Hospitaliers   Commanderies   Hospitaliers

Commanderies de l'Ordre de Malte
Informations
Chers visiteurs
Vous avez certainement constaté le point d'interrogation dans la barre d'adresse de votre navigateur.

Il y est écrit « Non sécurisé »

Vous pouvez naviguer sur le site sans aucune crainte. La sécurisation d'un site Internet est obligatoire dès lors qu'il y a des demandes de mots de passes ou des paiements en ligne.

Sur ce site il n'y a rien de tout ceci.

Retour menu Commanderies

Commanderie d'Angers
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement et Cantons: Angers - 49

Domus Hospitalis Angers
Domus Hospitalis Angers

Frère Grelier de Concize, commandeur de l'ancien hôpital d'Angers (1702-1784)
L'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, fondé lors de la première croisade, appelé depuis chevaliers de Rhodes et de Malte, était composé de huit langues ou nations : Provence, Auvergne, France, Italie, Aragon, Allemagne, Castille et Angleterre. La langue de France possédait trois grands prieurés, ceux de France, de Champagne et d'Aquitaine. Le grand prieuré d'Aquitaine comprenait des commanderies, parmi lesquelles celle de la ville d'Angers : elle était située rue Grandet (hôtel de Contades) avec chapelle vis-à-vis dédiée à saint Blaise, dont au XVIIIe siècle le chœur seul subsistait.

La commanderie avait des rentes et des biens à Angers et aux environs, et sept membres :
1 — Andard
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement et Cantons: Angers, Commune: Loire-Authion - 49

Domus Hospitalis Andard
Domus Hospitalis Andard

L'Hôpital, ferme sur la commune d'Andard.
— Ancien domaine des Templiers d'Angers, avec clos de vigne, prés, marais, attenant vers l'est, aux communs de Corné, vendu nationalement le 17 ventôse an II.
Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique de Maine-et-Loire, par M. Célestin Port. Trois tomes, Paris Angers 1876. Tome II, pages 362-363.
2 — Plumoison de nos jours Villevêque
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement et Cantons: Angers, Commune: Rives-du-Loir-en-Anjou - 49

Domus Hospitalis Villevêque
Domus Hospitalis Villevêque

3 — Saulgé-l'Hôpital
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement et Cantons: Angers, Commune: Saulgé-l'Hôpital - 49

Domus Hospitalis Saulgé
Domus Hospitalis Saulgé

4 — Le Coudray-Macouard
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement et Canton: Saumur - 49

Domus Hospitalis Coudray-Macouard
Domus Hospitalis Coudray-Macouard

5 — Thorée
Département: Sarthe, Arrondissement et Canton: La Flèche, Commune: Thorée-les-Pins - 72

Domus Hospitalis Thorée
Domus Hospitalis Thorée

6 — Saint-Jean de Feuillet, à Villiers-Au-Bouin
Département: Indre-et-Loire, Arrondissement: Chinon, Canton: Cléré-les-Pins - 37


Domus Hospitalis Feuillet Domus Hospitalis Feuillet

7 — Saint-Jean de Beauvais ?, à Saint-Germain-d'Arcé
Département: Sarthe, Arrondissement et Canton: La Flèche, Commune: Saint-Germain-d'Arcé - 72

8 — Vernantes
Département: Maine-et-Loire, Arrondissement et Canton: Saumur, Commune: Vernantes - 49


Domus Hospitalis Vernantes
Domus Hospitalis Vernantes

Les archives de la commanderie d'Angers, qui subsista jusqu'à la Révolution, sont conservées à la préfecture de la Vienne. (Anjou historique, XVI, 337.)

L'avant-dernier commandeur de l'ancien Hôpital d'Angers fut le Frère Charles-Auguste Grelier de Concize, qui mourut au bourg de Saint-Pierre des Herbiers (Vendée), le 25 mars 1784. Le sieur Moisgas, feudiste à Mortagne-sur-Sèvre, adressa aux Affiches d'Angers une notice que nous reproduisons :
« Il était né le 10 mai 1702 et avait été reçu chevalier le 8 décembre 1725. Il avait été gouverneur de Goze, île d'Afrique sur la côte de Barbarie, appartenant aux Chevaliers de Malte. Depuis deux ou trois ans, il s'était retiré au bourg des Herbiers, pour être plus à portée de l'office divin, où il édifiait tous ceux qui y assistaient, tant par sa ferveur que par sa modestie. Auparavant il habitait la terre de Concize, paroisse de Notre-Dame des Herbiers, où par manière de récréation il se livrait à l'agriculture, semblable aux sénateurs romains qui, après avoir commandé avec distinction les belles légions de la République, venaient cultiver leurs possessions. Il ne sut multiplier les instruments de sa fortune que pour la répandre avec plus d'abondance dans le sein des pauvres de son canton, et surtout des malades ; qui trouvèrent toujours chez lui un secours assuré, par la distribution qu'il leur faisait des aliments et des remèdes convenables à leur état. Pauvres, souvenez-vous à jamais de ses bontés ; souvenez-vous que le jour de son arrivée à Concize fut celui de votre bonheur. Que vos enfants, que toute la postérité sachent combien il vous a chéris ; ce sera une marque de votre vertu, et ce témoignage vaudra seul des inscriptions, des statues et tout ce que les hommes ont pu inventer jusqu'à présent pour consacrer la mémoire des vivants et des morts.

— Le Frère Grelier de Concize était né affable et d'un esprit droit dans les affaires, patient, bienfaisant, ami généreux, bon citoyen, voisin aimable et pacifique, ennemi de tout procès ; doué de toutes les vertus de l'âme et du cœur, il ne cherchait qu'à faire le bien. Maître charitable, au dernier bail de sa commanderie, il préféra l'affermer par partie, dans la crainte qu'un fermier général ne vexât les sous-fermiers. Il serait bien à souhaiter que tous les riches suivissent cet exemple si digne d'être publié : leurs fermiers se trouveraient par ce moyen plus en état de soulager les pauvres de la campagne, en les occupant plus volontiers à la culture des terres, trésor indicible pour l'Etat. — Je goûte un vrai plaisir en rendant publics ces témoignages, de l'estime et du respect que j'ai toujours eus pour lui ; je regrette seulement de ne pouvoir semer sur sa tombe des fleurs dignes de lui, et je me borne à l'arroser, avec tous ses voisins, des pleurs qui lui sont si justement dus. »

Après le Frère Charles-Auguste Grelier de Concize, l'ancien Hôpital d'Angers eut pour commandeur le Frère Louis-Hubert de Murat, chevalier profès de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, né le 28 juillet 1734, et reçu chevalier le 18 septembre 1740.
Le nouveau commandeur afferma, en mai 1785 :
1 — le lieu de l'Hôpital, situé à Andard.
2 — le lieu de l'Hôpital, à Villevêque.
3 — le lieu de l'Hôpital, à Saint-Silvin.
4 — les fiefs dépendants de ces trois domaines.
5 — les fiefs et rentes dans l'étendue de la paroisse de Saulgé-l'Hôpital.
6 — le temporel de la commanderie de Saint-Jean-l'Hôpital du Coudray-Macouard, dépendant de la commanderie de l'Hôpital d'Angers.
7 — le lieu de la Rame, situé au canton de Pierre-Lise, près le grand Mail, paroisse de Saint-Michel-du-Tertre, à Angers.
8 — un trait de dime, un pré nommé le Port-Thibault, à Denée.
9 — la dime de blé dans l'étendue de la paroisse des Essarts et des environs.
10 — une rente de blé due par les Augustins d'Angers.

La rue David-d'Angers a porté jusqu'en 1869 le nom de rue de l'Hôpilal.
Sources : L'Anjou historique : paraissant tous les deux mois, page 150, XVIIe année, n° 2, septembre-octobre 1916. Angers 1916 - BNF

Les ordres de Malte, du Temple en Anjou
Les Hospitaliers furent les derniers défenseurs de la Terre Sainte. Ils n'abandonnèrent Saint-Jean d'Acre (1290) que pour s'établir, après quelques années passées à Chypre, dans l'île de Rhodes (1310) et de la menacer encore les côtes de l'Asie Mineure, s'y installer à diverses reprises et protéger contre les entreprises des infidèles cette partie des côtes de la Méditerranée, la péninsule hellénique et ses îles. Chassés de Rhodes en 1523, les Hospitaliers émigrèrent à Malte que Charles-Quint leur abandonna (1530), et, là encore, ils continuèrent contre le Croissant la guerre qu'ils n'avaient cessé de lui faire depuis près de quatre siècles. Les chevaliers conservèrent Malte jusqu'en 1798, époque où Bonaparte mit fin à leur existence politique.

A Angers, les Hospitaliers possédaient une commanderie, dont on trouve la trace à partir de 1206. L'hôtel de la commanderie était situé rue Grandet (hôtel de Contades), avec chapelle vis-à-vis dédiée à saint Blaise, dont au XVIIIe siècle le chœur seul subsistait (1).
1. La chapelle de Saint-Biaise était située rue David, n° 38. L'Université d'Angers s'y rendait chaque année, le 3 février, jour de la fête de saint Blaise, pour célébrer la fête de la « Nation » d'Aquitaine. On sait que la rue David a porté jusqu'en 1869 le nom de rue de l'Hôpital.

La commanderie avait des rentes et des biens à Angers et aux environs, et sept membres:
1 — Andard.
2 — Plumoison (Villevêque), ancienne commanderie.
3 — Saulgé-l'Hôpital, ancienne commanderie.
4 — le Coudray-Macouard, ancienne commanderie.
5 — Thorée (Sarthe), ancienne commanderie, avec l'annexe du Temple de Bauge.
6 — Saint-Jean de Feuillet, à Villiers-Au-Bouin (Indre-et-Loire), et Saint-Jean de Beauvais, à Saint-Germain-d'Arcé (Sarthe).
7 — Vernantes, dépendant anciennement de la commanderie de Thorée (2).
2. L'Anjou historique (III, 300) a publié quel était le temporel de la commanderie de l'ancien hôpital d'Angers au mois de mai 1785, époque d'un renouvellement de bail.

La commanderie d'Angers subsista jusqu'à la chute de l'Ordre. Ses archives sont conservées à Poitiers aux Archives départementales de la Vienne, dans le fonds du Grand-Prieur d'Aquitaine (H 3, liasses 29-103 et registres 310-330).

Voici les noms de quelques-uns des commandeurs de l'Hôpital d'Angers:
— 1206, Guillaume.
— 1540-1553, Eutrope de Callières.
— 1567, Olivier Daulx.
— 1573-1617, François de Marans.
— 1617-1628, Olivier de Coublant (pourvu en 1620).
— 1638-1640, Lancelot-Pierre du Plessis-Baudouin.
— 1642-1660, René du Bailleul.
— 1683, Jacques de Bretbel-Gremonville.
— 1726. René-Robert de Marbœuf.
— 1765, Bernardin de Marbœuf.
— 1772-1776, Charles-Auguste Legreslier de Concize.
— 1785, Louis-Hubert de Murat.

* * *

L'ordre du Temple fut fondé après la première croisade pour défendre les Lieux Saints et protéger les pèlerins. Le premier maître, Hugues de Payns, voulut faire de ses « pauvres chevaliers du Christ » la gendarmerie de la Palestine. Ils s'établirent sur l'emplacement du Temple de Jérusalem ; d'où leur nom de Templiers. Au concile de Troyes, en 1128, ils reçurent une règle dictée, dit-on, par saint Bernard, une règle toute cistercienne.
Le développement de l'institut des Templiers fut rapide ; il acquit des domaines non seulement en Syrie, mais dans toute l'Europe. Il y bâtit des Temples innombrables. L'ordre était gouverné par un grand maître.
Les maisons du Temple (commanderies) étaient groupées par provinces. A la tête de chacune de ces provinces était un commandeur de province.

L'ordre du Temple eut des destinées en partie double. Il demeura en Orient, où il combattit l'Islam. En Occident, il devint une grande puissance temporelle et financière. Les Templiers se firent, avec les Juifs, les banquiers de la chrétienté. Le plus puissant client des Templiers, Philippe le Bel, convoitait leur immense fortune. Il réussit à les détruire (1312), mais non à s'approprier tous leurs biens immobiliers qui passèrent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. C'est ainsi que se réalisa, financièrement du moins, un plan de fusion des deux grands ordres militaires, souvent agité à la fin du XIIIe et au commencement du XIVe siècle.

Orderic Vital rapporte que le comte Foulques V d'Anjou, revenu de son premier voyage en Palestine (il était de retour le 24 septembre 1121), assigna dans ses terres une rente de 30 livres angevines au profit des chevaliers de l'ordre du Temple (1).
1. Le comte Foulques V d'Anjou était à Jérusalem dans les premiers temps de la fondation du Temple. Pendant une année, il y entretint cent hommes d'armes à ses frais, dans la compagnie de la milice. Brave, généreux, zélé, il avait plu par ses qualités à Baudouin II qui, n'ayant pas de fils, songea à faire de lui l'héritier présomptif de sa couronne, en lui offrant en mariage sa fille aînée Mélisande. Les premières ouvertures lui en furent faites par Hugues de Payns en 1127 ou en 1128. Veuf de sa femme Eremburge, il accepta la proposition avec joie, mais il voulut, avant de partir, consolider sa politique en Anjou par le mariage de son fils aîné Geoffroy, auquel il devait remettre son comté, avec « l'impératrice » Malahide, fille du roi d'Angleterre, Henri Ier. Les noces furent célébrées au Mans et Foulques y prit la croix des mains de l'archevêque de Tours, en présence des évêques et des seigneurs de la province (juin 1129).

A Angers, les Templiers avaient une commanderie ; en 1229, nous connaissons un accord intervenu entre eux et l'abbesse de Montrevault. Quand l'ordre du Temple fut aboli, la commanderie d'Angers ne fut pas incorporée à la commanderie que les Hospitaliers avaient dans cette ville.
Elle continua à former la commanderie du Temple d'Angers, eut ses commandeurs distincts et son organisation propre jusqu'à la suppression de l'ordre de l'Hôpital en 1793.


La commanderie se composait
1 — de biens et de rentes à Angers et aux environs.
2 — du membre de Brain-sur-l'Authion.
3 — du membre d'Ouche (Tiercé).
4 — du membre de Marolles (Seiches).
5 — du membre de Montsoreau, au Bailleul (Sarthe).
6 — du membre de Précigné (Sarthe), ancienne commanderie du Temple.
7 — du membre du Temple-Béconnais ou Temple de Villemoisan, ancienne commanderie du Temple, qui avait elle-même trois membres (Saint-Jean de Segré, Hôpital de Bouillé-Ménard, et bailliage de Châteaugontier).

La maison de la commanderie était située à Angers au faubourg de Saint-Laud, dans la rue du Temple (1). La commanderie relevait du Grand Prieuré d'Aquitaine. Ses archives sont conservées aux Archives départementales de la Vienne (H 3, liasses 104-148, et registres 331-341).
1. La maison du commandeur existe encore, n° 7 et 9 de la rue du Temple. La chapelle de la commanderie, devenue une maison d'habitation, est au n° 5 de la même rue. Les servitudes de la commanderie exigent encore au n° 3 bis de la même rue.

Voici les noms de quelques-uns des commandeurs du Temple d'Angers
— Frère Huc, 1229-1238.
— Michel Delamotte, 1352.
— Jean Bragier, 1364-1387.
— Aimeri Daviet, 1394.
— Jean Boureau, 1402.
— Guy de Domaigne, 1447.
— Guillaume d'Appelvoisin, 1458-1465.
— Robert Berault, prêtre, 1491.
— Jacques Brunet, 1497-1513
— François de Nuchèze, 1528-1530.
— Charles Charruyau, 1534-1541.
— Pierre Pelloquin, 1547-1572.
— Louis d'Appelvoisin, 1580 (date de sa provision)-1621.
— Charles de Saint-Offange, 1625.
— Jean Dubois, 1628-1630.
— François de Boisbaudry de Trans, 1649.
— Jacques de Jalesne, 1654-1657.
— Charles de Savonière de la Bretesche, 1663-1692.
— Jacques de Voyer de Paulmy, 1695-1701.
— Charles Frottier de la Menelière, 1721-1722.
— Jean-Gabriel de Fournel, 1730-3 mars 1761 (date de sa mort).
— Jean-Hardouin de Maillé de la Tourlandry, 1762-22 mars 1785 (date de sa mort).
— Jean-Henri de la Laurencie, 1786 (2).
2. Cf. Grands-Maîtres angevins de l'Ordre du Temple, par Armand Parrot (Paris, Picard.)
Sources : L'Anjou historique : paraissant tous les deux mois, page 337 à 341. Seizième année, n°4. Janvier-Févtier 1916. Angers 1916 - BNF

La Commanderie
Aujourd'hui, il ne reste plus rien des bâtiments du prieuré d'Angers. Il se trouvait à l'angle de la rue David d'Angers (ancienne rue de l'Hôpital) et de la rue Grandet (ancienne rue Saint-Blaise).
Les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem s'installe à Angers en 1206. A son origine, la commanderie relevait territorialement du grand prieuré de France avant de l'être de celui d'Aquitaine à Poitiers.
Il ne reste rien de cette première commanderie. Il reste des documents décrivant un logis principal ultérieur, ou grand logis, remontant au XVe siècle. Le logis secondaire, ou petit logis, est plus difficile à dater d'après ces documents iconographiques. La commanderie était constituée en deux logis contigus à l'ouest de la rue Sainte-Blaise, le grand logis accessible depuis cette rue, le petit logis secondaire plus à l'ouest, ayant son entrée par une allée entre deux hôtels particuliers. Ces deux logis, dotés de plusieurs dépendances, étaient disposés entre cour et jardin. Le grand logis peut être décrit avec une relative fiabilité grâce à des dessins et plans de 1725 : un long corps de bâtiment à un étage et comble. Il était couvert d'un toit à deux longs pans avec pignons, et desservi par une tour d'escalier à vis hors-d'œuvre, à toit polygonal.
Les jardins des deux logis est divisé en quatre carrés de gazon par des allées de charmes. Des arbres fruitiers en espalier ou en buisson occupaient le pourtour.
Le prieuré d'Angers devait être beaucoup plus vaste et même comporter un hôpital si l'on se réfère au nom ancien de la rue David d'Angers. Ce prieuré disparaît à la Révolution et les bâtiments sont détruits, ils seront remplacés par des hôtels particuliers, notamment l'hôtel de Contades. Ce site est aujourd'hui occupé par des immeubles datant des années 1960.

La chapelle
La chapelle, sur le côté oriental de la rue Saint-Blaise, dédiée à saint Blaise, n'est connue que par le dessin de 1725. La chapelle était un simple vaisseau quadrangulaire, à chevet plat, éclairé par trois baies en plein-cintre sur chaque élévation latérale, qui peuvent être datées de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. Le chœur seul était alors voûté. Un porche, accompagné d'un petit logement, précédait le pignon occidental.
A l'emplacement de la chapelle, subsistent les restes méconnaissables d'un bâtiment datant du début du XIXe siècle. Wikipedia

Voir Saint-Blaise d' Angers sur le site.

Arret du Conseil D'Estat du Roy
Qui ordonne que les reglemens concernant le controlle des actes de Foy et Hommage, Aveux et déclarations aux PapiersTerriers paffés devant Notaires ou autres Officiers qui ont la faculté de les recevoir feront executez selon leur forme et teneur, et en conféquence déclare nulle une Déclaration recue aux Affifes de la Commanderie de S. Remy de la Ville d'Angers : condamne le Sieur de la Maffeliere Partie, le nommé Bardoul Greffier, et le nommé Guichet Sergent, chacun en 200 livres d'amende, pour avoir délivré, s'être fervy et avoir fignifié ladite Declaration, fans qu'elle ait été controllée : et Ordonne qu'à l'avenir lefdites déclarations qui feront reçues aufdites Affifes, feront controllés dans la quinzaine de leurs dattes, et les Droits payez conformément aux Reglemens.

Du trentième Avril 1718
Extrait des Registres du Confeil d'Estat.
Veu au Confeil d'Etat du Roy, la Requête prefentee en iceluy par François Desbanes, Chevalier de l'Ordre de Jerusalem, Commandeur de S. Remy, Receveur et Procureur du Commun Tréfor de l'Ordre de Malthe au Grand Prieuré d'Aquitaine, contenant que le Procureur Fifcal de la Commanderie d'Anger auroit fait affiguer plusieurs Tenanciers à comparoître aux Affifes pour s'avouer Vassaux, exhiber et fournir leurs Contracts, faire foy et hommage, bailler Aveus et Dénombremens, et déclarer les choses par eux tenues en Cenfive, que sur une des Aliénations François Truchalaume auroit comparu en personne et passé le vingt-un May 1715. Déclaration à l'Audience pour quelques immeubles qu'il possede que la Sentence qui auroit donné Acte de cette Déclaration, auroit elle expediée par le nommé Bardoul Greffier desdites Assises, et signifiée par Bichet Sergent Royal sans au préalable l'avoir fait controller ; que cette Signification portée au Controlle des Exploits, le Commis de Béguin Fermier du Controlle des Actes des Notaires et Droits y joints de la Généralité de Tours, auroit retenu ladite Sentence, et auroit fait assigner le Sr de la Marseliere Commandeur de la Commanderie de l'ancien Temple d'Angers, lefdits Bardoul Greffier et Guichet Sergent devant le Subdelegué à Angers du Sieur Intendant de la Généralité de Tours, pour voir déclarer ladite Sentence nulle, condamner les susnommés en deux cens livres d'amende chacun pour s'être servy, avoir délivré et fignifié ladite Sentence, sans au préalable l'avoir fait controller dans la quinzaine du jour de sa datte, et Ordonner que ledit Bardoul donnera communication de tous les Aveus, Acles de foy et hommage, et Déclarations qu'il a reçues pour être par luy pris telles conclulions qu'il avisera, que cette Demande est insoutenable :
1 — Depuis l'Etabliflement des Droits de Controlle, l'Ordre de Malthe n'a fait controller aucunes des Sentences rendues aux Affifes.
2 — Si la prétention de Béguin avait lieu, le Revenu de dix années de toutes les Commanderies, ne suffiroient pas pour y fatisfaire.
3 — Les Sentences en question n'ont point d'aplication aux Articles 61 et 63 du Tarif et 184 du Tarit du vingt Mars 1708. Non plus qu'à l'Arret du feize Juillet 1697, à l'Article 6, de la Déclaration du quatorze Juillet 1699, et à l'Edit de 1693.
4 — Ces Reglemens n'assujettisent absolument au Controlle des Actes des Notaires, que les Actes par eux passés, les Tabellions et Greffiers des Arbitrages, et encore les Déclarations consenties volontairement au Greffe des Seigneurs, au lieu de les faire devant Notaires.
5 — Les termes d'Assises ou autrement qu'on a glissé dans les Disposition de l'Article 6, de la Déclaration du quacorze Juillet 1699 ; ne changent rien aux Reglemens précédemment rendus.
Sources : Arrêt du Conseil d’Etat qui déclare nulle une déclaration reçue aux assises de la commanderie de Saint Remy de la ville d’Angers ; condamne de La Masselière, Bardoul et Guichet chacun en 200 Livres d’amende pour avoir délivré, s’être servi et avoir signifié ladite déclaration sans qu’elle ait été contrôlée. BNF

Retour menu Commanderies

Top

 

 

Licence Creative Commons
Les Templiers et Les Croisades de Jack Bocar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une oeuvre à http://www.templiers.net/.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.templiers.net/.