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Commanderies de l'Ordre de Malte
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Commanderie de Capette

Domus Hospitalis Capette
Domus Hospitalis Capette

H. 901. (Liasse.) (1) — 10 pièces ou cahiers, papiers.
1. Don de M. le chanoine Nicolas (1914).

1192-1791. — Grand prieuré de Saint-Gilles.
Commanderie de Capette. Litige avec le collège de Saint Jean de Saint-Gilles.

1. — Inventaire général des titres de la commanderie de Capette, fait par Antoine Raybaud, secrétaire de l’ordre au grand prieuré de Saint-Gilles, en 1700.
Note portant que la commanderie de Capette, dépendant autrefois du grand prieuré, en fut démembrée par délibération de la langue de Provence du 28 juin 1645.
Elle se compose des tènements de Tourremier, Redonne, à présent Bois de Lescalle ; Conse-Haute, Tête-de-Loup, Nègue-Roumieu, à présent Capette ; Ribeyrès, à présent La Loubalière ; et Coutte.
L’ensemble de ces tènements contig├╝s confronte le Rhône, la draye ou le chemin des herbages de La Sylve Godesque et de La Tête-de-Loup ; l’étang de Coutte, les marais de La Souteyrane, et le tènement de Claire farine ou Claire Farine. Au chapitre des titres de Capette, on voit, par la pièce 1, qu’en décembre 1192 Guillaume de Porcelet donne au commandeur du Temple de Saint-Gilles tous les bois, prés, marais, pâturages, terres, eaux, chasses et pêcheries, depuis Terremier jusqu’à Conse-Haute, plus une terre ayant appartenu à Raimond de Levedon, suivant acte reçu par Pierre Fulcodi, juge et chancelier du comte de Toulouse.
Le 7 des ides de mars 1203, Ponse, veuve de Gilles Farsic, vend au commandeur tout ce que son mari avait dans le tènement de Coutte. Le notaire est étienne Graille (Pièce 2).
Le 7 des calendes de septembre 1210, Bertrand de Porcelet donne au commandeur de l’Hôpital de Saint-Gilles ses prés, terres, eaux, marais et pêcheries, depuis l’Anglade de Pagan, jusqu’à la cour de Raynore, de Tourremier à l’Anglade de Guillaume Béraud, l’église de N.-D. d’Astèles et Cotorget (Pièce 3).
Aux calendes de décembre 1246, Vassal Corvarin vend au commandeur de l’Hôpital de Saint-Gilles ses terres, pré et marais de Tourremier (Pièce 4).
Le 13 février 1505, noble Gaillardet de « Montcamp », seigneur de Vauvert, donne en arrière-fief, au grand prieur de Saint-Gilles, sa juridiction sur les terroirs de Tousque ou La Pine, de Tête-de-Loup, Nègue-Roumieu, Ribeyrès et Coutte (Pièce 5).
Les grandes contestations entre le grand prieur et le seigneur de La Motte furent terminés par un arrêt du parlement de Toulouse du 5 juin 1610 (Pièce 6).
La communauté de Vauvert ayant mis dans ses compoix le tènement de Ribeyrès, ou La Loubalière, et ceux de Tête-de Loup et de Nègue-Roumieu, prétendait que ces biens devaient être ruraux. Le grand prieur fit voir qu’ils n’étaient pas dans le terroir de Vauvert, mais dans celui de Roche, ou Sylve-Godesque, sur lequel il a juridiction depuis l’achat fait au baron de Vauvert en 1505. Un arrêt du Conseil du roi renvoya la cause à la cour des aides de Dauphiné, qui déclara, par arrêt du 21 juin 1646, le Ribeyrès exempt de toutes tailles ordinaires, et en ordonna la radiation sur le compoix de Vauvert (Pièce 7).

2-3. — Original et copie de l’arpentage général de la commanderie de Capette, fait par Guillaume Bœuf, géomètre juré de la ville d’Arles, amiablement commis par François Belon, collégiat de Saint-Gilles, comme procureur de Henri-Louis de Chalvet, commandeur de la commanderie de Capette, située le long du Petit-Rhône (25 janvier 1738).

4. — Bulle de Raimond Despuig, grand maître de l’ordre, reproduisant une supplique de Henri-Louis de Chalvet, commandeur de Capette, en date du 9 mars 1739, supplique adressée au grand maître, en italien.
Cette commanderie consiste en un seul corps de terres, environné par les biens du prieuré de Saint-Gilles, de la collégiale de Saint-Gilles et de la commanderie de Barbentane, sans aucun cens emphytéotique, de sorte qu’il n’y a pas lieu de redouter des usurpations de la part des laïques. Néanmoins le commandeur a fait procéder à un arpentement de ses terres par un géomètre d’Arles, et fait déposer son verbal dans les archives du grand prieuré de Saint-Gilles. Le commandeur supplie le grand maître de nommer un chevalier par l’intervention et l’autorité duquel se fassent les citations des voisins, et la légale mesure des terres de sa commanderie. Le grand maître a saisi son conseil de la supplique, le 5 mars 1740. Il a été décidé d’y faire droit, et on a député le commandeur Philippe de Pagesse d’Assas. La bulle du grand maître atteste ces faits.
Elle est datée de Malte, 5 mars 1739 suivant le style de sa chancellerie, 1740 suivant le cours ordinaire. Sceau plaqué en papier, représentant le grand maître.

5. — Requête de Louis de Chalvet, commandeur de Capette, à Philippe de Pagesse d’Assas, commandeur de Gap-Français et commissaire député par le grand maître. Il le prie d’ordonner l’arpentement des terres de la commanderie de Capette, et l’assignation du grand prieur de Saint-Gilles comme possesseur du membre de Claire-Farine ; de M. de Villages de Lasalle, commandeur de Barbentane, pour le domaine de Liviers ; et des frères collégiaux de Saint-Gilles comme possesseurs de l’étang de Coutte, tous biens limitrophes de sa commanderie.
Au pied, décret ou ordonnance conforme signée du chevalier de Pagesse d’Assas.
A la suite, certificat d’assignation donnée à Sauveur de Gaillard, grand prieur, et autres intéressés, pour le 6 septembre prochain, jusqu’à perfection de l’arpentement, que doit faire Bœuf.
La présente copie est celle laissée aux frères collégiaux, en la personne d’Alexandre Mottet, infirmier (10 août 1740).

6. — Protestation d’Eyssautier, syndic du collège de Saint-Jean de Saint-Gilles, adressée à Bœuf, sur les lieux contentieux, en l’absence du commandeur de Pagesse d’Assas. Bœuf ne saurait faire la séparation de l’étang de Coutte, d’avec le terroir de la commanderie de Capette, autrement qu’il n’est prescrit dans un verbal de descente fait en 1688 par Jean de Quiqueran-Ventabren, chevalier, et Jean-Antoine Simon, sacristain de Saint-Jean de Marseille, commissaires députés par le chapitre provincial à l’occasion des contestations entre les frères collégiats et le commandeur de Capette ou son fermier, qui faisait des entreprises sur les dépendances de Coutte. Bœuf prend connaissance de l’original du verbal à la métairie de Capette et à la cabane de Coutte. Mais, sommé par Eyssautier de s’y conformer pour le plantement des bornes, il s’y est constamment refusé (13 septembre 1740).

7. — Requête du commandeur de Capette à Philippe de Pagesse d’Assas. Il lui demande d’ordonner, sans préjudice du droit des parties, que Bœuf passera outre aux protestations et retardements d’Eyssautier, et remplira sa commission ainsi qu’il lui est mandé. Au pied, décret conforme du chevalier de Pagesse d’Assas. Plus bas, signification à Eyssautier (14 septembre 1740).

8. — Arpentement général et juridique de la commanderie de Capette, fait et dressé par Guillaume Bœuf, géomètre d’Arles (26 septembre 1740).
9. — Extrait de l’original précédent.

10. — Extrait en forme du rapport d’arpentement et récolement des bornes de la commanderie de Capette, rapport fait par Louis Seguin, géomètre et géographe de Tarascon, le 18 mars 1766.
L’extrait est délivré par Bœuf, archivaire, sur autre extrait en forme, conservé dans les archives du grand prieuré de Saint-Gilles, armoire de la commanderie de Capette, sac des titres n° XI.
Sceau plaqué du grand prieuré en cire noire, en mauvais état.
L’expédition est destinée au chevalier François de Castellane, commandeur de Capette, et porte la date de 1791.
Sources : Bondurand, édouard. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, par M. Bligny-Bondurand, Gard. Archives civiles. Supplément à la série C. Série D. Archives religieuses. Supplément aux séries G et H. Nîmes 1916. BNF

1. — Ordre du Temple :
— Décembre 1192
Guillaume de Porcelet donne au Commandeur du Temple à Saint-Gilles, tous les bois, prés, pâturages, terres et marais qu’il possède entre Terremier et Cousehaute, plus une terre ayant appartenu à Raimond de Levedon.

2. — Temple ou Hôpital :
— Mars 1203
Ponse veuve de Gilles Tarsic vend au Commandeur tout ce que possédait son mari sur le tènement de Coutte.

3. — Ordre de Saint-Jean de Jérusalem :
— Septembre 1210 Bertrand de Porcelet donne au Commandeur de l’Hôpital de Saint-Gilles, ses prés, terres et marais qu’il possède de
Pagan à Raynore et de Tourremier à Beraud ainsi que d’Alteles à Cotarget et de Cotarget à Mora.
— Décembre 1246
Vassal Corvarin vend à l’Hôpital de Saint-Gilles ses terres, prés et marais qu’il possède à Tourremier.
— 1312
Concile de VIENNE, héritage des biens du Temple donc Capette s’agrandit.
— 13 février 1505
Noble Gaillardot de Montcamp, Seigneur de Vauvert, donne en arrière-fief au Grand Prieur de Saint-Gilles, sa juridiction sur Tousque,Penede, Tête-de-Loup, Negue Roumine, Ribeyre et Coutte.
— 5 Juin 1610
Arrêt du Parlement de Toulouse mettant un terme aux différentes contestations de propriété.
— 28 juin 1645
Par délibération de la Langue de Provence, la maison de Capette est démembrée du Grand Prieuré pour devenir Commanderie. Raybaud annonce 1643 - Tome III page 23, puis 28.06.1645 à la page 134
Construction de la maison et la chapelle N.D. Les revenus de la nouvelle commanderie restent au bénéfice du Grand Prieur de Forbin-Bonneval, jusqu’à sa mort le 12 juillet
— 1661.
Le premier commandeur officiel est donc Antoine de Blacas-Verignon.
— 1667.
Visite de la commanderie de Capette.
Archives départementales des B. D. R. 56 H 174
— 1679 et 1755
Visite de la commanderie de Capette.
Archives départementales des B. D. R. 56 H 190
— 1675 et 1783
Visite de la commanderie de Capette.
Archives départementales des B. D. R. 56 H 245
— 8 mai 1688
Bornage de la propriété.
— 12 septembre 1703
La Commanderie est saccagée par les Camisards.
— 1709 à 1711
Réparations diverses suite aux événements de 1703 et à la rupture des chaussées par le Rhône.
Archives départementales des B. D. R. 56 H 710
— 25 janvier 1738
Arpentement général de la Commanderie par Guillaume Bœuf, Géomètre en ARLES.
— 26 septembre 1740
Arpentement des terres et piaulement de bornes complémentaires par le même Bœuf.
— 1745
Autre crue importante du Rhône.
— Nuit du 31 novembre au 1 décembre 1755
Débordement du Rhône encore plus important. L’ensemble de la Camargue est envahi par les eaux. La construction de la digue le long du Petit Rhône sera accélérée.
— 18 mars 1766
Rapport d’arpentement et de bornage de la Commanderie par Louis Seguin, Géomètre à Tarascon. Le dessin est exposé au musée Reattu en Arles.
— 1791 et 1792
Aliénation des biens nationaux.

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