Hospitaliers   Cartulaire Général. Volume 3   Hospitaliers

Cartulaire Général des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Réalisé par M. Jean Delaville le Roulx.
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Pays : Syrie

Num : 228   Année : 1265
Hôpital : Crac, krak des Chevaliers
Homs - Syrie
21 décembre 1265, Pérouse. Le même confirme la cession à cens annuel et perpétuel, faite aux Hospitaliers par l’évêque et le chapitre de Bethléem, du casal de Sikanie, situé près du château du Crac.
Sources : Malte : Archives de l’ordre, division I, volume 10, n° 3 (original).
Notes : 1. Datum Perusii, XII kalendas januarii, pontificatus nostri anno I.
Num : 308   Année : 1267
Hôpital : Crac, krak des Chevaliers
Homs - Syrie
13 octobre 1267. « Sentence arbitrale, rendue par Guillaume [II, d’Agen], patriarche de Jérusalem, légat du Saint Siège, entre Guillaume, évêque d’Anterade, et l’ordre, sur les contestations qui étoient entre eux pour les dixmes de Crat, du 13 octobre 1267 »
Sources : Pas source.
Marseille : Archives des Bouches-du-Rhône, H. ordre de Malte, inventaire des chartes de Syrie, n° 345 (XVIIIe siècle).

Notes : Pas de note.
Num : 312   Année : 1267
Hôpital : Crac, krak des Chevaliers
Homs - Syrie
26 octobre 1267, Acre. Guillaume, évêque de Tortose, consent à ce que la rente de mille besants Sarrasins, due par les Hospitaliers à l’église de Tortose, soit convertie en une rente de mille besants de Tripoli, renonce, en faveur du château du Crac, aux dîmes qui lui étaient dues, et accorde au prieur du Crac des privilèges de juridiction ecclésiastique.
Sources : Malte : Archives de l’ordre, division I (ancien volume 7), (aujourd’hui perdu), n° 15 (original).
Analyse : Marseille : Archives des Bouches-du-Rhône, H, ordre de Malte, inventaire des chartes de Syrie, n° 341 (XVIIIe siècle, à la date erronée du 26 septembre 1267).
Texte : Pauli, Codes diplomatiques, I, 183.

Notes : Dei gratia patriarche Uierosolimitani, apostolice sedis legati (1), dicta domus nobis et Antaradensi ecclesie annuatim solvere et dare tenetur, solvat eidem ecclesie tantum annis singulis in
perpetuum mille bisantios Tripolatos.
1. Cet arbitrage, rendu par Guillaume II d’Agen, est du 13 octobre 1267.
(Voir plus haut, n° 3278)
2. Datum Accon, anno Domini M CC LV VII, septimo kalendas mensis novembris.

Num : 337   Année : 1268
Hôpital : Crac, krak des Chevaliers
Homs - Syrie
14 mai 1268. « Acte par lequel Guillaume, évêque d’Anterade, en conséquence de la permission du Saint Siège, et du consentement de son chapitre, remet au grand-maître frère Hugues Revel et à l’ordre les 1000 besants Sarrazinois qui avoient été adjugés à son église par la sentence de Guillaume [II, d’Agen], patriarche de Jérusalem, légat du Saint Siège, pour la dizme des biens dépendant du château de Crat ; et consent, au nom de son église, de les échanger pour 1000 besants de Tripoli, du jour avant les ides de may 1268. »
(Voir plus haut, n° 3278 et 3282)

Sources : Pas de source.
Analyse : Marseille : Archives des Bouches-du-Rhône, ordre de Malte, inventaire des chartes de Syrie, n° 347 (XVIIIe siècle).

Notes : Pas de note.
Num : 447   Année : 1271
Hôpital : Krak, Crac des Chevaliers
Homs - Syrie
[Avril 1271]. Bibars, Soudan d’Egypte, informe Hugues Revel, grand-maître de l’Hôpital, de la prise, par ses troupes, de la citadelle du Crac des Chevaliers.
Sources : Pas de source.
Extraits : Archives de l’Orient latin, II, i, 398.
Michaud : Bibliothèque des Croisades, IV, 525 (d’après d’historien arabe Yaféi).

Notes : Pas de note.
Num : 600   Année : 1275
Hôpital : Krak, Crac des Chevaliers
Homs - Syrie
[Après 11 mai 1275 — avant 3 août 1277] (1). « Propositions faites de la part de Bohémond VII, prince d’Antioche, par Guillaume de Reynier, traitant en son nom, à frère Nicolas le Lorgne, commandeur de Tripoli, et Bernard de Porte Clare, commandeur des chevaliers de Crat, sur la contestation qu’il avait avec le châtelain de Crat au sujet de l’échange des terres de la Jume et Arcel, avec la réponse dudit frère Nicolas le Lorgne et Bernard de Porte Clare audit Guillaume de Reinier, sans datte. »
Sources : Pas de source.
Analyse : Marseille : Archives des Bouches-du-Rhône, H, ordre de Malte, inventaire des chartes de Syrie, n° 358 (XVIIIe siècle).

Notes : 1. Nous savons que Bohémond VI d’Antioche, père de Bohémond VII, mourut le 11 mai 1275, et que le 3 août 1277 le commandeur de Tripoli n’était plus Nicolas Lorgne, mais Jean de Villiers. Le présent acte se trouve donc circonscrit entre ces deux dates extrêmes.
Num : 59   Année : 1262
Hôpital : Margat, seigneurie
Tartous - Syrie
31 mai 1262, Acre. Le même promulgue l’arbitrage, intervenu entre les Templiers et les Hospitaliers, par lequel les premiers renoncent à leurs droits à Valénie et à Margat, à leur manoir de Sayette et au casal Carfarset, et reçoivent en échange trois charruées de terre à Cafarset, un manoir à Sayette, et tous les biens possédés par les Hospitaliers dans les seigneuries de Sayette et de Beaufort.
(Voir plus haut, nos 3026-3028)

Sources : Malte : Archives de l’ordre, division I, volume 18, n° 3 (original).
Analyse : Delaville Le Roulx, Archives de l’ordre à Malte, 200.
Texte : H. Prutz, Malteser Urkunden and Regesten, 70.

Notes : Nos frere Thomas Berard, par la grâce de Deu humble maistre de la maison de la poure chevallerie dou Temple, et nos le covent de cele meisme maison faisuns à saveir à toz ciaus qui sunt et serunt que, cum ce fust chose que nos le dit maistre et ledit covent, d’un assent et d’un volonté, por le profit et le repous de crestiente et proprement dou reiaume de Jérusalem et de nos et de nostre maison, et por abatre les contens qui ont esté entre nos et la maison del Ospital de saint Johan de Jérusalem, et por eschiver ciaus qui venir y peussent, nos fussiens conpromis en l’enorable pere frere Thomas, del ordene des Prescheors, par la grâce de Deu evesque de Bethléem et legat de l’apostolial siege, et en frere Hertheman de Helderong, grant comandeor de la maison del Ospital de Nostre Dame des Alemans ou reiaume de Jérusalem et tenant leu de maistre, et en mesire Gefrei de Sergines, senechau et bail dou reiaume de Jérusalem, et en mesire Guillaume, seignor dou Botron et conestable doudit reiaume, si cum en arbitres arbitrans, arbitreors et amiables compositors haut et bas de totes quereles, contens, descordes et questions, que nos aviens ou aveir poiens à la dite maison del Ospital, et eussiens doné et otreié as arbitres devan dis plein poeir d’eschanger entre nos et la dite maison del Ospital possessions, casaus, terres et rentes, lesquels et lesqueles nos et la dite maison del Ospital teniens et posseiens es cités et es chastellenies et es seignories des cités et des chastellenies, l’un de l’autre, et de totes autres choses que leur semblent que à eschanger feissent, quels queles seient et en quelque leu queles seient à leur conoissance et à leur volenté, — nos ledit maistre et le dit covent de la maison dou Temple, d’un assent et d’une volonté, por nos et por nos successors, tenant et porsivant le dit des arbitres desus motis, donons, otreions et conformons a toz tens, en eschange et en nom d’eschange des choses desos moties, a vos frere Ilugue Revel, henorable maistre de la sainte maison de l’Ospital de saint Johan de Jérusalem et garde des poures Jehsu Christ, et à vos le covent de la dite maison de l’Ospital, et à vos successors, totes les choses que nos avons en la cité de Valenie et en la seignorie de Valenie et en la seignorie de Margat, et le cors dou maneir, que nos aviens en la cité de Saiete avant que Saiete venist à noz mains, et le casal qui est apelez Cafarsset, lequel siet en la seignorie de Tabarie, ou totes leur apartenances et ou toz leur terreors et leur devises, et ou totes les raisons et les seignories que nos y avons, et ou totes leur possessions et leur teneures et leur raisons et leur dreitures, quels que eles seent et en quelque leu qu’eles seent, seit en casaus, en gastines, en homes, en femes, en enfans, en terres laborées et non laborees, en arbres, en vignes, en jardins, en fours, en molins, en bains, en aigues, en bois, en riveres, en pasturages, en plains, en montaignes, en valées, en montées, en dreitures, en péages, en justizes, en services, en chemins et en hors de chemins, en maisons, en censives, et en totes autres choses qui en cest prevelige sunt moties et non moties, que as devandis leus apartienent ou devient apartemr, sauf le cors dou maneir que nos avons à Valenie, lequel nos demore par ensi que, ou for qui est ou dit maneir, nos ne noz successors non puissiens ne ne deiens cuire ne faire cuire pain fors por nos freres et por nostre maisnée.
Et totes ces choses desus dites, si cum eles sunt desus devisée, nos ledit maistre et le dit covent de la maison de la chevallerie dou Temple, por nos et por noz successors, donons, otreions et quitons à vos le dit maistre et à vos le dit covent de la maison del Ospital de saint Johan, et à voz successors, en eschange et en nom d’eschange, de treis charruées franceises de terre, qui sunt el terreor de Gafarlet, de quei vos teniés partie et nos en demandiez le parfait, et dou maneir que vos avez à Saiete, et de totes les choses que vos avez en la cité et en la seignorie de Saiete et de Biaufort, ou totes leur apartenances et leur terreors et leur devises, et ou totes les raisons et les seignories que vos y avez, et ou totes leur possessions et leur teneures et leur raisons et leur dreitures, quels queles seent et en quelque leu qu eles seent, seit en casaus, en gastines, en homes, en femes, en enfanz, en terres laborées et non laborées, en arbres, en vignes, en jardins, en fours, en molins, en bains, en aigues, en bois, en riveres, en pasturages, en plains, en montaignes, en valées, en montées, en dreitures, en peages, en justizes, en servises, en chemins et hors de chemins, en maisons, en censives, et en totes autres choses que en cest present prevelige sunt moties et non moties, que as devan dites choses apartienent ou deivent apartenir.
Et encore vos le dit maistre et vos le covent dela devandite maison dei Ospital, d’un assent et d’une volenté, tenant et porsivant le dit des arbitres devant motis, en eschange et en nom d’eschange, des choses de sus moties quitez et avez quite à messire Julien, qui fu seignor de Saiete et de Biaufort, et à ses heirs et à nos le dit maistre dou Temple, et à nostre covent, et à noz successors, recevant la dite grance por nos et por le dit sire Julien et por ses heirs, la peine de diz mile mars d’argent ; la quele peine vos demandiés au dit sire Julien par devant mesire le legat, por les convenances que vos aviez au dit sire Julien et il à vos, si cuin vos dites, de bailer vos Saiete et Biaufort ou totes leur apertenances por une quantité de besans motie de rente.
La quele grance de la dite peine vos nos avez fait, por ce que nos le dit maistre dou Temple et nostre covent somes tenuis au dit sire [et] à ses heirs de garder et de defendre de tos damages et perils, que leur avenissent ou peussent avenir de la dite peine ou par raison de la dite peine.
Et encores vos le dit maistre et le covent de l’Ospital avez quite et renoncié à toz les dreiz et actions et raisons, que vos aviez ou aveir poiez contre le dit sire Julien et contre ses heirs por la raison de la devandite peine.
Les queles dites choses vos le dit maistre et le dit covent de la maison de l’Ospital, por vos et por voz successors, tenant et ensivant le dit des arbitres desus motis, donés et avez done a toz tens à nos et à nos successors, en eschange et en nom d’eschange, des choses que nos vos avons donées en eschange, si cum il est desus devisé.
Et por ce que nos volons que les choses desus dites, totes ensembles et chascune por soi, seent tenues et maintenues à toz tens fermes et estables, si que nos ne noz successors, ne autre por nos ne por noz successors, non puissiens aler à l’encontre par aucun enging ou par aucune manere, fust en tot ou en partie, nos avons fait cest present previlege boler de nostre bole de plomb, enpreinte en noz dreiz coins generals, o la garentie de noz freres, des quels ce sunt les noms :
frère Amauri de la Roche, grant comandeor.
frère Guilliaume de Malai, tenant leu de mareschau.
frère Gonsalve Martin, comandeor de la maison d’Acre.
frère Richard le Loup, drapier.
frère Guillaume de Montegnane, comandeor de Saiete.
frère Bernart de Poias, comandeor des chevaliers.
frère Hevin de Lion, turcoplier.
frère Simon de la Tor, chastellain dou Saphet.
frère Guillaume de Vanoz, chastelain de Chastel Pèlerin.
frère Guillaume dou Chastel, chastellain de Biaufort.
frère Piere de Gayre et frere Gui d’Aubon, noz compaignons, et plusors autres de nos freres.
Ce fu fait en Acre, l’an del incarnation Nostre Seignor mil duez cens sissante duez, le dernier jor el(?) mois de mai.

Num : 243   Année : 1266
Hôpital : Margat, seigneurie
Tartous - Syrie
3 mars 1266, Acre. Raoul de Baruth, seigneur de Blanchegarde, revend à Amaury Barlais, son cousin, moyennant six mille besants d’or, une rente de quatre cents besants d’or, que celui-ci lui avait vendue et qui formait une partie d’une rente de deux mille besants, payée par les Hospitaliers audit Amaury comme prix de la cession de Margat, que leur avaient faite les ancêtres de celui-ci.
Sources : Je Raoul de Baruth, seignor de la Blanche Garde, fais à saveir à toz ceaus qui sunt et serunt, que je, de mon bon gré et de ma bone volonté, por mei et por mes heirs, en la presence dou reverent pere monseignor Guillelme (2), par la grâce de Deu henorable patriarche de Jérusalem et legat de l’apostolial siege, et de la haute court dou reiaume de Jérusalem dessouz motie, et de Piere de la Chaissaigne, notaire publique, et des garens dessouz escriz, vend à vos inesire Amauri Barlais, mon cosin, por sis miles besans d’our Sarazeneis, les ques je reconois que j’ai eus et receus de vos bien nombrés et bien peisés au dreit peis d’Acre, renuntiant al exception de bon (3) non eus et non receus, non nombrés et non peisés, quatre cenz besans d’our Sarrazeneis de rente chascun an perpetuaument, franchement et quetement, sanz homage et sanz s[er]vise et sanz aucune maniéré de redevance ; les ques quatre cenz besans Sarrazeneis de rente chescun an vos m’aviés vendus de la summe de dues mile besans Sarrazeneis de vostre rente, la quele vos déviés receveir chescun an dou maistre et dou convent de l’Ospital de saint Johan en leur tresour, por le don et l’aumosne, que voz ancestres firent as ancestres des devantdis maistre et convent de l’Ospital, dou chasteu de Margat et de sa seignorie et de ses apartenances, et tote la seignorie et les raisons et les actions, que je ou mes heirs aviens ou puissens aveir por les diz ; et es diz quatre cenz besans de rente, que vos m’avies vendus, et je vos revend, si cum il est dessusdit, partant les de mei et de mes heirs, les ai donésetdoing à vos le dit mesire Amauri, à voz heirs et à voz successors et au voz commandemens, por vente et en nom de vente ; et doing à vos le dessus nomé mesire Amauri, et à voz heirs, et à voz successors ou à voz commandemens, plein poeir de tenir et posseir et receveir la devantdite rente de quatre cenz besans Sarrazeneis, la quele vos m’aviés vendue, et je vos revend, si cum il est dessus dit ; et encores doing plein poeir à vos, et à voz heirs, et à voz successors ou à voz commandemens, de vendre et d’eschanger, et doner, et aumosner, et aliener, et de faire de la dite rente de quatre cenz besans tote vostre volonté en totes choses que vos plaira cum de la vostre proprie chose ; et renuntie desorendreit, por mei et por mes heirs, as usages, coustumes et assises dou prince d’Antioche, dou contée de Triple et dou reiaume de Jerusalem, et à totes raisons et exceptions et defensions, preveliges, indulgences et rescriz de papes, dempereors et de reis, que je ou mes heirs ou noz successors avons ou peussens aveir, por les ques je, ou mes heirs, ou noz successors, ou autre por nos, peussens aler ou faire à l’encontre des choses dessus dites, fust en tot ou en partie.
De ces choses sunt garens la haute court dou reiaume de Jerusalem, cest à saveir :
mesire Gefreide Sergines, seneschau et bail doudit reiaume.
sire Guillelme de la Mandalée, seignor d’Escandelion.
sire Gerard Mainebuef.
sire Jaques Vidau.
sire Amis l’Aleman, homes liges de la seignorie dou dit reiaume.
Et des frères de l’Ospital de saint Johan.
frère Hugue Revel, henorable maistre dou dit Hospital.
frère Godefrei d’Auvergne.
frère Renaut de Nantuel
frère Jaque de Taci.
frère Bertrant de Rochebaron.
frère Johan de Lunel.
frère Guillaume de Cheri.
frère Johan de Vileloup.
frère Hugue de Durban.
frère Berceor.
frère Pierre d’Oltremone.
frère Hugues de Ruillieu, et plusors autres.

Notes : Malte : Archives de l’ordre, division I (ancien volume 7) (aujourd’hui perdu), n° 13 (1) (original) (2).
Texte : Pauli, Codes diplomatiques I, 180.
1. Il représente une tour, et au-dessous deux flèches.
2. Le sceau d’Amaury Barlais subsistait du temps de Pauli, qui l’a décrit (Codes diplomatiques, I, plan 6, n° 63).
3. Guillaume II d’Agen, patriarche de 1261 à 1270.
4. Il semble que ce mot ait été mal lu par Pauli, au lieu de « besans » ou de « deniers »
5. Ce fu fait en Acre, en l’an de l’incarnation nostre seignor Jesu Christ mil et dues cenz et sissante cine, le tierz jor dou mois de mars.

Num : 244   Année : 1266
Hôpital : Margat, seigneurie
Tartous - Syrie
3 mars 1266 (1) « Acte par lequel Amaury Burlais déclare que, le grand maître Hugues Revel et son ordre lui ayant prêté 14.400 besants pour retirer son casal d’Arrabe des Templiers, pour l’assurance de laquelle somme il remet à l’ordre la rente de 2000 besants qu’il lui faisait pour raison de la seigneurie de Margat, que l’ordre avait eu de ses ancêtres ; fait en présence de Guillaume [II, d’Agen], patriarche de Jérusalem, légat du Saint Siege, à la réquisition dudit Amaury, du 3 mars 1265 »
Sources : Pas de source.
Marseille : Archives des Bouches-du-Rhône, H, ordre de Malte, inventaire des chartes de Syrie n° 337 (XVIIIe siècle).

Notes : 1. Pour la date, voir n° 130, note 1.
Num : 266   Année : 1266
Hôpital : Margat, seigneurie
Tartous - Syrie
9 novembre 1266, Acre. Amaury Barlais, seigneur d’Arrabe, abandonne aux Hospitaliers une rente de quatre-vingt-quatre besants Sarrasins, que ceux-ci lui devaient pour le fait de Margat.
(Voir plus haut, n° 3214)

Sources : « Sachent tuit cil qui sont et seront que je Amauri Barlais, seignor d’Arrabe, por l’amor que je et mes ancestres avons toz jors eu à la sainte maison de l’Hospital de saint Johan de Jérusalem, et por les cortoisies et les bontés que nos y avons trouvés, doing, otroi et conferme, por mei et por mes heirs, perpetuaument en aumosnes, por l’arme de moi et de mes ancestres, au relegious et honeste frere Hugues Revel, honorable maistre, et au covent de la dite maison, et à la meismes maison, huitante quatre besants Sarrazinas au peis d’Acre de rente chascun an ; les quels huitante quatre besans je voeil que vos, les devantdiz maistres et covent, ou voz successors et vostre devantdite maison, aiés et recevez chascun an de l’assenement des bezans, que je et mes heirs avons sur le trésor de vostre maison d’Acre por le fait de Margat.
Et por ce que je voeil que le devantdit don, si coin il est desus devisé, soit tozjors ferme et stable, si que je, ne mes heirs, ne autre por nos, ne puissons en aucun tens aler à l’encontre, en tout ou en partie, ai je fait faire cest présent prevelige, boulé de mon seel pendant de cire, o la garentie de mesire Buamont de Nazerel, chevalier, et de Juge Vivant, et dou grant comandor de cele meismes maison frere Boniface de Calamandrane, et de frere Richart, procureor de meismes la maison, et de pluisors autres.
Et je promet en bone foi à vos, les devandiz maistres et covent, que, dedens xv jors que je serai arivez en l’isle de Chypre, vos ferai bouler un resemblable prevelige de plomb, enpreint en mes dreis coins.
Et se il avenoit que Dieu fist son comandement de mei avant que je arivasse en l’isle devantdite, ou que le devantdit prevelige ne fust boulé de ma devantdite boule de plomb, je voiel que cestui prevelige ou ceste chartre, boulée de mon seel de cire pendant, vaille autre tant, quant à ce que le devant don soit valable pardurablement, si com il est par dessus devisé, ausi corne se il fust seelé de ma devant dite boule de plomb.
Ce fu fait en Acre, l’an de l’incarnacion nostre seignor Jesu Crist mil et deus cens et sissante et noef, au mois de novembre, IX jors à l’entrée.

Notes : Malte : Archives de l’ordre, division I (ancien volume 7) (aujourd’hui perdu), n° 16 (original) (1).
1. Le sceau d’Amaury Barlais subsistait du temps de S. Pauli, qui l’a décrit (Codes diplomatiques, I, planche 6, n° 63).
Texte : Pauli, Codes diplomatiques, I, 184.

Num : 269   Année : 1267
Hôpital : Margat, seigneurie
Tartous - Syrie
« Compromis, passé entre les ordres de l’Hôpital et du Temple, à Pierre, évêque de Biblis, et Barthélemy, archidiacre d’Antioche, sur le différend qui était entre eux pour les limites et confins de la ville de Gibel et du château de Margat, de l’an 1267 »
Sources : Pas de source.
Analyse : Marseille, Archives des Bouches-du-Rhône, H, ordre de Malte, inventaire des chartes de Syrie, n° 343 (XVIIIe siècle).

Notes : Pas de note.

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