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Hiérarchie des Ordres Hospitaliers, Rhodes et Malte
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Ils relevaient du Maréchal de l'Ordre

Les Officiers-Militaires
Nous avons réuni sous cette rubrique l'examen des fonctions d'un certain nombre d'officiers de l'Ordre, dont les attributions, nettement militaires, relevaient du maréchal, et à ce titre justifient un groupement spécial.

 

I. Maitre-écuyer

Le maître-écuyer, placé sous les ordres du maréchal, appartenait à la classe des frères sergents, et son autorité s'étendait sur les écuyers (1). On sait que ceux-ci, combattants subalternes, étaient attachés au service d'un chevalier, auprès duquel ils remplissaient les fonctions les plus variées. Le maître-écuyer était leur chef. Il rendait ses comptes tous les mois (2). Un article des Statuts lui enjoint de recevoir et d'inscrire, de concert avec l'écrivain du couvent, les bêtes amenées par les navires de l'Ordre en Terre Sainte (3); on peut induire de cette prescription que le service des remontes relevait également du maître-écuyer.

 

II. Connétable

Faut-il voir dans le connétable, dont nous constatons l'existence en 1126, mais dont nous ne retrouvons plus aucune trace par la suite (4), un officier dont la charge se confondit plus tard avec celle du maréchal ou avec celle du maître-écuyer ? Les deux hypothèses sont possibles. Le connétable, en effet, comme son nom l'indique, pouvait bien avoir dirigé les écuries de l'Ordre, comme le fit plus tard le maître-écuyer; il pouvait également avoir été chargé des affaires militaires, puisque nous savons que la synonymie des termes de connétable et de maréchal fut au moyen-âge presque complète. Il semble cependant que chez les Hospitaliers le connétable ait été plus vraisemblablement le précurseur du maréchal.

 

III. Commandeur des Chevaliers

Le commandeur des chevaliers, mentionné une fois en 1234, était également un officier militaire (5). Nous ne savons rien de ses attributions ; mais, par analogie avec ce qui se passait dans Tordre du Temple (6), il devait commander en campagne à un certain nombre de chevaliers, et être d'un rang supérieur au turcoplier, chef des troupes légères auxiliaires de l'Ordre. Délégué du maréchal, son supérieur, il exerçait, pendant la durée de son commandement, les mêmes pouvoirs et jouissait des mêmes prérogatives que celui-ci (7). Il pouvait être désigné par le grand-précepteur quand le maréchal était en expédition hors du royaume de Jérusalem (8).

 

IV. Châtelain

Il nous reste à dire ici quelques mots des châtelains, chargés de la défense des châteaux de l'Ordre. Etaient-ils sous la dépendance directe du maréchal, ou relevaient-ils du grand-maître ? Les textes sont muets sur ce point. Nous les voyons en Terre Sainte commander les forteresses de Beauvoir, du Crac, de Gibelet, de Margat, du Mont Thabor et de Selefkeh ; ils sont distincts des commandeurs, puisque nous constatons la présence simultanée d'un châtelain et d'un commandeur dans la même localité. Ils ont donc le caractère d'officiers militaires ; ce sont des commandants de place, que l'Hôpital entretient d'une façon permanente pour les besoins de la défense de ses forteresses (9). Ils ont droit à trois montures, à deux écuyers (dont un nourri à la table des turcoples) et à un turcople (10). Ceux du Crac et de Margat ont rang de baillis et entrée au chapitre général (11). Après la perte de la Terre Sainte, ils disparaissent naturellement, leur rôle étant fini. Leur titre n'est plus porté que par le représentant de l'Ordre à Amposte, qui, châtelain à l'origine, n'avait pas tardé à devenir un prieur, mais avait conservé son appellation originaire.
Sources : Joseph Delaville Le Roulx. Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre (1100-1310). Paris, E. Leroux, 1904. In-8º, XIII-440 pages.
— Vous pouvez voir le livre dans son intégralité à cette adresse : Archives.Org

 

Les Notes

1. Cartulaire, IV, nº 4613 et 4616.
2. Statuts de 1301, article 14 (Cartulaire, IV, nº 4549).
3. Statuts de 1301, article 38.
4. Cartulaire, I, nº 74 et 77. Il s'appelait Durand.
5. 22 novembre 1234. Frère Bernard Raymond, « preceptor militum » (Cartulaire, II, nº 2094).
6. H. de Curzon, La règle du Temple, page XXI.
7. Statuts de 1301, article 8 (Cartulaire, IV, nº 4549).
8. V. plus haut, page 335.
9. Voir à l'Appendice les diverses listes des châtelains, sous les rubriques : Beauvoir, le Crac, Gibelet, Margat, Mont Thabor et Selefkeh.
10. Statuts d'Alphonse de Portugal (Cartulaire, II, nº 1193, page 37).
11. Usances, article 109 (Cartulaire, II, nº 2213).

Sources : Joseph Delaville Le Roulx. Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre (1100-1310). Paris, E. Leroux, 1904. In-8º, XIII-440 pages.
— Vous pouvez voir le livre dans son intégralité à cette adresse : Archives.Org


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