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Commanderie de La Vernède

Domus Hospitalis Vernède
Domus Hospitalis Vernède

22 octobre 1718
— 4. Copie d’un verbal de visite de la commanderie de La Vernède, possédée par Joseph de Cays, chevalier.
Le 22 octobre 1718, Charles d’Ayguières-Frignan, commandeur de La Selve, et Jacques de Viguier, chevalier, commissaires à ce députés, sont requis par le commandeur de La Vernède, de procéder à la vérification des améliorissements par lui faits à sa commanderie.
Entré dans la cinquième année de la jouissance de cette commanderie, il lient à faire la preuve de ses réparations. Il exhibe une commission adressée aux premiers requis des commandeurs et des chevaliers. Elle est datée de Malte, 14 décembre 1717, signée de François-Emmanuel Pinto, vice-chancelier, et scellée du sceau et effigie du grand maître.
Les commissaires, s’y conformant, partent d’Arles pour La Vernède, située au-delà du Rhône (en Camargue), dans le terroir de la ville de N.-D. de la Mer (ou des Saintes-Maries).
Arrivés, ils prêtent serment sur la croix de leur habit, entre les mains l’un de l’autre. Ils ont amené avec eux Jean Raybaud, avocat, notaire apostolique, et lui font prêter serment sur l’évangile.
Domaine composé de trois terres différentes, la métairie de La Vernède, en terres labourables et herbages ; le clos d’herbages de La Cavalerie, séparé du tènement de La Vernède par un canal creusé par le Roi pour transporter le sel du salin de Peccais ; enfin les herbages du Clamadour, à demi-lieue de La Vernède, et confrontant les terres de l’abbaye de Valmagne.
L’ordonnance de visite générale de mai 1713, rendue par François-Joseph Doria, commandeur de Saint-Blaise de Mons, et Charles Véran, prêtre conventuel, prescrivait à Pierre de Demandols, jouissant alors de la commanderie de La Vernède, un certain nombre de réparations dont les commissaires vérifient l’exécution.
Par la même visite de 1713, il était ordonné au commandeur subséquent, qui a été le chevalier de Cays, d’autres réparations.
Les commissaires les vérifient également. Mais l’ordonnance en a prescrit encore d’autres, trop coûteuses pour pouvoir être exécutées, à cause du faible revenu de la commanderie, qui n’atteignait pas 111 livres net.
Le 6 avril 1714, le commandeur supplia le grand maître de faire examiner par des commissaires si la totalité des réparations ordonnées dans la visite de 1713 sont d’une absolue nécessité.
La langue de Provence prit une délibération favorable le 26 avril.
Le même jour, le grand maître et son conseil nommèrent plusieurs commissaires aux deux premiers requis. Les frères Joseph de Sade-Eyguières et Charles d’Ayguières-Frignan, chevaliers, constatèrent qu’une « jasse » ou bergerie avait été brûlée par les fanatiques rebelles de Languedoc depuis longtemps (les Camisards) et n’avait pas été relevée. Les chevaliers de Sade et d’Ayguières réduisirent les travaux portés par l’ordonnance au strict nécessaire.
Le commandeur montre aux nouveaux commissaires qu’il a dépensé plus dans la commanderie que ne lui avaient demandé les premiers. Par ses soins, le revenu de la commanderie s’est élevé de 1.450 livres à 2.500 livres.
Les charges étant de 509 livres, 15 s., le revenu net est de 1.990 livres, 5 s.

Enquête faite à Arles le 26 octobre 1718. Avis et conclusion, datés d’Arles, 27 octobre.
Le commandeur de Cays a bien et légitimement dépensé les sommes mentionnées dans le présent verbal, et ses améliorissements sont bons et valables.

Mai 1201
— 2. Extrait en forme d’une sentence arbitrale d’Imbert, archevêque d’Arles. Le pape Innocent [III] lui a délégué le litige entre l’abbé et les moines de La Sylve, d’une part, les frères de la milice du Temple, d’autre part.
L’abbé exposait qu’Alphonse [II], roi d’Aragon, avait donné toute La Sylve (1), eaux, pâturages, terres, bois et chasse, pour y construire un monastère de l’ordre de Cîteaux. Il produisait une charte solennelle de cette donation, datée de 1194, et réclamait un emplacement propre à la construction du monastère dans le lieu du Clamadour, car il n’avait rien trouvé dans toute La Sylve.
1. La forêt ou pinède de Sylvéréal.

Mais les Templiers produisaient une charte plus ancienne, donnée par le même roi en 1167, et par laquelle il attribuait aux Templiers les pâturages du Clamadour. Ils vont jusqu’à l’auberge de La Croix. A l’orient le marais va jusqu’au chemin. Au couchant les pâturages vont jusqu’au Torde Taceta ; au nord, jusqu’au parcours de L’Argentet, « discursum de Argenleto »
Le roi donnait ces pâturages au Temple sans autre réserve que la chasse des écureuils et le bois nécessaire au donateur. La maison du Temple est en possession paisible des pâturages. Dans la même charte le roi confie à son bailli le soin d’y interdire toute dépaissance étrangère sans l’autorisation des Templiers.
L’abbé de La Sylve considérait comme suspecte la charte des Templiers, parce qu’elle porte à la fois le nom du roi Alphonse, « Idelphonsi », et le sceau de son père, Raimond Bérenger, comte de Barcelone. Mais les Templiers expliquaient la présence du sceau du père par le fait que la succession du père s’ouvrit du vivant de la mère, et que, tant que celle-ci vécut, son fils ne devait pas être appelé roi (1).
1. En 1162 Alphonse II succéda à son père dans le comté de Barcelone et fut placé par sa mère sur le trône d’Aragon. Il avait alors dix ans.

Enfin les deux parties se soumirent à l’arbitrage de l’archevêque. L’engagement fut pris, au nom du chapitre général de Cîteaux, par Amédée, abbé de Bonneval, et l’abbé de La Sylve, qui le scellèrent de leurs sceaux.
Pour la milice du Temple, donnèrent leurs chartes Raimond de Guirp, maître de la milice en Espagne ; Déodat, maître en
Provence ; Eymeric de Salis et Bernard de Casa, commandeurs de la maison d’Arles.
L’archevêque reconnaît d’abord la validité de la charte d’Ildephonse, roi d’Aragon, par l’étude des chartes publiques et des sceaux de ce roi. Cela fait, les Templiers reconnaissent que leur maison tire son origine de l’ordre de Cîteaux, par les mains de saint Bernard, abbé de Clairvaux, et, se soumettant, comme de bons fils, à l’avantage de leur mère, ils cèdent à l’ordre de Cîteaux, pour y construire un monastère, l’espace carré assigné par l’archevêque dans les pâturages et les marais. L’archevêque loue vivement leur libéralité et, avec le conseil de prud’hommes, dispose que les Templiers tiendront, en don de l’ordre de Cîteaux, tous les pâturages compris entre l’auberge de La Croix, le chemin public du marais, le chemin du Tor de Taceta, le Cap del Casador, la « Via graduaria », et Membre Formage.
C’est sur les lieux mêmes que l’abbé de La Sylve investit les Templiers, au nom de l’ordre de Cîteaux, des pâturages du Clamadour, don du roi, à la réserve de la chasse des écureuils et du bois nécessaire aux moines.
Les moines, dans tous les marais, auront la pêche, et non les Templiers.
Les moines pourront creuser une roubine, dans les limites du tènement concédé aux Templiers, pour conduire plus commodément l’eau du Rhône [dans les marais], à condition d’établir sur elle un pont fixe et suffisant pour le passage du bétail des Templiers. Dans cette roubine, les moines auront seuls la pêche. Mais les Templiers pourront creuser, dans leurs limites, une roubine nouvelle où ils auront seuls la pêche, à condition de fermer la vieille roubine et de rétablir leur ancien jardin et oseraie.

Ils s’abstiendront de prendre d’autres arbres dans la forêt. L’acte est passé en présence des parties, par l’autorité du pape, dont l’archevêque a les lettres sur celle affaire, par l’autorité du légat Jean de Saint-Paul, cardinal prêtre du titre de Sainte-Prisque, et par le devoir de juridiction ordinaire de l’archevêque. Celui-ci, dans le chœur concédé par les Templiers à l’abbé et aux moines, bénit le cimetière, où sont plantées des croix, et l’abbaye à construire, puis célèbre la messe.
La charte de la transaction est divisée (ou partie) par les lettres du nom de l’archevêque, et scellée de son sceau. Sont présents, du côté des moines : W., abbé de Sénanque ; Algo, abbé du Val-Croissant, choisi comme abbé de La Sylve ; Garin, moine ; moine « Bonaevalentiae » ; W. Deydius, S. Isnard, W. de Mazan, Martin Birard, Robert S. de « Portulis », moines ; les frères W. « Sedis », W., Pierre, Chebert, Étienne Bilivet.
Du côté des Templiers : W. Cadel, commandeur de la maison de Saint-Gilles ; Bernard, commandeur de la maison d’Arles ; les frères Pierre Astruc, Girard Magne, P. Rufi, Pons Barot, Jourdan Bertrand, Renouard, Étienne Salvaire, W. Buret, Pierre Guilla, Bertrand Benoît.

Les témoins sont des familiers de l’archevêque : Privat, chapelain ; W. Bertrand, vestiaire d’Arles ; de Laurade, chanoine ; Bernard de L’Olivier ; W., scribe ; Pierre de Agraria, Rostang de Becdejun, et Gervais, assesseur.
L’acte est passé dans La Sylve en mai 1201, le dimanche d’après l’Ascension (1).
1. 6 mai 1201.

Suivent les formules des collations. La première est faite, sur l’original en parchemin exhibé par le procureur du cardinal de Bonzi, abbé de Valmagne, par le juge mage et lieutenant général en la sénéchaussée de Nîmes, commissaire député par arrêt du Grand Conseil (8 mai 1684).
La seconde est faite, sur un extrait conservé aux archives de la ville de Notre-Dame de La Mer, par le greffier, François Chabert.
La troisième est faite par Gros, archivaire du grand prieuré, sur autre extrait conservé dans l’armoire de la commanderie de La Vernède, sac des litres du Clamadour, n° 1 (s. d.).
Traces du sceau plaqué du grand prieuré.

19 février 1216
— 3. Extrait en forme d’une sentence arbitrale concernant Le Clamadour.
Le 11 des calendes de mars (Le 19 février) 1216, le litige entre Martin, abbé du monastère de Sainte-Marie de La Mer, et Pierre de Castelnau, commandeur de la maison du Temple d’Arles, est remis par les parties à l’arbitrage de Pierre Firmin, moine et ouvrier du monastère de Valmagne, et de Guillaume de Nîmes, sous-commandeur de la maison du Temple de Saint-Gilles, sous peine de 1.000 sols raimondins pour la partie qui refusera de s’y soumettre.
Les cautions de cette peine sont, pour l’abbé, Raimond Revola et Pons Barg ; pour le commandeur, Pons Carbonel et Bernard Cadasta.
Martin, abbé d’Eaumel, exposait qu’Alphonse, roi d’Aragon, avait donné à l’ordre de Cîteaux toute La Sylve, depuis le château d’Albaron jusqu’à la mer (1), sauf les pâturages du Clamadour jusqu’à l’auberge de La Croix, pâturages qu’il avait donnés auparavant à la maison du Temple d’Arles, aux termes d’une charte scellée de son sceau.
Le commandeur et les frères du Temple tinrent longtemps par violence, contre le gré de l’abbé d’Eaumet (2), « Ulmeli », un tènement appelé L’Argentet, appartenant au monastère, aux termes de la donation d’Alphonse.
Le commandeur Pierre de Castelnau répliquait, au contraire, que La Sylve d’Albaron jusqu’à la mer avait bien été donnée par le roi à l’ordre de Cîteaux, mais que les pâturages du Clamadour, de l’auberge de La Croix et de L’Argentet avaient été primitivement assignés, par ledit roi, à la maison du Temple d’Arles, qui en avait longtemps joui paisiblement.
Le litige est solutionné comme suit.
Le Temple d’Arles aura tous les pâturages du Clamadour, jusqu’au repère de l’auberge de La Croix, et ceux de tout le Ribeyrès de L’Argentet, jusqu’au terme couvert, depuis le repère de La Croix jusqu’à un autre terme, etc.
Mention des terres de Membre-Formage et d’une tête de fossé, « caput vallali », faite par Pierre Astruc, frère de la milice du Temple d’Arles.
Mention du cap de L’Argentet, du pin le plus élevé de L’Amalbert (3), du pin isolé des « Cousleletas », de la lône de La Croix. Tous les pins et bois, toute la chasse du tènement appartiennent au monastère d’Eaumet.
1. Le long de la rive droite du Petit-Rhône.
2. Le mas de L’Abadiè est entre Sylvéréal et Le Clamadour.
3. L’étang d’Amalbert et entre le mas de L’Abadié et Le Clamadour.


Les Templiers ne mettront pas le feu dans les pâturages sans l’autorisation de l’abbé ou de son baile. Ils feront jurer, à leurs gardes établis dans La Sylve, fidélité à l’abbé et aux moines d’Eaumet, de ne pas prendre d’écureuils et de tenir leurs chiens à l’attache. Si leurs gardes font dépaître en fraude leur bétail à l’intérieur des termes établis, les Templiers donneront à l’abbé le pasquier, « pasquerium », intégralement. Martin, abbé de Sainte-Marie d’Eaumet, avec l’assentiment de son monastère ; le commandeur Pierre de Castelnau, avec l’assentiment du couvent de la maison d’Arles, approuvent la composition.
L’acte est passé dans La Sylve, en présence de Guillaume Artaud et de Pierre Audibert, consuls, qui, à la demande des deux parties, font sceller la charte de leur sceau.
Sont témoins Pierre de Dieu, commandeur de la milice du Temple de Saint-Gilles ; frère Hugues Christol, frère Guillaume Albergat, convers ; Thomas, convers de la Sainte-Trinité ; Bertrand Donon, prieur de l’église de Sainte-Marie de La Mer ; Pons Berg, Bertrand Cadasta, Pons Carbonel, Jean Raynaud, Guillaume Gaufrid, Pierre....., Guillaume Rufi, Pierre Imbert, Raimond Revola.
Le notaire des consuls d’Arles, Pierre Nicolas, reçoit l’acte (19 février 1216). Premier extrait fait sur un parchemin ancien, produit par Maurice Bruslel, abbé de Saint-Thibéry, et par lui retiré pour le remettre aux archives de l’abbaye de Valmagne, et collationné par Antoine Raybaud, notaire d’Arles (s. d.).

Second extrait en forme fait sur autre extrait en forme conservé aux archives du grand prieuré de Saint-Gilles, armoire de la commanderie de La Vernède, sac des titres du Clamadour, n° 11, par Gros, archivaire. Sceau plaqué du grand prieuré (s. d.).

11 juin 1392
— 4. Vidimus (extrait en forme) (1) fait le 11 juin 1392, d’une sentence arbitrale du 5 des calendes de décembre (2) 1225, concernant le Clamadour. Sous le règne de Louis [II], roi de Jérusalem et de Sicile, duc d’Anjou, comte de Provence, par-devant Reynaud Tornatoris, baile de la cour royale des Saintes-Maries de La Mer, Étienne Mahistre, « Magistri », syndic de la ville, exhibe un acte qu’il craint de voir dépérir de vétusté, et demande au baile d’en faire établir un vidimus en forme publique. Le baile ordonne au vice-notaire de la cour d’en faire une transcription authentique.
1. Très incorrect, comme les précédents.
2. 27 novembre.


Suit la teneur de l’acte vidimé. Le 15 des calendes de décembre 1225, sous le règne de l’empereur Frédéric [II], il y avait litige entre l’abbé du monastère de Notre-Dame d’Eaumet et Raimond Chausard, commandeur de la maison de la milice du Temple d’Arles. Les deux parties le soumettent à l’arbitrage d’A. Borrian, frère de la maison de la milice de Saint-Gilles, Bernard Ferréol et Pierre de Bioris.
Il s’agiL de la Sylve d’Albaron. L’abbé d’Eaumet disait que le commandeur et les frères du Temple d’Arles font paître leur bétail dans les pâturages de son monastère situés dans la forêt d’Albaron, et cela, malgré lui et ses moines. Ces pâturages s’étendent, au midi, du Fournel au Thor de Tassela, et du Rhône jusqu’au chemin de Fossedel et aux fossés établis par feu d’Astier, frère de la milice du Temple d’Arles.
Les Templiers troublent encore de plusieurs autres manières l’abbé d’Eaumet dans la possession de son territoire, qui comprend toute la forêt d’Albaron, donnée autrefois au monastère par le roi d’Aragon.
En sens contraire, le commandeur d’Arles assurait que les pâturages du tènement en question appartiennent à la maison d’Arles, qui en jouit depuis longtemps. On convient que le Temple d’Arles possédera en paix les pâturages contenus dans les limites ou termes de pierre placés par les arbitres et dont l’acte donne l’énumération et la description. Il y a là des lieux dits intéressants.

Dans ces limites, les Templiers pourront prendre du bois pour construire des cabanes à leurs serviteurs et des parcs à leur bétail, ainsi que pour faire du feu. Ils pourront y créer un jardin dont le monastère d’Eaumet ne prendra aucun fruit. Ils pourront y creuser des roubines dont la pêche leur appartiendra, sauf la pêche d’un jour par semaine, réservée au monastère, au choix de l’abbé ou de son baile. Les pins et autres arbres de toute espèce compris dans les limites en question appartiendront de plein droit au monastère.
Le commandeur du Temple d’Arles enjoindra aux frères du Temple demeurant la forêt de n’y pas mettre le feu, de ne pas couper les arbres, de ne pas chasser aux écureuils, sans permission de l’abbé. Les serviteurs du Temple, à l’exception des frères, jureront à l’abbé ou à son baile de ne pas couper de pins dans la forêt, de ne pas chasser aux écureuils, de n’y pas mettre le feu sans sa permission, et de tenir leurs chiens à l’attache dans le jour.
Les frères du Temple sont dispensés de ce serment, mais doivent promettre de bonne foi, sur l’ordre de l’abbé ou de son baile, d’observer fidèlement les mêmes prescriptions. Les trésoriers du Temple d’Arles donneront à l’abbé d’Eaumel 5.000 sols raimondins neufs, et ainsi seront terminées toutes les difficultés à l’occasion de La Sylve, les précédentes transactions ou compositions demeurant abrogées par la présente. Celle-ci est ratifiée par Pierre, abbé d’Eaumet, avec le consentement de tous ses moines et frères : P. Borrelli, prieur ; Martin de Sarsen, abbé ; Rostang de Montfrin, Foulque, Vitalis de Villancirac, Tasquier, Guillaume de Castillon, Raimond de Brocachonne, Isnard et Guillaume. L’abbé donne quittance des 5.000 sols. Allusion à un contrat de l’abbé avec des habitants des Saintes-Maries, Cadesta Capita, Guillaume Bertrand et consorts.
L’abbé d’Eaumet promet aux Templiers d’Arles la ratification de son Père l’abbé de Bonnevaux, et la corroboration de la charte par le sceau de ce dernier.
R. Chausard, commandeur du Temple d’Arles, confirme la composition avec l’assentiment de ses frères : Guillaume Pierre, sous-commandeur ; et Pierre de Parassella, agissant au nom des autres.
L’acte est passé au monastère d’Eaumet, Dragonnet étant podestat d’Arles. Sont témoins les frères d’Eaumet et de la milice d’Arles désignés ci-dessus, Giraud Bonnet et Guillaume de Lafare. Le notaire est Pierre Cursulan, d’Arles. Le vidimus est fait par Ferrier Barthélemy, notaire d’Arles, établi par l’autorité royale dans les comtés de Provence et de Forcalquier, vice-notaire de la cour, en présence du baile et des témoins.
Premier extrait tiré de l’extrait d’un ancien titre du grand prieuré de Saint-Gilles, armoire de la commanderie de Salliers, lettre B de la liasse J, par Charles Combe, notaire d’Arles, le 5 avril 1674.
Second extrait, s. d., de Gros, archivaire, d’un autre extrait des archives du grand prieuré, armoire de la commanderie de
La Vernède, sac des titres du Clamadour, n° III.
Traces du sceau plaqué du grand prieuré.

19 octobre 1744
— 5. Extrait en forme de l’arpentement général de la commanderie de La Vernède. Le cahier commence par une requête de Joseph de Robins-Barbentane, commandeur de La Vernède, au lieutenant général au siège d’Arles. Il importe, pour satisfaire aux statuts de l’ordre, de faire procéder à l’arpentage, en appelant les propriétaires limitrophes sur les lieux contentieux, par-devant un arpenteur. Le commandeur demande au lieutenant général d’ordonner leur assignation (s. d.).
Au pied, décision conforme de Royer, lieutenant général (Arles, le 19 octobre 1744). Serment de François Seguin, géomètre juré, devant lui (20 octobre). Signification de la requête et de l’ordonnance ci-dessus à M. de Fontblanque, commandeur et seigneur du Plan de La

Peyre, et à M. de Gaillard, grand prieur de Saint-Gilles. Ils sont assignés en la personne de leurs procureurs (Arles, 20 octobre).
Assignation d’Icard, avocat, habitant des Saintes-Maries, par un huissier du siège de l’amirauté d’Aigues-Mortes (31 octobre).
Commission donnée par Jacques-Ambroise d’Avignon d’Arlatan-Malijay, grand sénéchal de Provence au siège d’Arles, lieutenant des maréchaux de France, au premier arpenteur requis (20 octobre).
Signification de requête et ordonnance ci-dessus à l’archevêque d’Albi, abbé commendataire de Valmagne, en la personne de Blanc, fermier de l’abbaye, domicilié à Saint-Gilles, pour comparaitre le 29 octobre sur les terres du Clamadour, de La « Cavalière » et du Clos du Juge (1), par-devant « Jacques » Seguin, géomètre juré de Tarascon (26 octobre 1744).
1. Aujourd’hui Mas du Juge, près du Petit-Rhône, et au N.-E. du Clamadour, comme le Mas de L’Abadié, ancien monastère d’Eaume, dans la Petite-Camargue.

Requête du commandeur de La Vernède aux officiers ordinaires de Saint-Gilles, pour lui permettre, dans leur district, l’exploitation de l’ordonnance sur requête du 19 octobre.
Au pied, ordonnance de soit montré au procureur juridictionnel (26 octobre 1744). Rapport de François Seguin, géomètre juré de Tarascon.
La commanderie est située dans le terroir de Notre-Dame de La Mer, diocèse d’Arles. Elle se compose du mas (2), des herbages du Clamadour et des herbages de La Cavalerie.
2. A l’Ouest de Sylvéréal.

Mention, aux confronts, de Sylvéréal, de la terre de l’abbaye, membre dépendant de l’abbaye de Valmagne, dite Le Clos du Juge, et du Grand Courlet, quartier du « Daradel » (3).
Plantation des bornes. Le rapport est daté d’Arles, 7 novembre 1744.
3. Aujourd’hui Le Dalader, au Nord du Clamadour.

4 novembre 1751
— 6. Verbal (copie) des améliorissements de la commanderie de La Vernède, faits par le commandeur. Le 4 novembre 1751, Trophime Viollier, avocat au parlement de Provence, demeurant à Saint-Gilles, procureur de Henri de Robins-Beauregard, commandeur de La Vernède, comparaît par-devant Joseph-Paul de Gautier de Valabre, commandeur de Cavalès, et Honoré-François-Xavier de Grille d’Estoublon, chevalier profès de l’ordre. Il leur expose que son mandant a obtenu, du grand maître et de son conseil, un décret portant nomination de quatre commandeurs ou chevaliers, premiers requis, aux fins de procéder à la vérification des réparations et améliorations qu’il a faites à sa commanderie, tant en exécution des ordonnances de la dernière visite générale que surabondamment. Viollier requiert le commandeur de Cavalès et le chevalier profès de procéder à leur commission. Il leur présente le décret du grand maître, daté de Malte, 23 juin 1751 ; un bref de dispense de résidence, daté du 11 septembre 1719 ; un extrait en forme des ordonnances de la dernière visite générale de la commanderie, datées du 1er avril 1743.
Les commissaires prêtent serment, entre les mains l’un de l’autre, sur la croix de leurs habits, et le font prêter à Antoine Roger, notaire de Saint-Gilles, un des secrétaires de l’ordre, qu’ils emmènent avec eux.
Le 4 novembre, partis d’Arles, ils vont à la commanderie avec Viollier, qui les renseigne.
La commanderie de La Vernède est dans le terroir de la ville de Notre-Dame de La Mer, à cinq lieues de Saint-Gilles, du même côté du Petit-Rhône (1).

Description du bâtiment de ferme et du domaine, composé de trois corps de terres : La Vernède, en terres labourables et herbages ; La Cavalerie, clos d’herbages autrefois uni au tènement de La Vernède, et qui en est maintenant séparé par le canal royal servant au transport du sel des salins de Peccais ; les herbages du Clamadour, à demi-lieue de La Vernède, et confrontant de toutes parts les terres de l’abbaye de Valmagne (2).

Le tènement de La Vernède contient des terres labourables pour cent setiers de semence et des herbages pour trois-cents bêtes à laine.
Les herbages de La Cavalerie et du Clamadour peuvent nourrir ensemble huit-cents bêtes à laine.
Description des améliorations.
Le revenu net de la commanderie est de 3.496 livres, 6 s. 9 d.
Enquête principale.
On y entend les témoins Antoine Conil, bourgeois, et Antoine Barthélemy, marchand, habitants de Saint-Gilles.
Enquête secrète. On y entend Moïse Barbut, bourgeois, et Pierre Meirieu, marchand, habitants de Saint-Gilles.
Les témoins de l’enquête principale donnent des renseignements sur le commandeur et la commanderie. Ceux de l’enquête secrète en donnent sur les témoins de l’enquête principale.
Avis favorable des commissaires à l’égard du commandeur de Beauregard et clôture du verbal, daté d’Arles, 7 novembre 1751.
1. Rive droite.
2. Les moines d’Eaume avaient disparu, depuis le XVIe siècle.
— Il ne restait plus que les terres de L’Abadie.


1 mai 1753
— 7. Visite générale (copie) de la commanderie de La Vernède, possédée par Henri de Robins-Beauregard, chevalier.
Elle commence le 1er mai 1753.
Les visiteurs généraux sont le chevalier de Gautier de Valabre, commandeur de Cavalès, lieutenant du grand prieuré de Saint-Gilles, et Antoine Raybaud, prêtre conventuel de l’ordre.
La commanderie est en Provence, dans le terroir de la ville de N.-D de La Mer, à trois lieues et demie de Saint-Gilles (1), dans l’île de la Petite-Camargue.

Les commissaires y trouvent le fermier, Jean Mahistre, qui fait sous serment les déclarations requises.
Visite du bâtiment de ferme et du domaine.
Le commandeur et le fermier jouissent du privilège du franc salé des Saintes-Maries. Ils paient le sel nécessaire dans la métairie au même prix que les habitants de cette ville.
Le commandeur jouit du délaissement de l’ancien lit du Rhône pour la partie en face de son terroir. A ce sujet, une contestation avec M. Bon, premier président de la cour des aides de Montpellier, se termina par transaction, moyennant une pension de 800 livres, extinguible par le capital de 16.000 livres, lequel fut remboursé par feu le commandeur de « Cays » (2), à condition que la pension serait faite à ses neveux jusqu’à extinction.
La commanderie en paie 200 livres par an.
Le revenu de la commanderie est de 4.100 livres.
Les charges sont de 610 livres, 15 sols.
Reste net 3.489 livres, 5 ssols. (3).
Ordonnances et conclusions (Arles, 16 mai 1753).
1. Cette distance est plus exacte que celle de cinq lieues, énoncée dans la pièce 6.
2. Sans doute Caix.
3. Ce produit est légèrement inférieur à celui énoncé dans la pièce (5 en 1751)


27 février 1767
— 8. Enquête.
Le 27 février 1767, par-devant Paul-Augustin de Roland-Réauville, commandeur d’Aix, et Nicolas de Cabre de Roquevaire, commandeur de Millau, commissaires nommés pour faire la nouvelle répartition dans le corps des chaussées du grand prieuré de Saint-Gilles et les commanderies du démembrement, et aussi pour déterminer la cotisation de la commanderie de La Vernède, ainsi que de celle de Liviers, membre de la commanderie de Barbentane ; comparaissent Henri Mazer et Jacques Pillier-Carlel, tous deux bourgeois de Saint-Gilles.
Interrogés sur la valeur de la commanderie de La Vernède, ils déclarent qu’elle est composée de trois corps autrefois contigus, La Vernède, Le Clamadour et La Cavalerie. Le premier est aujourd’hui séparé des deux autres par la brassière ou canal de transport des sels de Peccais.
Seul, le corps de La Vernède est sujet à l’inondation, par la ruine ou l’insuffisance de ses chaussées.
Les deux autres corps sont préservés par les digues du canal, qui les défendent.
La valeur des herbages du Clamadour et de La Cavalerie, par rapport à la valeur totale de la commanderie, sur le pied de la ferme actuelle, 4.750 livres, peut-être évaluée à 1.000 livres. En effet, ces herbages peuvent nourrir 500 bêtes de « vassieu » (1) et cent bêtes bovines, avec la faculté de dépaissance dans la pinède de l’Abbé, qui en est limitrophe. A la suite, déposition semblable de Pierre Vernet, bourgeois de Saint-Gilles.
1. Du roman, vaciu, vide, partie d’un troupeau ne produisant ni agneaux ni lait. Ce sont les moutons d’élevage.

— 9. Mémoire sans date ni signature, pour justifier le rapport du géomètre Sicard et le plan qui l’accompagne, au sujet de l’étendue que doit avoir la commanderie (XVIIIe siècle).
Sources : Bondurand, Édouard. Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, par M. Bligny-Bondurand. Archives civiles. Supplément à la série C. Série D. Archives religieuses. Supplément aux séries G et H. Nîmes 1916. BNF

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