à l’acte semble devoir décider la question ; et puisque c’est celui de Baudouin, et qu’il est représenté comme seigneur de Rames, qu’il parait d’ailleurs (ubi supra, page 106) que ce seigneur était en possession de la seigneurie de Rames en 1174 et en 1168, cette confirmation doit être rapportée au temps qui suivit la mort d’Hugues et à l’année 1175, avec laquelle quadre l’indiction VIII, marquée dans la date de ce titre. Car, quoi qu’il y soit fait mention d’Hugues, ce n’est que pour rappeler qu’il avait de son vivant approuvé la donation que ses deux frères conformaient après son trépas. (Quæ dona), disent-ils, (concessit Hugo Ramatensis, Bàlduinus, frater ejus, dominus Mirabelli, nec non Balianus. . . confirmavit, »


8. 1126 [8 février 1128].
Confirmation faite par Géraud, évêque de Raphanie, de la donation que l’évêque Aymeri, son prédécesseur, avait faite à l’ordre de quelques casaux, et le déclare exempt des dimes des terres qu’il avait dans le terroir de Raphanie ; ladite confirmation faite au grand maître Raymond, du consentement de Pons, comte de Tripoli, et de Bernard, évêque de ladite ville, de l’an 1126 (n° géminé).
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 18 (original).
— Edition Pauli, codes diplomatico tome I, page 11, n° 11.

9. 10 janvier 1126 [17 janvier 1126].
Donation faite par Balian, contestable de Joppé (Jaffa), au grand maître Raymond d’un casal appelé Algie, du consentement d’Hugues, copie de Joppé (Jaffa), et d’Edme, sa femme, du dimanche dit « Architriclini », qui en cette année tombait au dix de janvier 1126.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 17 (original).
— Edition Delaville Le Roulx, Les Archives, la Bibliothèque et le Trésor de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Malte (Paris, 1883), page 70.

10. Octobre 1126.
Donation faite par Baudouin, II roi de Jérusalem, à Geofroi Pintard de deux casaux situés dans le terroir de Napoli de Syrie, de l’an 1126, au mois d’octobre.

11. 8 avril 1128.
Donation faite à l’ordre par Geofroi de Flujeac d’un casal, appelé Kalensu, situé dans le terroir de Césarée, entre les mains du grand maître Raymond, en présence du roi Baudouin II et de son armée, qui confirme cette donation, dans le temps qu’il faisait le dégât de la campagne d’Ascalon, du 6 des ides d’avril 1128.

12. 1129.
Confirmation faite par le roi Baudouin II de toutes les donations qui avaient été faites à l’Hôpital par ses prédécesseurs, et de toutes celles qui lui avaient été faites par plusieurs particuliers dans le royaume de Hierusalem, de l’an 1129.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 19 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, page 13, n° 12.

13. 4 juillet 1131.
Confirmation faite par Guillaume de Buris, prince de Tibériade, de touts les biens qui avaient été donnés à l’ordre dans l’étendue du terroir de cette ville, du 4 des nones de juillet 1131.

14. 28 janvier 1131.
Donation faite à l’ordre par Baudouin de Corris d’un casal appelé Betefan, situé au terroir de Corris, du 4 des calendes de février 1131.

15. Janvier 1131 [janvier 1133—1134].
Donation faite à l’ordre par Adélaïde, fille de Baudouin II, roi de Jérusalem, et veuve de Bohémond II, prince d’Antioche, pour son salut et celui de Constance, sa fille, d’une maison située dans la ville de Laodicée, du mois de janvier 1131.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 26 (mauvais état).
— Edition Delaville Le Roulx, Les Archives..., page 71.

16. 1132.
Donation de Pons, comte de Tripoli, et de Cécile, sa femme, fille du roi de France Louis VI, dit le Gros, et de leur fils Raimond, du conseil de Pons Guillaume, évêque de Tripoli, Raimond, évêque de Tortose (Tartous), et Giraud, évêque de Raphanie, faite à Arbert, de la ville de Tortose (Tartous) et d’autres fiefs, de l’an 1132.

17. 13 juillet 1133.
Vente faite au grand maître Raymond Dupuy par un particulier, nommé George, d’une maison dans Jérusalem, du 3 des ides de juillet 1133.

18. 26 septembre 1133.
Donation faite à l’ordre par Baudouin, évêque de Bérithe, d’une maison en Jérusalem entre le four et le moulin de l’Hôpital, sous la réserve d’y pouvoir loger pendant sa vie ; et comme il avoit dans la suite échangé cette maison avec Roger Pagan, son frère, qui lui en avait remis une autre à Bérithe, il fait donation de cette dernière au grand maître Raimond, le 6 des calendes d’octobre, an 1133, sous le règne de Foulques et sous le patriarcat de Guillaume.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 25 {original)
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, page 15, n° 14.

19. Décembre 1134.
Donation faite à l’Hôpital de Jérusalem par Gaucelin, fils de Gaucelin, dit le Vieux, comte d’Edesse, d’une gastine appelée Begudel, du mois de décembre 1134.

20. 15 mars 1135.
Jugement rendu par Pons, comte de Tripoli, entre le monastère du Mont Thabor et quelques particuliers, sujets dudit comte, concernant les bornes de leurs possessions, des ides de mars 1135.

21. 1136.
Confirmation faite par Foulques (1), roi de Jérusalem, de l’avis de Mélisande, sa femme, et du patriarche Guillaume, de la donation faite à l’ordre par Hugues de Saint-Abraham, du lieu appelé Betgibelin (2) (Beth Gibelin), de l’an 1136.
— Malte, Archives de l’Ordre, division I, volume 1, n° 33 (copie huilée).
— Edition Pauli, Cod. diplomatico, I, page 18, n° 17.
1. Foulques V d’Anjou, dit « le Jeune », né en 1092, mort le 10 ou le 13 novembre 1143 à Acre.
2. Bayt Jibrin.


22. 29 février 1136.
Vente faite à l’ordre par Gautier, seigneur de Césarée, d’un casal appelé Betherias, pour le prix de 180 besants, du 2 des calendes de mars 1136.
— Carpentras, Bibliothèque publique, ms. Peiresc 48, folio 516 (extraits faits au XVIIe siècle).


23. Septembre 1137.
Donation faite par Cécile, veuve de Pons, comte de Tripoli, et le comte Raimond II, son fils, à G. de Margat, son chambrier, d’un jardin et d’un champ où les gens de guerre s’exerçaient au jeu de lance, du mois de septembre 1137.

24. 13 novembre 1138.
Confirmation faite en faveur de l’ordre par Adélaïde, veuve dé Bohémond II, prince d’Antioche, d’une terre qu’une femme, nommée Grarinot, lui avait donnée, du 13 novembre 1138.

25. 30 novembre 1138.
Donation faite par Trigaud, chambellan de Raymond I, prince d’Antioche, du consentement du même prince et de Constance, sa femme, fille unique de Bohémond le Jeune, II du nom, d’un jardin situé entre le jardin du patriarche et celui de Saint Siméon, de l’an 1138, à la fin du mois de novembre.

26. 9 mars 1139.
Donation faite à l’Hôpital de Hierusalem par Raymond I, prince d’Antioche, gendre et héritier de Bohémond [II, le Jeune], de six besants et demi censuels et neuf écus de karrage, qu’il prenait sur le jardin que Trigaud avait donné à l’ordre, du 9e mars 1138, la IIIe année de son règne.

27. 12 mars 1139 [1140].
Donation faite par Robert de Loges, de l’avis d’Adélaïde, princesse d’Antioche, et d’Hodierne, sa femme, d’une gastine, appelée Horari, avec une église et ses autres appartenances, du 12 mars 1139, la 4e année du gouvernement de Raymond, prince d’Antioche.

28. 1140.
Acte par lequel le grand maître Raymond Dupuy accorde à plusieurs particuliers la jouissance de certaines terres et casaux pendant leurs vies, de l’année 1140.

29. 30 mars 1140.
Lettres patentes d’Alfonse [I] d’Espagne, roi de Portugal, fils d’Henry de Bourgogne, comte de Portugal, et de la reine Thérèse, fille d’Alfonse le Grand, roi de Castille, par lesquelles il confirme à l’ordre, au grand maître Raymond Dupuy, et à frère dom Arias, prieur de Portugal et de Galice, touts les biens qu’ils, avaient acquis dans ses états, exemptant tous les vassaux de l’ordre de la juridiction des juges séculiers et du payement de toute sorte de tributs ; Lesdites lettres étant confirmées par Jean, archevêque de Brague, Bernard, évêque de Coïmbre (Coimbra), et Pierre, élu évêque de Lisbonne, du 3 des kalendes (calendes) d’avril 1178 de l’ère d’Espagne, qui répond à l’an 1140 de l’ère vulgaire.
— Nous connaissons cet acte par une confirmation du 2 mars 1218, conservée à Lisbonne, Archives de Torre do Tombo, layette 6, liasse unique, n° 29.
— Edition Lucas de S, Catharina, Memorius da orden mititar de S. Joâo de Malta, I (Lisbonne, 1734), page 226.

30. 3 février 1141.
Transaction passée entre l’Hôpital de Saint-Jean et Robert du Casal de Saint-Gilles, du consentement de Foulques, roi de Hierusalem, et de Mélisende, sa femme, par la médiation de Guillaume, patriarche de Jérusalem, au sujet de la terre d’Emmaüs (1), que ledit Robert avait donnée à l’ordre moyennant la cense annuelle de 250 besants, du 3 des nones de février Il4l (n° géminé).
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 39 (original).
— Ed, Pauli Codice diplomatico, 1, page 20, n° 20.
1. Emmaüs Nicopolis.

31. Sans date [après février 1141].
Transaction passée entre Guillaume, sixième patriarche de Jérusalem, Pierre, prieur du Saint-Sépulcre, et ses chanoines, d’une part, et l’ordre, par laquelle ce dernier ratifie la convention qu’il avait passée avec Robert du Casal de Saint-Gilles, touchant la terre d’Emmaüs, aux Conditions y énoncées.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 40 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, page 22, n° 21.

32. 1142.
Donation faite à l’ordre par Raymond, Ier comte de Tripoli, fils de Pons, de la ville de Raphanie et du château de Montferrand (1), de l’avis de la princesse Cécile, sa mère, de la comtesse Hodierne, sa femme, fille du roi de Hierusalem, de Raymond, son fils, et de Philipe, son frère, de l’an 1142.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 41 (original).
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 76.
1. Château de Montferrand

33. 9 décembre 1143.
Bulle du pape Célestin II, du 5 des ides de décembre 1143, par laquelle il ordonne que l’Hôpital des Teutoniques demeurera soumis à la direction du grand-maitre de l’Hôpital Saint-Jean, lequel pourra y établir un prieur et des religieux pour servir les pauvres malades de leur nation.
Marseille, Archives des Bouches-du-Rhône, ordre de Malte, H1 1, n° 4 (copie figurée de la fin du XIVe siècle).
— Edition Delaville Le Roulx, Les anciens Teutoniques et l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 2e série, XVI, 342.

34. Octobre 1143.
Donation faite à l’Ordre par Gautier de dom Reyer de plusieurs casaux et biens, du mois d’octobre 1143.

35. 1144.
Donation faite par Hugues, seigneur du lieu de Saint-Abraham (1), de trois casaux, de l’an 1144.
1. Elle est considérée comme une ville sainte par les juifs, les chrétiens et les musulmans, en raison de la présence du Tombeau des Patriarches, ou mosquée d’Abraham.

36. Janvier 1145 [7 janvier 1146].
Privilège accordé par Raymond, comte de Tripoli, du consentement d’Hodierne, sa femme, fille de Baudouin II, roi de Hierusalem, à Pons, abbé du monastère de Mont Thabor, par lequel il déclare le monastère exempt du payement des droits de péage et autres pour toutes leurs denrées, du mois de jan vier 1145, extrait par le juge de la ville d’Acre, le 7 juillet 1245 [lisez 1255, comme Pauli l’a imprimé].
— Malte, Archives de l’Ordre, division I, volume 1, n° 44.
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 238, n° 193.

37. Novembre 1145.
Donation faite à l’Ordre par Adélaïde, veuve de Bohémond II, prince d’Antioche, de la redevance de 30 besants, que lui faisait une abbaye située sur un coteau appelé de Rivira, et leur permet de faire construire un four public près la maison de l’Ordre à Laodicée (1), du mois de novembre 1145.
1. Laodicée du Lycos

38. 1145.
Acte par lequel il apert que le grand maitre frère Raymond Dupuy avait acheté d’Agnès, femme d’Eustache Coffel, une terre située à, Bechefere, pour le prix de 300 Bessans, de l’année 1145.

39. 1146.
Donation par Rotgo, second évêque d’Acre des Latins, faite au grand-maitre Raymond Dupuy, de la dime d’un moulin et d’un terroir contigu, appartenant à l’Ordre, de l’an 1146.

40. Juillet 1146.
Donation faite à l’Hôpital de Hierusalem par Raymond I, prince d’Antioche, des bains qui touchaient à la maison que l’Ordre avait à Antioche, du mois de juillet 1146, la dixième année de sa principauté.

41. 1 février 1146 [1 février 1147].
Confirmation faite par Baudouin, IV roi de Jérusalem, et Mélisande, sa mère, de la transaction, que l’Ordre avait passée avec Robert du Casal de Saint Gilles, par laquelle il avait donné à l’Ordre la terre d’Emmaüs, des calendes de février 1147.
— Malte, Archives de l’Ordre, division I, volume 1, n° 50 (original).
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 81.

42. 1149.
Échange fait entre l’Ordre et Mélisande, reine de Jérusalem, par lequel l’Ordre lui donne les bains qu’il possédait dans la ville d’Acre, à la rue Saint-Léonard, et la reine lui remet une maison devant l’église de Saint-Jean-Baptiste et quelques terres, de l’année 1149.
— Malte, Archives de l’Ordre, division I, volume 1, n° 52 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 28, n° 26.

43. 1149 [1141].
Donation faite à l’ordre par Jaucelin [II], comte d’Edesse, du consentement de Béatrix, sa femme, et de Jaucelin, son fils, de plusieurs paysans y énoncés, qui résidaient dans le casal appelé de Sizemborg, qui étaient ses serfs, de l’an 1149.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 36 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 20, n° 19.

44. 1 février 1149.
Donation faite par Raymond I, prince d’Antioche, du consentement de Constance, sa femme, dans laquelle il confirme toutes les donations qui avaient été faites à l’ordre par Bohémond le Jeune, père de ladite Constance, et par Tancrède, prince d’Antioche, lui donne de plus un droit de barque dans le lac, et lui confirme touts les dons qui leur seront faits par les seigneurs et autres personnes de ses états, du 1 février 1149.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 51 (vidimus de Pierre, évêque de Valanie, milieu du XIIIe siècle).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 27, n° 25.

45. 27 novembre 1150.
Privilège de Robert, archevêque de Nazareth, par lequel il exempte les Hospitaliers de la dime des terres qu’ils possèdent dans toute l’étendue de son archevêché, excepté l’évêché de Tibériade, des bleds, vins, légumes et bestiaux ; souscrit par Reynier, évêque de Sébaste, et Gedouin, évêque de Panéas (1), du 5 des calendes de décembre 1150.
1. Baniyas, Banias ou Panéas est un site archéologique qui s’est appelé Césarée de Philippe.

46. 1150.
Confirmation faite par Constance, princesse d’Antioche, de la donation que Giraud, citoyen de cette ville, avait faite à l’ordre, d’une maison, de l’an 1150.

47. 1151.
Echange fait par Reynaud [II], seigneur de Margat, fils de Rainaud Mansoer, et Agnès, sa femme, fille du comte de Tripoli, avec Guillaume de Redos du Casal Blanc et Château Ericium, pour le casal Anodesim et le château de Malavans (1) (Malaicas), de l’an 1151.
1. Malavans ou Malaicas

48. Janvier 1152.
Donation faite par le grand-maître Raymond Dupuy à Guillaume Martin et sa femme, d’un casal à Laodicée (Lattaquié) et d’un pâturage, sous la redevance de cent besants de la valeur de trente quatre deniers chacun, du mois de janvier 1152.

49. 1152.
Transaction passée entre l’ordre et Helvide, veuve de Roger Bathnôs, au sujet de la vente qu’elle avait faite à l’Hôpital d’une terre située dans le terroir d’Emmaüs, de l’an 1152.

50. 1154.
Donation faite à l’ordre par Hugues, seigneur de Césarée, d’une partie de terre qui joignait le jardin des Hospitaliers, situé à Caco, où les Suriens (1) avaient coutume de fouler le bled, de l’an 1154.
1. Peut-être Sour ou de nos jours Tyr.

51. 1155.
Donation faite par Amaury, comte d’Ascalon, de l’avis de la reine Mélisande, sa mère, et de Baudouin III, roi de Hierusalem, son frère, de quatre casaux, nommés Bethtafé, Habde, Bethamamin et Phaluge, en échange de trois autres casaux qui appartenaient aux Hospitaliers, situés dans le terroir d’Ascalon, de l’an 1155.

52. 1155.
Privilège accordé au monastère de Sainte-Marie de la Latine en Hierusalem par le roi Baudouin III, lequel, en suivant l’exemple du duc Godefroy, de son frère Baudouin, I du nom, de Baudouin II, son ayeu ou aïeul, et Foulques, son père, il confirme audit monastère touts les biens qu’il possédait dans ses états, de l’an 1155.
— Vidimé par Robert, patriarche de Jérusalem, légat du Saint-Siège, Henry, archevêque de Nazareth, et G., évêque d’Acre, à la réquisition de frère Hugues Revel, grand commandeur, le 3 dès nones de février.

53. 1156.
Echange de vignes entre le grand maître Raymond Dupuy et Agnès, femme de Robert de Frandols, de l’an 1156.

54. 30 avril 1158.
Confirmation d’Amaury, comte d’Ascalon, d’une donation faite par Helouise des fruits de six années de quelques casaux, deux jours avant les calendes de mai 1158 (n° triple).

55. 1159.
Donation faite par Mélisande, reine, de Jérusalem, du consentement du roi Baudouin III, son fils, à la maison de l’Hôpital Saint-Jean de Napoli (1) de Syrie, fondée parle roi Baudouin II, de trois quintaux et trois cent livres d’huile, qu’elle prenait sur des maisons de cette ville, 1159.
1. Probablement Naplouse.

56. 1 juin 1159 [24 mai 1150].
Acte par lequel Robert du Casal de Saint-Gilles et Odule, sa femme, déclarent avoir donné, du consentement de Foulques, roi de Hierusalem, de Mélisende, d’Emmaüs, ainsi qu’il conste par les privilèges qu’ils ont accordé, sous la redevance de 500 besants, des kalendes de juin 1159.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 1 (original).
— Edition Delayille Le Roulx, Les archives... p. 85.

57. Septembre 1159.
Donation de Reynaud [de Châtillon], prince d’Antioche, du consentement de Constance, sa femme, faite en faveur de l’Hôpital Saint-Jean, des bains situés à Laodicée (Lattaquié) avec leurs appartenances, qui joignaient la maison de l’ordre, du mois de septembre 1159.

58. Sans date.
Donation de Guillaume, seigneur de Tibériade, au prieur et aux chanoines de l’église de l’Ascension du mont d’Olivet, d’un casal appelé Caffra, sans datte.

59. Sans date [1135-1142].
Confirmation de Raoux, second patriarche d’Antioche des Latins, d’une donation faite à l’Hôpital de Saint-Jean par une femme, nommée Richilde, d’une maison sous la redevance de la cense d’un besant, sans datte.

60. Sans date [1 février 1147].
Confirmation faite par Baudouin III, roi de Hierusalem, et la reine Mélisande, sa mère, de la convention passée entre le grand maître Raymond et Robert du Casal de Saint-Gilles, et Odule, sa femme, au sujet de la terre d’Emmaüs (V. plus haut n° 30), portant que les frères de l’Hôpital lui payeraient une cense de deux cent cinquante besants aux fêtes de Pâques et autant à la fête de Touts les Saints, et, au cas qu’ils manquassent à payer la redevance, ledit Robert pourrait reprendre sa terre sans formalité de justice ; la date est déchirée.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 50 (original).
— Ed. Delaville Le Roulx, Les archives..., page 81.

61. Sans date.
Sommaire de plusieurs donations faites à l’ordre par Guillaume, Arnoux et Amauric, patriarches de Jérusalem, et par d’autres personnes, étant toutes sans date.

62. Sans date [vers 1160].
Donation faite par Joseph et Jean, frères, enfants de Saba Géorgien, d’un casal appelé en langue arabe « Hara », situé dans la plaine sous la montagne de Saint-Moyse, dite en arabe « Jeham », qui avait été donné à leur père par Baudouin, IIe du nom, roi de Hiefusalem, sans datte.

63. Sans date [1160-1168].
Confirmation faite par Hugues, seigneur de Rama, fils de Balian [d’Ibelin], des terres et jardins que son père et sa mère avaient donné à l’ordre, sans datte. (Cf. plus bas, n° 132, pièce 1).

64. Sans date [avant 1139].
Donation faite à l’Hôpital par Pierre de Brugairolles et Jordane, sa femme, avec l’approbation de Roger, connétable de Tripoli, d’un serf, nommé Saccus, et d’une pièce de terre.

65. Sans date [vers 1160].
Acte par lequel un particulier, nommé Soldan, et Bonne, sa femme, font donation à l’ordre de la troisième partie de leurs biens, en considération de ce que Raoul a été reçu donné de l’ordre, sans datte.

66. Sans date.
Donation faite à l’ordre par Bernard, patriarche d’Antioche, d’une place qui était au devant la maison de l’Hôpital d’Antioche, pour y faire construire une écurie, sans datte.

67. Sans date [vers 1160].
Vente faite à l’ordre par Gilles d’une maison située à la rue de David, pour le prix de 900 besants, sans datte.

68. Sans date.
Liste de plusieurs personnes qui donnent à l’ordre leurs armes et leurs chevaux, sans datte.

69. 29 novembre 1160.
Donation faite à l’ordre par Baudouin III, roi de Hierusalem, entre les mains du grand-maître Auger, de 50 familles de Bédouins, pourvu qu’elles n’eussent point été au service du roi ou de ses prédécesseurs, du 3 des kalendes de décembre 1160.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 19 (original).
— Edition Pauli. Codice diplomatico, I, n° 36. page 37.

70. 1160.
Autre donation faite à l’Hôpital par Hugues de Besans, d’un casal appelé Bugæa, du consentement de Guermond, seigneur de Tibériade, et de Gautier, prince de Galilée, de l’an 1160.

71. 8 avril 1160 [8 avril 1255].
Bulle du pape Alexandre III [I], par laquelle, en confirmation des grands services et dépenses que l’ordre faisait pour la garde de la forteresse de Crat (Crac ou Krak), il le déclare exempt du payement de dimes pour les biens qu’il possédait audit Crat et aux lieux circonvoisins, soit que les Hospitaliers les tinssent à leurs mains, ou que d’autres personnes les tinssent en leur nom, attendu qu’ils étaient les seuls qui eussent des églises paroissiales dans ces quartiers, du 6 des ides d’avril, l’année première de son pontificat, qui répond à l’an 1160.
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, bulle 9, page 284 (d’après le bullaire F, Page l3). Ce bullaire est aujourd’hui perdu ; il en est de même de la bulle, originale, d’après laquelle Raybaud a dû transcrire cet acte.

72. 11 janvier 1160 [11 janvier 1256].
Bulle du pape Alexandre III [I], par laquelle il confirme les donations faites au monastère du Monthabor (Mont Thabor), donnée à Anagnie le 11 janvier 1160, la seconde année de son pontificat.

73. 15 janvier 1160 [15 janvier 1256].
Bulle du pape Alexandre III [I], par laquelle il donne à l’ordre le monastère Saint-Lazare de Béthanie, de l’ordre de Saint-Benoît, dans le diocèse de Hierusalem, qui avait été détruit par les Sarrasins, à condition que l’ordre pourvoirait à l’entretien de l’abbesse et des religieuses, et qu’après leur mort on y mettrait des religieuses Hospitalières en même nombre. Donné à Latran, le 18 des calendes de février, lannée seconde de son pontificat, qui est 1160.
— Marseille, Archives des Bouches-du-Rône, ordre de Malte, H1 19, n° 120.

74. 11 mars 1162.
Accord fait entre le grand maître Auger et Rainaud, abbé du monastère Sainte-Marie de la Latine, sur le bornage d’une terre, appelée du Pont, et d’un casal nommé Bethfasir ; et par le même acte ils font un échange de terre, du 5 des ides de mars 1162.

75. Sans date [1160-1162].
Accord entre le grand maître Auger et Materine, femme de Raoul Troye, au sujet d’une aumône que son mary avait faite à l’Hôpital, qui lui devait 1800 besants, pour lesquels il lui avait engagé des maisons à Acre et à Jérusalem ; et conviennent que si Materine veut vivre en viduité, elle laissera après sa mort 500 besants à l’Hôpital, et que, si elle se marie, elle payera cette somme quinze jours après son mariage, et rendra les dites maisons, sans datte.

76. 1162.
Concession faite par le grand-maître Auger à Raoul Bourdin d’une maison, située à la rue de Saint-Côme, sous la cense de 16 besants, de l’an 1162.

77. 1162.
Donation de Baudouin d’Ibelin, faite à l’Hôpital de Jérusalem, d’une terre située près de la vigne dudit Hôpital, de l’an 1162.

78. 1162.
Donation faite à l’ordre par Géraud, seigneur de Sydon (Sidon ou Saïda), du droit d’avoir une porte à la muraille de la ville et une autre à l’avant mur, et une place en dehors près des aires, et tout l’avant-mur depuis la tour de Baudouin jusques à la tour de la mer, de 1162.
Sydon Sidon ou Saïda

79. 1163, — Lettres patentes de Bohémond III, fils de Raymond, prince d’Antioche, par lesquelles [il confirme], toutes les donations que son père et les autres princes et seigneurs de sa cour avaient faites à l’ordre, et leur donne de plus un droit de bac dans l’étang, de la même manière que les autres seigneurs d’Antioche le possédaient, de l’an 1163.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2 n° 23 (vidimus vers 1260).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 38, n° 37.

80. 1163.
Donation faite à l’ordre par Agnès et Omunde, sœurs, filles de Bertrand Pons, du consentement de leur mari et frères, d’une pièce de terre qui est devant la porte de Saint-Etienne, entre deux citernes ; et, en considération de cela, le grand-maître leur donne 50 besants sarrazinois ; ladite donation étant confirmée par Hugues, seigneur de Césarée, de l’an 1163.

81. 23 novembre 1163.
Confirmation faite par Baudouin, seigneur de Mirabel, de la donation que Balisan, son père, et Heluise, sa mère, avait faite à l’ordre d’un tènement situé au terroir de Mirabel, du 23 novembre 1163.

82. 1163.
Bail passé par Bernard, abbé du monastère de Mont Thabor, à Pierre de Nîmes de tout ce que son monastère avait dans le comté de Tripoli, pour le temps de 25 ans, sous la rente de 900 besants, et moyennant 900 besants une fois payés pour le droit d’entrée, de l’année 1163.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 26 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, n° 165, page 208.

88. 10 août 1163.
Transaction passée entre les Hospitaliers et un nommé Estienne, sa femme et ses enfants, pour certaines maisons qui avaient appartenues à Pons Catelan et Jean Galzenat, qui furent partagées entre l’ordre et ledit Estienne, par la médiation d’Arnoul, vicomte de Tyr, du 10 août 1163.

84. 1163.
Echange fait entre le grand maître Gibert [d’Assailly] et Hugues, seigneur de Césarée, par lequel le grand maître lui donne un Casal appelé Altafia, et Hugues donne au grand maître deux casaux, l’un appelé Zafaira et l’autre Abeiria, de l’an 1163.

85. 1163.
Instrument par lequel Bohémond III, prince d’Antioche, seigneur de Montréal et Ebron, Hébron, confirme à l’ordre de Saint-Jean toutes les donations qui lui avaient été faites par plusieurs seigneurs, de l’an 1163. (Voir n° 79).
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 23 (vidimus vers 1260).
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, n° 37, page 38.

86. 1165.
Donation d’Aymeri [lisez : Baudouin] de Mirabel à l’ordre de Saint-Jean d’une vigne [lisez : terre], située à la porte dudit Mirabel, de l’an 1165.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 31 (original).
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 99.

87. 1165.
Donation faite à l’ordre par Reynaud [II, le Mazoir], seigneur de Margat, du consentement de sa femme [Agnès], fille du comte de Tripoli, et d’Amauri et Bertrand, ses enfants, du Casal de Toron des chevaliers, de celui de l’Evêque et de plusieurs fonds de terre, de l’an 1165.

88. 1166 [après 29 avril 1166].
Donation faite au grand maître Gibert [d’Assailly] par Amauri, roi de Hierusalem, d’un hôpital situé à Napoli de Syrie avec toutes ses appartenances et aumônes, faites tant par les rois ses prédécesseurs que autres personnes, à condition que cet hôpital servira toujours pour les malades, de l’année 1166.

89. 1167.
Confirmation faite par Amaury, patriarche de Jérusalem, de l’échange fait entre l’ordre et Rainaud, abbé du monastère de la Latine, par lequel l’ordre avait acquis une maison dans la ville de Jérusalem, qui servait un besant de cense au patriarche, de l’an 1167.

90. 8 janvier 1167 [janvier 1168].
Donation de Bohémond III, fils de Raymond, prince d’Antioche, au grand maître Gibert [d’Assailly], de plusieurs terres et casaux dans la principauté d’Antioche, avec une confirmation de toutes les donations que l’ordre avait eues de ses prédécesseurs, du 8 janvier 1167.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 43 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 43, n° 43.

91. 1167.
Donation faite par Pétronille, fille de Porcel, et son fils Adam à l’ordre d’une maison dans Hierusalem, située à la rue des Syriens, pour laquelle ils recevront par aumône 360 besants, de l’an 1167.

92. 1168.
Confirmation faite par Amaury, roi de Hierusalem, en faveur du grand maître Gibert [d’Assailly], de la vente que Baudouin de Mirabel lui avait fait, du consentement de sa femme [Richilde] et de ses frères [Hugues et Barisan], d’un Casal appelé Sainte-Marie, de l’an 1168.

93. 20 août 1169.
Donation faite par Amaury, roi de Hierusalem, à l’Hôpital de Saint-Jean, de la ville de Bulbes et ses appartenances, et autant de terre depuis la ville, en tirant vers la Syrie jusques à la mer, qu’il en faut pour produire 150000 besants, du 13 des calendes de septembre 1169.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume I n° 53 (original aujourd’hui perdu).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, n° 48, page 49.

94. Septembre 1169.
Donation faite par Geoffroy le Tort à Guérin, abbé du monastère de Mont Thabor, d’une cense de douze besants à prendre toutes les années sur son Casal appelé Maucreth, du mois de septembre 1169.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 52.
— Edition Pauli, Codice diplomatico, 1, n° 166, page 209.

95. 1170.
Confirmation faite par Bohémond III, prince d’Antioche, en faveur du grand maître Gibert et de l’Hôpital, du château de Crat (Crac, Krak) et de la ville de Raphanie (Rafanée ou Raphanée, Syrie), que Raymond II[I], comte dé Tripoli, qui était pour lors prisonnier, leur a voit donné, de l’an 1170. (Voir n° 32.)

96. Avril 1171.
Donation de Gautier, prince de Galilée, du consentement d’Eschive, sa femme, et de ses enfants, au monastère Saint-Sauveur de Mont Thabor, d’une cense de 20 besants sur le fondigue de Tibériade (Isræl), au mois d’avril de l’an 1171.

97. Sans date [1163-1169].
Acte par lequel Robert de Blanche-cour se rend donné de l’ordre entre les mains du grand maître Gibert [d’Assailly], et veut que tous ses biens, en cas qu’il meure sans enfants, lui soient acquis, sans datte.

98. 1172.
Donation faite à l’ordre par une femme Gisle et Pierre, son fils, d’une maison à Jérusalem à la rue de David, à la condition qu’ils seraient reçus dans la confraternité de l’ordre, de l’an 1172.

99. Sans date [1176—1179].
Chartre par laquelle Constance, fille de Louis VI, roi de France, comtesse de Saint-Gilles, accorde aux habitants chrétiens de son Casal de Bethduras la faculté de cultiver les terres en dépendantes, sous la réserve de la quatrième partie des fruits ; lequel Casal, cette princesse avait acheté de Jean Arabit, avec l’approbation de Baudouin IV, roi de Jérusalem, et de l’avis de Baudouin d’Ibelin, de Balian, son frère, Eschive et Estiennette, ses filles, sans datte. (Voir plus bas, n° 114).

100. 1173 [fin de 1178-1179].
Acte par lequel Constance, comtesse de Saint-Gilles, se rend donnée de l’ordre, et lui fait donation du Casal de Betheras, situé dans la plaine d’Ascalon.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 3, n° 7 (original perdu).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, n° 52, page 52.

101. 1 janvier 1173 [1 janvier 1179 ou 1181].
Bulle du pape Alexandre III, par laquelle il continue la donation que la princesse Constance avait faite à l’ordre du Casal de Betheras, donné à Tusculum aux calendes de janvier. (Voir plus haut, n° 100).
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 46 (copie contemporaine).

102. 24 décembre 1173.
Lettres patentes d’Amaury, roi de Jérusalem, par lesquelles il confirme la donation que Jean, seigneur d’Arsur, avoit faite à l’ordre de plusieurs possessions, données à Acre le 9 des calendes de janvier 1173.

103. Juin 1174.
Donation d’Amaury, roi de Hierusalem, à l’Hôpital de Saint-Jean et au monastère des religieuses de Sainte-Marie-Majeure, d’une ruelle qui était entre ces deux maisons, dont l’entrée commençait à la rue des Palmiers et de l’autre côté faisait face à l’église du Saint-Sépulcre, du mois de juin 1174, Amaury étant patriarche de Jérusalem.
— Malta, Archives de l’ordre, division I, volume 3, n° 18 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 243, n° 200.

104. 1174.
Donation faite au grand maître Jaubert par Amaury, roi de Jérusalem, de 230 besants à prendre tous les ans sur une maison qu’il avait à Napoli, en échange du Casal et de la rivière d’Amos, de l’an 1174.

105. 1174.
Confirmation d’Amaury, roi de Jérusalem, à l’ordre d’un Casal situé sous la tour de David [à Jérusalem], entre le chemin qui conduit à Bethléem et le chemin qui va à Haceldama, que le grand maître Jaubert avait acheté d’Alearde, veuve d’Othon de Verdun, et de ses enfants, de l’an 1174.

100. 1174.
Echange fait entre l’ordre et Sybille, abbesse du monastère Sainte-Anne à Hierusalem, de quelques vignes, de l’an 1174, régnant Baudouin IV.

107. Décembre 1174 [13 décembre 1174].
Rémission faite par Baudouin, seigneur de Rama, du consentement de Balisan, son frère, d’Eschive et Estiennette, ses filles, et d’Aymeri de Lésignan, mary de ladite Eschive, au grand maître Joubert de 200 besants sarrazinois, que l’ordre lui faisait pour le Casal de Sainte-Marie, qu’il lui avait vendu moyennant 1700 besants, qu’il reçut de l’ordre par reconnaissance, du mois de décembre 1174, régnant Baudouin IV.
— Malte, Archives de l’ordre, division, volume 3, n° 22 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, n° 202, page 245.

108. Mars 1174.
Transaction passée entre l’ordre et Géraud, archevêque d’Apamée, par la médiation du patriarche d’Antioche, au sujet des casaux de Tricaria et Homedin, par laquelle ils conviennent que l’ordre gardera le premier et l’archevêque le second, du mois de mars 1174.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 3, n° 14 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, n° 55, page 56.

109. 29 novembre 1175.
Vente faite par Baudouin, seigneur de Rama, fils de Barisan, du consentement de sa femme et de ses deux filles Eschive et Estiennette, au grand maître Jaubert, d’un Casal appelé Caphær avec toutes ses appartenances, excepté deux charruées de terre que possédait un Syrien, nommé Bufez, par la concession de Barisan, père dudit vendeur, du trois des calendes de décembre 1175. (Voir plus bas, n° 410, 121 et 132, pièce n° 4).

110. 1175 [après 29 novembre 1175].
Confirmation faite par Eschive, femme d’Amerri de Lézignan, et Etiennette, femme d’Amaury, fils de Baudouin, vicomte de Napoli, de la vente que Baudouin, seigneur de Rama, leur père, avait faite à l’ordre du Casal Caphær, moyennant 400 besants, de l’an 1175. (Voir n° 109).

111. 1175.
Acte par lequel Eudes de Saint-Amand, grand maître des Templiers, s’oblige de donner tous les ans au monastère de Saint-Sauveur du Mont Thabor la cense annuelle de 20 besants, payables à Acre, pour raison d’un Casal appelé Norrit, de Tan 1175.

112. 1176.
Bulle du grand maître Jaubert par laquelle, du consentement du couvent, il donne à l’Hôpital de Hierusalem deux casaux, appelés Sainte-Marie et Caphær, pour en employer les revenus à fournir du pain blanc aux pauvres pendant toute l’année, de l’an 1176.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 49, partie, chapitre 28 (rouleau, XIVe siècle).
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 126.

118. 1176.
Confirmation faite par Baudouin IV, roi de Jérusalem, au grand maître Jaubert, d’un Casal appelé Casal Moyen près de Kalenson, que Jean d’Arssur avait vendu à l’ordre moyennant 3000 besants, de l’an 1176.

114. 1176.
Confirmation faite par Baudouin IV, roi de Hierusalem, en faveur de la princesse Constance, comtesse de Toulouse, de la vente que Jean Arabit lui avait faite du casal Betheras, de l’avis du grand maître Jaubert, de Bérenger, sénéchal des Templiers, et du prince Rainaud, donné à Jérusalem, l’an 1176. (Vor plus haut, n° 99).
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 3, n° 34 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, n° 61, page 61.

115. 18 novembre 1176.
Donation de Raynoard, seigneur de Néphin, et ses frères Guillaume de Maraclée et Raimond, faite à l’ordre, d’un casai nommé Siroba, duquel Rainoard, leur père, qui avait été donné de l’ordre, lui en avait autrefois fait donation; ledit acte ayant été fait en présence de Raymond II, comte de Tripoli, confirmé par lui et scellé de son sceau, de l’an 1176, 18 novembre.
Nephin. Comté de Tripoli, Liban.
Les « Raynouard », seigneurs de Nephin et de Maraclé en Terre sainte, et leur parenté en Languedoc.

116. 1176 [1175].
Vente faite par une femme, nommée Gilles, du consentement de Pierre, son fils, à l’ordre d’une maison pour le prix de 850 besants, de l’année 1176.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, vol, 3, n° 26 (original).
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives. . . page 118.

117. 1176.
Confirmation de Baudouin IV, roi de Jérusalem, à Achard de Asino, d’une maison qu’il avait acquise, située devant Saint-Marc, de l’an 1176.

118. 1176.
Confirmation par Baudouin IV, roi de Jérusalem, de la donation que Robert, seigneur du Casal de Saint-Gilles, avait faite à l’ordre d’une terre située près dudit casal, de l’an 1176.

119. 1177.
Lettres patentes de Baudouin IV, roi de Jérusalem, par lesquelles il confirme au comte Rodrigues, chef de l’ordre militaire d’Avis, et à son ordre, les donations que Raynaud, ci devant prince d’Antioche, et pour lors seigneur de Montréal et d’Ebron ou Hébron, lui avait fait du consentement d’Estiennette, sa femme, et Hunfroi et Isabelle, ses enfants, de Guillaume, comte d’Ascalon et de Joppé ou Jaffa, et de la comtesse Isabelle, sa femme, d’une grande étendue de terrain avec les casaux qui y étaient enclavés, à condition que, s’ils cessaient de faire la guerre contre les Sarrasins, tous ces biens reviendraient à ceux à qui ils appartiennent de droit, se réservant une partie des prises qu’ils flairaient en guerre, de la même manière que les Hospitaliers le pratiquaient, de l’an 1177.

120. 1177 [septembre—31 décembre 1177].
Confirmation de Baudouin, seigneur de Rama ou Ramla (Israël), du consentement de Balian, son frère, Eschive et Estiennette, ses filles, de la vente que Georges de Belher avait faite à Constance, comtesse de Saint-Gilles, du droit qu’il prenait sur les contrats qui se faisaient dans le district du casal de Betheras, qui appartenait à ladite comtesse, de l’an 1177.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 4 B (copie, fin du XIIIe siècle).
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 127.

121. Sans date [après 29 novembre 1175].
Confirmation de Baudouin IV, roi de Jérusalem, de la vente que Baudouin, seigneur de Rama ou Ramla (Israël), avait faite à l’ordre, du consentement de Balisan, son frère, de sa femme Isabelle, et d’Eschive et Estiennette, ses filles, du casal Caphær, pour le prix de 4000 besants, sans datte. (Voir n° 109 et 110.)

122. Sans date [1171].
Echange fait entre Bernard, abbé du monastère de Montolivet, et le grand-maître Jaubert, d’un casal, apellé Caphram, qui avait été donné audit monastère par Guillaume, prince de Galilée, pour plusieurs maisons situées hors des murailles de Jérusalem apartenantaux Hospitaliers, qui rendaient 135 besants de rente ; ledit acte passé en présence d’Amalric, patriarche de Hierusalem, du consentement du roi Amaury, sans datte.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 3, n° 68 (original perdu).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 233, n° 188.

123. Sans date.
Confirmation de Reinaud, seigneur de Margat, des donations de plusieurs casaux, biens et droits, qu’il avait accordés à l’ordre du Temple du vivant de sa femme Agnès, du consentement d’Amaury, Manzoer et Bertrand, ses enfants, la datte étant lacérée.

124. 20 août 1178.
Vente faite par Thomas Robert, fils de Mancel, à l’Hôpital de Hierusalem et au grand maître Roger de Molins, entre les mains de frère Nicolas, hospitalier, d’un casal, nommé Beaude, avec toutes ses appartenances, moyennant 1500 besants une fois payés et la cense annuelle de 200 besants assignée sur des maisons à Laodicée et à Antioche, confirmée par Rainaud, seigneur de Margat, de qui ce casal relevait, et par Bohémond III, fils de Raymond, grince d’Antioche, à condition que ledit casal de Beaude sera possédé par ledit frère Nicolas, sa vie durant, il appartiendra à l’ordre ; la dite confirmation étant accompagnée du don de 200 besants à prendre sur le commerce à Laodicée, du 13 des calendes de septembre 1178.

125. 1 juillet 1178.
Donation de Baudouin IV, roi de Jérusalem, faite du consentement de sa sœur Sibille, comtesse de Joppé (Jaffa), à Baudouin de Chypre de quatre charmées de terre francice, situées dans le terroir du casal de Gautier Seagii, appelé en langue arabe « Lahadie », et une maison, appelée du Bain, pour les services que ledit Baudouin lui avait rendu et au roi son père, des calendes de juillet 1178.

126. Novembre 1178.
Rémission, faite à l’ordre par Raymond de Montolieu et ses frères, de touts les droits qu’ils avaient sur le lieu de Châteaurouge ou Chastel Rouge (1), qui leur avait appartenu et que Raimond II[I], comte de Tripoli, avait donné à l’Hôpital de Hierusalem, et pour lequel il avait donné en échange 400 besants, du mois de novembre 1178.
Chastel Rouge

127. 1178.
Vente d’un jardin faite à l’ordre par Guillaume Fort et sa femme, du consentement de Raimond II[I], comte de Tripoli, et de sa femme Eschive, pour le prix de 200 besants sarrasinois, de l’année 1178.

128. Août 1178.
Donation faite par Raymond II[I], comte de Tripoli, du consentement d’Eschive, sa femme, au grand maître Roger de Moulins, d’une terre située au bourg de Tripoli, au mois d’août 1178.

129. 1178.
Donation. faite à l’ordre, entre les mains du grand maître Roger de Moulins, par Amaury, vicomte de Napoli, d’une terre située entre trois casaux nommés Turc, Sceletès et Soye, de l’an 1178.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 49.
— Edition H. Prutz, Malteser Urkunden und Regesten sur Geschichte der Tempelherren und der Johanniter (Munich, 1883), page 104.

130. 31 décembre 1178.
Confirmation faite par Baudouin, IVe du nom, sixième roi de Hierusalem, en faveur de Judith, fille de Baudouin II, abbesse du monastère Saint-Lazare de Béthanie, de la rémission que le roi Foulques avait faite à ce monastère du bourg de Béthanie en échange du casal Bethve, que la reine Mélisande, femme du même roi Foulques, le roi Baudouin III, son fils, le roi Amaury, père dudit Baudouin IV, avoient confirmés ; et il confirme aussi toutes les donations qui avaient été faites à ce monastère, du 2 des calendes de janvier 1178.

134. 1179.
Donation de Baudouin IV, roi de Jérusalem, au grand maître Roger de Moulins de 40 besants de cense, que Guy de Scandelion avait sur la loge de Tyr, et qui lui avait été remis par ledit Guy du consentement de Raymond et Gautier, ses enfants, de l’an 1179.
Scandelion

132, n° 1 (rouleau). Sans date [1164-1168].
Confirmation d’Hugues, seigneur de Rama ou Ramla (Israël), fils de Balian, des terres et jardins que ses père et mère avaient donné à l’ordre, faite du consentement d’Agnès, comtesse de Joppé (Jaffa), sa femme, et avec l’approbation de Baudouin et Balian, ses frères.

132, n° 2 (rouleau). Sans date.
Donation de Balian, seigneur de Napoli et d’Ibelin, et de Marie, reine de Hierusalem, sa femme, faite à la maison de l’Hôpital de Jérusalem, de laquelle ils se disent l’un et l’autre donnés ou confrères, du consentement de Baudouin de Rama ou Ramla (Israël), son frère, de deux charmées de terre près de la ville de Rama ou Ramla (Israël), sous le règne de Baudouin IV, et sous le magistère de Robert [lisez : Roger] de Moulins.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 4, n° 3 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, n° 68, page 68.

132, n° 3 (rouleau). 1175.
Donation de Baudoin, seigneur de Rama ou Ramla (Israël), faite au grand maître Joubert, d’un Surien, nommé Jean, avec toute sa famille, du consentement d’Elisabeth, sa femme, et de son frère Balian, de l’année 1175.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 3, n° 23 (original).
— Edition Pauli. Codice diplomatico) I, n° 57, page 58.

132, n° 4 (rouleau). 1175.
Confirmation d’Eschive, femme d’Aimery de Lusignan, et Estiennette, femme d’Amaury, fils de Baudouin, vicomte de Napoli, filles de Baudouin, seigneur de Rama ou Ramla (Israël), de la vente faite par leur père à l’ordre du casal de Caphær, de l’année 1175. (Voir n° 110 et 121).

132, n°5 (rouleau). 29 avril 1166 (1).
Confirmation de Baudouin d’Ibelin, seigneur de Mirabel, du consentement du roi Amaury et d’Hugues d’Ibelin et Balian, ses frères, et Richilde,
sa femme, de toutes les donations que ses père et mère avaient fait à la maison de l’Hôpital de Napolî et de Mirabel, du 3 des calendes de may de l’an 1166.
1. Si, des cinq pièces de ce rouleau, les n° 2, 3 et 5 nous sont connus, il convient de remarquer que Raybaud ne les a pas analysés d’après les originaux, encore subsistants, mais d’après une copie, aujourd’hui perdue, qui contenait la transcription des cinq documents ci-dessus.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 2, n° 40.
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives.,., page 103.


133. Août 1180.
Donation faite à l’ordre, entre les mains du grand maître Roger de Moulins, de trois casaux, appelés Marmoniza, Erbenambram et Libeizar, avec leur terroir, par Guillaume de Maraclée, du consentement de Beatrix, sa femme, du mois d’août 1180. Confirmée par Raymond II[I], comte de Tripoli, et vidimée par P., évêque de Valanie, à la réquisition du grand maître Hugues Revel.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 4, n° 1 (original).
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 148 (1).
1. Raynaud n’a pas eu sous lés yeux l’original, mais un vidimus du XIIe siècle.

134. Juillet 1180.
Donation de Raymond II[I], comte de Tripoli, faite à l’ordre entre les mains du grand maître Roger de Moulins et de frère Garnier, grand commandeur, de la forteresse de Tubania (peut-être : Toron des chevaliers), avec toutes ses dépendances, du mois de juillet 1180.

135. 1180 [1183].
Confirmation et vente de Guy de Lusignan, comte de Joppé (Jaffa) et d’Ascalon, et la comtesse Sibille, sa femme, à O. Turgine, de deux charruées de terre et de la moitié des maisons qu’ils avaient l’un et l’autre dans le casal de Geschal, pour le prix de 500 besants, de l’année 1180.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 4, n°20 (original).
— Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 153.

136. Août 1181.
Donation de Raymond II[I], comte de Tripoli, d’une maison au bourg de Tripoli, faite à l’ordre et au grand maître Roger de Moulins, du mois d’août 1181.
Tripoli (Liban)

137. Novembre 1181.
Vente faite à l’ordre et au grand maître Roger [de Moulins] par Bernard de Magdalo et Marie, sa femme, d’un château, nommé Lath (Khélath), avec toutes ses dépendances, pour le prix de 1500 besants, du mois de novembre 1181.

L’Arménie autonome
Celle-ci ne comprenait ni les Arméniens que Byzance conserva dans lés cantons de Petite-Arménie (1) situés entre l’Euphrate et la mer Noire; ni ceux qu’elle arracha, à diverses reprises le long de ce fleuve à la domination arabe : l’empire grec ne supportait pas sur son territoire la liberté féodale des Arméniens (2).

Elle ne comprenait pas davantage, dans les limites de l’Arménie soumise aux Arabes, les cantons arméniens de l’Euphrate occidental, trop voisins des tentations et de la force byzantines pour être laissés autonomes. En partie pour la même raison, les Arabes ne donnèrent pas plus de liberté, aux Arméniens qui habitaient tout près d’eux, sur les pentes montant du Tigre vers l’Euphrate méridional, jusqu’aux abords du lac de Van.

Ils asservirent en outre peu à peu, au gré des circonstances, presque toute la vallée de cette branche de l’Euphrate et la rive septentrionale de ce lac. L’ensemble forma le domaine des émirs de Man-zikert (3), d’Arzen (4), de Diar-Bekr (5) et de Mésopotamie (6). Sur le territoire même de l’Arménie autonome, les capitales et plusieurs forteresses (7) furent occupées en permanence par des garnisons et par des chefs arabes. Dans toutes ces contrées, il ne resta aux Arméniens, de leur organisation nationale, que la liberté religieuse et leur clergé.
1. Sur la Petite-Arménie, voir l’appendice n° 1.
2. Il avait détruit la féodalité arménienne dans les cantons qu’il possédait, voir p. 67 ; sur la frontière byzantine en ces parages, voir plus de précision, p. 241.
3. Autour du lac de Van, des émirs tenaient Khélath, Manzikert et sa plaine, Ardjich, Pergri, Amiouk et Varag. Sur ces émirs, qui furent très mêlés à l’histoire arménienne au neuvième siècle, voir page 101 suivantes et appendice n° 3.
4. L’Arzanène, sur la rive gauche du Tigre (l’Aghdznikh des Arméniens), était un état musulman, Thomas, II, c. 5, p. 97. Cet état comprenait le mont Sim (Jean, p. 161), qui dominait le pays de Mouch à Bitlis. Ses princes s’allièrent aux Arméniens pour les opprimer plus facilement, voir p. 104.
5. Le gouvernement militaire de Diar-Bekr comprenait Samosate et le haut Tigre jusqu’à Amida et Hany, voir p. 244. — Dans la deuxième moitié du neuvième siècle le Diar-Bekr (région d’Amida, au nord du Tigre) et le Diar-Rabiah (région de Nisibe, au sud du Tigre) furent presque constamment dominés par les émirs Chabanides, voir l’appendice n° 3.
6. Le gouvernement militaire de Mésopotamie s’étendait de Marach à Kamakha par Mélitène ; voir p. .244.
7. Voir p. 176.
Sources : J. Laurent. L’Arménie entre Byzance et l’Islam depuis la conquête arabe jusqu’en 886 (page 10). Khélath


138. 1181.
Confirmation par Bohémond III, prince d’Antioche, fils de Raymond, et par Sybille, sa femme, de l’acquisition faite par l’ordre d’une rente de 500 anguilles à prendre dans l’étang d’Antioche, que ce prince avait donné au monastère de Saint-Sauveur, et que l’abbé avait remis à l’ordre par échange, de l’an 1181 et la 18e année de sa domination.

139. 1181.
Vente de Rainaud Mazoer, Bertrand, son fils, et de Zacharie Castellan, sa femme et ses enfants, d’un casal nommé Astanor, faite à l’ordre entre les mains de frère Nicolas, hospitalier, pour le prix de 2000 besants payés audit Mazoer, et de 100 besants payés audit Zacharie, de l’année 1181.

140. 8 novembre 1181.
Confirmation du roi Baudouin IV, faite en faveur de Sahre, son Surien, d’un jardin qu’il avait acquis de Sadé, rays des Sarrazins de Tyr, et de son frère Guillaume, pour le posséder de la même manière que le rays le possédait, du 6 des ides de novembre 1181.

141. 1181.
Confirmation de Bohémond III, prince d’Antioche, fils de Raymond, de l’avis de Sibille, sa femme, et de Raimond et Bohémond, ses enfants, de la vente du casal d’Astanors, faite à l’ordre par Rainaud Mazoer, seigneur de Margat, et son fils Bertrand, avec la concession dudit prince à l’ordre d’une terre qui s’étend depuis la maison de Coste jusques au chemin qui est au delà des bains de l’Hôpital, visant vers la mer jusques à la maison des Juifs, de l’année 1181.

142. 1181 [10 septembre 1181].
Confirmation de Guy de Lusignan, comte d’Ascalon et de Joppé (Jaffa), du consentement de Sibille, sa femme, et de Baudouin, IVe du nom, roi de Jérusalem, au grand maître Roger du casal appelé Choie, vendu à l’ordre par Hugues de Flandres pour le prix de 3000 besants, de l’an 1181.
— Malte, Archives de l’ordre, division, I, volume, 4, n° 12 (original).
— Edition Delaville Le Rouis, Les archives. . . page 149.

143. Mars 1181.
— Donation de Raymond II[I], comte de Tripoli, au grand maître Roger et à l’ordre, de toute la terre qui s’étend depuis le pied de la montagne où est le château de Melechin jusques à la caverne de Memboa, et de cette rivière tirant en droite ligne jusques à la rivière de Fer, et delà jusques aux confins du château de Tuban, avec touts les biens et casaux qui y sont enclavés ; et (tient que ladite rivière de Fer lui soit commune avec l’ordre dans l’espace des terres qu’il luy donne, de l’année 1181 au mois de mars.

144. Sans date.
— Bulle (1) du pape Luce III, qui donne le droit aux Hospitaliers d’enterrer dans leurs cimetières ceux qui voudraient y élire leur sépulture, et leur permet de prendre la quarte funéraire et de recevoir les legs pieux qui leur seront fait; le reste est effacé.
1. Bulle « Si diligenter attenditis. » Il s’agit probablement de l’exemplaire du 18 décembre 1184, conservé à Malte, Archives de l’ordre, division, I, volume. 46 (original bullé).

145. 1182 [après mai 1183].
Acte par lequel Bernard, abbé du Mont Thabor, déclare qu’il a vendu à l’ordre, moyennant 130 besants, le droit de prendre 500 anguilles dans l’étang d’Antioche, que son monastère avait de la concession du prince Bohémond, IIIe du nom, de l’an 1182.

146. Mars 1182.
Sentence rendue par Odon, évêque de Bérite, Béryte (Beyrouth), commissaire nommé par le pape Luce III sur le différend qui était entre l’ordre des Templiers et Ansterius, évêque de Valanie, au sujet d’un hôpital, d’un four et deux jardins ; par laquelle il ordonne que les Templiers gouverneront l’hôpital que l’évêque leur avait donné, et fournirai[en]t aux pauvres le lit, le feu et l’eau, que l’évêque prendrait la dime sur le four, et, à l’égard des deux jardins, que l’évêque et les Templiers en garderaient un chacun, du mois de mars 1182.

147. 1182.
Vente faite par Gautier, seigneur de Césarée de Palestine, faite à l’ordre d’un casal appelé Galilée, pour la somme de 5000 besants, avec la donation d’une tour près de la mer et d’une terre pour y faire du sel, de l’an 1182.
— Malte, Archives de l’ordre, division, I, volume. 4, n° 18 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, page 72, n° 72.

148. 17 novembre 1182.
Bulle du grand maître Roger, par laquelle il ordonne qu’il sera pris toutes les années, sur la rente de la maison que l’ordre possédait à Acre devant l’église de Saint-Marc, 50 besants toutes les années pour l’entretien du prêtre qui doit dire la messe dans l’église de l’ordre pour l’âme de Pons Marrans, donné à Acre le 15 des calendes de décembre de l’an 1182.

149. 28 septembre 1182.
Donation de Rainaud, seigneur de Margat, faite à un seigneur, nommé Reynier, du casal de Coselbie et de plusieurs autres casaux et terres, du 4 des calendes d’octobre 1182.

149 bis. Janvier 1182 [1 janvier 1182].
Donation faite à l’ordre par Rainaud, seigneur de Margat, du casal Rouge, se réservant la jouissance de la moitié d’icelui pendant sa vie, confirmé par Bohémond prince d’Antioche, Raimond et Bohémond ses enfants, du mois de janvier 1182.
— Malte, Archives de l’ordre, division, I, volume. 4, n° 19 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 73, n° 73.

150. 1182.
Privilège de Baudouin IV, roi de Hierusalem, qui permet aux frères de l’Hôpital de Tyr de faire moudre leurs grains à ses moulins de Tyr sans aucune rétribution, de l’an 1182.

151. 1183.
Vente d’une terre, faite au commandeur d’Antioche par Robert, abbé de Nostre Dame de la Carrière, de l’an 1183,

153. Mars 1183.
Confirmation de Rainaud, seigneur de Magat, en faveur de l’ordre des Templiers, de toutes les maisons et biens qu’ils possédaient à Valanie (1), et qu’il leur avait donné du vivant d’Agnès, sa femme, du consentement d’Amaury Mansoer et Bertrand, ses enfants, du mois de mars 1183.
1. Valanie, village ou ville près de Margat Syrie. Valanie

153. Mai 1182 [mai 1183].
Donation, faite au monastère de Saint-Sauveur de Mont Thabor, par Bohémond III, prince d’Antioche, fils du Raimond, et la princesse Sybille, sa femme, de 1000 anguilles à pendre toutes les années dans le lac d’Antioche, du mois de mai 1182, la 20e année de sa domination.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume. 4, n° 192 (vidimus de janvier 1263).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, n° 208, page 249.

154. 1184.
Donation faite à l’Hôpital de Jérusalem par Mélisande, abbesse du monastère de Saint-Lazare de Béthanie, des maisons qui avaient été de Suibert d’Arras, situées à la rue de Dayid, en échange de quelque dime que l’ordre remet à ladite abbesse, de l’année 1184, régnant Baudouin, IVe du nom, sixième roi de Hierusalem, et Baudouin, son neveu, couronné septième roi.

155. 30 octobre 1185.
Donation de Raynaud, seigneur de Margat, du consentement de Bertrand, son fils, et de Bermonde, sa femme, d’une gastine appelée Ubin, pour y bâtir un casal et une citerne, du 3 des calendes de novembre 1185.

156. Avril 1186.
Confirmation de Raymond II[I], comte de Tripoli et régent du royaume de Hierusalem, de la donation qu’il avait faite en l’année 1184 à l’ordre, entre les mains du grand maitre Roger de Moulins, de la ville de la Chamele (1) et de ses dépendances, sous la réserve d’en jouir pendant sa vie, du mois avril 1186.
1. La Chamele est le nom que les Francs donnaient à Homs.

157. Mai 1186.
Seconde donation de Raymond II[I], comte de Tripoli et régent du royaume de Jérusalem, dans laquelle il prend la qualité de donné de l’ordre, faite entre les mains du grand maître Roger de Moulins, de la ville de la Chamele (1), purement et simplement, sans aucune réserve d’usufruit, du mois de mai 1186.
1. La Chamele est le nom que les Francs donnaient à Homs.

158. Mai 1186.
Donation d’Estienne Baillant et Agnès, sa mère, faite à Amaury, son frère, de trois casaux appelés Noortha, Suyjac et Corrosie, ce dernier étant joui par indivis avec l’ordre, du mois de mai 1186.

159. 1186.
Donation de Bohémond III, prince d’Antioche, à l’église Saint-George près de la ville de Gabeli, et aux prêtres qui la desservaient, d’un casal, nommé Herbin, avec ses pâturages, de l’an 1186.

160. Janvier 1186 [janvier 1187].
Vente faite à l’ordre par Thomas de Gabel, fils de Robert Mansel, d’une rente ou assise de 200 besants sur le fief de Beaune, confirmée par Bohémond III, prince d’Antioche, Sibille, sa femme, Raimond et Bohémond, ses enfants, du mois de janvier 1186.

161. Sans date [après janvier 1177 — mai 1187].
Rémission faite par Sibille, abbesse du monastère de Sainte-Anne, au grand maître Roger [de Molins] d’un casal, appelé Adrie, pour en jouir une année moyennant 25 besants.

162. 17 octobre 1186.
Sentence rendue par Guillaume, archevêque de Tyr, et Odon, évêque de Bérithe (Beyrouth), commissaires nommés par le pape Urbain III, assistés des évêques de Nazareth, de Rama ou Ramla (Israël), et de Monge, archevêque de Césarée, en présence de R. [lisez : Héraclius], patriarche de Jérusalem, entre le grand maître Roger [de Molins] et Ansterius, évêque de Valanie (1), sur les contestations qu’ils avaient ensemble pour divers sujets ; par laquelle sentence ils ordonnent que les parties remettront le jugement de leur différend à quatre chevaliers de la ville de Margat, du 16 des calendes de novembre 1186, la première année du règne de Guy [de Lusignan], roi de Jérusalem.
1. Valanie, village ou ville près de Margat Syrie.

163. Sans date.
Transaction, passée entre les mêmes parties, sur plusieurs sujets différents, par la médiation de G., patriarche de Jérusalem dont la date manque.

164. 1 février 1186.
Donation de Bertrand [le Mazoir], seigneur de Margat, fils de Rainaud Mazoer, seigneur dudit Margat, faite à l’ordre de la ville de Valanie et du château de Margat, sous la réserve de la rente de 2200 besants pour lui et ses enfants, des calendes de février 1186.

165. 1186 [1 février 1186].
Confirmation par Bohémond III, prince d’Antioche, de la donation faite à l’ordre par Bertrand [le Mazoir], seigneur de Margat, du consentement d’Aymeri, patriarche dudit Antioche, de la princesse Sibille, sa femme, de Raymond et Bohémond, ses enfants, de Raymond, comte de Tripoli, et de l’évêque de Valanie, 1186.
— Malte, Archives de l’ordre, division, I, volume 4, n° 31 (original).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 77, n° 79.

166. Mars 1186.
Confirmation du grand maître Roger de Moulins d’une donation que Bertrand [le Mazoir, seigneur] de Margat avait faite à Richard de Bilie du casal de Berbelearf, et de deux charruées de terre, à la charge qu’ils fourniraient un homme de cheval, du mois de mars 1186.

167. Mars 1186.
Confirmation du grand maître Roger de Moulins à Clarisse de la donation que Rainaud [II, le Mazoir], seigneur de Margat, avait faite à Martin de Nazareth, de plusieurs casaux et biens, sous la redevance d’un chevalier et d’un turcoplier, au mois de mars 1186.

168. Mai 1187.
Confirmation par Raimond II[I], comte de Tripoli, de l’engagement qu’Aymeri, comte de Tripoli, avait fait à l’ordre d’un casal, appelé Casaracel, moyennant 3000 besants que l’ordre lui avait prêté, du mois de mai 1187.

169. Sans date [après janvier 1177 — mai 1187].
Acte par lequel Robert de Méhun, étant venu en pèlerinage à Jérusalem, se rend donné de l’ordre entre les mains du grand maître Roger [de Molins], et lui donne un terrain pour bâtir une maison et une grange, avec des terres situées dans le terroir de Quincy en France, sans datte.

170. Sans date [7 avril 1188].
Bulle du pape Clément III, adressée à tous les fidèles chrétiens, au sujet de la bataille que Guy, roi de Hierusalem, avait perdue contre les infidèles en 1187, dans laquelle il déplore les malheurs de la chrétienté, et exhorte les princes chrétiens à lui envoyer du secourt et à prendre la croix, la date étant effacée.
Bulle « Gravis illa et »
— Malte, Archives de l’ordre, division, I, volume 10 n° 2 (original).
— Edition Prutz, Malteser Urkunden, page 126.

171. Sans date [après janvier 1177 — mai 1187].
Confirmation faite par le grand maître Roger [de Molins] des usages, facultés et coutumes que les grands maîtres Raymond [du Puy] et Gibert [d’Assailly] avaient donné aux habitants de Gibelin, sans datte.

172. Sans date [après janvier 1177 — mai 1187].
Confirmation, par le grand maître Roger de Moulins, de la faculté que le grand maître Raymond Dupuy, son prédécesseur, avait accordée aux habitants de Kalenson d’abreuver leurs bestiaux à la citerne de ce lieu, sans datte.

173. 11 octobre 1189.
Bulle du pape Clément III, adressée à l’évêque de Valanie (1), par laquelle il le commet pour examiner [si] le bail en emphytéose, que l’abbé et les religieux du monastère de la Latine avaient donné à la maison de l’Hôpital à Acre, des casaux de Montdidier, Turriclée et autres, n’apportait point à l’ordre une énorme lésion ; et, en ce cas, lui donne pouvoir de décider ce qui sera de droit, le 5 des ides d’octobre, l’année seconde de son pontificat, qui répond à l’an 1189.
1. Valanie, village ou ville près de Margat Syrie.

174. Mars 1189.
Donation de Bohémond I[V], comte de Tripoli, fils de Bohémond III, prince d’Antioche, faite au grand maître Hermengaud d’Aspe, d’un jardin, appelé de la Gloriette, qui avait appartenu à la mère du défunt comte Raimond, son prédécesseur, du mois de mars 1189.

175. 1190.
Donation de Bohémond III, prince d’Antioche, fils de Raymond [de Poitiers], à frère Amat, hospitalier, des maisons qui avaient appartenu à un nommé Dabot de Laodicée, son Surien, de l’an 1190.

176. 14 février 1192.
Donation et confirmation, faite par Guy, huitième roi de Hierusalem, à Gautier le Beau, vicomte d’Acre, en remplacement d’une autre maison que ledit roi et la défunte reine Sibille, sa femme, lui avaient donné, et qu’ils avoient dans la suite repris, du 17 des calendes de mars 1191.

176 bis. 3 septembre 1192.
Lettres patentes de Guy, roi de Hierusalem, par lesquelles il accorde à Simon, maître de sa monnaye, 600 besants blancs à prendre sur son domaine, données à Acre le 3 des nones de septembre 1192.

177. 1193.
Donation faite à l’ordre entre les mains de Geoffroi de Donjon, grand maître par Henry de Troyes en Champagne, comte palatin, du consentement d’Isabelle, sa femme, fille d’Amaury, roi de Jérusalem, d’une partie des murailles de la ville d’Acre depuis la poterne qui était vis à vis la porte de Geoffroy le Fort jusques à la tour de la porte Saint-Nicolas exclusivement, avec les avants murs, terrain et fossés, et encore la terre qui est après ledit avant mur, à côté droit en tirant vers ladite tour, jusques à la rivière, de l’an 1193.
Saint-Jean d’Acre Plan

177 bis. 1193.
Donation de Henry de Troyes en Champagne à l’ordre des Teutoniques de tout l’avant mur, tour, murailles et fossés, depuis la partie des murs qu’il avait donnée à l’ordre des Hospitaliers, à condition d’y faire les réparations nécessaires, de l’an 1193. (Voir n° 177)

178. Janvier 1193 [janvier 1194].
Donation, faite à l’ordre par le prince Henry de Troyes en Champagne, d’une terre qui touchait à la ville de Joppé (Jaffa), avec toutes ses appartenances, du mois de janvier 1193.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 4, n° 37 (original).
— Edition Pauli Codice diplomatico, I, page 215, n° 173.

179. 8 août 1196.
Acte par lequel Bohémond, Ier du nom, comte de Tripoli, et IVe du nom, prince d’Antioche, fils de Bohémond III, prince d’Antioche, fait donation à Geoffroy de Donjon, grand maître de l’ordre, du chemin que Raymond [III], comté de Tripoli, s’était réservé quand il fit donation aux Hospitaliers de la terre qu’ils ont à Tripoli, et leur fait en même temps rémission de la porte du bourg de Tripoli et de tous les droits qu’il y avait, du 6 des ides d’août 1196.
— Edition Dom Vaissette, Histoire du Languedoc, édition Privat, tome V colonne 1057.

180. n° 1 (rouleau). 24 novembre 1198.
Concession faite par le grand maître Geoffroy de Donjon aux habitants du lieu de Cornaon, vassaux de l’ordre, de faire des vignes dans les terres qui étaient de sa dépendance, tant dans le terroir de Cornaon que celui de Malefogasse, le 8 des calendes de décembre 1198.

180, n° 2 (rouleau). Sans date.
Un état des censes et redevances que faisaient à l’ordre les habitants de Malefogasse.

180, n° 3 (rouleau).
Décembre 1192, — Vente faite par frère Trimond, commandeur de Tripoli, à Bolos, fils de Jean Rays, de cinq pièces de terre, pour le prix de 50 besants sarrasinois et sous des redevances de journées de bœuf, du mois de décembre 1192.

181. Octobre 1198.
Confirmation d’Aymeri, roi de Jérusalem neuvième, et de Chypre, du consentement d’Isabelle, sa femme, fille du roi Amaury, faite au grand maître Geoffroy de Donjon et à l’ordre, de plusieurs terres qu’ils avaient acquis, donné à Acre au mois d’octobre 1198.

182. Octobre 1198.
Donation d’Aymeri, roi de Jérusalem et de Chypre, et d’Isabelle, sa femme, fille du roi Amaury, à Marin Mazué et à ses successeurs, de quatre maisons, en remplacement de la rente de 100 besants que le feu comte Henry de Champagne avait donné audit Marin, à prendre sur les gabelles d’Acre, pour les services qu’il lui avait rendus, du mois d’octobre 1198.

183. 1198.
Confirmation d’Aymeri, roi de Jérusalem, et de la reine Isabelle, sa femme, à Odon de Jorvigni, d’une maison et d’un pâturage devant la place du château d’Acre, que le feu comte Henry de Champagne lui avait donné, de l’an 1198.

184. 8 décembre 1198.
Acte contenant un accord, fait entre les Hospitaliers et les Templiers, de différents griefs qu’ils avaient les uns contre les autres pour les biens qu’ils possédaient dans le comté de Tripoli, du 6 des ides de décembre 1198, sellé du sceau de frère Gibert Hérail, grand maître du Temple.

185. Juillet 1199 [15 juin 1199].
Donation faite à l’ordre par Bohémond I[V], comte de Tripoli, fils de Bohémond III, prince d’Antioche, du consentement de Plaisance, sa femme, de tous les droits qu’il avait sur la ville de Maraclée (1), en considération des services que le grand maître Geofroy de Donjon lui avait rendu, du mois de juillet 1198. Vidimée par Eustorge, archevêque de Nicosie, et par Pierre, archevêque de Nazareth, et sellée de leurs sceaux.
1. Comté de Tripoli a sa frontière Nord entre Maraclée et Banyas.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 1, n° 20. (Vidimus d’Eustorge, archevêque de Nicosie, et de Pierre, archevêque de Césarée, vers 1215-1220).
— Edition Delaville le Roulx, Les archives.,., page 166.


186. Novembre 1199.
Donation d’Aymeri, roi de Hierusalem et de Chypre, faite à l’ordre entre les mains de Geofroy Donjon, grand maître, du droit de tenir deux bêtes de charge pour porter le bled des habitants de Tyr au moulin que l’ordre y possédait, du mois de novembre 1199.

187. Mai 1199.
Bail passé par Aymeri, roi de Jérusalem et de Chypre, à Pierre Muntol et quelques autres, des droits de la douane de la ville de Limisso pour deux années, moyennant 28500 besants blancs, du mois de mai 1199.

188. Septembre 1200.
Donation d’une maison et de deux charruées de terre dans le terroir de Casal Blanc, faite par Guillaume l’Amendelier, du consentement d’Agnès, sa femme, fille du comte Jaucelin, à Jaucelin Ussier et ses hoirs, de l’an 1200, au mois de septembre.

189. 1201.
Accord passé entre les ordres de l’Hôpital et du Temple, où intervinrent frère Geoffroy de Donjon, maître de l’Hôpital, Philippe de Pleisset, maître du Temple, et les principaux frères des deux ordres, dans le (. . .) ils conviennent qu’il n’y aura d’autre four public à Valanie que celui des Templiers, et que les Hospitaliers et l’évêque auront leurs fours particuliers pour leur usage, de l’an 1201.

190. 17 avril 1201.
Accord fait entre les ordres de l’Hôpital et du Temple, en présence des deux grands maîtres, portant règlement pour la prise de l’eau d’une fontaine, pour arroser leurs terres et pour l’usage de leurs moulins, du 15 des calendes de mai 1201.

191. 10 mai 1202.
Accord passé entre Bernard, Amaury, Geoffroy, Jordain et Marguerite, enfants de Geoffroy Boucher, et les Hospitaliers, sur les contestations qui étaient entre eux pour les revenus du casal d’Ase, que l’ordre devait retirer selon les donations de Reynaud, prince d’Antioche, seigneur de Crat, Montréal et Ebron ; par lequel, moyennant 800 besants qu’ils reçoivent de l’ordre, ils le tiennent quitte de tout le droit qu’ils pourraient avoir sur ce casal, du 6 des ides de mai 1202.

192. 27 février 1202.
Donation faite à l’ordre par Bohémond IV, prince d’Antioche et comte de Tripoli, fils du prince Bohémond, IIIe du nom, de l’albergue de deux chevaliers, qu’il prenait sur les casaux de Remesca et Bocombre, qui avaient appartenu à Reynaud, seigneur de Margat, et à Bertrand, son fils, du 3 des calendes de mars 1202, la seconde année de sa principauté.

193. 25 février 1202.
Confirmation du prince Bohémond IV de l’affranchissement que Raymond, comte de Tripoli, son prédécesseur, avait fait aux vassaux de l’ordre et Surions de la maison de Crat, de toute sorte de redevance dans son comté de Tripoli, du 5 des calendes de mars, année seconde de sa principauté.

194. 4 mars 1202.
Bail fait par Pierre de Mirmande, grand commandeur de l’ordre, à Hélène, fille de Hugues de Bussarre, des châteaux de Remesca (1) et Bocombre, sous la redevance de 300 besants pour l’albergue de deux chevaliers, du 4 des nones de mars 1202. (Voir plus haut, n° 192).
1. Tripoli, Liban.

195. 13 avril 1203.
Donation de Bohémond, IVe du nom, prince d’Antioche, à Estienne de Mont Thabor, de deux jardins, avec la faculté de prendre de l’eau du moulin appelé de la Comtesse pour les arroser, des ides d’avril, la 2e année de sa principauté, 1203.

196. Mars 1204.
Donation de Bohémond IV, prince d’Antioche, au grand maître Alphonse de Portugal de la moitié de la gastine (1) de Caphar Mamel, appelée vulgairement de la Vacherie, et de 500 besants d’Antioche à prendre toutes les années sur le fondigue (?) du commerce de Laodicée, lorsque lui ou les siens viendraient à recouvrer cette ville, du mois de mars 1204.
1. Terre sans culture.

197. 26 janvier 1204.
Bulle du pape Innocent III, par laquelle il confirme les privilèges et concessions que Bohémond, prince d’Antioche, avait fait à l’ordre ; donné à Anagnie le 7 des calendes de février, la sixième année de son pontificat, qui répond à l’an 1204.

198. 1206.
Vente faite par Simon, fils de Baudon de Rom, à frère Aymeri de Pax, châtelain de Margat, au nom du grand maître Alphonse [de Portugal], de tous les fiefs qu’il avait dans le terroir du château de Margat, pour le prix de 200 besants sarrazinois, de l’an 1206.

199. 15 mai 1210.
Vente de Philipe d’Ibelin, du consentement de demoiselle Marie, dame de Hierusalem, et de Jean d’Ibelin, régent dudit royaume, du consentement de la comtesse Alix, femme dudit Philippe, faite à l’ordre, de quelques casaux dans le terroir d’Acre, pour le prix de 9000 besants, des ides de mai 1210.

200. Août 1210. — Donation, faite à l’ordre, entre les mains du grand maître Guérin de Montaigu, par Léon, roi d’Arménie, fils d’Etienne, du consentement de Raymond Rupin, son neveu, fils de Raymond, fils aîné de Bohémond, IIIe du nom, prince d’Antioche, de la ville de Selesk avec son château, Camerdès et Châteauneuf avec leurs dépendances tant sur mer que sur terre, qui existaient du temps des Grecs et des Sarrazins et du temps qu’il les possédait lui-même, du mois d’aout 1210, en original signée en rouge de la main du roi et contresignée par son secrétaire.

201. 15 avril 1211.
Lettre écrite par Léon d’Arménie au pape Innocent III, par laquelle il lui notifie qu’il a donné à l’ordre de l’Hôpital la ville de Selefk (1) et autres lieux, en considération du secours que le grand maître lui avait donné, dans le mois d’aout précédent, pour le défendre contre l’armée des Sarrasins qui avoient fait irruption dans ses états, et le prie de confirmer ladite donation, datée de Tarse de Cilicie, du milieu d’avril 1211.
1. Dans une lettre du troisième volume de la correspondance d’Orient, vous avez indiqué la route que suivit Frédéric Barberousse, depuis Gallipolis jusqu’aux rives du Selefk, où l’empereur perdit la vie.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 3, n° 1 (aujourd’hui perdu).
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 98, n° 94.


202. Septembre 1210.
Donation de Raymond Rupin, prince d’Antioche, fils aîné de Bohémond IV, prince d’Antioche, du consentement d’Eloise, sa femme, fille d’Aymeric, roi de Jérusalem et de Chypre, de la ville de Gehel et du château de la Vieille (1) avec toutes ses dépendances ; et permet à l’ordre de faire trêve ou la guerre avec les Sarrasins qui étaient aux environs de cette ville ; fait en présence de Léon, roi d’Arménie, oncle du prince, du mois de septembre 1210.
1. Le Château de Biskisraïl ou Qal’at Beni Israïl, le Castellum Vetulæ (château de la Vieille) des Francs.
Syrie. Principauté d’Antioche.
Château de la Vieille
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 5, n° 18 (aujourd’hui perdu).
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, page 99, n° 95.


203. 1 août 1210 [prob. 3 août 1210].
Bulle du pape Innocent III, par laquelle il confirme toutes les donations qui avaient été faites à l’ordre dans le royaume d’Arménie ; donné à Latran le 1 août, l’année XIIIe de son pontificat, qui répond à l’année 1210.
— Edition Langlois, Le trésor des chartes d’Arménie (Venise, 1863), page 114. « Ex litteris charissimi »

204. Sans date [après septembre 1210].
Déclaration d’Amaury, maire de la ville d’Antioche, par laquelle il conste que le prince Raymond Rupin, ayant donné autrefois la ville de Gibel à l’ordre, dans le temps qu’elle était occupée par les infidèles, cette ville en étant depuis abandonnée, il s’y est porté pour en mettre l’ordre en possession en présence de sa cour, faisant élever la bannière de l’ordre sur l’endroit le plus élevé à la place de la sienne, qu’il remet de sa propre main à frère Joubert, châtelain de Margat, en signe de donation perpétuelle, sans datte.

205. 15 mai, sans année [1211-1227] (1).
Commission donnée par le grand maître Guérin de Montagu à frère Pierre de Garamont et Gilles Gérald, chapelain, de se transporter à Rome pour instruire le pape et le sacré collège du différend que l’ordre de l’Hôpital avait contre celui des Templiers pour la ville de Gibel, prétendant que cette ville leur avait été donnée par Bohémond IV, comte de Tripoli et prince d’Antioche ; et leur ordonne de prendre pour juges, s’il est nécessaire, Pélage, légat du Saint-Siège en Orient, ou l’archevêque de Césarée, et pour tiers l’évêque de Bethléem ou l’archevêque de Nicosie, des ides de mai sans année.
1. Il est fort probable que cette pièce se place en 1211 ou 1212, mais nous n’en avons pas la certitude.

206. 15 avril 1212.
Vente de Jean de Brienne, dixième roi de Jérusalem, faite è l’ordre, du consentement de la reine Marie, sa femme, du casal de Manuet, moyennant 2000 marcs d’argent, du 17 des calendes de mai 1212.

207. 18 novembre 1212.
Emprunt fait par Aymard, seigneur de Césarée, et Julienne, sa femme, du grand maître Guérin de Montagu, de 2000 besants sarrazinois, de 110 muids d’orge et 60 muids de blé ; pour lequel emprunt ils lui engagent les maisons qu’ils ont à Acre et à Tyr et le casal de Turcarme, du 14 des calendes de décembre 1212.

208. 3 avril 1214.
Permission, donnée par l’abbé de Mon Thabor à Michel de Porta, d’appuyer un arc de sa maison et des poutres contre le mur de l’église de Saint-Jacques, dépendant de ladite abbaye, à condition que les possesseurs de ladite maison payeront annuellement la cense de deux besants d’or au monastère de Mont Thabor et à l’église de Saint-Jacques, du 3 avril 1214.

Forteresse du Mont Thabor
La basilique actuelle de la Transfiguration est construite par les Franciscains entre les années 1919 et 1924, d’après les plans de l’architecte italien Antonio Barluzzi. À l’entrée, recouvertes aujourd’hui d’une grille, on remarque des marches creusées dans la roche, qui, à l’époque des Croisés, menaient à la crypte, sur les murs de laquelle on a retrouvé des inscriptions en grec et le dessin de croix. La basilique est composée d’une nef centrale et de deux allées latérales, et est construite sur le tracé des vestiges de l’église abbatiale de l’époque croisée, bâtie par le prince d’Antioche Tancrède de Hauteville.

Abbaye du Mont Thabor

Paul Deschamps. Etude sur un texte latin énumérant les possessions musulmanes dans le royaume de Jérusalem vers l’année 1239. Mont Thabor, page 92.

209. 1 octobre 1214.
Testament de Guy, seigneur de Gibelet, par lequel il met sa personne, ses biens et ses héritiers sous la protection de l’ordre, institue Marie, sa fille, son héritière en cas qu’il meure sans enfants mâles, et lui donne pour tuteur Bertrand de Biblis, son oncle, du 1 octobre 1214.

210. 1 avril 12J5.
Donation faite à l’ordre par Raymond Rupin, prince d’Antioche, de la ville de Gibel et du château de la Vieille, qui en dépendait, du 1 avril 1215.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 5, n° 31 (aujourd’hui perdu).
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, page 107, n° 102.

211. 1 avril 1215.
Confirmation du prince Raymond Rupin de toutes les donations que lui ou ses prédécesseurs, princes de son sang, Bohémond le Vieux, Tancrède, Bohémond le Jeune, Raymond, Raynaud, la princesse Constance et Bohémond, fils du prince Raymond, son aïeul, et les principaux seigneurs d’Antioche avaient fait à l’ordre dans toute la principauté d’Antioche, du 1 avril 1215.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 5, n° 29 (aujourd’hui perdu).
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, page 107, n° 101.

212. Avril 1215.
Acte par lequel Daudin, évêque d’Anterade ou Tertose, déclare avoir reçu de l’ordre et des mains du grand maître Guérin de Montagu 1500 besants sarrazinois, pour lesquels, du consentement de son chapitre et du patriarche d’Antioche, il leur engage un casal nommé Deterre avec ses dépendances, situé entre les casaux de Médel, Gastum et Ethere, que son église possédait dans le terroir de Crat, Crac, Krak, pour le tenir en gagement jusques au payement de ladite somme, du mois d’avril 1215.

213. 1 décembre 1216.
Bulle du pape Honoré III, adressée à tous les archevêques et évêques, par laquelle il leur ordonne d’empêcher que leurs archidiacres, doyens et officiaux tirent à leurs tribunaux les frères de l’ordre dans les causes criminelles. Donné à Rome, au palais du Vatican, aux calendes de décembre, la première année de son pontificat, qui revient à l’an 1216.
— Bulle « Dilecti filii nostri »
— (Marseille, Archives des Bouches-du-Rhône, Ordre de Malte, H 13, n° 73).

214. Décembre 1216.
Donation faite à l’ordre par Isabelle, veuve du prince Bohémond III, de 20 besants d’Antioche à prendre toutes les années sur le casal Gédéide, confirmée par Rupin, prince d’Antioche, fils du prince Raymond, du mois de décembre 1216.

215. Mai 1216.
Vente faite à l’ordre par Geoffroy Taulard d’une gastine (1) ou pâturage, nommé Dandenit, pour le prix de 1700 besants sarrazinois, qu’il dit avoir reçu des mains de frère Josserand, commandeur dudit ordre, confirmée par Raymond Rupin, prince d’Antioche, fils du prince Raymond, du mois de mai 1216.
1. Lieu non cultivé.

216. Février 1216.
Donation de quatre casaux, nommés Baqueer, Quasse, Bethorafig, Gabronie et Maarban, faite à l’ordre par Bertrand, seigneur de Biblis, entre les mains du grand maître Guérin de Montagu, de frère Aymard de Layron, maréchal, de frère Raymond de Pignans, châtelain de Crat, Crac, Krak, frère Guillaume de Tinières, commandeur de Tripoli, Raymond Portevin, chapelain du grand maître, frère Martin Dandres, frère Pierre de Vieille-Brinde, frère Bertrand de Comps et frère Leonard, du mois de février 1216.

217. 1217 [12—18 janvier 1218].
Donation d’André II, roi de Hongrie, faite à l’ordre entre les mains de frère Raymond de Pignans, châtelain de Crat, Crac, Krak, de 100 marks d’argent à prendre toutes les années sur ses salins de Scolaske, pour l’entretien de la forteresse de Crat, Crac, Krak, de l’an 1217, la 13e année de son règne.
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, n° 105, page 111 (d’après le bullaire E, folio 172 aujourd’hui perdu).

218. 1217 [12-18 janvier 1218, Margat].
Donation de André II, roi de Hongrie, dans le temps qu’il était à la Terre Sainte, faite à Jean de Brienne, roi de Hierusalem, de 100 marks d’argent à prendre sur les salins de son royaume de Hongrie toutes les années au mois de mars, en considération des services qu’il en recevait et de son zèle à [lisez : contre] les infidèles, de l’an 1217.
— Rome, Archives du Vatican, registre 9, folio 276 (copié contemporaine).
— Edition Theiner, Vetera monumenta Hungariam meram illustrantia (Rome, 1859), I, 15.

219. 1 décembre 1217.
Donation de la moitié d’une gastine, appelé Sellorie, faite à l’ordre par Jean Nicéphore, confirmée par Raymond Rupin, prince d’Antioche, fils du prince Raymond, des calendes de décembre 1217, la seconde année de son principat.

220. 25 janvier 1217.
Acte par lequel le comte Nicolas, fils de Bon-Hongrois, déclare que le grand maître et [les frères] lui ont prêté 1500 besants sarrazinois, qu’il s’oblige de payer entre les mains du prieur de Hongrie, du 8 des calendes de février 1217.

221. 12 février.
Autre donation, faite par Raymond Rupin, prince d’Antioche, à l’ordre, de la ville de Gibel et du château de la Vieille, du jour avant les ides de février. (Voyez plus haut, n° 202 et 210).

222. 1 septembre 1217.
Acte par lequel frère Isimbard déclare qu’il a acheté quelques maisons d’une aumône qui avait été faite entre ses mains, et qu’il les a données à Raimonde, Provençale, donnée de l’ordre, pour avoir l’usage durant sa vie, du 1 des calendes de septembre 1217.

223. Sans date [vers 1206-14 septembre 1214].
Acte par lequel Albert, patriarche de Hierusalem, déclare qu’Alix, fille de Turgin, a fait donation à l’ordre, après avoir [été] reçue dans sa confraternité, de quatre charruées de terre, avec les maisons que son père avait achetées du roi Guy et de Sibille, sa femme, situées dans le casal de Geschal, dans le temps que ce prince n’était encore que comte de Joppé (Jaffa) et d’Ascalon (1), dont elle a remis les titres entre les mains de frère Isembard, grand commandeur, et de frère Richard, trésorier, et fait plusieurs autres aumônes, la date étant effacée.
1. Il s’agit d’un acte de 1183 (Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 153).

224. 15 septembre 1218.
Acte par lequel Léopold, duc d’Autriche et de Styrie, déclare que l’ordre lui a prêté, par les mains du grand maître, 2000 marcs du poids d’Acre, qu’il promet de payer dans deux ans, fait dans le temps du siège de Damiette, du 17 des calendes d’octobre 1218.

225. Novembre 1220.
Donation d’Adeymar de Layron, chevalier, et de Sibille, sa femme, fille de Gautier de Leitor, faite à l’ordre, de 2000 besants qu’ils prenaient annuellement à Gibel sur la place des Toiles, pellée en langue arabe « Sochelbet », et qu’ils tenaient par concession du prince Bohémond, IVe du nom, du mois de novembre 1220.

226. Août 1222.
Sentence rendue par Pélage, évêque d’Albano, légat du Saint-Siège, entre le chapitre de l’église du Saint-Sépulcre et la maison de l’Hôpital, par laquelle il adjuge à chacune des parties la moitié de la terre qui faisait la matière du procès, située au terroir de Tyr, en présence de Raoul, patriarche de Jérusalem, Simon, archevêque de Tyr, Durand, évêque de Tortose, et de frères Pierre de Moutagu, grand maître du Temple, et Guérin de Montagu, grand maître de l’Hôpital, du mois d’août 1222.

227. 1225.
Seconde donation d’André II, roi de Hongrie, faite à l’ordre entre les mains de Guérin de Montagu, grand maître, de 1000 marks d’argent, à prendre sur les salines de Saloc, ordonnant à ceux qui étaient préposés à la régie des dites salines qu’en quelle quantité qu’ils vendent du sel, les Hospitaliers retirent toujours pour le moins les 1000 marcs d’argent, et s’ils veulent retirer la part du sel qui leur revient en espèce, ce prince ordonne aux préposés de leur fournir des voitures pour le transporter, et exempte l’ordre de toute sorte de tribut pour ledit transport, tout de même que si ce sel lui appartenait, de l’an 1225.

228. 1226.
Convention passée entre le commandeur d’Antioche et Philipe, archevêque de Mamistra, dans laquelle il est dit que le commandeur payera la dime des terres de cette commanderie, qu’il faisait cultiver par ses paysans, et que ce payement ne pourra porter aucun préjudice à l’ordre en cas qu’il fasse à paroir de quelque privilège qui l’en exempte, de l’an 1226.

229. 5 décembre 1227.
Bulle du pape Grégoire IX, adressée à Jacques, Ier du nom, roi d’Aragon, dans laquelle il se plaint à ce prince de ce qu’au scandale de la religion et à la honte de la royauté, il avait favorisé la perfidie de quelques-uns de ses sujets, habitant les frontières de Son royaume, qui, dans une action, avaient aidé aux Sarrasins à combattre les Templiers, et avaient eu en récompense une partie de leurs dépouilles, exhortant ce prince de contraindre à rendre ce qu’ils avaient pris et de les traiter comme ennemis de son état. Donné à Latran, le jour des nones de décembre, la première [année] de son pontificat, qui répond à l’an 1227.

230. 8 décembre 1227.
Bulle du pape Grégoire IX à la reine d’Aragon, pour le même sujet et dans les mêmes termes que celle adressée à Jacques I, époux de ladite reine, du 6 des ides de décembre 1227.

231. 9 décembre 1227.
Bulle du pape Grégoire IX, pour le même sujet que celles adressées au roi et à la reine d’Aragon, destinée à l’évêque de Terrasson (1), par laquelle il lui ordonne d’excommunier ceux qui avaient prêté du secours aux Sarrasins pour défaire les Templiers, du 5 des ides de décembre 1227.
1. Les Terrasson quitteront progressivement leur fief en s’engageant activement dès les premières croisades en 1095 auprès de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, pour définitivement disparaître du Périgord au milieu du XIIe siècle avec la domination des Anglais. On les retrouve en 1177, selon les archives du Pays d’Oc, dans la région de Carcassonne et de Montpellier, avec Raymond de Terrasson et son fils Jean, puis dans le procès de l’ordre du Temple à Paris en 1310 avec l’arrestation à Carcassonne de Pierre de Terrasson, chevalier du Temple.

222. 3 septembre 1229.
Donation d’Adam d’Haute Rive, faite aux pauvres de l’Hôpital, de tous les droits qu’il avait sur le bourg de Tedisubelle et Ubeslarins, du 3 septembre 1229.

233. 17 août 1229.
Bulle du pape Grégoire IX, adressée au patriarche de Jérusalem, par laquelle, il lui donne pouvoir de terminer le différend survenu entre les Hospitaliers et les Teutoniques, qui prétendaient se soustraire de l’obéissance qu’ils devaient au maître de l’Hôpital, selon le privilège à lui accordé par la bulle de Célestin II. Donné à Pérouse, le 16 des calendes de septembre, l’an III de son pontificat, revenant à 1229.
— Marseille, Archives des Bouches-du-Rhône, ordre de Malte, H.1 16, n° 94 (2 originaux).
— Edition Delaville de Roulx, Les anciens Teutoniques et l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dans Extraits des comptes rendus des séantes de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2e série, XVI, page 345.

234. Depuis 1230.
Un rouleau, contenant les donations faites à l’ordre de plusieurs maisons, depuis l’année 1230.

235. 13 mai 1230.
Sentence arbitrale, rendue par Géraud, patriarche de Hierusalem, entre le grand maître Bertrand de Thessy et T., évêque de Limisso (1), et son chapitre, par laquelle il ordonne que l’ordre payera toutes les années à l’église de Limisso (Limasol) 120 besants sarrazinois, moyennant quoi il sera exempt de la dime de tous les biens qu’il possédait dans ce diocèse, du 3 des ides de mai 1230.
1. Limassol, Chypre.

236. Septembre 1231.
Donation faite à l’ordre par Alix, princesse d’Antioche, dame d’Arménie, veuve de Raimond II, prince d’Antioche, d’un casal appelé Tortiafa, situé dans le terroir de Toron, et d’une gastine (1) qui en dépendait et d’une maison située dans le bourg de Toron, du mois de septembre 1231.
1. Terre sans culture.

237. 27 octobre 1231.
Acte par lequel Bohémond IV, prince d’Antioche et comte de Tripoli, du consentement de Raimond et d’Henry, ses enfants, quitte à l’ordre toutes les demandes qu’il lui faisait pour des dommages qu’il prétendait lui avoir été causés, du 6 des calendes de novembre 1231.

238. 27 octobre 1231.
Transaction passée entre l’ordre et Bohémond IV, prince d’Antioche, par la médiation de Géraud, patriarche de Jérusalem, légat du Saint-Siège, par laquelle le grand maître se départ en faveur de ce prince de toutes les donations et franchises que le prince Rupin avait accordé à l’ordre dans la ville d’Antioche et sa banlieue, à la réserve de la ville de Gibel et du château de la Vieille ; et, en considération de cette remise, le prince donne à l’ordre 316 besants de Tripoli, à prendre toutes les années dans la ville de Tripoli, et donne par aumône 873 besants d’Antioche à prendre toutes les années dans ladite ville, du 6 des calendes de novembre 1231.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 5 (ancien volume 6), n° 4.
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, page 120, n° 112.

239. 1 mai 1231.
Echange fait entre Odon et Guillaume, frères, et le grand maître Guérin II, d’une maison leur appartenant, située à Joppé (Jaffa), pour deux autres maisons possédées par l’ordre à Acre, du 1 mai 1231.

240. 31 octobre 1232.
Donation de Constantin, seigneur de Lambron, régent du royaume d’Arménie, faite à l’ordre entre les mains du grand maître Guérin II, d’un casal, nommé Gouvaira, avec toutes ses dépendances, en considération de ce que son père et lui avaient été reçus confrères de l’ordre et ses biens et héritages mis sous sa protection par le feu grand maître Guérin I, son prédécesseur, de la fin du mois d’octobre, l’an de la lettreur des Arméniens 682 et de l’incarnation 1282.

241. 23 juillet 1231.
Confirmation de la donation de certaines maisons à une dame, nommée Gille, par le grand maître Bertrand de Thessy, faite par le grand maître Guérin sous la cense annuelle de deux marcs d’argent, et à condition que, si elle meurt sans enfants, les maisons reviendront à l’ordre, du dix des calendes d’août 1231.

242. 18 avril 1232.
Vente faite par Jean d’Ibelin, fils de Philippe, au grand maître Guérin II, de plusieurs maisons qu’il avait à Acre, à la rue de la Vieille Reine, du 18 avril 1232.

248. 16 août 1233.
Bail passé par Mabile, abbesse du monastère de Notre-Dame Majeure en Hierusalem, à Pons de Cisternaty et Raymonde, sa femme, d’une maison au quartier du Patriarche, sous la cense de 3 besants, du 17 des calendes de septembre 1233.

244. 10 avril 1235.
Défenses données par le grand maître Guérin II devant Thédise, archevêque de Ravenne, légat du Saint-Siège, pour le soutien du procès que son ordre avait contre celui des Templiers, qui empêchaient le cours de l’eau servant pour l’usage du moulin de l’Hôpital d’Acre, du 10 avril 1235.

245. Novembre 1235.
Donation d’Estiennette, fille de Bonjean, du consentement de Pierre Pisan, son mari, des maisons qui avaient appartenu à son père, situées à Acre, à la rue appelée « Parmentaria », du mois de novembre 1235.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 5 (ancien volume 6), n° 15.
— Edition Delaville le Roulx, Les archives..., page 172.

246. Décembre 1235.
Don fait à l’ordre par Sibille de Sourdevaux (1), veuve d’Aymard de Leyron, chevalier, de la seigneurie directe qu’elle avait sur des vignes enclavées dans sa terre hors la porte de Saint-Paul, et toute la terre labourable qu’elle avait au même endroit, à condition que l’ordre entretiendrait un prêtre qui dirait la messe pour le salut de son âme, du mois de décembre 1235.
1. Lettre d’un Templier trouvée récemment à Jérusalem.
D’importants travaux sont en cours au Haram ES-SERIF. En attendant de pouvoir aborder la remise en état du splendide écrin qui couvre la Roche, on a dû courir au plus pressé. Toutes les toitures de la mosquée EL-AQSA sont à renouveler et la coupole elle-même inspirait de graves inquiétudes. Elle est soutenue par des arcades bandées sur un carré de piles dont deux au moins, plantées sur les voûtes du passage souterrain de la porte double, nécessitaient un examen diligent et finalement une reprise en sous-œuvre. Tandis qu’on effectuait le remontage de la pile angulaire Sud-Est, les ouvriers recueillirent, dans un joint entre deux assises que dissimulait le crépissage, un pli minuscule de papier sur lequel on discernait quelques linéaments d’une adresse arabe manuscrit très cursif. Le pli ouvert révéla en effet une assez longue page d’écriture arabe un peu grande mais excessivement enchevêtrée, dépourvue de tous points diacritiques et surtout for endommagée. Le plus étrange est que ce pli en contenait un autre, en papier également, muni aussi d’une adresse et portant sur la face opposée de longues lignes d’une écriture élégante et dense n’ayant . . .
Sources : F.-M. Abel. LETTRE D’UN TEMPLIER TROUVÉE RÉCEMMENT A JÉRUSALEM
Revue Biblique (1892-1940) Volume 35, n° 2 (1er avril 1926), pages 288-295 (8 pages) Publié par : Peeters Publishers. Revue Biblique


247. Mai 1236.
Convention passée entre Robert, abbé de Sainte-Marie de la Latine (1), et Guérin II, grand maître de l’Hôpital, au sujet des casaux de Montdidier et Toure-Rouge, par lequel accord l’abbé et les religieux promettent de garder les obligations qu’ils avoient contractées avec les Hospitaliers sur ce bail emphytéotique, et de les mettre en possession desdits casaux, dès que les Templiers, qui les tenaient en arrentement, s’en seraient démis, ou plutôt s’il était possible, de l’an 1236 au mois de mai.
1. Sainte-Marie de la Latine

248. Mai 1236.
Confirmation faite par Sibille, veuve d’Aymard de Leyron, de la donation que son mari avait fait à l’ordre d’une rente de 2000 besants, à prendre toutes les années sur la place des Toiles, appelée en arabe « Sochelbes (1) », du mois de mai 1236. (Voyez plus haut, n° 225).
1. Il est évident que, comme dans toutes les sociétés médiévales, latines, byzantines ou musulmanes, les divers métiers étaient organisés corporativement et qu’à cette division générique correspondait plus ou moins une division géographique ; l’existence dans la ville arabophone de Djabala au xiie siècle, d’un « sochelbes » (soûq al-bazz, soûq des étoffes) témoigne qu’elle ne différait en rien, sous ce rapport, de ses sœurs demeurées sous la domination musulmane. Une autre trace de l’organisation séparée de chaque métier réside indirectement dans la distinction des impôts que le prince prélève sur chacun d’eux, teinturerie, huilerie, tannerie, etc.
Mais cela dit, on ne sait absolument rien de l’organisation des métiers dans la principauté.
Sources : Presses de l’Ifpo


249. Août 1236.
Permission donnée par frère Robert de Çorson, commandeur de Tripoli, à plusieurs paysans de planter des vignes et des oliviers dans la terre dite de Montpelerin, dépendant de ladite commanderie, à condition qu’ils flairaient la 3e partie des fruits, et qu’ils ne pourraient laisser ces terres qu’à leurs enfants, et que, si cette terre tombait en friche, elle appartiendrait de nouveau à la commanderie, du mois d’août 1236.

250. Juin 1237.
Lettres d’Henry I, roi de Chypre, par lesquelles il affirme que dame Agnès de la Baume, étant en sa présence, a donné à l’ordre, entre les mains de frère Guillaume de Forel, commandeur de Chypre, la moitié de tous les héritages qu’elle avait ou devait avoir dans le royaume de Hierusalem, de la succession de Jaucelin de la Moussa, son oncle, situés dans la montagne du Carmel ou ailleurs, du mois de juin 1237.

251. Mai 1237.
Confirmation de Balian, seigneur de Sydon (Sidon), de là concession que Reynaud, son père, et Gérard, son aïeul, avoient faite à la maison de l’Hôpital d’avoir un port près de la ville de Sydon (Sidon), une porte à l’avant mur et un terrain hors la ville pour leur servir d’aire, et tout l’avant mur depuis la tour de Baudouin jusques à la mer, faite entre les mains du grand maître Bertrand de Comps, du mois de mai 1237.
1. Sidon, Liban.

252. 18 juin 1237.
Bail en emphytéose, passé par frère Pierre de Vieille Brinde, grand commandeur de l’ordre, à Simon, fils de Thomas de la Chaêne, d’une maison dans Acre à la rue de Chypre, sous la cense de 17 besants, du 18 juin 1237.

258. Décembre 1238.
Déclaration faite par devant Jean Pelerutain, comte de la ville d’Acre, par Marie de Jaffe, femme de sire Guy de l’Alnai ; en présence de Bienvenue, sa mère, et d’Ubans Pisain, son baron, par laquelle elle atteste en pleine audience qu’elle a donné à la maison de l’Hôpital et aux pauvres, entre les mains de frère André l’infirmier, au nom de frère Pierre de Vieille Brinde, grand commandeur, la moitié des biens qu’elle avait à Jaffa et à Ascalon, et la moitié des biens qu’elle pourra avoir dans la suite, du mois de délier 1238.

254. 25 mars 1239.
Donation d’Agnès, veuve d’Aymeri Barlais, du consentement de Jean Barlais, son fils, à Reinaud Barlais, son autre fils, de 500 besants toutes les années, à prendre sur les 2000 besants que l’ordre leur faisait pour l’échange de Margat, du 25 mars 1239.

255. 26 avril 1240.
Acte par lequel les ordres de l’Hôpital et du Temple compromettent Albert, patriarche d’Antioche, légat du Saint-Siège, le différend qui était entre eux pour le partage des terres qu’ils avaient dans le comté de Tripoli, du 6 des calendes de mai 1240.

256. Août 1240.
Donation de Geoffroy, seigneur de Prully, dans le temps qu’il était en pèlerinage à la Terre Sainte, d’un fief appelé Mauterre, du mois d’aout 1240.

Cela a peut-être une relation avec la Maison de Traînel. Je n’en suis pas sûr du tout ?
Garin de Traînel, qui se fit convers à Prully (1). Le nom de son épouse est inconnu, mais il a au moins deux enfants :
Philippe de Traînel, abbé de Saint-Loup de Troyes.
Théceline de Traînel, dame d’Ermel.
Milon de Traînel, abbé de Saint-Marien d’Auxerre en 1155 à 1202.
1. Abbaye de Preuilly. Égligny, Seine-et-Marne - 77
Abbaye de Preuilly


257. 1240.
Donation de Guy de Dompierre, seigneur de Saint Just, faite à l’ordre, d’une rente de 50 livres tournois à prendre après sa mort sur son moulin de la Chaucière, de l’an 1240.
1. Guy III de Dampierre (né vers 1200, mort vers 1275) est seigneur de Saint-Just au milieu du XIIIe siècle. Il est le fils de Guy II de Dampierre, seigneur de Dampierre, et de Mathilde Ire, dame de Bourbon.
Guy de Dampierre


258. 26 mars 1240.
Acte par lequel Agnès de Margat et Rainaud Barlais, son fils, déclarent qu’en cas qu’ils puissent recouvrer le fief de Tripoli, ils rendront à l’ordre la donation de 500 besants qu’il leur avait faite, et renoncent à ladite donation tant qu’ils tiendront ce fief, du 26 mars 1240.

259. Mai 1241 [après juin 1241 (1)].
Confirmation faite par Balian d’Ibelin, seigneur de Bérithe (Beyrouth), de la donation que Jean d’Ibelin, seigneur d’Arssur (Arsouf) (2), son frère, avait faite au grand naître Pierre de Vieille Brinde, de la moitié du moulin de Trois Ponts, du mois de mai 1241.
1. La date donnée par Raybaud est certainement erronée, car la donation, dont la confirmation est ici analysée, est datée de juin 1241 (Voyez Delaville Le Roulx, Les archives..., page 176).
2. Durant cette période, Beyrouth devient la résidence principale de la famille d’Ibelin et le sera pour le reste du siècle. Il fait reconstruire la cité, qui avait été complètement détruite durant la conquête du royaume par Saladin, et y construisit un riche palais. Beyrouth est quasiment un État indépendant sous son autorité ; en 1207, Jean ajouta la seigneurie d’Arsouf à ses possessions par son mariage avec Mélisende d’Arsouf.
Seigneurie d’Arsouf


260. 26 mars 1241.
Cession faite par Elizabeth d’Adelon, fille de Daniel de Teremonde, à Jean l’Allemand, du douaire qui lui revenait comme veuve d’Hugues d’Allemand, frère dudit Jean, moyennant la somme de 600 besants, à prendre sur la maison de Rabat à Acre et sur une autre maison audit Acre, devant l’hôtel de la Reine, du 26 mars 1241.

264. 7 juin 1241.
Sentence arbitrale, rendue par Albert, patriarche d’Antioche, légat du Saint-Siège, entre frère Pierre de Vieille Brinde, grand maître de l’Hôpital, et frère Hermand de Périgord, grand maître du Temple, pour le bornage des terres et casaux qu’ils avaient dans le terroir de Tripoli, par laquelle il est dit que ce qui [aura] été réglé à ce sujet par les personnes choisies de part et d’autre sera observée, du 7 des ides de juin 1242.

262. 15 mars 1243.
Acte par lequel frère Hermand de Périgord, grand maître du Temple, remet à Jacques de Lamendelée, comme au plus proche parent du Comte Jaucelin, sénéchal du royaume de Hierusalem, deux titres, dont le premier contient la confirmation par Baudouin, IVe du nom, sixième roi de Hierusalem, à la comtesse Agnès, sa mère, de l’achat qu’elle avait fait de deux casaux, appelés Chabor et Coquil, de l’an 1183 ; et le second renferme une donation de Guy de Lusignan, comte de Joppé (Jaffa) et d’Ascalon, et [de] la comtesse Sibille, sa femme, à Jaucelin, sénéchal du royaume de Hierusalem, son oncle, des calendes de février 1185 ; à condition qu’il rendra ces deux titres, s’il se trouve quelque héritier dudit comte Jaucelin plus proche que lui ; ladite rémission est du milieu de mars 1243.

263. 31 août 1243.
Bulle de Frédéric II, roi de Hierusalem et de Sicile, par laquelle, de l’avis de Conrad, roi des Romains, son fils, il accorde à l’ordre la garde du château d’Ascalon, et ordonne à Thomas d’Aquin, comte d’Acerre, Bailly du royaume de Hierusalem, vicaire du Saint Empire en Syrie, de remettre ledit château aux Hospitaliers, du dernier d’août, indiction première, qui revient à l’an 1243.
— Cet acte figure dans Pauli (Codice diplomatico I, page 118, n° 111), sous la forme d’une confirmation émanée de Conrad, roi des Romains, du 30 novembre 1243.

264. 3 avril 1244.
Rémission du château d’Ascalon au grand maître de Châteauneuf par le comte Thomas d’Acquin, ensuite du pouvoir à lui donné par l’empereur Frédéric II et par le roi Conrad, bon fils (1), en présence de Bohémond, Ve du nom, prince d’Antioche et comte de Tripoli, d’Almary Salaman, Henry, seigneur de Camerdes, Odon de Celles et Thomas de Lambert, du 3 avril 1244.
1. Le pouvoir de Conrad est du 30 novembre 1243 (Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 118, n° 111).
Château d’Ascalon. Isræl. Royaume de Jerusalem.


265. Septembre 1244.
Confirmation faite par le comte Thomas d’Acquin, vicaire du Saint Empire Romain en Syrie et Bailly du royaume de Hierusalem, suivant le pouvoir à lui donné par l’empereur Frédéric II et le roi Conrad, son fils, de la donation que Jean de Rocherouge avait faite au grand maître Guillaume de Châteauneuf, d’un casal, appelé Eskal (2), du mois de septembre 1244.
2. La donation est du 20 août 1244 (Edition Delaville Le Roulx, Les archives..., page 179).

266. 28 février 1246 [19 février 1246].
Bulle du pape Innocent IV, portant que le comte Richard ayant fait fortifier le château d’Ascalon, et l’ordre, qui s’était chargé de le garder et de le défendre, ayant aussi fait des dépenses considérables pour ce sujet, il ordonne à l’archevêque de Nicosie et à l’évêque de Limisso (Limassol), à qui sa bulle est adressée, qu’en cas que ce château passe dans d’autres mains, ils obligent par censures ecclésiastiques les possesseurs dudit château à dédommager l’ordre des sommes par lui employées à conserver cette placé. Donné à Lion, le 2 des calendes de mars, la 3e année de son pontificat, qui revient à l’an 1246.
— Bulle « Ex parte dilecti »
— Rome, Archives du Vatican, Registre 21, folio 270 b (copie contemporaine).

267. 30 août 1247.
Inventaire des vases sacrés et ornements qui étaient dans l’église du château de Crat, Crac, Krak et dans celle de Notre-Dame du Bourg, fait par frère Arnaud d’Arène, prieur de l’église de Crat, du 3 des calendes de septembre 1247.

268. 7 août 1248.
Acte par lequel Pérégrin, abbé du monastère Sainte-Marie de la Latine, donne en emphytéose perpétuelle à Jean de Ronay, grand commandeur, lieutenant du grand maître, les casaux de Montdidier et Tourre Rouge, situés dans le terroir du casal de Kaco, sous la cense annuelle de 800 besants, du 7e du mois d’août 1248.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 5 (ancien volume 6), n° 28.
— Analyse dans Delaville Le Roulx, Les archives..., page 181.

269. Décembre 1248.
Donation d’Hugues de la Chapelle, chevalier, et de Marie, sa femme, du consentement de Reynaud, son fils, faite à l’ordre, d’une vigne près de Valanie, (village ou ville près de Margat Syrie), joignant celle de l’Hôpital, du mois de décembre 1248.

270. 19 août 1248.
Vente faite en présence de G., évêque d’Acre, par Simon de la Chaine et Oriente, sa femme, à frère Jean de Ronay, grand commandeur, d’une maison à Acre à la rue de Chypre, relevant de la directe dudit ordre, moyennant 900 besants, du 19 août 1248.

271. Février 1250.
Confirmation de Conrad, élu roi des Romains, roi de Hierusalem et de Sicile, faite à la requête de frère Raybaud, grand commandeur en Italie, Hongrie et Autriche, de tous les biens que l’ordre avait acquis dans le royaume de Jérusalem et qu’ils acquerraient dans la suite, avec toutes les concessions, immunités et privilèges accordés à l’ordre par son aïeul Jean de Brienne et par les rois, ses prédécesseurs, donné à Gravine au mois de février 1250.
— Cette bulle est datée dans l’original : 1250, indiction XI, par erreur ; elle doit être de 1253, de même que la copie qui se trouve ci-après au n° 280.

272. 29 août 1251.
Acte par lequel Pierre de la Tour déclare, en présence d’Adam, archidiacre de l’église d’Acre, et Jean de Bucea de Manzo, notaire et juge du Saint-Siège apostolique, qu’il a transigé avec Hugues, commandeur des maisons de l’Hôpital de Saint-Jean d’Acre, pour des droits qu’il avait à prétendre contre l’Hôpital, desquels il se départ moyennant 50 besants sarrazinois, du 29 août 1251.

273. 5 décembre 1251.
Lettres d’Othon, évêque de Tusculum, légat du Saint-Siège, par lesquelles il atteste que Nicolas de Manueth, qui avait depuis un très long temps un procès contre l’ordre pour certains biens qu’il prétendait lui appartenir, a déclaré, en présence de Jean d’Ibelin, seigneur d’Arssur (Arsouf), connétable et Bailly du royaume de Jérusalem, qu’il avait autrefois vendu ces biens à l’ordre, et qu’il en avait été payé, renonçant au procès qu’il avait intenté pour ce sujet au grand maître et à l’ordre, remettant le droit qu’il pourrait y avoir encore, et prie le légat d’en expédier les lettres audit ordre, du 5 décembre 1251.

274. 5 décembre 1251.
Lettres de Robert, patriarche de Jérusalem, pour le même sujet que celles d’Othon, évêque de Tusculum, du 5 décembre 1251.

275. 19 avril 1252.
Vente de Raymonde, femme de Nicole de Messan, faite au grand maître Guillaume de Châteauneuf, de la moitié de l’héritage qui lui avait été donné par Isabeau de Conches, duquel l’ordre avait l’autre moitié, moyennant 150 besants sarrazinois, du 19 avril 1252.

276. 5 février 1252.
Bulle d’innocent IV, par laquelle ce pape, à la prière des Hospitaliers, qui avaient eu la garde du château d’Ascalon par concession de l’empereur Frédéric II, à condition que, s’ils venaient à en être privés, ils seraient indemnisés des dépenses justes et nécessaires qu’ils auraient faite pour la conservation de cette place ; il ordonne que ni aucun successeur de Frédéric ni aucune autre personne ne pourront les priver de la garde de cette place, sans leur rembourser auparavant les frais qu’ils auront fait pour la conservation de ce château. Donné à Pérouse, aux nones de février, la neuvième année de son pontificat, qui est en l’année 1252.
— Malte, Archives de l’ordre, bull, original n° 47 (pièce aujourd’hui perdue).
— Edition Pauli, Codice diplomatico I, page 273, bulle 7.

277. Juillet 1252.
Permission donnée par Henry, Ie du nom, roi de Chypre et de Hierusalem, au grand maître frère Guillaume de Châteauneuf, de faire deux portes pour la commodité de la maison de l’Hôpital à Acre, à la rue qui est sous la voûte de ladite maison, laquelle est entre l’Hôpital des malades et l’église de Saint-Jean d’une part, et le grand manoir des frères de l’Hôpital de l’autre, du mois de juillet 1252.

278. 7 mars 1252.
Lettres patentes de Conrad, élu roi des Romains, qui confirme l’ordre dans le droit de garder le château d’Ascalon, suivant le privilège qu’il en avait obtenu de l’empereur Frédéric, son père, du 7 mars 1252. (Voyez plus haut, n° 263).

279. 15 mars 1252.
Donation de Raoul de Barut, seigneur de Blanche Garde, faite à l’ordre, de deux casaux appelés Capharbole et Labores, recevant par reconnaissance 7000 besants de l’ordre, du milieu du mois de mars 1252.
Blanche Garde Israël, Royaume de Jérusalem.

280. Février 1253.
Lettres patentes de Conrad, élu roi des Romains, données à la prière de frère Raimbaud, grand commandeur en Italie, Hongrie et Autriche, par lesquelles il confirme à l’ordre tous les biens qu’il avait acquis dans le royaume de Jérusalem et qu’il acquerrait dans la suite, ensemble toutes les concessions, immunités et privilèges accordés audit ordre par son aïeul maternel Jean de Brienne et par les rois, ses prédécesseurs, données à Gravine, au mois de février, indiction XIe, année 1253. (Voyez plus haut, n° 271).

281. Février 1253.
Acte par lequel le grand maître Guillaume de Châteauneuf, du consentement de frère Hugues Revel, grand commandeur et du couvent, reçoit dans la confraternité de l’ordre Mathieu de Rive et Exemène de Sandave, prieurs de la confrérie de Saint-Jacques à Acre, et tous les frères de cette société, lesquels s’obligent toutes les années, à chaque nouvelle élection de prieurs et par leur organe, de prêter serment de fidélité entre les mains du grand maître de l’Hôpital, du mois de février 1253.

282. Décembre 1253.
Donation de Jean Laleman, seigneur de Césarée, et de Marguerite, sa femme, à l’ordre, d’un casal au terroir d’Acre, appelé Damor, avec toutes ses dépendances, du mois de décembre 1253.

283. 1 juin 1254.
Testament de Marguerite, dame de Sydon (Sidon), par lequel elle fonde à perpétuité un chapelain dans l’église de Saint-Jean, qui sera entretenu aux dépens de Julien, seigneur de Sydon, et fait ses exécuteurs testamentaires l’archevêque de Tyr, Jean, abbé de Saint-Samuel, le maréchal de l’Hôpital, frère Hugues Revel, grand commandeur dudit Hôpital, et frère G., prieur des Carmes, du 1 juin 1254.

284. Août 1254.
Serment de fidélité, prêté par Salvador de Daroqui, prieur de la confrérie de Saint-Jacques à Acre, entre les mains du grand maître frère Guillaume de Châteauneuf, qui le reçoit de nouveau, lui et ses confrères, dans la confraternité et participation des prières, bonnes œuvres et aumônes de l’ordre, du mois d’août 1254.

285. 21 septembre 1254 [août 1254].
Donation faite à l’ordre par Julien, seigneur de Sydon, du village de Casal Robert, situé entre Nazareth et Tibériade, du 21 septembre 1254.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 5 (ancien volume 6), n° 39.
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 141, n° 123.

286. 22 septembre 1254.
Acte par lequel Julien, seigneur de Sydon, donne pouvoir au grand maître et à l’ordre d’entrer en possession du village de Casal Robert, du 10 des calendes d’octobre 1254.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 5 (ancien volume 6), n° 37.
— Edition Pauli, Codice diplomatico, 1, page 144, n° 124.

315. 17 juillet 1259.
Transaction passée entré le grand maître Hugues Revel et Philippe, chantre de l’église de Tripoli, sur le procès qui était entre eux par devant les juges délégués par le Saint-Siège au sujet du paiement de la dime des casaux et terres que l’ordre avait dans le comté de Tripoli, par laquelle ledit chantre ratifie une précédente transaction, passée le 5 des ides de décembre 1125 entre le grand maître Raymond Dupuy et Bernard, évêque de Tripoli et son chapitre (1), qui exempte l’ordre du paiement de la dime.
La transaction passée avec ledit chantre étant confirmée par O., évêque de Tripoli, et par son chapitre, le 17 juillet 1259.
1. La transaction, du 9 décembre 1125, a été éditée par Pauli (Codice diplomatico, I, page 7, n° 7).

316. 8 août 1259.
Ratification de Rainier Geno, doge de Venise, du bail en emphytéose passé par l’ordre à la république de Venise, entre les mains de Marc Justiniani, bailli de la république à Acre, Pierre Brissy et Jean Molino, ses conseillers, de deux maisons à Acre sous la cense de 40 besants sarrazinois d’or, du 8 août 1259.

317. 29 août 1259.
Déclaration de sœur Philippe, établie prieure du monastère Saint-Lazare de Béthanie par G., patriarche de Jérusalem, légat du Saint-Siège, portant que le grand maître de l’Hôpital lui a remis la jouissance de ce prieuré pendant sa vie ; et reconnait tenir ce bénéfice de lui, ce monastère ayant été donné à l’ordre de l’Hôpital de Hierusalem par le pape Alexandre IV, du 4 des calendes de septembre 1259.

318. 25 octobre 1259.
Convention passée entre Henry, archevêque de Nazareth, son chapitre et le grand maître Hugues Revel pour les dimes de Belveer (1) et ses dépendances, par laquelle il est réglé que l’ordre ne payera dorénavant que la 20e partie du bled d’orge, fève, pois chiches, lentilles, vins et huiles, et qu’il sera exempt de toute autre sorte de dime pour lesdites terres, du 25 du mois d’octobre 1259.
1. Sous Amaury I (1162-1174) l’Ordre de l’Hôpital acquérait le château de BELVOIR (avant 1168) et en amplifiait les défenses (26) ; dressé sur un promontoire au-dessus du Jourdain, ce château commandait la route passant par le Pont de la Judaire.
Belvoir. Appelé auparavant COQUET, de l’arabe Kokab el Haoua, l’étoile du vent. On le trouve désigné avec la graphie Belvear, Belveer, Belveder, Bellum videre, Belliverium, Videbello.
Les Châteaux des Croisés en Terre Sainte. BELVOIR


319. 23 janvier 1259.
Règlements faits par frère Simon de Villejust, drapier de la maison de l’Hôpital de Jérusalem, Bernard de Porte, clerc hospitalier, frère Giraud du Sauset, commandeur de la maison du Temple de Tripoli, Arnaud Rafet de la même maison, casalier de Tourellée, et frère Herman de Ricle, de la maison des Teutoniques, arbitres choisis par les Templiers et les Hospitaliers pour terminer les contestations et procès qu’ils avaient pour des maisons, terres, champs, vignes, jardins, chemins, murailles et eaux Situées dans le comté de Tripoli et dans la seigneurie de Margat, du 23 janvier 1259.

320. 6 mars 1259.
Rémission faite à l’ordre par Isabelle, dame d’Adelon, veuve d’Hugues, frère du seigneur d’Acre, de 600 besants de rente, qui lui avaient été assignés pour son douaire sur des maisons à Acre, qui avaient été vendues à l’Hôpital par le seigneur de Césarée à la charge de payer cette redevance, moyennant 1500 besants d’or sarrazinois, qu’elle déclare avoir reçu de frère Guillaume Marin, qui avait stipulé dans cet acte au nom du grand maître, du 6 mars 1259.

321. Avril 1261.
Donation de Philippe de Montfort, seigneur de Tyr, et Jean de Montfort, seigneur de Thoron, faite à un Plaisantin, de 500 besants sarrazinois par an à prendre sur leurs domaines, à condition que ledit Plaisantin se rendrait leur homme lige pour les servir dans le royaume de Jérusalem, et qu’il entretiendrait à ses dépens trois écuyers, et fournirait trois chevauchées, du mois d’avril 1261.

322. 1261.
Echange entré l’ordre et Balian d’Ibelin, seigneur d’Arssur (Arsouf), de 1000 besants sarrazinois toutes les années, que l’ordre promet de leur payer de trois en trois mois, assurés sur leur trésor à Acre et autres que ledit ordre avait dans la Syrie, à la place de 4000 besants que ce seigneur prenait sur des casaux et autres biens, de l’an 1261.

823. 18 décembre 1261.
Cession de Gilles, veuve d’Ildebland, de tous les droits qu’elle pouvait avoir, pour raison de sa dot, sur une maison située à Acre, qui avait appartenu à son mari et que l’ordre possédait, faite entre les mains de Guillaume de Lormière, au nom du grand maître, du 15 des calendes de janvier 1261.

324. 11 octobre 1261.
Réquisition faite de la part du grand maître de l’Hôpital, par frère Simon, procureur dudit grand maître et de l’ordre, en présence de frère Thomas, évêque de Bethléem, légat du Saint-Siège, de l’archevêque de Nicosie, [de l’évêque de Barut (Beyrouth) et d’autres personnes, à Julien, seigneur de Sidon, qui leur avait vendu le Casal Robert, demandant qu’il leur fût garant de cette vente contre l’archevêque de Nazareth et son chapitre, qui revendiquaient ce casal, par l’autorité du Saint-Siège qui avait écrit à son légat de faire rendre justice à l’archevêque de Nazareth, du 11 du mois d’octobre 1261.

325. 1 mai 1262.
Confirmation de Bohémond VI, fils de Bohémond, de la donation d’une terre appelée « la Pie », près d’Antioche, que Sibille, fille de Gautier de Sourdeval, avait faite à l’ordre, du 1 mai 1262.

326. 1 mai 1262.
Rémission de Bohémond VI, prince d’Antioche et comte de Tripoli, au grand maître Hugues Revel, des droits qu’il prétendait avoir sur certaines villes, châteaux et casaux que l’ordre possédait, se réservant la deuxième partie de la seigneurie de Laodicée, du 1 mai 1262, la 9e année de sa principauté et comté.

327. 27 mai 1262.
Compromis avec frère Thomas Bérard, grand maître du Temple, et frère Hugues de Revel, grand maître de l’Hôpital, par lequel ils donnent pouvoir, à frère Thomas, évêque de Bethléem, légat du Saint-Siège, frère Herman Helderong, grand commandeur de l’ordre des Templiers, Geoffroy de Sergines, sénéchal et bailli du royaume de Hierusalem, et Guillaume, seigneur de Botron (1), connétable dudit royaume, de terminer généralement tous leurs différends, du 27 mai 1262.
1. La seigneurie de Boutron est un des fiefs du comté de Tripoli. Elle correspond à l’actuelle Batroun, au Liban. Elle est entre la seigneurie du Gibelet (Jbeil) et celle de Néphin (Anfeh).
Seigneurie de Boutron


328. 29 mai 1262.
Sentence arbitrale, rendue par les arbitres nommés à la pièce précédant, qui règle toutes les contestations qui étaient entre les deux ordres de l’Hôpital et du Temple, du 29 mai 1262.

329. 9 juillet 1262.
Acte par lequel Thomas, évêque de Bethléem, et les autres arbitres ci-dessus nommés (n° 327), pour finir à l’amiable les différents qui restaient à décider entre l’ordre de l’Hôpital et celui du Temple après leur dernière sentence, déclarent que pour les moulins d’Oc et de Ricordaine ils doivent suivre un accord qui avait été fait ci-devant entre eux, du 9e jour de juillet 1262.

330. 11 janvier 1262 [11 janvier 1263].
Sentence arbitrale de Thomas, évêque de Bethléem, légat du Saint-Siège, entre Henry, archevêque de Nazareth, son chapitre et le grand maître Hugues Revel et son ordre, au sujet de quelques contestations qui étaient entre eux, et principalement pour le casal Robert, du jeudi 11 janvier 1262.

331. 8 septembre 1263.
Donation de Balian, seigneur d’Arssur (Arsouf), en faveur de l’ordre, des amendes et confiscations auxquelles les menants et habitants de sa seigneurie d’Arssur (Arsouf) pourraient être condamnés pour quelles causes que ce soit, du 8 septembre 1263.

332. 8 octobre 1264.
Vente d’un casal, appelé Botrafis, et quinze parcelles de terre, faite à l’ordre par Hugues Gibelet pour 12000 besants sarrazinois, du 8 octobre 1264.

333. Février 1264.
Désemparassions de quelques casaux, faite en faveur de l’ordre par Eschive, princesse de Galilée et de Tibériade, au grand maître Hugues Revel, en remplacement des casaux de Lubie, Segera, Quepsenne, Orbel, Damie, Beitegon, Hordzi et Harousse, que ladite princesse tenait et que l’ordre prétendait lui appartenir comme ayant succédé aux droits du monastère de Mont Thabor ; lequel différend avait été réglé du temps du grand maître de Châteauneuf par Philippe de Montfort, seigneur de Tyr, feu Jean d’Ibelin, seigneur de Baruth (Beyrouth), et feu Jean d’Ibelin, seigneur d’Arssur (Arsouf), qui avaient condamné ladite princesse à désemparer deux cent charruées de terre pour remplacer les susdits casaux, du mois de février 1264.

334. 5 novembre 1265.
Testament de Jacques de Lamendelée, seigneur d’Acre, par lequel il institue son fils Guillaume son héritier, fait élection de sépulture dans l’église de l’Hôpital comme étant confrère de l’ordre, et fait le grand maître un de ses exécuteurs testamentaires, du 5 novembre 1265.

335. Janvier 1265.
Accord passé en présence de Guillaume, patriarche de Jérusalem, légat du Saint-Siège, entre le grand maître Hugues Revel et Pierre, évêque d’Ebron, et son chapitre, pour certaines maisons et fours que l’ordre avait donné en emphytéose, construit sur un terrain donné à l’église d’Ebron (Hébron) par les rois de Hierusalem, au Montmuzard (1) à Acre, du mois de janvier 1265.
1. Au début du XIIIe siècle, un nouveau quartier résidentiel, appelé Montmusard, fut créé au nord de la ville de Saint-Jean d’Acre.

336. 13 février 1265.
Vente d’une maison joignant l’Hôpital à Acre, faite au grand commandeur frère Étienne de Moses par Mathieu Marmera, originaire de Venise, moyennant 1700 besants, en présence de Michel Dauron, baile de la seigneurie à Acre, du 13 février 1265.

337. 3 mars 1265.
Acte par lequel Amaury Barlais déclare que, le grand maître Hugues Revel et son ordre lui ayant prêté 14400 besants pour retirer son casal d’Arrabe des Templiers, pour l’assurance de laquelle somme il remet à l’ordre la rente de 2000 besants qu’il lui faisait pour raison de la seigneurie de Margat, que l’ordre avait eu de ses ancêtres ; fait eu présence de Guillaume, patriarche de Hierusalem, légat du Saint-Siège, à la réquisition dudit Amaury, du 3 mars 1265.

338. 3 octobre 1266.
Rémission de 40 besants de rente, faite au grand maître Hugues de Revel par Julien, seigneur de Sydon (Sidon), assignée sur de certains biens qu’il avait près de ladite ville, pour être destinés à l’entretien du prêtre que Marguerite, dame de Sydon, sa mère, avait fondé par son testament dans l’église de Saint-Jean. Vidimé par Maitre Jean de Montdidier, notaire apostolique, du 3 octobre 1266.

339. 1 janvier 1266.
Bulle du pape Clément IV, par laquelle il adjuge aux Hospitaliers un casal appelé Itharie dans le terroir d’Antioche, que l’évêque et le chapitre d’Ebron leur disputaient, obligeant l’ordre de payer à l’évêque, pour raison dudit casal, 70 besants d’or sarrazinois, tant que la ville d’Antioche serait entre les mains des chrétiens ou qu’il serait semé en tout ou en partie.
Donné à Pérouse, aux calendes de janvier, la première année de son pontificat, l’année 1266.

340. Avril 1267.
Lettres patentes de Baudouin, IIe du nom, empereur de Constantinople, par lesquelles il invite Pons Sayo, prieur de Hongrie et d’Esclavonie, de venir le trouver avec autant de gens de guerre qu’il se pourrait pour le service de Dieu et de l’empire ; et lui promet, ou à celui qui viendrait à sa place, tous les biens que les Hospitaliers avaient dans l’empire, dans la ville de Constantinople ou dehors, par concessions des précédents empereurs, et de distribuer aux soldats une quantité proportionnée à leurs services des terres qu’ils pourraient conquérir.
Donné à Viterbe, au mois d’avril 1267, la 28e de son empire.

341. 26 septembre 1267 [26 octobre 1267].
Compromis entre le grand maître Hugues Revel, l’évêque et chapitre d’Anterade ou Tortose, à Guillaume, patriarche de Hierusalem, légat du Saint-Siège, pour les décimes de Crat, Crac, Krak, du 26 septembre 1267.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 7 (aujourd’hui perdu), n° 15.
— Edition Pauli, Codice diplomatico, I, page 183, n° 145.

342. 19 octobre 1267 [29 octobre 1267].
Transaction passée en présence de Guillaume, patriarche de Hierusalem, entre frère Simon de Recco, Hospitalier, au nom du grand maître Hugues Revel et de son ordre, avec Henry, abbé du monastère de la Latine, pour les casaux de Montdidier et Tourrerouge, que ce monastère avait donné en emphytéose aux Hospitaliers, lesquels prétendaient avoir été considérablement lésés dans cette affaire, et avaient demandés au Saint-Siège des juges pour faire annuler le bail, du 19 octobre 1267.
— Malte, Archives de l’ordre, division I, volume 18, n° 6.
— Edition Delaville le Roulx, Les archives. . . , page 230.

343. 1267.
Compromis, passé entre les ordres de l’Hôpital et du Temple, à Pierre, évêque de Biblis, et Barthélemy, archidiacre d’Antioche, sur le différend qui était entre eux pour les limites et confins de la ville de Gibel et du château de Margat, de l’an 1267.

344. 15 juin 1267.
Rémission faite en présence de Guillaume, patriarche de Hierusalem, légat du Saint-Siège, par Haternie, fille de Saliba Surien, et Pierre, son mari, au grand maître Hugues Revel de tous les droits qu’elle prétendait sur les biens dudit Saliba, qui avait institué son héritier frère Etienne, grand commandeur, du 15 juin 1267.

345. 13 octobre 1267.
Sentence arbitrale rendue par Guillaume, patriarche de Jérusalem, légat du Saint-Siège, entre Guillaume, évêque d’Anterade, et l’ordre, sur les contestations qui étaient entre eux pour les dimes de Crat, Crac, Krak, du 13 octobre 1267.

346. 1268.
Etat des vases sacrés et ornements de l’église de Saint-Jean-d’Acre, reconnus par frère Bonafoux de Calamandre, grand commandeur, de l’année 1268.

347. 14 mai 1268.
Acte par lequel Guillaume, évêque d’Anterade, en conséquence de la permission du Saint-Siège et du consentement de son chapitre, remet au grand maître frère Hugues Revel et à l’ordre les 1000 besants sarrazinois qui avoient été adjugés à son église par la sentence de Guillaume, patriarche de Jérusalem, légat du Saint-Siège, pour la dime des biens dépendant du château de Crat, Crac, Krak, et causent au nom de son église de les échanger pour 1000 besants de Tripoli, du jour avant les ides de mai 1268.

348. 27 mai — 10 juin 1268.
Lettre écrite par le grand maître Hugues Revel à frère Féraud de Barras, grand prieur de Saint-Gilles, ou il lui dépeint la triste situation dans laquelle se trouvaient les chrétiens en Syrie par les conquêtes des Sarrazins, et le sollicite vivement de lui envoyer du secours, datée d’Acre dans la quinzaine de la Pentecôte 1268.

349. 8 juin 1268.
Donation faite à l’ordre, entre les mains de frère Simon de Recco, par Marguerite, fille de Reynier de Confortanze, de quatre carats qu’elle avait sur une gastine, en présence de Hélie du Canal, trésorier de l’église de Famagouste et official du patriarche Guillaume II de Jérusalem, légat du Saint-Siège, et scellée du sceau de la cour patriarchale, du 8 juin 1268.

350. 12 novembre 1269.
Lettres patentes de Ferdinand Sanche, fils naturel du roi Jacques I d’Aragon, seigneur de Castro, par lesquelles il déclare que le grand maître Hugues Revel lui a fait donation de la maison et de la moitié du village d’Ils, pour les posséder sa vie durant, moyennant dix marabotins d’or payables toutes les années au châtelain d’Emposte (1) ou à son lieutenant, du 12 novembre 1269.
1. Châtellenie d’Amposta, Barcelone, Espagne.

351. Juin 1270.
Confirmation d’Hugues, IIIe du nom, douzième roi de Jérusalem et de Chypre, d’un échange fait entre le grand maître Hugues Revel et Philippe de Montfort, seigneur de Tyr (1), d’une porte que les Hospitaliers avoient derrière leur maison à Tyr aux murailles de la ville, par concession d’Aymeri, roi de Jérusalem et de Chypre, et de la reine Isabeau, sa femme ; laquelle porte donnait sur la mer, et pour laquelle ledit seigneur de Tyr leur cède le casal de Maron, situé dans la seigneurie de Tyr, avec toutes ses dépendances, donné à Nicosie au mois de juin 1270.
1. Tyr, sud-Liban. La ville est prise par les croisés en 1124 après un long siège qui met fin à la croisade vénitienne et provoque l’annexion de la côte levantine par le royaume latin de Jérusalem.

352. 15 mars 1270.
Convention passée entre le grand maître Hugues Revel et Henry, archevêque de Nazareth, de se départir mutuellement de l’accord fait entre eux par l’entremise de Thomas, évêque de Bethléem, légat du Saint-Siège, au sujet du casal Robert, consentant que chacun rentre dans le droit qu’il avait avant ledit accord, des ides de mars 1270.

353. 10 juillet 1270.
Déclaration dé frère Hannon de Gaugerhausen, grand maître des Teutoniques, portant que le grand maître de l’Hôpital Hugues Revel lui a permis et à son ordre, attendu le mauvais état du château de Montfort (1), de semer les terres du casal de Manueth, appartenant aux Hospitaliers, pour cette seule année seulement, et qu’après la récolte perçue, ils n’auront aucun droit sur cette terre, du 10 du mois de juillet 1270.
1. Montfort, Franc-Chastiau, Starkenberg, Monfor, Qala’at al-Qarn ou Qala’at al-Qurayn est une forteresse datant des croisades au nord d’Israël. Elle faisait partie du royaume de Jérusalem et a été le quartier général des trésoriers de l’ordre Teutonique en Palestine.

354. Janvier 1273.
Donation de Guy, seigneur de Biblis (1), faite au grand maître Hugues Revel, du casal appelé le Maouf avec toutes ses dépendances, du mois de janvier 1273.
1. Byblos, Goubal ou Gebal dans l’Antiquité, Gibelet ou Guiblet en ancien français du Liban médiéval et aujourd’hui appelée Jubayl, prononcé en arabe levantin (J’baïl ou Jbeil), est une ville du Liban.

355. 28 octobre 1275 [28 octobre 1274].
Acte par lequel Jean Anselme, Pisan, citoyen d’Acre, comme tuteur d’Héloïse, fille d’Estienne de Tersan, Pisan, et plusieurs autres promettent tous ensemble à frère Bernard, casalier des maisons de l’Hôpital de Jérusalem, de garder la convention qu’ils avaient fait avec lui au sujet d’une pièce de terre avec une maison se joignant, située près de l’Hôpital, qu’ils lui avaient vendu, du 5 des calendes de novembre 1275, indiction IIIe, selon le calcul des Pisans.

356. 1 avril 1277.
Accord fait entre Bohémond VII, prince d’Antioche et comte de Tripoli, et le grand maître Hugues Revel, au sujet de quelques fortifications que le prince, son père, avait fait bâtir sur des vieilles voûtes et fondations de la maison de l’Hôpital de Tripoli, et sur quelques autres différends qu’ils avoient ensemble, du 1er jour du mois d’avril 1277.

357. 3 août 1277.
Arrentement fait par Paul, évêque de Tripoli, pour tout le temps de sa vie, à frère Jean de Villiers commandeur de Tripoli, de la dime de 50 pareillées de terre, située dans la plaine de Tripoli, du jardin de Pulcelles et du casal de Resmeche, pour la rente annuelle de 60 besants d’or, du 3 août 1277.

358. Sans date [1275-1278].
Propositions faites de la part de Bohémond VII, prince d’Antioche, par Guillaume de Reynier, traitant en son nom, à frère Nicolas le Lorgne, commandeur de Tripoli, et Bernard de Porteclare, commandeur des chevaliers de Crat, Crac, Krak, sur la contestation qu’il avait avec le châtelain de Crat au sujet de l’échange des terres de la Jume et Arcel, avec la réponse dudit frère Nicolas le Lorgne et Bernard de Porte-Clare audit Guillaume de Reinier, sans datte.

359. 10 mars [1275 ou 1276].
Accord fait entre Bohémond VII, prince d’Antioche et comte de Tripoli, et le grand maître Hugues Revel, pour les 3000 besants que ce prince leur devait payer tous les ans, pour certains casaux que son père et lui tenaient de l’ordre, sous prétexte de quelques raisons qu’ils prétendaient avoir, promettant de les payer dorénavant avec les arrérages, qui montaient 9000 besants, du 10 de mars, le 1er an de son principal et comté.

360. 20 janvier 1278.
Articles du mariage qui devait se contracter entre Bohémond VII, prince d’Antioche et comte de Tripoli, avec mademoiselle Marguerite, fille de Louis, vicomte de Beaumont au Maine, fils de Jean de Brienne, roi de Hierusalem, traités et accordés à Naples dans le château de Lœuf (1), en présence de Philippe, empereur de Constantinople, de Charles I, roi de Sicile, de la reine, sa femme, de Charles, prince de Salerne, son fils, d’Aiglerius, archevêque de Naples, de Pierre, évêque de . . . de demoiselle Marie, dite jadis mademoiselle de Hierusalem, et de plusieurs autres seigneurs, du 20 janvier 1278.

361. 24 janvier 1278.
Conventions du mariage traité entre Nicolas de Saint-Omer, coseigneur de Thèbes, et Marie, sœur de Bohémond VII, prince d’Antioche, en présence de Philippe, empereur de Constantinople, de Charles I, roi de Sicile, et de son fils le prince de Salerne, de demoiselle Marie, pellée autrefois mademoiselle de Hierusalem, et de plusieurs autres seigneurs ; fait à Naples dans le château de l’Œuf (1), du 24 janvier 1278.
1. Le Castel dell’Ovo (en français : château de l’Œuf) est un château situé dans la ville italienne de Naples.

362. Sans date.
Règlement fait par des arbitres au sujet des demandes que l’ordre faisait au prince d’Antioche sur la terre de Colebriu, sans datte.

363. Sans date.
Tarifs des droits de péage.

364. Sans date.
Autre tarif des droits de péages que l’ordre avait depuis le port des Anguilles jusques à la montagne de la Nef.

365. Sans date.
Lettre écrite au grand maître Hugues Revel par Jean . . ., commandeur de Tripoli, en réponse de plusieurs commissions dont il l’avait chargé, sans date.

366. Sans date.
Lettre de Guillaume de Farabel, connétable de Tripoli, au grand maître Hugues Revel, sans date.

367. Sans date.
Donation du grand maître Hugues Revel à Boucoux, qu’il appelle son homme, fils de Mihoude de la Gaitie, d’une boutique située à Tripoli, rue du Port, et d’une maison au bourg dudit Tripoli, joignant l’église Saint-Georges des Jacobins, moyennant la cense de 16 besants pour la boutique et celle de 4 besants pour la maison, sans datte.

368. 5 septembre 1378.
Compromis fait entre Bohémond VII, prince d’Antioche, et l’ordre des Templiers, entre les mains du grand maître Nicolas le Lorgne et Roger de Saint Sévérin, comte de Marsigue, Bailly du royaume de Hierusalem pour Charles I, roi de Sicile, sur plusieurs différents qui étaient entre l’ordre et ce prince, du 5 septembre 1278.

369. 16 octobre 1278.
Vente faite en présence de Bonacurse, de l’ordre des Prêcheurs, archevêque de Tyr, administrateur du patriarcat de Jérusalem et de l’évêché d’Acre, par Jean de Mamistra à frère Jean de Loche, hospitalier de la maison d’Acre, d’une pièce de terre confinant au casal de Manueth, pour le prix de 50 besants d’or sarrazinois, du 16 octobre 1278.

370. 1280.
Procuration d’Agrimont de Besan, seigneur de Tricarie, à Marin, Fallon, Pani et autres pour aller à Acre retirer de sa part une chartre, qui avait été mise en dépôt dans les archives de l’ordre, contenant une bulle du pape Innocent IV, qui confirme à Aymeri de Besan, père dudit Agrimond, une donation dudit lieu de Tricarie par l’empereur Frédéric II, de 1280.

371. 1280.
Quittance par les procureurs d’Agrimond de Besans au grand maître, de la remise qui leur a été faite de la charte de confirmation, qui était en dépôt dans les archives de l’ordre à Acre, de l’an 1280.

372. 5 juin 1281.
Donation d’une femme, nommée Milleval, veuve de Nicolas de la Spata, au grand maître Nicolas le Lorgne, d’une maison à Acre, joignant l’Hôpital, du 5 juin 1281.

373. 6 août 1281.
Rémission faite entre les mains de frère Guy la Guespe, lieutenant du grand maître à Acre, par frère George, moine du monastère Saint-Benoît de Albaresio, de tous les droits qu’il pouvait prétendre contre l’ordre au nom dudit monastère, qui lui avait été donné par les moines et l’abbé tant pour son entretien que pour autres raisons, du 6 août 1281.

374. 31 octobre 1281.
Sentence de Roger de Saint-Séverin, comte de Marsigue, lieutenant du roi Charles I, roi de Hierusalem et de Sicile, au sujet d’une contestation, qui était entre les Hospitaliers et la communauté des Pisans ; pour la garde des guérites, murs et tours de la ville d’Acre, depuis la porte Saint-Antoine jusques à la porte de Maupas, que l’ordre prétendait leur appartenir et les Pisans au contraire ; par laquelle il est décidé que la garde des dites murailles doit appartenir aux Hospitaliers, du dernier octobre 1281.

375. 6 août 1281.
Quittance de frère Georges, moine de l’abbaye Saint-Benoît de Albaresio, à frère Guy la Guespe, lieutenant de grand maître à Acre, de 40 besants sarrazinois une fois pour toutes, pour raison de son entretien, quittant l’ordre de tous ses droits, en considération des bienfaits qu’il dit avoir reçues du grand maître Nicolas de Lorgne, avec promesse de ne plus rien exiger pour l’avenir, du 6 août 1281.

376. 13 mai 1285.
Réquisition faite par frère Jean de la Croix, procureur de la maison de Saint-Jean de Hierusalem, à Nicolas de Palerme, archidiacre de l’église d’Acre et official d’Hélie, patriarche de Jérusalem, pour lui faire expédier une copie en forme d’un payement, du 13 mai 1285.

377. 8 décembre 1287.
Accord fait entre le grand maître Nicolas le Lorgne et Gautier de Beloy pour les casaux de Ramesque et Bocombre, que ledit du Beloy tenait de la maison de l’Hôpital sous le service de deux chevaliers ; portant que le casal de Ramenque, avec toutes ses dépendances, appartiendra à l’ordre pour l’affranchissement dudit service, et que celui de Bocombre demeurera audit du Beloy, du 8 décembre 1287.

378. 15 octobre (sans année).
Lettre du grand maître Nicolas le Lorgne à frère Béranger Monge, commandeur de Manosque, datée d’Acre, du 15 octobre sans année.
Jean Delaville le Roulx. Inventaire de pièces de Terre Sainte de l’ordre de l’Hôpital. Publié par Jean Delaville le Roulx, extrait de la revue de l’Orient latin, tome III, page 36 à 106. Paris 1895. BNF

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