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Commanderies de l'Ordre de Malte
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Commanderie de Mâcon au temps des chevaliers de Malte

Les ordres de chevalerie ont pris naissance au moment des Croisades (2). L’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, fondé en 1100 et celui du Temple, postérieur d’une vingtaine d’années, sont restés particulièrement ancrés dans nos souvenirs classiques, en raison des luttes glorieuses qu’ils soutinrent contre les Infidèles pour la défense des Lieux Saints.
C’étaient des ordres monastiques semblables à ceux de Saint-Benoît, de Saint-Bernard ou de Saint-François, mais dont la règle religieuse adoucie se mitigeait d’actes essentiellement laïcs comme l’action militaire.
1. Rappelons qu’entre 1095 et 1270, c’est-à-dire en 175 ans, il y eut huit croisades.

Bien que le rôle des Chevaliers fût de combattre en Palestine, on confia tout d’abord à ceux d’entre eux que leurs vœux n’obligeaient pas à rejoindre immédiatement l’armée des barons de Syrie, la mission d’améliorer la circulation des routes de l’Occident empruntées habituellement par les caravanes des Croisés combattants. Les bénéficiaires de ces aménagements routiers furent, à n’en pas douter, les pèlerins bénévoles qui, à une cadence de plus en plus accélérée, se répandaient, à la suite des guerriers, sur les chemins de Jérusalem.

A l’intention des uns et des autres, les Chevaliers de Saint-Jean et du Temple édifièrent le long des voies de communication les plus fréquentées des établissements analogues aux mansiones (gîtes) et aux stationes (haltes) dont les Romains avaient autrefois jalonné la Gaule pour les besoins des voyageurs. Dans ces asiles on hébergeait les passants ; on leur offrait l’abri et le repos.
Les asiles tenus par les Templiers reçurent le nom de Temples ; ceux des Chevaliers de Saint-Jean s’appelèrent Hôpitaux ou Hospices.

Les Temples et les Hospices étaient généralement distants de trois milles en trois milles (4 km 500). Ils constituaient des postes de secours, des sortes d’infirmeries de routes, placés dans les endroits dangereux, déserts et boisés, où la sécurité des passagers réclamait une vigilance plus grande. En outre, sur ces mêmes routes, des gîtes d’étapes plus importants, espacés de 30 à 40 kilomètres, étaient réservés aux blessés et aux malades obligés d’interrompre leur randonnée. Sur la voie d’Agrippa, entre Lyon et Chalon, s’échelonnaient quatre gîtes d’étapes : Anse, Luna (Belleville), Mâcon et Tournus.

L’institution des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean ne se limitait pas au territoire français ; elle s’étendait aux divers pays où les pèlerins entreprenaient de quitter leurs demeures pour se lancer sur les routes de pèlerinage qui venaient d’être ouvertes en Terre Sainte à la dévotion des fidèles. Des équipements hospitaliers identiques existaient en Angleterre, en Aragon, Castille, Italie, Allemagne. Les ordres de chevalerie ne s’en tenaient donc pas à une œuvre purement nationale ; ils formaient un maillon d’une grande chaîne internationale. Plutôt associés que rivaux, ils menaient une collaboration également efficace dans leurs fonctions de police routière, d’autant que leur champ d’action se partageait ordinairement entre des régions distinctes.

Mâcon
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement et Canton: Mâcon - 71

Mâcon
Domus Hospitalis Mâcon

Mâcon, dès l’origine, fit partie du patrimoine de l’Ordre de Saint-Jean. Les ressources des moines chevaliers provenaient des innombrables offrandes que leur dispensaient sous toutes sortes de formes (argent, terrains, immeubles) les hauts personnages du Royaume, soit sous l’impulsion de leur foi, soit en reconnaissance de services rendus, soit même comme aumônes expiatoires, dans le but de soulager leur conscience quand ils la sentaient trop lourdement chargée. Les gens du peuple aussi, mus dans un même élan de piété, s’associaient pleinement à cette œuvre charitable.

Mais il arrive que les événements les plus imprévus viennent s’interposer dans le fonctionnement des organisations où on les attendait le moins. En 1312, au Concile de Vienne, le pape Clément V, sur les instigations du roi Philippe le Bel, supprima brusquement l’Ordre des Templiers.
Les Templiers étaient le plus riche des ordres de chevalerie. Ils avaient bénéficié, plus que les autres, des donations considérables que leur avaient faites princes, évêques et autres grands seigneurs. Ils réunissaient des privilèges exceptionnellement étendus, et administraient dans l’ensemble du pays une grande partie des domaines foncier.

Leur condamnation fut-elle la conséquence de l’ombrage porté à la Monarchie et à la Papauté par les Grands Maîtres qui les gouvernaient et qui se croyaient omnipotents du fait de leur richesse ? Ou bien fut-elle causée par une série d’opérations financières louches et hautement répréhensibles ? Ou même, comme on l’a dit, par des mœurs dissolues et hérétiques ?

Notre collègue, M. Raymond Oursel, s’est expliqué sur ce sujet dans un travail fort pertinent sur le Procès des Templiers (Club du Meilleur Livre). Pour nous, ce qui, dans cette affaire, nous intéresse surtout, c’est qu’après la disparition des Templiers, les Hospitaliers de Saint-Jean, c’est-à-dire ceux qui exerçaient dans notre région, ceux qu’on a appelé plus tard les Chevaliers de Malte, reçurent leurs dépouilles. La majorité des biens du Temple leur fut dévolue. L’Ordre de Saint-Jean en sortit sensiblement plus puissant, et il sut pendant longtemps conserver la faveur royale, comme le prouve une pièce des archives de Saône-et-Loire (B 1301, n° 12) qui contient un Arrêt du Conseil d’État de décembre 1716 confirmant tous les avantages qu’on lui avait octroyés.

Les Chevaliers Hospitaliers avaient adopté, en France, une organisation particulière qu’il importe de rappeler.
A l’échelon inférieur, les hôpitaux-hospices dont nous avons parlé, infirmeries ou postes de secours auxquels s’adjoignaient les nombreuses propriétés qui en dépendaient (celles-ci provenant de libéralités, de legs pieux, etc.) composaient les Commanderies, à la tête desquelles se trouvait un chef dénommé le Commandeur. Ces circonscriptions de base étaient rattachées hiérarchiquement à des groupements plus larges dits Grands Prieurés.
Il y avait trois Grands Prieurés sous l’autorité souveraine d’un Grand Maître :
Le prieuré de Provence, établi à Saint-Gilles, puis à Toulouse, avec 72 commanderies.
Le prieuré d’Auvergne, fixé d’abord à Bourganeuf, Montferrand et en dernier lieu à Lyon, avec 56 commanderies.
Le Grand Prieuré de France, comprenant 26 diocèses en France et en Belgique, et renfermant le prieuré d’Aquitaine, chef-lieu Poitiers.
Et le prieuré de Champagne, chef-lieu Dijon (voir Léopold Niepce, Le Grand Prieuré d’Auvergne).
Le prieuré de Champagne englobait toute la Bourgogne, sauf le Mâconnais avec les diocèses de Langres, d’Autun et de Chalon-sur-Saône.
Le Mâconnais et la Commanderie de Mâcon étaient rattachés à Lyon, par conséquent au Grand Prieuré d’Auvergne.

Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, les propriétés rurales dépendant d’une commanderie n’étaient pas agglomérées en corps de domaines, mais disposées dans un certain rayon, souvent à une grande distance du chef-lieu autour de la commanderie. Ils formaient ce qu’on appelait des membres ou des annexes.
A chaque chef-lieu d’une commanderie un château servait en principe de résidence au Commandeur. Dans beaucoup de membres et d’annexes s’élevait une chapelle.

Nous retrouverons toutes ces particularités dans la description de la Commanderie de Mâcon, dont nous allons maintenant donner l’inventaire pour 1769, le plus récent, d’après l’itinéraire des chevaliers visiteurs qui venaient de temps en temps contrôler la gestion de leurs domaines. Mais il faut bien convenir que depuis environ l’année 1291, depuis la chute du Royaume latin de Jérusalem, les Hospitaliers avaient perdu leur principale raison d’être.
Si beaucoup de chevaliers, malgré la pression des Infidèles triomphants, n’oubliaient pas cette chevalerie militaire qu’ils avaient illustrée en Terre Sainte pendant deux siècles, si bon nombre d’entre eux s’obstinaient encore à lutter à Chypre contre les Turcs, en Espagne contre les Maures, d’autres, des indifférents, des dissidents, des profiteurs même, las de tant de fatigues, aspiraient à rejoindre en France les collègues qu’ils y avaient laissés.
De retour dans leurs foyers, les exploits guerriers qui justifiaient le but qu’ils avaient volontairement assumé les préoccupèrent moins que le profit des biens qu’ils avaient retrouvés. Ils abandonnèrent leur vieil idéal chrétien, se départirent de leurs sentiments chevaleresques, perdirent leurs qualités gentilhommières pour devenir des paysans rustauds peu aptes aux besognes campagnardes. Et l’on vit trop souvent, à la tête des Commanderies, des frères sergents de qualité inférieure, incompétents, inexpérimentés, qui avaient banni toute noblesse.
Ceci expliquera la décadence rapide de l’Ordre de Saint-Jean et la désagrégation progressive de ses biens.

Sur le plan militaire, le même déclin se traduira par un changement d’épithète dans l’appellation de la confrérie, qui deviendra successivement l’Ordre de Rhodes, puis l’Ordre de Malte, à mesure que l’avance des Turcs les contraignit à se réfugier dans ces îles de la Méditerranée.

Les possessions de l’Ordre de Malte dépendant de la commanderie de Mâcon d’après la visite générale faite le 9 août 1769 par le Frère Louis-Marie-Antoine Dugarric. (Archives du Rhône, H 170).

La cellule mère de la Commanderie de Mâcon, son centre administratif et religieux fut d’abord la petite île Saint-Jean (commune de Saint-Jean-le-Priche), située sur la Saône, proche les murailles de la ville et la tour de Marandon. Il y avait là une discrète chapelle, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, patron de l’Ordre, dont il ne reste plus, depuis longtemps, aucun vestige ni apparence.

La seigneurie de l’île Saint-Jean était très modeste. Elle comprenait au début du XVIe siècle plusieurs maisons sises rue du Bourgneuf. Un terrier de reconnaissance, au profit du frère Louis de La Roche, commandeur, est en effet passé en 1502 par six habitants de Mâcon pour ces maisons. Toutefois le Commandeur touchait en outre les deux tiers des dîmes de Chaintré (1). Ces dîmes étaient exigibles sur tous les grains qui s’y récoltaient à la douzième gerbe ; sur le vin à la seizième partie ; et sur les légumes à la vingt et unième partie. L’autre tiers des dîmes appartenait au curé de Chaintré.
1. Département: Saône-et-Loire, Arrondissement et Canton: Mâcon - 71

Charbonnières
2. Département: Saône-et-Loire, Arrondissement et Canton: Mâcon - 71

Charbonnières
Domus Hospitalis Charbonnières

Enfin des redevances, en la terre du Lys, se percevaient sur l’hôpital Dacier (alias Saint-Jean d’Assye ou Laize), à Charbonnières, membre dépendant de la Commanderie.
Cet ancien chef-lieu de l’île Saint-Jean fut transféré, à une date qui nous est inconnue, à Espinassy, en Charolais (peut-être pour des motifs de commodité et parce que l’île fut attribuée, en 1210, par le comte Guillaume II à l’abbaye de Saint-Philibert de Tournus).
Sans abandonner son titre de chef, Mâcon le partagea désormais avec la localité charolaise.

Epinassy ou Espinassy
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Paray-le-Monial - 71

Epinassy
Domus Hospitalis Epinassy

Espinassy (ou Epinassy) représentait un ensemble mieux adapté que Mâcon pour remplir les fonctions de chef d’Ordre. Inutile de chercher maintenant Epinassy sur une carte. Ce n’est plus qu’un petit hameau situé sur le territoire de Changy, à 5 km de Charolles.
De ce hameau, autrefois plus favorisé, dépendait une chapelle, un château, des granges, des écuries, un pigeonnier, un étang couvert en pré, des terres, prés, bois — le tout s’accompagnant de plusieurs droits et devoirs seigneuriaux, cens, rentes, justice haute, moyenne et basse.

En 1769, on constate que la chapelle est assez bien conservée. Elle mesurait 40 pieds de long sur 24 de large. Le choeur était voûté et prenait jour, à l’extérieur, par cinq vitraux grillagés. La nef était lambrissée. L’autel, en maçonnerie, s’encadrait de deux statues, l’une représentant saint Jean-Baptiste, l’autre la Sainte Vierge. Au milieu, une croix de bois noir supportait un Christ blanc. Des tuiles creuses recouvraient la toiture, au-dessus de laquelle émergeait un pavillon où pendaient deux cloches, du poids d’environ 300 livres les deux, bien sonnantes et garnies de leurs gongs et cordes.

A quelques pas de la chapelle se dressait le château, résidence du Commandeur, qui avait plutôt les allures d’une maison bourgeoise que d’une demeure seigneuriale. Ni fossés, ni tourelles. Il était pourvu, au rez-de-chaussée, d’une grande cuisine cadettée, autrement dit pavée de dalles en pierre, avec pierre d’évier et large cheminée en pierre de taille, à laquelle cuisine confinaient trois autres locaux accessoires ou salles de débarras. Au-dessus, à l’étage, se trouvaient trois chambres, dont la plus spacieuse était celle du Commandeur, éclairée au midi par une baie vitrée protégée par un contrevent. On y voyait une cheminée peinte en plusieurs couleurs, sur laquelle un prédécesseur avait gravé ses armes.
Ladite chambre était boisée et garnie d’une alcôve. Elle communiquait avec une autre pièce, dite des Archives, par une double porte fermant à clef. Là reposaient dans un coffre, rangés en bon ordre, scellés et numérotés, les terriers, plans et autres papiers de la Commanderie et de ses membres.

Le corps du bâtiment se complétait de greniers et d’une cave. Une cour, alimentée d’un puits, la séparait de l’habitation du fermier, des bâtiments d’hébergeage, de plusieurs écuries et d’un fournier.

Mais le compte rendu de la visite signale assez fréquemment des portes disjointes, des murs détériorés, des carreaux brisés...
Ce qui prouve que la demeure restait pendant un assez longtemps inhabité. En fait, le Commandeur n’y apparaissait qu’à de rares occasions. Tous les biens de la Commanderie étaient confiés à un fermier général, dont la gérance et la surveillance s’étendaient non seulement sur le hameau d’Espinassy, mais sur de nombreux membres ou annexes disséminés dans les environs plus ou moins proches.

A cette Commanderie rassortissaient en effet :
— Une tuilerie située à Monchalon (commune d’Ozolles).
— Deux cures, l’une appelée Baudemont (à 3 km de La Clayette), l’autre à Montagny-sur-Grosne, près de Dompierre-les-Ormes.
— Une ancienne chapelle à Neuglisois (commune de Montagny, canton de Matour).
— Une autre chapelle à Bois-du-Lin (commune de Dompierre, canton de Matour, carte de Cassini).
Des bois et rentes :
— A Rhodes (commune de Chateau, canton de Cluny)
— A Ventrigny (hameau de Chauffailles)
— A Launay (hameau de Sainte-Foy, canton de Semur-en-Brionnais)
— A Genouilly (à 12 km du Mont-Saint-Vincent).

En plus de la garde des bâtiments, le fermier avait la charge de percevoir, dans ces localités, les rentes, bénéfices, dîmes, etc., inscrites sur les terriers dont le Seigneur Commandeur lui laissait la responsabilité.
— Toutes les annexes ou membres ci-dessus énumérés n’offraient, en dehors du maigre produit de leurs revenus, rien qui puisse retenir l’attention.

Ainsi se délimitait l’aire de la Commanderie d’Espinassy, qui comprenait toutes les dépendances de l’Ordre de Malte dans le Charolais. Plus au nord, elle se heurtait au Chalonnais et au Grand Prieuré de Champagne.

Mais la Commanderie de Mâcon, qui continuait à garder son titre de chef, ne se cantonnait pas à Espinassy et au Charolais. Elle se prolongeait aussi sur une partie de la région sud de Mâcon, et même sur le Lyonnais. Ses possessions n’y étaient guère mieux groupées.
Nous les mentionnerons puisqu’il faut être complet ; mais nous les passerons très rapidement en revue afin d’éviter une énumération fastidieuse.

Membre de Belleville
Département: Rhône, Arrondissement: Villefranche-sur-Saône, Commune: Belleville-en-Beaujolais - 69

Belleville
Domus Hospitalis Belleville

— A Belleville-sur-Saône l’Ordre, en 1769, possédait, proche la porte appelée Duvivier, un enclos entouré de murs de toute part, au milieu duquel s’élevait une maison et quelques vieilles masures. Cet emplacement portait le nom de jardin de la Commanderie. Placé sous le vocable de sainte Catherine, il était probablement une survivance de l’Ordre des Templiers. Une note de 1642 y mentionne des ruines de « beaux bâtiments »
(Archives du Rhône, H 143).
— A un petit kilomètre du bourg, il y avait également une métairie composée d’une chambre, d’une cuisine, d’un hangar, d’un fournier et de deux écuries.
L’Ordre possédait encore un pré de 18 coupées dans l’île de Montmerle.
— Des terres notamment à la Gravelière.
— A la Garenne, des dîmes sur les paroisses de Belleville, Saint-Jean-d’Ardières, Taponas, Dracé, Capannoux.
— Et, à 2 km de Belleville, le moulin de Saint-Jean-d’Ardières, avec un bâtiment renfermant un petit four et une écurie de chevaux.

Temple de Peyzieux-en-Dombes
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Thoissey, Commune: Peyzieux-sur-Saône - 01

Peyzieux-en-Dombes
Domus Hospitalis

A une lieue de Belleville, dans le canton actuel de Thoissey, les Hospitaliers entretenaient une chapelle dédiée à saint Ennebond, dite Temple de Peyzieux, au milieu d’une vaste prairie. Ici encore le terme de Temple indique qu’elle provenait de la succession de l’Ordre des Templiers. Ceux-ci l’avaient en effet acquise en 1236. Elle mesurait 8 mètres de longueur sur 5 de largeur. L’autel était dépourvu de décorations et l’on n’y officiait jamais.
Mais le fermier avait ordre de la maintenir en bon état parce que, dans le terrier la concernant, il était dit que c’était à cause d’elle que le Commandeur touchait des dîmes sur les villages de Peyzieux, Genouillet, Valleins, Saint-Trivier, Chaneins, et que ces dîmes étaient portables dans ladite chapelle. Probablement le Commandeur se souvenait-il aussi qu’en 1614 le procureur général du Parlement des Dombes avait fait saisir les revenus du membre de Peyzieux pour forcer l’Ordre de Malte à réédifier la chapelle, qui tombait en ruines.

Membre de Saint-jean-des-Essartz
Département: Rhône, Arrondissement: Villefranche-sur-Saône, Canton: Anse, Commune: Pouilly-le-Monial - 69

Saint-jean-des-Essartz
Domus Hospitalis Saint-jean-des-Essartz

Enfin, à Saint-Jean-des-Essartz, en Lyonnais, paroisse de Pouilly-le-Monial, à trois lieues de Belleville, existait une chapelle en bon état, carrelée et couverte d’un toit en tuiles creuses.
Les ornements avaient été envoyés aux archives de l’Ordre à Lyon, dans la crainte qu’ils ne fussent volés. A ce membre étaient attribuées une dîme et une rente noble.
La dîme se percevait, tant en blé qu’en vin, audit Clos des Essartz et dans les paroisses de Thézé et de Pouilly. La rente, consignée dans un terrier relié en basane brune, contenait 77 reconnaissances.

Voilà maintenant terminé notre tour de la Commanderie de Mâcon. Nous avons indiqué le détail de ses morcellements, tels qu’on pourrait les percevoir dans les cartons d’une étude de notaire.

Au total, ses biens se rassemblaient essentiellement autour de trois centres : le Charolais, le Mâconnais et le groupe de Belleville, avec une densité variable et un rendement subordonné à la présence de bâtiments, à la nature et à l’étendue des terrains exploités, aux droits seigneuriaux (cens, dîmes, etc.) prélevés dans les villages d’alentour.

Nous sommes assez bien fixés sur la valeur des revenus de chacun d’eux par les baux qui étaient répartis entre les différents fermiers de la Commanderie pour l’espace de cinq ans et pour une somme annuelle.

En 1769, le sieur Prudon détenait le fermage général des membres d’Espinassy pour le prix de 5 000 francs.
Le sieur Dupré détenait le fermage de Mâcon pour 1 400 francs.
La veuve Dépinan, l’annexe de Belleville pour 550 francs.
Le sieur Dépinay, l’annexe de Peyzieux pour 500 francs.
Le sieur Durand, le membre de Saint-Jean-d’Ardières pour 260 francs.
Le sieur Augras, le membre de Saint-Jean-des-Essartz pour 170 francs.
Défalcation des dépenses, il restait net au Seigneur Commandeur : 6 768 francs.

L’inventaire de la Commanderie de Mâcon confirme ce que nous disions au début sur l’éparpillement des biens afférents à ces sortes de circonscriptions administratives créées par les Ordres sous le nom de Commanderies.

Nous nous serions volontiers représenté une Commanderie comme une seigneurie placée au centre d’un vaste domaine d’un seul tenant, comme un château dominant des terres et des bois groupés autour de lui, à la façon des bâtiments qui accompagnaient d’habitude, au moyen âge, les grands fiefs seigneuriaux.

C’est au contraire, en Mâconnais du moins, un assemblage domanial fait de champs exigus et dispersés. Nulle part on ne trouve de grandes exploitations.
Dans la Commanderie d’Epanassy, par exemple, si quelques pièces de terres (comme le Grand Pré) atteignent une contenance évaluée à 20 ou 30 chars de foin ; si les bois de haute futaie, appelés « les Grands bois de la Commanderie » atteignent 166 arpents ; si la terre des Epardeaux produit 18 à 20 bichets — à côté de cela, combien de terres ne figurent que pour une contenance de deux ou trois bichetées (1) seulement.
1. Au sud de la Bourgogne sont utilisées des mesures agraires faisant référence aux semailles : bichetée, boisselée, mesure, coupe sont des termes remplaçant l’arpent ou la soiture en Charollais, Mâconnais, Bresse, Brionnais. Dans ce cas, les surfaces agraires épousent toutes les variations locales des mesures de capacité. Sources : Dictionnaire de Trévoux

Ce morcellement ne doit pas nous étonner. Il provenait de la façon dont s’étaient constitués les biens de la Commanderie. Rappelons-nous que ceux-ci résultaient de libéralités des fidèles, et que ces legs pieux étaient souvent l’aumône de petites gens, car les donations des grands personnages n’étaient pas la règle commune et n’affluaient pas en toutes contrées.

Nous aurions pu aussi, en parcourant la Commanderie, nous attendre à y retrouver les vestiges de vieilles demeures féodales, peut-être même (pourquoi pas ?) des maisons fortes avec tourelles et poivrières, donjons et échauguettes, témoignages d’une ancienne splendeur. Il n’en est rien. Nous ne voyons guère qu’une série de bâtiments désuets, des logis consistant le plus souvent en un unique rez-de-chaussée aux murs délabrés. Et si nous constatons par hasard la présence d’un château, comme à Espanassy, il nous apparaît sous l’aspect d’une simple demeure campagnarde.

Quant aux chapelles que l’Ordre avait primitivement édifiées dans la plupart de ses annexes — chapelles où les frères visiteurs ne manquaient pas de venir s’agenouiller à chacune de leur tournée d’inspection — elles étaient ordinairement hors de service ou mal entretenues.
A Neuglisois, il n’existe plus en 1769 qu’une « mazure de chapelle autour de laquelle il n’y a que des buissons qui ont crû avec ladite mazure »
— A Launay, la chapelle est enfouie au milieu d’un bois appelé « de Serve », pénétré par les broussailles.
— La chapelle de l’île Saint-Jean de Mâcon ne nous a même pas conservé la date de sa disparition.

En définitive, la Commanderie de Mâcon ne nous laisse pas une impression de richesse et de puissance. Disons qu’il en est de même de beaucoup d’autres Commanderies du Royaume, à part quelques exceptions telles que la Commanderie voisine du Temple Sainte-Catherine de Montbellet, que nous a décrit notre confrère M. G. Jeanton, et dont il reste encore une chapelle du XIIIe siècle, un des rares spécimens du style gothique de notre région.

En réalité, l’âge d’or de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem s’est épanoui dans le premier tiers du XIVe siècle, lorsqu’il hérita des biens des Templiers (1313). Mais s’il échappa pour son propre compte à la vindicte royale, s’il en retira des bénéfices immédiats, il ne subit pas moins par la suite de cruelles vicissitudes. Les circonstances heureuses qui avaient tout d’abord favorisé l’expansion des Croisés à travers toute l’Europe et l’Asie méditerranéenne eurent un terme. Les chevaliers du Christ durent finalement s’incliner devant la résistance puis l’offensive des Infidèles. Dès lors l’Ordre commença à se désintégrer. Ses ressources s’épuisèrent rapidement, principalement pendant le siège de Rhodes par les Turcs (1520) qui se prolongea pendant plusieurs années. En vain le pape Innocent VIII s’évertua de rétablir ses finances en lui annexant des ordres secondaires qui s’étaient fondés en même temps que lui, comme ceux du Saint-Sépulcre ou de la milice de Saint-Lazare de Bethléem et de Nazareth. Tous ces petits ordres accessoires s’évanouiront sans remettre à flot les Hospitaliers qui, refoulés peu à peu avec l’amertume d’une armée en repli, furent obligés de se réfugier dans l’île de Malte.

C’est le 24 octobre 1530 que Philippe de Villiers de l’Isle Adam débarqua à Malte avec ses chevaliers et ses archives. Ils y séjournèrent de 1530 à 1798. Après quoi ils se fixèrent à Rome. Pendant de nombreuses années les propriétés dont ils étaient possesseurs sur la terre de France avaient été entretenues avec régularité ; les réparations s’effectuaient selon les besoins. Mais les échecs successifs de leurs troupes avaient rompu leur cohésion, entraîné l’arbitraire et le libertinage. Leurs richesses, si prospères au temps de la féodalité, ne firent plus l’objet que de soins insuffisants. Cette négligence prolongée entraîna la dislocation de leurs biens, l’effritement de leurs bâtiments, la disparition de leurs champs. A telle enseigne que bon nombre de lieux-dits inscrits dans leurs terriers se sont effacés et sont maintenant ignorés des appellations locales et des plans cadastraux. — Puis la Révolution passa sur ces débris, emportant les derniers privilèges qui pouvaient les rattacher à l’ancien état de choses.

Et pourtant les Hospitaliers (ou plutôt l’Ordre de Malte puisque c’est ainsi qu’on le désigne aujourd’hui) maintiennent encore leur existence. Car la Révolution n’a pas submergé tous les pays, et même en France la propriété rurale ne fut jamais abolie puisque les confiscations ne visaient que les émigrés de fraîche date. Après la tourmente, l’Ordre s’efforça de ressaisir dans la mesure du possible ses anciens biens fonciers. Il les vendit pour la plupart. Ses ressources présentes ne sont, paraît-il, pas négligeables. Il les emploie aux mêmes fins que jadis, à des œuvres d’assistance sociale, à l’entretien des hôpitaux, de crèches, d’orphelinats, de dispensaires, et fait vivre des centaines d’institutions de bienfaisance dans le monde entier. Son comportement est toujours celui d’un Ordre souverain, d’un État indépendant qui groupe 19 associations et 6000 membres. De 1807 à 1879, il était dirigé par un lieutenant général. Son dernier Grand Maître, le prince Chigi, est mort en 1951.

Ce regain d’activité ne va-t-il pas lui attirer de nouveaux accès de malveillance et d’envie ? Un silencieux conflit l’a déjà brouillé avec l’Église entre 1849 et 1954. On prétend que de hauts prélats de l’entourage du Vatican avaient songé à réduire son indépendance, à s’approprier sa gestion administrative et financière, bref à l’absorber. L’équité du pape a fait jusqu’à présent échouer cette campagne où ne furent épargnées, dit un auteur tendancieux (Roger Peyrefitte), ni les menaces ni les injures.
En 1961 une nouvelle constitution de l’Ordre a été approuvée par le Souverain Pontife. Dans les milieux officieux on laisse entendre que la principale modification apportée à cette constitution consisterait en l’abolition de la commission des cardinaux nommés par Pie XII pour veiller à l’esprit religieux de l’Ordre. Elle serait remplacée par un cardinal protecteur.
Les choses en sont là pour le moment.
Sources : Laroche Léon. Annales de l’Académie de Mâcon : société des arts, sciences, belles-lettres et d’agriculture. BNF
Commanderie de Mâcon (Archives du Rhône)
1323
Ratification par le chapitre de Mâcon d’un échange de prés passé entre Petit Jeannot (Petitium Johannetum) de Crottet et frère François de Monasterio, commandeur de Laumusse (1328 n. st., janvier).
1446
Membre de la commanderie de Macôn.
— « Table des présentes minuttes de reconnaissances de la commanderie de Belleville. »
— Reconnaissances extraites des terriers de la commanderie de Belleville (1446-1756).
— Mémoire et observations pour le commandeur de Mâcon contre le sieur Benoît Mondésert de Montmerle pour payement de quatre années d’arrérages de servis sur des fonds dépendant de la rente noble de Peyzieux (1780).
— Plan géométral d’un pré en l’île de Montmerle dépendant de la commanderie de Belleville (1750).
— « Carte des rentes de la cure ou sacristie de Belleville, du chapitre de Beaujeu et de la commanderie de Belleville. »
— Cartes prises sur divers terriers de la commanderie de Belleville.
— Noble homme Pierre de Salornay, chanoine de Saint-Vincent de Mâcon, reconnaît tenir une maison à Mâcon in burgo saporoso vel de super, pour un cens de 5 sous parisis.

1466
Mandement du juge de la baronnie de Beaujeu prescrivant de laisser à frère Aynard Bouchard, commandeur de Mâcon et de Belleville, dans la jouissance des revenus du Temple de Peyzieux (1446 n. st., 26 janvier)
— Rratification par le grand maître de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem de la réunion de la commanderie d’Épinacy aux commanderies de Mâcon et de Belleville (Rhodes, 20 août 1456).

1469
Copies d’un terrier de reconnaissances passées au profit de frère Guillaume Daubuisson, commandeur de Mâcon et d’Épinacy, à cause de la chapelle Saint-Jean de l’Isle de Mâcon, reçues par le notaire Saunier (1469-1475).
1502
Terrier de reconnaissances passées au profit de frère Louis de La Roche, commandeur de Mâcon et d’Épinacy, à cause de la chapelle de Saint-Jean de l’Île, par six habitants de Mâcon, pour des maisons sises rue du Bourgneuf et pour l’île de la Saône dans laquelle se trouve ladite chapelle ; reconnaissances reçues par le notaire Étienne de Branges.
1503
Enquête faite devant le bailliage de Mâcon pour déterminer si les deux tiers des dîmes de la paroisse de Chaintré appartiennent à Louis de La Roche, commandeur d’Épinacy, Belleville et Saint-Jean de Mâcon, le curé de la paroisse, Jean de Dompierre, docteur en décrets, prétendant qu’ils sont à lui.
1517
Sentence rendue par le bailli de Mâcon dans une affaire entre Claude Després, curé de Pouilly-le-Monial, et frère Jean Laure, commandeur de Belleville, maintenant sous séquestre la chapelle de Saint-Jean-des-Essarts (1517, 27 mars).
1530
Terrier de reconnaissances passées à Theizé et à Pouilly-le-Monial au profit de frère Aymery Duminy, seigneur de Monpas, commandeur de Mâcon et de Belleville, reçues par le notaire Étienne Marion.
1581
Dépenses : acquit de lettres de change ; voyage du chevalier Adrien de Brion, chargé de porter des faucons au roi ; paiement à Gilbert de Gilbertes, commandeur de Mâcon.
1586
Minute du troisième compte du receveur Jacques de Virieu, commandeur des Échelles, Salins et Mâcon.
1598
Bail des dîmes de la paroisse de Chaintré passé à Philippe Poncet, notaire, par messire Jacques de Virieu, commandeur des Échelles, Salins et Mâcon (1588) et à lui continué par frère Claude de Martel, dit de Marsilly (1598).
1601
Autorisation donnée par Claude Martel, commandeur de Mâcon, à Pierre Pelleterat, élu de Mâconnais, de prendre du bois dans la forêt de « Roddes », aux lieux de Bordes et Saint-Légier, et ce à charge d’un cens annuel de 5 sous tournois.
1607
Autorisation donnée par Claude Martel, commandeur de Mâcon, à Pierre Pelleterat, élu de Mâconnais, de prendre du bois dans la forêt de « Roddes », aux lieux de Bordes et Saint-Légier, et ce à charge d’un cens annuel de 5 sous tournois (1601).
— État des améliorissements faits par le commandeur de Mâcon.
— État des revenus de la commanderie de Mâcon et de ses membres.

1614
Visite de la commanderie de Mâcon (frère Claude Martel Marcilly, commandeur) faite par frère Pierre-Louis de Chantelot La Cheze, commandeur de Limoges et Anne de Naberat, commandeur de Villejésus.
— Présentation de la bulle portant nomination comme procureur du trésor de Balthasar d’Albon, commandeur de Mâcon.

1618
État des constations à faire au sujet de l’arrentement de la commanderie de Mâcon (13 juillet 1618).
1627
Prise en charge par Denis d’Avallon, fermier de la commanderie de Mâcon, des terriers de cette commanderie (25 septembre).
— Récépissé de terriers de la commanderie de Mâcon par Jean Bonnyer, sous-fermier de Belleville (5 novembre 1627).

1627
Prise en charge par Denis d’Avallon, fermier de la commanderie de Mâcon, des terriers de cette commanderie (25 septembre 1627).
— Récépissé de terriers de la commanderie de Mâcon par Jean Bonnyer, sous-fermier de Belleville (5 novembre 1627).

1638
Récépissé du terrier de Saint-Symphorien de Lay délivré à Denis Metton au nom de Baltazard d’Albon, commandeur de Mâcon (15 décembre 1638).
1638
Récépissé du terrier de Saint-Symphorien de Lay délivré à Denis Metton au nom de Baltazard d’Albon, commandeur de Mâcon (15 décembre 1638).
1640
Charles de Crémeaux, commandeur de Mâcon.
1640
Inventaire des titres de l’Hôpital de Genouilly, membre de Mâcon (13 juillet 1640).
1640
Inventaire des titres de l’Hôpital de Genouilly, membre de Mâcon (13 juillet 1640).
1641
Présentation de la bulle portant nomination comme procureur du trésor de Balthasar d’Albon, commandeur de Mâcon.
1641
Quittance passée par le sr Detel à Balthasard d’Albon, commandeur de Mâcon, pour une somme de 60 livres remise en échange de titres de Fay et Ventrigny (11 juin 1641).
1641
Quittance passée par le sr Detel à Balthasard d’Albon, commandeur de Mâcon, pour une somme de 60 livres remise en échange de titres de Fay et Ventrigny (11 juin 1641).
— Prix fait pour la réfection des terriers de Genouilly, Ventrigny, Lys, Bois-du-Lain, Fay, par Balthasard d’Albon, commandeur de Mâcon, et Benoît Périer, notaire de La Clayette (11 octobre).
— Asservisage du bois des Landes par le commandeur de Mâcon à Claude de Lagrot, notaire de Vandenesse (22 novembre).
— Note au sujet de « Neuglisois, Château et Fay », membres de Mâcon.

1642
Commanderie de Macon : « isle albergée y a fort longues années, proche les murailles de lad. ville de Mâcon et la tour de Marandon, sur la rivière de Saulne, en laquelle soulloit estre une petite chapelle desdiée à St Jean-Baptiste, nostre patron, appellée à présent l’ille Saint-Jean de Mâcon, de laquelle chapelle n’y a à présent aulcuns vestiges ny aparance »
1642
Prix fait pour la réfection des terriers de Genouilly, Ventrigny, Lys, Bois-du-Lain, Fay, par Balthasard d’Albon, commandeur de Mâcon, et Benoît Périer, notaire de La Clayette (11 octobre).
— Asservisage du bois des Landes par le commandeur de Mâcon à Claude de Lagrot, notaire de Vandenesse (22 novembre).

1642
Commanderie de Macon : « isle albergée y a fort longues années, proche les murailles de lad. ville de Mâcon et la tour de Marandon, sur la rivière de Saulne, en laquelle soulloit estre une petite chapelle desdiée à St Jean-Baptiste, nostre patron, appellée à présent l’ille Saint-Jean de Mâcon, de laquelle chapelle n’y a à présent aulcuns vestiges ny aparance »
1643
24. Reconnaissance passée par Antoine Mallatrait, de La Louvesc, à frère Charles-Philippe Mignot, procureur de frère Barthélemy d’Albon, commandeur de Mâcon et Sainte-Épine, pour le mas de Mallatrait, sous le cens d’un setier de seigle, un setier d’avoine et deux poules (1643).
1644
Terrier de reconnaissances passées au profit de frère Balthazar d’Albon, commandeur de Mâcon et de Sainte-Épine lez Tournon, jadis appelée Pont de Doux, membre dépendant du bailliage de Devesset, par les « contenanciers » des mas de Balandran, de Rochecornu alias Rocheorseyre, du Réat, de las Fayes, de las Besseas, suivant les partages faits entre eux des rentes desdits mas par Charles Chailhol, notaire royal.
1647
État des titres et terriers remis par Guillaume d’Albon à Nicolas de Noblet « Tersilliat », commandeur de Mâcon (17 septembre).
— Amodiation des dîmes de « Quinzy et Jarnosse » consentie par Nicolas de Noblet Tersilliat, commandeur de Mâcon, au sieur Louis Aufrère (10 juin).

1647
État des titres et terriers remis par Guillaume d’Albon à Nicolas de Noblet « Tersilliat », commandeur de Mâcon (17 septembre).
1648
Amodiation des dîmes de « Quinzy et Jarnosse » consentie par Nicolas de Noblet Tersilliat, commandeur de Mâcon, au sieur Louis Aufrère (10 juin).
— Note au sujet du bois « des Vanes, paroisse de Viry » commanderie de Mâcon.
— Récépissé du terrier de sa cure délivré au commandeur de Mâcon par le curé de Montagny (14 juin).

1649
Note au sujet du bois « des Vanes, paroisse de Viry » commanderie de Mâcon.
1650
Vente par Françoise-Emmanuelle de Novery, supérieure et les religieuses de la Visitation de Mâcon à Emmanuel Cadot et Anne Doudin, sa femme, d’une maison rue du Bourgneuf (1650).
— Copie de l’ordonnance capitulaire enjoignant au chevalier de Tersillac, commandeur de Mâcon de réunir à sa commanderie le moulin qui avait été abénevisé au marquis François d’Antide de Garadeur-l’Écluse (2 juin 1650).
— Arrêt du Grand Conseil condamnant le sieur de Jarnosse et le commandeur de Mâcon à payer à Antoine Juery, curé de la paroisse de Cuinzier, en Lyonnais, diocèse de Mâcon, sa portion congrue à raison de 200 livres par an (1650)

1653
Conventions entre le commandeur de Mâcon et le sr Pierre Tresangle, notaire de la baronnie de Laubépin pour la rénovation des terriers de Belleville, Fourneaux, Saint-Symphorien de Lay, Saint-Just-La-Pendue (7 septembre).
1654
Baux à ferme des droits seigneuriaux perçus dans la ville de Mâcon et des dîmes de Chaintré (1654-1740).
— Minutes de reconnaissances passées au profit de Nicolas de Noblet Tersilliat, commandeur de Mâcon et dépendances, à cause du membre de « Nuglizoys », reçues par le notaire Benoît Perier.

1655
Bail à ferme de la commanderie de Mâcon passé par frère Gaspard de Maisonseule, procureur et receveur général au grand prieuré d’Auvergne, à Louis Aufrère, pour un an, moyennant 1800 livres (2 juin 1655).
1658
Assignation en restitution de terriers de la commanderie de Mâcon donnée aux héritiers du notaire Perier (27, 29 mai).
1659
Conventions pour la rénovation du terrier de Ventrigny commanderie de Mâcon (24 août).
1662
État des bornes des dîmes du Temple de Peyzieux, appartenant par moitié au commandeur de Mâcon et au chapitre de Beaujeu (1662).
1665
État des papiers de la commanderie de Mâcon, remis par le sieur Rigaud au commandeur de Crémeaux (6 décembre).
1666
Liste des terriers consignés par le chevalier de Crémeaux, commandeur de Mâcon.
1666
État des terriers de Mâcon qui doivent être remis à Lyon par le sr Aufrère (27 octobre).
— Liste des terriers consignés par le chevalier de Crémeaux, commandeur de Mâcon. Notes au sujet de réparations à Genouilly et à Belleville (1666).

1669
Quittance de gages passée au commandeur de Crémeaux par le garde du bois de La Grange, commanderie de Mâcon (24 mars).
— Certificat délivré au commandeur de Crémeaux de la rénovation de ses terriers de Mâcon et de leur dépôt aux archives (3 juin).
— Poursuites contre les habitants de Semur-en-Brionnais qui détenaient des terres du domaine de Launay dépendant de Mâcon.
— Certificat délivré au commandeur de Crémeaux de la rénovation de ses terriers de Mâcon et de leur dépôt aux archives (3 juin).
— Frais de sépulture du commandeur de Laumusse, payements aux Cordeliers de Mâcon, aux Dominicains, droit de pain et vin des sonneurs (6 juillet).
— Visite du moulin d’Espinassy dépendant de Mâcon.

1673
Sommation au sieur « Mathieu du Mas, sr de Robanessie » d’avoir à payer les arrérages de sa ferme du membre du « Luguet », et ce à la requête de Charles de Crémeaux, commandeur de Mâcon et de Chanonat (10 mai).
1674
A de Balorre, commandeur de Mâcon, à La Pacaudière, Dijon, Épinassy, par : Palaud, pour remise de documents au sr Aufrère et retrait de terriers des mains de mademoiselle de Saint-Pierre (Tourny, 13 janvier 1674)
1676
Extrait d’un terrier de reconnaissances passées au profit de frère Gaspard de Ballorre, commandeur de Mâcon et Belleville, à cause du membre de Peyzieux, dans les paroisses de Fleurieu et Châtillon.
1677
Lettre du grand maître, déchargeant le chevalier de Balore, commandeur de Mâcon, d’un payement de 1.000 livres, au dos : mention de l’ordre de démolition du moulin d’Épinassy (20 novembre).
— Lettres attributives de juridiction au présidial de Mâcon en faveur d’Antoine de Ponchon pour les causes concernant les droits de sa commanderie et le renouvellement de ses terriers (1677).

1677
Lettre du grand maître, déchargeant le chevalier de Balore, commandeur de Mâcon, d’un payement de 1.000 livres, au dos : mention de l’ordre de démolition du moulin d’Épinassy (20 novembre)
1680
Récépissé du terrier de Launay, délivré par le sr Jean de La Chaume, fermier, à Gaspard de Balore, commandeur de Mâcon (4 mai).
1680
Récépissé du terrier de Launay, délivré par le sr Jean de La Chaume, fermier, à Gaspard de Balore, commandeur de Mâcon (4 mai).
— « Mémoire des asservisages faits au membre de Fay, parroisse de Baudemont, dépendant de la commanderie de Mâcon » (22 septembre).
— État des asservissages faits pour la commanderie de Mâcon (1644, 1648, 1684).

1682
« Mémoire des asservisages faits au membre de Fay, parroisse de Baudemont, dépendant de la commanderie de Mâcon » (22 septembre).
— Reconnaissances passées à frère Gaspard de Ballorre, commandeur de Mâcon, par demoiselle Anne de Lamartine, veuve de Symon Dumont, Claudine Ducrot, veuve de Claude de Rymond, lieutenant particulier au présidial de Mâcon, Jean-Baptiste Charrier, pour des maisons sises à Mâcon rue du Bourgneuf (1682).

1683
Visite (incomplète) faite, à la requête de frère Jean de Saint-Viance, par frère Claude Hugon Duprat, commandeur de Carlat, et frère Léonard de Chauseyr, commandeur du Puy-de-Noix (1683)
1686
Asservissement du droit de bois mort et mort bois dans les forêts de « Roddes et Courcheval », consenti par Claude de Martel, commandeur de Mâcon, à Pierre Pelleterat des Bordes, le 7 décembre 1666, et signification de cet acte au sieur Émilien Alamartine, procureur d’office de la commanderie (29 décembre).
1686
Asservissement du droit de bois mort et mort bois dans les forêts de « Roddes et Courcheval », consenti par Claude de Martel, commandeur de Mâcon, à Pierre Pelleterat des Bordes, le 7 décembre 1666, et signification de cet acte au sieur Émilien Alamartine, procureur d’office de la commanderie (29 décembre).
1690
Quittance d’arrérages de la ferme de Saint-Jean des Essards, délivrée par le chevalier de Balorre, commandeur de Mâcon (3 mai).
— Crémeaux, commandeur de Mâcon et de Chanonat.

1690
Quittance d’arrérages de la ferme de Saint-Jean des Essards, délivrée par le chevalier de Balorre, commandeur de Mâcon (3 mai).
— Suite des dépouilles et dépouilles « du maréchal de Larfeuillère, commandeur des Bordes ; du commandeur de Saint-Aulaire, du bailli de Gerlandes, du commandeur du Vivier ; de Crémeaux, commandeur de Mâcon et de Chanonat ; du grand prieur de Forsat ; des Escures, commandeur de Carlat ; du chevalier de La Richardie, du commandeur de Montjouvent ; de Léon de Fonjean, commandeur de La Tourette ; du grand bailli d’Évieux ; des commandeurs de Barmontet, de Magouttière, de Maubourg, de Taney, du chevalier de Nantiny, du commandeur de Pusignan ; d’Étienne de Pradal, commandeur du Temple d’Ayen et de La Vinadière ; du commandeur de Fay-Gerlande ; de François Laurent, commandeur de Lieudieu ; de Léon Desgoutte, commandeur de Tortebesse ; de Colombière, commandeur d’Olloix ; de Ste-Jay, commandeur de Charrières ; de Louis Garnaud, commandeur de La Tourette, mort le 8 août 1689 ; du commandeur de Cany ; de Génetines, commandeur de Bugney, mort le 21 février 1690 ; de Fogerolle, commandeur de Villedieu en Fontenette ; de Jacques Challu, » commandeur d’Arbois, mort le 20 août 1690 »

1692
Bail à ferme de la dîme du territoire de La Rue, paroisse d’Hautefond, commanderie de Mâcon, consenti à Antoine Durand, marchand de Paray (23 avril).
1692
Bail à ferme du membre de Belleville, des cens perçus dans la ville de Mâcon et au lieu de Charbonnières, des dîmes de Chaintré, passé par le procureur du commandeur Gaspard de Ballorre, à André Barre, pour six ans, moyennant 1310 livres par an (1692).
1692
Bail à ferme de la dîme du territoire de La Rue, paroisse d’Hautefond, commanderie de Mâcon, consenti à Antoine Durand, marchand de Paray (23 avril).
1693
Inventaire de la dépouille de Gaspard de Balorre, commandeur de Mâcon, mort à Épinassy, le 15 octobre (17-23 octobre).
— Procès-verbal des enchères pour la ferme du membre de Fay, commanderie de Mâcon (30 octobre).

1693
Inventaire de la dépouille de Gaspard de Balorre, commandeur de Mâcon, mort à Épinassy, le 15 octobre (17-23 octobre).
— Procès-verbal des enchères pour la ferme du membre de Fay, commanderie de Mâcon (30 octobre).

1694
Quittances du curé de Matour délivrées au fermier du commandeur de Mâcon pour l’augmentation de sa portion congrue (28 décembre 1693, 5 février 1694).
— Cession par l’Ordre, à François Chamas, des droits de la dépouille du chevalier de Balorre, commandeur de Mâcon, sur la succession de Benoît Michel et Benoît Augagneur, curés de « Bostdemont » (30 janvier, 25 février 1694).

1694
Quittances du curé de Matour délivrées au fermier du commandeur de Mâcon pour l’augmentation de sa portion congrue (28 décembre 1693, 5 février 1694).
1696
Poursuites contre Étienne Reverchon pour payement de cens sur des terres sises aux Chaffaux, village des Belouzes, paroisse de Bosdemont, commanderie de Mâcon (6 avril 1695, 14 mai 1696).
1696
Poursuites contre Étienne Reverchon pour payement de cens sur des terres sises aux Chaffaux, village des Belouzes, paroisse de Bosdemont, commanderie de Mâcon (6 avril 1695, 14 mai 1696).
1699
Quittance passée par l’archiviste Jacob aux fermiers de Mâcon, pour prix d’expédition d’extraits de terriers (1 juin).
— Pièces de procédure entre Benoît Bernard, marchand de Mâcon, défendeur, Claude Cadot et Antoine-Pierre de Bellefond, fermiers de la commanderie de Mâcon, demandeurs, pour déterminer si la maison du défendeur est dans la directe de ladite commanderie (1699).
— Plaintes portées devant le bailli de Mâcon par Jean de Dompierre (de Dompnapetra), curé de Chaintré, contre frère Louis de La Roche, commandeur de Mâcon et de Belleville, au sujet des dîmes de ladite paroisse (s. d., XVIe siècle)

1700
Visites par les commandeurs Charles-Robert de Lignerac-Chenaille, Henri de Méallet de Fargues, Claude Mareschal de Fransaiche, Balthazar de Dième-Chavanhac, Joseph-Arnaud de Lespinasse, Jean de Rochedragon de Lavoreille, Antoine de Fay Latour-Maubourg, et les prêtres d’obédience François des Jacques de Lavergne, curé de Bourganeuf, Claude Chanal, Antoine Nicolas, curé de Celles, de Lauriac, Claude Rechatin, prêtre d’Issengeaux, Anne Montelly, curé de « Faux », des commanderies de Mâcon (f° 1).
1707
Note au sujet de l’administration de la commanderie de Mâcon.
1709
Inventaire des titres de la commanderie de Mâcon, dressé à la requête du commandeur de Villebussières (27 avril).
1709
Inventaire des titres de la commanderie de Mâcon, dressé à la requête du commandeur de Villebussières (27 avril).
1711
Bail à ferme du membre de Fay, consenti par Claude-Bertrand de Villebussière, commandeur de Mâcon, à Claude Delaroche, marchand de Saint-Laurent-en-Brionnais (28 octobre 1708, 23 juin 1711).
1711
Bail à ferme du membre de Fay, consenti par Claude-Bertrand de Villebussière, commandeur de Mâcon, à Claude Delaroche, marchand de saint-Laurent-en-Brionnais (28 octobre 1708, 23 juin 1711).
1712
Dépouilles de « Louis-Charles de La Rochefoucaud de Gondras », mort à Mâcon, le 31 mars 1712.
1713
Procès-verbal inventaire de la dépouille de Claude Bertrand de Villebussière, commandeur de Mâcon, mort à La Vaux Fourché.
1713
Procès-verbal inventaire de la dépouille de Claude Bertrand de Villebussière, commandeur de Mâcon, mort à La Vaux Fourché, paroisse de Vigou : réclamations de Pierre Bertrand, chevalier, seigneur de Villebussière, et de madame de Bridures ?, sa femme ; inventaire des papiers ; parmi les meubles, « petit tableau représentant led. deffunt sieur commandeur dans un petit cadre doré », une bayonnette, un sabre, « habit de calmande rouge avecq des boutons de fil d’or,...
Veste de pinchinat double » ; enquête pour retrouver une somme d’argent ; procès-verbal d’adjudication des meubles vendus à Argenton, à l’hôtel de l’Écu (4, 8 mars) y joint testament autographe du commandeur, daté du 25 avril 1709, dans lequel on lit : « Premièrement, quoyque, par touttes les visites, il ne se trouve aucun meuble d’estat dans cette comendrie, où j’ay toujours résidé et que bien elloigné de cela, lorsque j’en ay pris pocession en 1695, elle eut esté pillée jusques aux verroux des portes et des fenestres, ensuitte d’un agent à la dépoulle, nommé Balay, notaire, quy l’avoit déjà balayée des meilleurs meubles et jusqu’aux papiers qu’il avoit cédé pour de l’argent...
Quant à mes debtes, je n’en sçay aucune quy mérite rang dans la mémoire, sy les procureurs de Paris prettendent quelque chose, c’est à ceux quy verront leur travail et quy en profiteront d’y pourvoir. Du reste, je n’ay point de domestique qui ayt attendu la fin de l’ennée à faire acquiter ses gages, excepté la seule personne quy ayt pu résider longtemps et soutenir dans cette comenderie, nommée Catherine Perret, natifve du vilage de Sévignon...
Laquelle dit Perret me sert depuis 1697, sans avoir receu aucun gages, et quy m’at même donné à luy garder l’argent de touts ces menus profits, soit de cuisines ou d’estraines et autres casuels...
C’est la seule domestique résolue que la malice et les artifices des bourgeois de Charoles, n’ayent pas pu inthimider, et quy at, par sa vigilence et son intrépidité, sauvé plusieurs fois cette maison d’estre bruslée, volée et pillée, notamant les archifves ausquelles ils en veulent come redevables et justiciables, et quy n’ont rien oublié pour faire périr cruelement cette domestique, ainsy que l’on peut encore s’en assurer par les informations et les pleintes quy en ont esté portées au roy et quy sont à présant devant monsieur le procureur général à Paris, comme aussy par ses habits, touts grislez de coups de fuzils, quy sont toujours dans les archifves en attendant la justice qu’ils demendent tost ou tard...
Bien que dans l’ordinaire, il ne soit pas permis à un religieux de cest ordre de disposer de rien, je suis touttefois persuadé que le bon saint Jean, nostre patron, ne dirat mot lorsque le maistre paraistrat pour mon héritier et l’exécuteur de l’essentiel de ce déproprîment. Jésus Crist disposera bien plus utilement pour moy que moy-mesme des choses que je puis avoir à luy remettre. Premièrement, ô mon divin Jésus, quant à ce quy conserne le reste de mon temporel quy n’est pas ennoncé cy-dessus, par les raisons et nécessitez où je me vois d’en agir ainssy, et qu’il ne me serait ny à propos, ny prudent de déclarer vivant, vous savez bien, sauveur des humains, en quoy il conciste et où il réside...
Vous saurez donc, Seigneur, que sy, par mes espargnes à force d’œconomie et de souffrences, je réserve quelque peu d’argent pour la dernière nécessité, dans des endroits inconnus à tout autre et pour subvenir aux accidents quy menacent dans un siècle de misères et de touttes perfidies, vous savez mes raisons pour ne m’en pas ouvrir davantage ailleurs qu’à vous, quy estes l’unique amy fidèle et le seul confident sans denger, auquel aussy je me confesse de ce péché, sy s’en est un, ainssy que de touts les autres. Par une sage providence, vous userez mieux de ce secret et plus utilement en faveur des vrays nécessiteux dans leur temps. Un denger continuel d’estre volé dehors et dedans par estrengers ou domestiques des ministres et agents de l’Ordre, sans reigle ny égars...
Tout cela, dis-je, sont des sujets quy peuvent bien me forcer à penser de me ménager quelque chose pour une dernière ressource...
Je vous lègue donq et vous remets, ô Jésus-Christ, les fruits des travaux de toute ma vie...
Je ne puis, de plus offrir à d’autre qu’à vous, ô seigneur, ce prodigieux amas de mémoires, de pensées enregistrées dont j’avais fait un espèce de trésor pour mon utilité et conduite de mon esprit...
— Note au sujet de l’état de la commanderie de Belleville, membre de Mâcon.

1714
Visite de la commanderie de Mâcon par frère Jean-Philibert de Fay de La Tour-Maubourg, commandeur de Bugney, et frère Nicolas de Rollas de Marsay, à la requête de frère Louis de Chambon de Marsillac (1714).
1721
Bail à ferme de la commanderie de Chamberaud, consenti à André Chazal par le commandeur « Blaize de Macon Duchey »
1724
Récépissé du terrier de Fay, délivré au commandeur de Mâcon (24 septembre).
1724
Récépissé du terrier de Fay, délivré au commandeur de Mâcon (24 septembre).
— Note au sujet d’une maison vendue par Guillaume Lhuilier de Bussy, commanderie de Mâcon.

1725
Conventions avec Jacques Louvrier, de La Clayette, pour réfection de terriers de la commanderie de Mâcon (23 mai).
— Note au sujet d’un différend avec le seigneur de Chauffailles qui aurait usurpé sur le membre de Ventrigny, commanderie de Mâcon.
— « Terrier de la chapelle Saint-Jean de l’Isle à Mâcon et de l’hôpital d’Acier à Charbonnières, membres dépendans de la commanderie de Mâcon, renouvellé en 1725 au proffit de messire Louis du Chambon de Marsillac, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur dudit Mâcon. » Rodet, notaire

1726
Arrêt du Conseil d’État interdisant aux officiers des eaux e forêts de poursuivre l’Ordre au sujet des ventes de bois faites dans les commanderies ; y joint l’adjudication des bois de la commanderie de Mâcon, faite le 25 août 1725, au commandeur Louis de Chambon de Marsillac (9 avril 1726).
1727
Procuration passée par le receveur à Jean-Baptiste « Dépinay », pour le règlement de la dépouille de feu le chevalier de Villebussière, commandeur de Mâcon (20 septembre).
— Procuration passée par le receveur à Jean-Baptiste « Dépinay », pour le règlement de la dépouille de feu le chevalier de Villebussière, commandeur de Mâcon (20 septembre).
— « Figures du terrier de la commanderie de Macon sur Macon et Charbonnières »
— « Table des particuliers qui doivent et qui sont redevables au terrier de la commanderie de Macon dans la rue du Bourgneuf »
— Plans figurés pris sur les terriers de Mâcon et extraits divers.

1729
Terrier de reconnaissances passées au profit de frère Louis de Chambon de Marsillac, commandeur de Mâcon et Belleville, à cause de la rente du Temple de Peyzieux, membre dépendant de la commanderie de Belleville.
1730
Au chevalier de Rupierre, commandeur de Louvier et de Vaurnion, receveur au Grand Prieuré de France, par Monnate, au sujet de la dépouille du chevalier de Chambon de Marsillac, commandeur de Mâcon.
1731
François Boyer de Ruffé, commandeur de Saint-Romain-en-Gal, de Mâcon et agent de l’Ordre par : — Rey, curé, au sujet de l’exemption de la taille sur la commanderie de Saint-Romain, demandant une recommandation pour son neveu auprès du comte de Montrevel (Saint-Romain, 9 mai 1731).
1732
Prix fait pour la reconstruction de la chapelle du temple de Peyzieux, commanderie de Mâcon (4 août).
1732
Prix fait pour la reconstruction de la chapelle du temple de Peyzieux, commanderie de Mâcon (4 août).
1733
Dépense de bouche des bouviers qui ont emmené à Mâcon les grains de la commanderie de Laumusse (9 juin).
— « Mémoire de différentes répétitions et demandes que monsieur de La Barre a à former contre monsieur le commandeur de l’hôpital de Genouilly », commanderie de Mâcon, au sujet du domaine et du moulin « de Fert, des terres de La Vignette, vers Maronge, en l’Ouche Chenaut, en La Planchette, en La Beluze, au Champt gras, ez Varrat, au Palain, en Aubeterre, Fontemp, au Partet, en La Roche, en La Teppe, en Brosse Richard, Noyer des Crepes, au Fond, Dernier Brosse Richard, au pré Rigottet, vers le Poirier à La Somore, en la prairie de Guye, en brosse de Mont », relation du procès avec le duc d’Aument ; plans des bois (1733).
— Foi et hommage prêtés au prince souverain de Dombes par le procureur de frère Claude-Bertrand de Villebussière, commandeur de Mâcon, Belleville et dépendances (1705).
— Aveu et dénombrement donné par frère Louis de Chambon de Marsillac, commandeur de Mâcon et de Belleville, pour une rente noble perçue dans les paroisses de Montceaux, Chaneins, Guéreins, Saint-Trivier, Peyzieux, Genouilleux, Mogneneins et Valeins et pour la dîme de la paroisse de Peyzieux (1733)

1734
Le commandeur de Ruffi au sujet d’une dette pour laquelle interviennent les abbés Coppier et de Volonzac, et de ses difficultés avec les fermiers de Tessonge et de Laumusse (Mâcon, 13).
1734
Copie de lettres adressées par le receveur au Trésor, à la Langue, au grand maître Barrau, à Montdauphin et à Briançon ; de papiers du commandeur de Gerlande et de la commanderie de Mâcon ; des preuves d’Étienne Dauphin ; des améliorissements de Villejésus ; du quint du grand prieur de Saint-Viance ; des améliorissements des Échelles et de Charrières ; des dettes du bailli de L’Aubépin ; du payement des décimes ; d’un règlement avec le marquis de Maubourg ; d’un à-compte de la ferme de Chantoin ; des améliorissements de Laumusse ; de la dépouille du commandeur de Fargues ; de l’affaire avec l’abbé de Pons ; de la ferme de Lormeteaux ; du règlement avec la marquise de Mayac ; de la ferme de Celles (1734).
— Procès au bailliage de Mâcon entre Jean Giraud, prêtre, d’une part, frère Jacques de Botheria, prieur du prieuré de Saint-Romain-le-Puy, et Bouchard de Botheone, clerc, d’autre part, au sujet du patronage de l’église de Saint-Michel-de-Chazelles (7 septembre 1453).

1736
État des frais dus au sr Delorme par feu mr de Marsillac, commandeur de Mâcon, pour procédures contre Nicolas et Jean Boussin.
1736
État des frais dus au sr Delorme par feu mr de Marsillac, commandeur de Mâcon, pour procédures contre Nicolas et Jean Boussin.
— Récépissé d’un terrier de Peyzieu, membre de Mâcon (5 juin).
— Liste des documents relatifs à la commanderie de Mâcon, de 1376 à 1736.
— Pièces relatives à la dépouille de Louis de Chambon de Marsillac, commandeur de Mâcon, mort à Montluçon le 14 avril 1738 : dépropriement, legs de son quint à son neveu « qui est dans le régiment de Berry cavalerie » ; listes des meubles d’état et de son mobilier à Épinassy, Marsillac et Montluçon ; inventaire par les agents de l’Ordre ; frais de la dépouille ; procès-verbaux de vente des meubles ; frais de desserte de la chapelle de Ventrigny ; reconnaissance de dette par le chevalier de Marsillac pour acquisition d’une jument ; quittance de frais funéraires par la communauté de N.-D. de Montluçon ; tentures, construction d’une chapelle ardente, confection d’écussons, achat de cierges ; payement aux Cordeliers ; quittances de la garde-malade, du médecin, de l’apothicaire, de la blanchisseuse, du maréchal-ferrant, des domestiques ; frais d’apposition des scellés et de ventes ; droits curiaux de la paroisse Saint-Pierre ; célébration de messes à Genouilly. (1735-17 novembre 1736).

1737
Récépissé des terriers de la commanderie de Mâcon (2 juin).
— Acte capitulaire enjoignant au commandeur de Marsillac de compléter les terriers de sa commanderie de Mâcon (3 juin).
— Assignations en reconnaissance de fonds de l’hôpital de Genouilly, membre de Mâcon contre Claude Gillot, Fiacre Cavillat, Claudine Gillot et la dame « de Mirabaud, veuve de messire François de Royer, marquis de Saint-Micaud » (26, 27 août).

1737
Récépissé des terriers de la commanderie de Mâcon (2 juin).
— Acte capitulaire enjoignant au commandeur de Marsillac de compléter les terriers de sa commanderie de Mâcon (3 juin).
— Assignations en reconnaissance de fonds de l’hôpital de Genouilly, membre de Mâcon contre Claude Gillot, Fiacre Cavillat, Claudine Gillot et la dame « de Mirabaud, veuve de messire François de Royer, marquis de Saint-Micaud » (26, 27 août).

1738
Pièces relatives à la dépouille de Louis de Chambon de Marsillac, commandeur de Mâcon, mort à Montluçon le 14 avril 1738 : dépropriement, legs de son quint à son neveu « qui est dans le régiment de Berry cavalerie » ; listes des meubles d’état et de son mobilier à Épinassy, Marsillac et Montluçon ; inventaire par les agents de l’Ordre ; frais de la dépouille ; procès-verbaux de vente des meubles ; frais de desserte de la chapelle de Ventrigny ; reconnaissance de dette par le chevalier de Marsillac pour acquisition d’une jument ; quittance de frais funéraires par la communauté de N.-D. de Montluçon ; tentures, construction d’une chapelle ardente, confection d’écussons, achat de cierges ; payement aux Cordeliers ; quittances de la garde-malade, du médecin, de l’apothicaire, de la blanchisseuse, du maréchal-ferrant, des domestiques ; frais d’apposition des scellés et de ventes ; droits curiaux de la paroisse Saint-Pierre ; célébration de messes à Genouilly. (1735-17 novembre 1736).
1738
Mort du chevalier de Marsillac, commandeur de Mâcon, mort à Montluçon, le 14 avril 1738.
— Mort de Louis de Chambon-Marsillac, commandeur de Mâcon.

1738
États des fermes des commanderies de Mâcon et de Masdieu.
— Dépouilles du bailli de l’Aubépin ; du chevalier de Barmont, commandeur de Chamberaud, mort le 11 octobre 1737 ; du chevalier de Langon, commandeur de Maisonnisse, mort à Grenoble, le 13 janvier 1738 ; du chevalier de Marsillac, commandeur de Mâcon, mort à Montluçon, le 14 avril 1738 ; du bailli de Vatan, mort à Toulon, le 1er août 1738.

1740
Quittances passées au commandeur de Mâcon pour sa quote-part à la contribution pour les réparations du clocher de Matour (31 décembre 1739, 5 mars 1740).
— Prolongation du bail de Fay, membre de Mâcon, en faveur de Cosme Louvrier, notaire de La Clayette (14 juillet).
— Fragment de minute du compte du receveur mentionnant les dépouilles des commandeurs « Balthezard de Macon Duchey, Jean de Beauverger-Montgon », le mortuaire de La Râcherie, le vacant de Saint-Paul.

1741
Note au sujet d’une terre sise à Quincié, « hameau du Chavaignon, près le ruisseau de Charme, sur le chemin de Marchand à Belleville, dépendant de la commanderie de Mâcon »
1741
Copie de lettres adressées par le receveur, au grand maître de la mort à Grenoble du commandeur Pierre de Langon, du vacant de Chamberaud, de la dépouille du commandeur de Vogué ; de la mort de Louis de Chambon-Marsillac, commandeur de Mâcon.
— État des procédures pendantes pour le membre de Mésage, à la suite copies de quittances de cens de 1563. — Note au sujet d’une terre sise à Quincié, « hameau du Chavaignon, près le ruisseau de Charme, sur le chemin de Marchand à Belleville, dépendant de la commanderie de Mâcon »
— Mortuaires, vacants, rentes, débiteurs pour causes extraordinaires, débiteurs insolvables, recette des autres prieurés, dépôt pour la commanderie de Mâcon.

1742
Le commandeur de Ruffé, au sujet de contestations avec le curé de Chintré (Mâcon, 4 mai).
1743
De Ruffé, au sujet du séquestre de la commanderie de Mâcon, des états de Bugney et de Laumusse et de la dépouille du commandeur de Marsillac (Mâcon, 7 août).
1743
Avis du conseil de l’Ordre sur un différend de Ruffé, commandeur de Mâcon, avec les religieuses Carmélites qui doivent passer reconnaissance, bien qu’on ait oublié de demander un homme vivant et mourant pour une terre qu’elles détiennent (12 octobre 1742, 10 janvier 1743).
— Copie du traité fait le 7 juin 1726, entre le chevalier de Marsillac et le sr Annet Remilhe, pour la rénovation des terriers de Belleville, membre de Mâcon (26 août).

1743
Avis du conseil de l’Ordre sur un différend de Ruffé, commandeur de Mâcon, avec les religieuses Carmélites qui doivent passer reconnaissance, bien qu’on ait oublié de demander un homme vivant et mourant pour une terre qu’elles détiennent (12 octobre 1742, 10 janvier 1743).
— Copie du traité fait le 7 juin 1726, entre le chevalier de Marsillac et le sr Annet Remilhe, pour la rénovation des terriers de Belleville, membre de Mâcon (26 août).

1744
État des réparations et améliorissements à faire dans la commanderie de Mâcon et ses membres.
— Récépissé de terriers de Saint-Jean des Essarts, commanderie de Mâcon (8 juin 1729, 9 septembre 1744).
— États des bois de la commanderie de Mâcon.

1744
État des réparations et améliorissements à faire dans la commanderie de Mâcon et ses membres.
— Récépissé de terriers de Saint-Jean des Essarts, commanderie de Mâcon (8 juin 1729, 9 septembre 1744).
— États des bois de la commanderie de Mâcon.

1745
État des pièces envoyées à Paris, le 9 avril, à l’appui du procès du chevalier de Montjouvent, commandeur de Mâcon, contre le sr Tisseur, avocat à Lyon.
— Bail à ferme de Fay, membre de Mâcon, consenti à Jean Geoffroy, procureur à La Clayette (28 avril).
— Compte et arrêté de compte du sr Despiney, pour l’administration de Belleville, membre de Mâcon (12 juin).
— Consultations et mémoires sur un différent pour biens de mainmorte entre le commandeur de Ruffé, commandeur de Mâcon, les religieuses de Ste-Colombe et l’Hôtel-Dieu de Mâcon (11, 31 décembre).
— Devis des réparations à faire à Épinassy, membre de Mâcon.

1745
État des pièces envoyées à Paris, le 9 avril, à l’appui du procès du chevalier de Montjouvent, commandeur de Mâcon, contre le sr Tisseur, avocat à Lyon.
— Bail à ferme de Neuglisois, commanderie de Mâcon, consenti au sr Louis Cortambert, juge de Trambly, à la suite procuration passée le 12 décembre 1744, par le receveur Bernard de Chargères du Breuil (28 avril).
— Compte et arrêté de compte du sr Despiney, pour l’administration de Belleville, membre de Mâcon (12 juin).
— Consultations et mémoires sur un différent pour biens de mainmorte entre le commandeur de Ruffé, commandeur de Mâcon, les religieuses de Ste-Colombe et l’Hôtel-Dieu de Mâcon (11, 31 décembre).
— Devis des réparations à faire à Épinassy, membre de Mâcon.
— Minute de récépissé de terriers de Mâcon, pour le sr Antoine Mornand.

1746
Bail à ferme de la commanderie de Mâcon, consenti à Louis-Philibert Carra, par le commandeur de Ruffé, procureur de Louis de Boczozel de Mongontier (26 mai).
— État de fournitures pour réparations à Épinassy, membre de Mâcon (18 août).
— Récépissé de terriers de Fay, membre de Mâcon, par le sr Geoffroy, nouveau fermier (6, 21 novembre).
— Décharge de terriers délivrée à Claudine de Gomeret, veuve de François de Lavaivre, fermier de Genouilly, membre de Mâcon (20 février, 14 mars).

1746
Bougault, pour la même affaire et recommandant M. de Reculot, gendre de l’avocat Jannin (Dôle, 4 août).
— De Ruffé, au sujet du séquestre de la commanderie de Mâcon, des états de Bugney et de Laumusse et de la dépouille du commandeur de Marsillac (Mâcon, 7 août).

1746
Pièces relatives aux bois de la commanderie de Mâcon : procès-verbaux de martelage, d’arpentage, d’estimation pour les bois « Grogent, des Serves, à Launay ; Gros Bois, Brosse de Pignaire, Monchallon, La Tuillerye, à Épinassy ; de Chassignolle, près Matour, de Roddes, paroisse de Château ; La Brière devers les Ruaulx ; du Devant, paroisse de Viry ; de La Brière des Nous »
— Bail à ferme de la commanderie de Mâcon, consenti à Louis-Philibert Carra, par le commandeur de Ruffé, procureur de Louis de Boczozel de Mongontier (26 mai).
— État de fournitures pour réparations à Épinassy, membre de Mâcon (18 août).
— Prix fait d’établissement de fossés pour éloigner la rivière des bâtiments d’Épinassy (21 novembre).

1747
Correspondance, états estimatifs, copies de lettres, projets de poursuites contre le sieur Dufour, procureur d’Hector Grossart de Virly, adjudicataire des bois de l’Ordre et les agents divers intéressés à la vente des bois des commanderies de Mâcon et de Bugney.
1747
Décharge de terriers délivrée à Claudine de Gomeret, veuve de François de Lavaivre, fermier de Genouilly, membre de Mâcon (20 février, 14 mars).
— Copies de lettres et mémoire du sr de La Barre et du duc d’Aumont sur un différend avec le commandeur de Mâcon, pour Joncy et Genouilly.

1748
La Barre de Joncy, au sujet de ses difficultés avec le commandeur de Mâcon pour le membre de Genouilly (Joncy, 22 novembre).
1748
Expédition de l’acte du 11 juillet 1747, par lequel les habitants de « Devers La Croix et Banan, paroisse de Bergesserin » font abandon des droits qu’ils prétendaient sur partie de la forêt de « Rodde », commanderie de Mâcon (7 janvier).
— Compte-rendu par le commandeur de Ruffé des revenus de la commanderie de Mâcon (23 septembre).

1748
Expédition de l’acte du 11 juillet 1747, par lequel les habitants de « Devers La Croix et Banan, paroisse de Bergesserin » font abandon des droits qu’ils prétendaient sur partie de la forêt de « Rodde », commanderie de Mâcon (7 janvier).
1749
Louis de Veley, au sujet de poursuites contre le sr Bertrand, dont les bestiaux ravagent les bois, de « Gros-Bois et de Pignière », de la nomination du garde d’Épinassy, des « verbaux » de la commanderie de Mâcon, de démarches auprès du sr Cortambert, de poursuites contre le sieur Baptiste Petit (Charolles, 5, 14 juillet 1747).
1749
Compte-rendu par le commandeur de Ruffé des revenus de la commanderie de Mâcon (23 septembre).
— Lettres des procureurs du commun trésor au sujet d’un billet du chevalier de Fargues au chevalier de Germigney, d’une donation du commandeur Desfrançois en faveur de sa nièce, des dépouilles de Lescheraine, de La Rivière, des mesures prises par le commandeur du Saillant pour le passage de la vaisselle d’argent, des dépouilles de Fontanges et de Germigney, d’une gratification à accorder à Monatte, de la gestion de la commanderie de Laumusse, d’une fondation de messe à Saint-Georges de Lyon, des commandeurs de Ruffé, Desfrançois, des terriers de Genevois, du commandeur de Montjouvent, de la liste des débiteurs, de la répartition des taxes sur les commanderies, du séquestre de Mâcon, de l’impossibilité d’améliorer la situation du receveur, des curés de Bourganeuf et des Brives, de la dépouille Geouffre, du logement de l’archiviste, de la dépouille de Langon, d’une requête de la dame de Lescheraine, visitandine de Chambéry, de la réduction du nombre des agents, des récriminations du receveur de Grôlée au sujet de son traitement insuffisant, d’une rente sur l’Hôtel-de-Ville de Lyon, d’une réclamation de l’abbé Arniaud, commandeur de La Tourette (9 janvier-24 décembre).

1750
Décharge de titres de la commanderie de Mâcon, passée au sr Mornand (mars).
— Copie de la lettre écrite le 10 octobre 1749, à Hennequin, par le chevalier de Savasse, au sujet des déprédations commises dans la commanderie de Mâcon, notamment par le fermier, juge d’Épinassy « qui possède aujourdhuy plus de quatre cent mille francs de bien, cependant il est fils d’un misérable laboureur, qui, sans un curé, ne sçaurait ny lire, ny écrire, car il n’a jamais appris le latin, encore moins la pratique, mais de valet de prêtre, il a passé à l’employ de sergent et successivement à celuy de notaire, dont il a tiré la quintessence par les droits de controlle qu’il appliquoit à son proffit...
Il a contrefait le sourd, le muet, l’aveugle et l’imbécile...
Il a cessé de jouer la comédie pour continuer l’exercice de ses talens à l’âge de quatre-vingt-six ou sept ans, car il a le cul sur la selle du matin au soir, pour prendre quelques malheureux dans ses filets, ne manquant à cet effet aucune foire, qui sont comme journalières dans la montagne, et où, indépendamment des continuels marchez qu’il fait, des prêts et des remboursements qu’il reçoit, l’on dit encore qu’il a le tems de recevoir plus de cent actes dans un seul jour sur le pommeau de sa selle, un tonneau ou un banc, par le secours de sa prodigieuse mémoire qui luy permet de lire vingt fois plus qu’il n’a écrit, luy sufisant de mettre en poche le controlle de ceux qu’il sçait ne pouvoir l’obliger à leur en donner expédition ou qui sont contrains de se ruiner en continuels présents, sans pouvoir l’obtenir »...
Dinant avec le sr Debon « on leur servit de la crême et du sucre, par extraordinaire, que Courtambert demanda, avec du pain de segle et du mauvais vin, de même qu’à plusieurs paisans qui étoient pour lors audit cabaret et qui ne cessoient de boire à la santé de Mr le bailly et de sa compagnie, car, dans ce pays, l’on appelle bailly les juges des terres ; et, comme il sçait que le fond de la duperie humaine est inépuisable par la longue expériance qu’il en a fait, il ne cessoit de leur rapeller les grandes obligations qu’ils luy avoient, tous les services qu’il avoit rendu à chacun en particulier et de leur dire que tant que Courtambert vivroit il ne les abandonneroit jamais et ne permettroit pas que leur seigneur triompha d’eux ; sur quoy, nouvelle santé à Mr le bailly, avec ordre à l’hôtesse de lui apporter du vin, nouvelle action de grâce et assurance de leurs gratitudes. Enfin, après une très longue séance des plus comique, le sr Debon voullant se retirer, Courtambert ordonna à son clerc, qui mangeoit avec eux, de donner abondamment de l’avoine à son cheval. Celuy-cy part aussitôt et en apporta dans une corbeille qu’il fit voir et pezer au sr Debon, pour luy prouver combien elle étoit bonne et la différence de celle de montagne avec celle de la plaine. Quelque tems après, le sr Debon, suposant que son cheval avoit mangé l’avoine, sortit de table, sous prétexte de quelques besoins, pour le brider et partir, mais il ne trouva devant luy ny foin, ny corbeille et reconnut à son ventre qu’il n’avoit mangé ny l’un, ny l’autre, ce qui luy donna lieu de chercher l’avoine qu’il trouva caché sous la crêche, et, pendant le tems qu’il la mangea, il vint remercier Courtambert de ses politesses, qu’il trouva en protestation de service avec les paisans qui payoient l’hôtesse pour Mr le bailly »...
A la suite, compte des frais avancés par le chevalier de Savasse (3 mai).
— Quittances passées à Hennequin, pour réparations à la chapelle de « Bois d’Ulin » et l’arpentage de la commanderie de Mâcon (25 octobre, 4, 9 novembre).
— Terrier de reconnaissances passées au profit de frère François-Jacques de Montjouvant, commandeur de Mâcon et du Masdieu, à cause de sa commanderie, chapelle et oratoire de Chambon. Expédition signée par le notaire Moureau.

1751
Bail des droits seigneuriaux de la commanderie de Mâcon passé au sieur Perrachon.
1751
Bail à ferme de la commanderie de Mâcon, consenti à Joseph Perrachon, traiteur à Mâcon, et à Jean Lanier, marchand de Saint-Clément (23 juin).
— Quittance pour frais de desserte de la chapelle de Ventrigny, commanderie de Mâcon (16 décembre).

1751
Quittance du commandeur de Savasse, pour menus frais avancés par lui dans l’affaire contre le sieur Grandjean, ancien fermier de Mâcon (8 février).
— Bail à ferme de la commanderie de Mâcon, consenti à Joseph Perrachon, traiteur à Mâcon, et à Jean Lanier, marchand de Saint-Clément (23 juin).
— « États des despenses que Mr le chevallier de Noblet de Chenelette, commandeur de Beugnay, a fait en exécution des ordres de son Altesse Éminentissime et sacré Conseil, pour la récupération à la commanderie de Beugnay et despenses personneles...
De Lion pour venir à Paray, passer par Macon, pour voitures et les ardes jusqu’à Paray, soixante et dix-sept livres quinze sols,...
Pour pain de domestiques quatre-vingt livres à 3 sols...
Pain de maître, vingt-quatre livre à 3 sols 3 deniers...
Deux chards de charbons à neufs livres cinq sols le chard,...
Six chards de bois à 40 sols le chard,...
Un fromage de Roche, 1 livre 4 sols, 40 livres de chandelles à 10 sols la livre,...
Un chapon, 15 sols,...
Deux poulets, 10 sols,...
Une livre de poivre, 1 livre 12 sols.
» États mensuels d’octobre 1749 à août 1751.
— Quittance pour frais de desserte de la chapelle de Ventrigny, commanderie de Mâcon (16 décembre).

1752
Devis des réparations urgentes à faire à la chapelle Saint-Jean-des-Essards, commanderie de Mâcon (1 mai).
— Devis des réparations à faire à la commanderie d’Épinassy, membre de Mâcon (1747, 6 juillet, 1752).
— Quittances passées au commandeur de Montjouvent pour remboursement au sr Bérard de Malte, réparations à la chapelle Saint-Jean-des-Essards, membre de Mâcon, extraits de reconnaissances du terrier Populi (12 juin-7 octobre).
— Dépouilles de François Boyer de Ruffé, commandeur de Saint-Romain-en-Gal, mort à Mâcon le 3 mai 1752.

1752
Devis des réparations urgentes à faire à la chapelle Saint-Jean-des-Essards, commanderie de Mâcon (1 mai).
— Devis des réparations à faire à la commanderie d’Épinassy, membre de Mâcon (1747, 6 juillet, 1752).
— Quittances passées au commandeur de Montjouvent pour remboursement au sr Bérard de Malte, réparations à la chapelle Saint-Jean-des-Essards, membre de Mâcon, extraits de reconnaissances du terrier Populi (12 juin-7 octobre).
— Dépouilles de François Boyer de Ruffé, commandeur de Saint-Romain-en-Gal, mort à Mâcon le 3 mai 1752.

1753
Quittances passées pour le compte de Montjouvent, commandeur de Mâcon : frais de copie par Batteney d’un rouleau de parchemin concernant Peyzieux, payements aux srs Parent ; billet de 21 livres 11 sols pour le sr de Chastillon (Malte, 21 juillet).
1753
Quittances passées pour le compte de Montjouvent, commandeur de Mâcon : frais de copie par Batteney d’un rouleau de parchemin concernant Peyzieux, payements aux srs Parent ; billet de 21 livres 11 s. pour le sr de Chastillon (Malte, 21 juillet).
— État des papiers conservés à Épinassy, membre de Mâcon, dressé par Hennequin (2 septembre).

1754
Prétentions du seigneur de Jonchy sur des fonds de Genouilly, membre de Mâcon.
— Présentation des terriers d’« Épinassy », membre de Mâcon.
— Présentation des améliorissements de Lavaufranche, Saint-Romain-en-Gal, Dôle, Olloix, des terriers de Courteserre, de procédures contre le recteur de Saint-Jean du Laris, de terriers de Mâcon.
— Présentation de l’état des revenus du bailliage et des commanderies de Salles, Mâcon et la Râcherie.

1755
Desserte de la chapelle de Ventrigny, commanderie de Mâcon (17 février).
— Quittance de dépens adjugés à Joseph-Henry de Monspey-Vallières, sr d’Arginy, contre le commandeur de Mâcon et le sr Varenard, chanoine de Beaujeu (8-21 mars).

1756
Pièces relatives à la commanderie de Mâcon : récépissé de titres de la rente noble de Belleville, desserte de la chapelle de Ventrigny, réparations à l’église de Taponas, acquit d’un billet du commandeur de Montjouvent, quittances des srs Parent, fermage du moulin de Saint-Jean-d’Ardières (8 janvier-18 novembre).
— Compte rendu au bailli de Vatange, receveur du grand-prieuré d’Auvergne, par le sieur Hennequin, chargé de la régie de la commanderie de Mâcon (11 janvier 1756-24 juin 1760).

1757
Pièces relatives à la commanderie de Mâcon et au commandeur de Montjouvent : quittances des srs Parent, achat de toile et batiste, lettre de change tirée sur Hennequin, réparations au moulin de Saint-Jean-d’Ardière, à Belleville, à l’église de Taponas (9 février-7 octobre).
1758
Pièces relatives à la commanderie de Mâcon et au commandeur de Montjouvent : quittance du curé de Chauffailles, pour desserte de la chapelle de Ventrigny, quittances des srs Parent, quittance du procureur Cochin, billet à ordre pour le sr Marat endossé par Hennequin ; lettre de change tirée sur Hennequin au profit des srs Habela de Malte ; frais de rénovation de terriers ; avis de la douane annonçant l’arrivée d’un sac de papiers ; réparations au clocher de Matour ; quittances de demoiselles de Montjouvent, chanoinesses de Leignieu, nièces du commandeur ; lettre de voiture pour envoi de bouteilles d’eau de fleurs d’oranger (7 janvier-31 décembre).
— Le comte de Vallière, contestant des redevances qui lui sont réclamées pour la commanderie de Mâcon (Vallière, 26 janvier).
— Lettres adressées à Hennequin père et fils, chanceliers de l’Ordre à Lyon, par : Gayet, au sujet de la rénovation des terriers d’Épinassy (Épinassy, 14 janvier 1758). Le comte de Vallière, contestant des redevances qui lui sont réclamées pour la commanderie de Mâcon (Vallière, 26 janvier).
— Perrachon, adressant un billet sur le sieur Dessaigne et parlant de réparations au pressoir de Chintré (Mâcon, 11 avril 1758).
— Procédures engagées par frère Jacques de Montjouvant, commandeur de Mâcon et Genouilly, contre Antoine Delavaivre, bourgeois de Genouilly, Claude Rousselot, laboureur à Collonges, Jean Delucenay, bourgeois, demeurant aux Galliers, paroisse de Genouilly, Raymond Petitjean, demeurant à Buxy, pour obliger ceux-ci à passer de nouvelles reconnaissances (1758-1759).

1759
Consultation de l’avocat Chesnard, au sujet de revendication de reconnaissances de la commanderie de Laumusse (Mâcon, 23 mars).
— Quittance du prix de réparations au clocher de Bosdemont, commanderie de Mâcon (4 juin).
— État des frais de la procédure soutenue au bailliage de Charolles, par le commandeur de Mâcon contre les frères Lavaivre (?) de Genouilly (26 novembre).

1760
Pièces relatives à la commanderie de Mâcon : pièces produites par Lasnier, cofermier des dîmes de Chintré : rénovation du terrier de Belleville, acquits d’arrérages, réparations au pressoir de Chintré ; état des payements faits pour la ferme de Neuglisois ; achat d’une lampe pour la chapelle Saint-Jean-des-Essarts ; bail à ferme du membre de Launay, consenti à Joseph-Marie Gayet ; compte des srs Gayet de Veley, pour la rénovation des terriers de Launay, comptes du sr de Veley, pour procédure contre le sr La Vaivre, le terrier de Genouilly, procédures contre Petitjean, Leclerc, Chandet, de Joncy, Juredieu ; état des frais faits au Grand Conseil, par le procureur Cochin ; bail à ferme des revenus sur Chintré et Mâcon, consenti aux srs Étienne et Joseph Lemoyne ; état de réparations ; compte du fermier Gayet (1752-23 décembre 1760).
1761
Pièces relatives à la commanderie de Mâcon : note au sujet de documents remis au fermier Perrachon ; payement par Gayet, fermier d’Épinassy ; copie du bail de Fay, consenti en 1755 à Jacques Louvrier et états des payements du fermage ; quittance du curé de Chauffaille pour desserte de la chapelle de Ventrigny ; compte de la régie du membre de Belleville, rendu par la veuve Despiney ; prix fait et quittance de réparations à la grange, écurie et moulin de Saint-Jean-d’Ardières ; procédure en payement d’arrérages, contre Mathieu-Ignace-Alexandre Greppo, fermier des revenus de Pouilly-le-Monial, Theizé et Saint-Jean-des-Essarts (2 janvier-11 juin).
— Dépouilles de « Jacques de Monjouvent, commandeur de Saint-Georges et de Mâcon, mort à Malte, le 18 octobre 1760.
— « Terrier signé par Me Claude Moyne, notaire royal réservé résidant à Montmerle, de la rente noble du Temple de Peysieux, membre dépendant de la commanderie de Mâcon et anciennement de celle de Belleville qui y a été réunie, fait au profit de Monsieur le bailli de Brison, commandeur des commanderies de Saint-Paul et de Mâcon, de l’année 1761 et suivantes. »

1762
État des fermages des commanderies de Mâcon et de Saint-Georges.
1763
Au sujet des réparations de l’église de Peyzieux, commanderie de Mâcon (30 janvier 1765).
1763
Frais de voyage du secrétaire Hennequin, pour l’arrêté des comptes des fermiers de Mâcon et de Saint-Georges (12 mars).
1764
Rénovation des terriers de Mâcon ; améliorissements d’Arbois. 2 juin, présentation des terriers de La Villedieu, de Mâcon, de Montchampt, de « La Cochère », membre des Feuillets.
1764
« Compte pour les commanderies de Saint-Georges et de Mâcon, de la recette, dépouille, mortuaire et vaquant de M. le commandeur de Montjouvent »
— Quittance de la pension due par le sr de Montebellet, pour la terre de Lys, à la commanderie de Mâcon (11 décembre).

1765
Au sujet des réparations de l’église de Peyzieux, commanderie de Mâcon (janvier 1765)
1765
Monnate, au sujet d’un procès intenté à l’Ordre par le sieur Comte, boulanger de Belleville, « pour une affaire qui regarde le dépouille de M. le commandeur de Marsillac, décédé commandeur de Mâcon », et annonçant que le Trésor renonce à poursuivre la dame du Chiroux (Lyon, 24 août 1765).
— Le bailli de Brison, commandeur de Mâcon, au sujet d’une contestation avec l’archevêque de Lyon, pour la dîme de Peysieux (Tournon, 5, 19, 26 février 1765).

1765
François Boyer de Ruffé, commandeur de Saint-Romain-en-Gal, de Mâcon et agent de l’Ordre par : — Rey, curé, au sujet de l’exemption de la taille sur la commanderie de Saint-Romain, demandant une recommandation pour son neveu auprès du comte de Montrevel (Saint-Romain, 9 mai 1731).
1765
Pièces relatives à la commanderie de Mâcon : copie d’une lettre du bailli de Brison et d’un mémoire d’Hennequin, le père, sur un différend avec l’archevêque, au sujet de la dîme de Peyzieux ; consultation d’avocat à ce sujet visant un acte de décembre 1236 par lequel Girinus de Vallibus, miles, aurait vendu aux Templiers partie de la dîme de « Vassalous » paroisse de « Peizé »
1766
Payement au sr Gressard, de Saint-Clément-sur-Guye, et à l’abbé Cochardet, des dépens à eux adjugés contre le bailli de Brison, commandeur de Mâcon ; arrêt du bailliage de Mâcon à ce sujet (26, 27 septembre).
— Pièces de la procédure soutenue pour arrérages de cens dus à la commanderie de Mâcon, par Antoine Comte, boulanger à Belleville, sur une terre située près de la porte de Mâcon ; servant de garde, billet de part du mariage de « Monsieur de La Fortelle avec Mademoiselle Brousse de Tersan » (5 juin 1764-29 décembre 1766).

1768
3 juin, relation des améliorissements du grand prieuré, de Mâcon, du terrier de Viller-Grelot, des améliorissements de Ste-Anne, des terriers de Montbrison.
— 12 novembre. Présentation des améliorissements de Limoges, d’une transaction de Mâcon au sujet du membre de Fay.
— Relation des preuves du Peyroux, de la transaction de Mâcon, des preuves de Serezin, des améliorissements de Limoges, des terriers de Montbrison.

1768
Pièces relatives à la commanderie de Mâcon : quittance passée à Gallay, curé de Matour, pour frais d’une instance contre le bailli de Brison ; procédure au sujet de la dîme de Châteauvilain, avec le « sr de Cypières et les Bénédictins de Paray » (1767-30 mars 1768).
— Dépouilles du bailli Joseph-Laurent de Brison, commandeur de Mâcon et de Saint-Paul, grand maréchal de l’Ordre, mort à Saint-Paul, le 29 septembre 1768 »
— Pièces de la procédure soutenue contre Pierre Aymerie, curé de Peyzieux, au sujet de la dîme des novales appartenant à la commanderie de Mâcon (1766-20 octobre 1769).
— Inventaire des effets et meubles appartenant à la dépouille de Joseph-Laurent de Beaumont de Brison, commandeur de Mâcon et de Saint-Paul, décédé à la commanderie de Saint-Paul le 29 septembre 1768.

1769
Visite par le commandeur « Charles-Abel de Loras et Charles Prudon, prêtre du diocèse d’Autun, Louis Borie, prêtre du diocèse du Puy, Antoine-Joseph-Artis de Beaulieu, prieur de Saint-Clair, des commanderies de Macon (f° 1) : membre d’« Épinassy » : chapelle, château dans une chambre duquel se trouve « une grande cheminée en pierre de taille, peinte en plusieurs couleurs et sur laquelle sont gravés les armes de feu M. le commandeur de Marsillac » : maison de garde ; pré de « Grand Pré ; terre de La Vigne ; prairie d’Épinassy ; terres du Moulin, du Champ à La Philiberte, des Grands Cartiers, des Épardeaux ; bois de Grand Bois, des Brosses » ; justice, dîmes. — Tuilerie de « Montchalon : fours, maison, pré ; bois du « Grand Pasquier, de La Forest. — Église de « Montagny ». — Église de « Beaudemont » (ordre de déplacer un banc appartenant au comte de Drée et d’y faire gratter ses armes pour les remplacer par une croix de Malte).
— Membre de Mâcon : dîmes sur Chintré ; directe à Mâcon, rue de Bourgneuf et à « Charbonnier »

1769
Visite par le commandeur « Charles-Abel de Loras et Charles Prudon, prêtre du diocèse d’Autun, Louis Borie, prêtre du diocèse du Puy, Antoine-Joseph-Artis de Beaulieu, prieur de Saint-Clair, des commanderies de Macon (f° 1) : membre d’« Épinassy » : chapelle, château dans une chambre duquel se trouve « une grande cheminée en pierre de taille, peinte en plusieurs couleurs et sur laquelle sont gravés les armes de feu M. le commandeur de Marsillac »
— Membre de Mâcon : dîmes sur Chintré ; directe à Mâcon, rue de Bourgneuf et à « Charbonnier »

1770
Procédures pour restitution de terriers de Mâcon et Belleville (5 décembre 1669 — 29 janvier 1670).
1771
A Marie-Louis-Antoine du Garric d’Uzech, commandeur de Mâcon, par : Dupré, lieutenant du premier chirurgien du roi, au sujet d’une maison vendue par le comte de Montrevel, de la culture du colza qui échappe à la dîme à Chintré, « l’huile qu’on tire de la graine devenue un objet de commerce assez considérable par l’usage qu’en font depuis peu les taneurs pour leurs cuirs, engage les habitants à en semer beaucoup, parce qu’ils vendent cette graine autant que le froment, » de réparations et de droits de lods sur la maison du sr Chalandon (Mâcon, 29 mai 1771)
1773
Sommation au sieur « Mathieu du Mas, sr de Robanessie » d’avoir à payer les arrérages de sa ferme du membre du « Luguet », et ce à la requête de Charles de Crémeaux, commandeur de Mâcon et de Chanonat (10 mai).
— Quittance d’arrérages délivrée par Béal, procureur du commandeur de Crémeaux, à Louis Aufrère, fermier général de Mâcon (21 août).

1773
Consultation des srs Changarnier et Valletat, sur un différend avec le sr Gayet, fermier de Launay, membre de Mâcon (Autun, 28 août).
1774
Pièces relatives à la commanderie de Mâcon : procès-verbal de la visite de la commanderie par les chevaliers de Laubépin et de Loras, pour vérification des améliorissements du commandeur du Garric d’Uzech ; expédition de la transaction passée le 3 septembre 1670, entre le commandeur et « Louis-Marie d’Aumont Rochebaron, duc d’Aumont, pair de France, gouverneur du Boulonnois, marquis de Villequier, comte de Berzé, baron de Joncy, seigneur de La Cour, Genouilly, Rheims, Thil et Maronges », au sujet de reconnaissances dues à l’Ordre pour la terre de Genouilly ; quittances passées au sr de
Montbellet, pour pensions dues à la commanderie sur la terre de Lys (1761-30 décembre 1774).
— Copie de l’inventaire Batteney : Épinassy, chapitre 2.
— « Répertoire des titres et papiers qui sont dans la commanderie de Mâcon aux archives d’Épinassy, chef-lieu de lad. commanderie, fait en 1767. »

1775
Transaction entre le receveur et le notaire Aujas, au sujet de la rénovation des terriers de Mâcon (28 janvier).
— Acceptation par la langue des améliorissements de la commanderie de Mâcon (21 février).
— Quittance passée au sr de Montbellet, pour la rente par lui due à la commanderie de Mâcon (13 novembre).

1776
Louis de Veley, au sujet de poursuites contre le sr Bertrand, dont les bestiaux ravagent les bois, de « Gros-Bois et de Pignière », de la nomination du garde d’Épinassy, des « verbaux » de la commanderie de Mâcon, de démarches auprès du sr Cortambert, de poursuites contre le sieur Baptiste Petit (Charolles, 5, 14 juillet 1747).
— La Barre de Joncy, au sujet de ses difficultés avec le commandeur de Mâcon pour le membre de Genouilly (Joncy, 22 novembre 1748).
— Hennequin, au sujet de l’administration de la commanderie de Mâcon, rénovation des terriers, droits de lods sur une maison vendue par l’Hôtel-Dieu, réparations à Chintré, sous la date du 15 décembre on lit : « Vous avés bien sçu que des esclaves créthiens ont conduit à Malte une sultanne de 80 canons de bronze, qui est le plus beau vaisseau de la flotte Ottomane.
— Au chevalier de Rupierre, commandeur de Louvier et de Vaurnion, receveur au Grand Prieuré de France, par Monnate, au sujet de la dépouille du chevalier de Chambon de Marsillac, commandeur de Mâcon.
— Monnate, au sujet d’un procès intenté à l’Ordre par le sieur Comte, boulanger de Belleville, « pour une affaire qui regarde le dépouille de M. le commandeur de Marsillac, décédé commandeur de Mâcon », et annonçant que le Trésor renonce à poursuivre la dame du Chiroux (Lyon, 24 août 1765).

1777
Rivière, adressant le procès-verbal d’adjudication des bois du membre de « Lounet », commanderie de Mâcon (Digoin, 28 juillet).
— A de Balorre, commandeur de Mâcon, à La Pacaudière, Dijon, Épinassy, par : Palaud, pour remise de documents au sr Aufrère et retrait de terriers des mains de mademoiselle de Saint-Pierre (Tourny, 13 janvier 1674)

1777
Rivière, adressant le procès-verbal d’adjudication des bois du membre de « Lounet », commanderie de Mâcon (Digoin, 28 juillet).
1777
Quittance passée au sr de Montbellet de Saint-Try, pour pension due à la commanderie de Mâcon (15 février).
1778
Le commandeur de Mâcon, remerciant de l’envoi d’un mémoire, demandant copie de la lettre du grand maître portant levée de la saisie de la commanderie de Bugney, et le nom du commandeur qui a fait la dépouille de La Richardie (Mâcon, 16 juin 1751).
1779
Quittance passée au sr de Montbellet pour la pension due par lui à la commanderie de Mâcon (10 mars).
1781
Quittance passée au sr de Montbellet, pour la rente qu’il doit à la commanderie de Mâcon (7 juillet).
1785
A Alexandre de Fricon, commandeur de Mâcon, par : Rivet, au sujet des terriers de Launay, Espinassy et Genouilly (Mâcon, 26 septembre)
1785
A Alexandre de Fricon, commandeur de Mâcon, par : Rivet, au sujet des terriers de Launay, Espinassy et Genouilly (Mâcon, 26 septembre 1785)
— A Marie-Louis-Antoine du Garric d’Uzech, commandeur de Mâcon, par : Dupré, lieutenant du premier chirurgien du roi, au sujet d’une maison vendue par le comte de Montrevel, de la culture du colza qui échappe à la dîme à Chintré, « l’huile qu’on tire de la graine devenue un objet de commerce assez considérable par l’usage qu’en font depuis peu les taneurs pour leurs cuirs, engage les habitants à en semer beaucoup, parce qu’ils vendent cette graine autant que le froment, » de réparations et de droits de lods sur la maison du sr Chalandon (Mâcon, 29 mai 1771).

1786
Estimation des bois nécessaires aux réparations de Mâcon.
— 12 novembre. Echange de la dîme « d’Épinassy », entre le commandeur de Mâcon et le comte de Léris.
— Relation des améliorissements de Bellecombe, Limoges, du bail emphytéotique de cinq moulins de Morterolles, des preuves Maire, de Montgenet de Montaigu, de La Tour, des échanges entre le commandeur des Échelles et le sr Pascal, celui de Mâcon et le comte de Lévis.

1787
Procès-verbaux de martelage dans les bois des Serves et Griaud, membre de Launay, commanderie de Mâcon (9, 10, 12 novembre).
— Procès-verbaux d’adjudication des bois de « La Chassignol, paroisse de Matour, de Changy, Briand et Château, commanderie de Mâcon (14 décembre).

1789
Visite générale de la commanderie de Mâcon possédée par frère Joseph-Alexandre de Fricon, faite par Pierre-Paul-Alexandre de Monspey, commandeur de Montbrison (1789).
1791
Le bailli de Brison, commandeur de Mâcon, au sujet d’une contestation avec l’archevêque de Lyon, pour la dîme de Peysieux (Tournon, 5, 19, 26 février 1765).
Sources : Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon Ordre de Malte (Fichier PDF) BNF

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