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Commanderies de l'Ordre de Malte
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Commanderies des Hospitaliers de la Drôme

Depuis l’installation à Malte de son chef, en 1530, l’ordre militaire des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem est connu presque exclusivement sous ce nom qu’il porte encore dans l’usage courant. Désigné assez souvent auparavant sous le nom de Rhodiens — leur siège de 1309 à 1530 — ils n’en n’ont pas moins conservé officiellement le vocable primitif, qu’ils tenaient de leur origine.

A raison de leur importance, de la conservation de leurs archives, on a beaucoup écrit sur eux. Qu’il suffise de rappeler, entre beaucoup d’autres, le Cartulaire général de M. Delaville Le Roux, œuvre monumentale de cinq volumes in-folio (1894 et suivants), consacrée par ce savant, à l’édition des privilèges généraux ou aux titres les plus importants, mais où les établissements locaux ont peu de place et ne pouvaient en avoir.

Les archives de l’Ordre sont assez dispersées. Il y a d’abord celles du chef à Malte (1), puis celle des grands prieurés, qui groupaient par régions les commanderies (en France, Saint-Gilles ou Arles, Lyon, Toulouse, Poitiers). Mais celles-ci ne renferment depuis plusieurs siècles qu’une partie des documents qui s’y devraient trouver.
1. L’ouvrage d’ensemble le plus important est encore, je crois Les archives, la bibliothèque et le Trésor de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Malte, par J. Delaville Le Roulx, Paris, 1883, in-8°, 1-387 p. (Bibliothèque des Ecoles françaises d’Athènes et de Rome, tome XXXIII.

Pour remédier aux inconvénients d’une dispersion extrême qui avait fait disparaître beaucoup de papiers, le grand maître Claude de la Sangle (1553-1557) prescrivit de concentrer au chef-lieu de chaque grand prieuré, en un lieu fort, tous les titres concernant chacune des commanderies subordonnées. Cette prescription ne fut pas exécutée immédiatement et souvent seulement après les guerres de religion, qui appauvrirent le trésor. Les titres furent donc concentrés au siège du grand prieuré de Saint-Georges de Lyon, pour la langue d’Auvergne, dont le ressort s’étendait jusqu’à l’Isère au midi, et pour celles de Provence, au sud de cette rivière au grand prieuré de Saint-Gilles, transféré à Arles et dont les archives sont aujourd’hui à Marseille. En principe, tout au moins en Provence, l’administration générale était sous la direction du receveur du grand prieuré. Les commandeurs ne résident guère et n’interviennent le plus souvent que par procureur et pour toucher les revenus de leurs bénéfices.

Ces fermiers sur place gardaient les doubles des terriers et quelques papiers courants. Toutefois pour Valence et Saint-Paul-lès-Romans, à raison peut-être de l’activité de certains commandeurs, il resta sur place beaucoup plus d’archives, y compris des copies de ce qui avait été versé, voire même des registres originaux, si bien que l’essentiel est en somme resté sur place pour les deux derniers siècles. Les versements se faisaient surtout au décès de chaque titulaire.

Le nombre des commanderies était primitivement élevé ; des réunions à des commanderies voisines en réduisirent le nombre aux XIVe et XVe siècle. Mais les anciens établissements sous le nom de membres conservèrent de petite individualité. De même les terriers étaient d’ordinaire rédigés à part pour chacun de ces membres.

Avec un sens très sur des archives, les feudistes — il en eut d’illustres, comme Batteney, à Lyon — avaient parfaitement organisé ces fonds, en conservant à chacune de ces séries et sous-séries leur individualité, et les avaient dotés d’inventaires. Parfaitement respecté à Lyon par les classements modernes, cet ordre n’a pas été suivi jusqu’au même scrupule à Marseille.

Il y va de soi que les archives générales du prieuré renferment des documents précieux sur les commanderies du ressort, soit sur les commandeurs eux-mêmes, soit par les procès-verbaux de visite, soit enfin dans les registres et liasses de correspondance active et passive.

I. — Etat vers 1320
Parce que exempts de la décime, les établissements de l’Ordre de Malte ne figurent pas ou très exceptionnellement, aux tableaux de la Décime, particulièrement à celui de 1516, qui est comme un état officiel des bénéfices ecclésiastiques.

Antérieurement la situation n’est pas identique. En la taxe du début du XIVe siècle, de 1320 environ, pas de mentions pour cette cause dans les diocèses de Gap et Grenoble. A Die, on donne le nom, sans chiffre. Voici les noms des préceptories :
— Recoubeau (Icobello)
— Lus (domus de Lunus)
— Valdrome (Vallis Drome)
— Royans (c’est-à-dire Saint-Laurent-en-Royans (p. de Royanis)
— Saint-Jean-d’Hérans (p. Sancti Johannis in Treviis)
— Bourdeaux (p. de Bordellis)
— Poët-Laval (p. Vallis Poeti)

— A Valence, noms et chiffres de l’estime, Valence (p. Hospitalis et templi Valencie), estimé 90 livres.
Montélimar porté à 214 livres (domus Hospitalis Montilii)
Manas estimé à 200 livres (p. Sancti Johannis de Manas)
— Valence englobe toutes les dépendances y compris Grozon, non cité, mais qui figure en 1274 dans un état de recettes analogue sous le simple nom de Domus Templi dans l’archiprêtré d’outre-Rhône.
Ajoutons Fiancayes (le Fansayas S. Jo) taxé à 10 livres (2).
On voit que le regroupement des préceptories ne s’est pas fait par diocèse.
2. Cf. Clouzet, Pouillés des Provinces de Besançon, Vienne et Tarentaise .... Le même état de 1276 mentionne un Hospitale de Labraca, inidentifié.

— Pour Vienne, dans l’archiprêtré de Romans, les précepteurs des Loives, plus tard Montfalcon (de Loyuiis, 13 livres 6 sols 8 deniers)
— De Saint-Paul (S. Pauli, prope Romanis, 100 livres)
— Du Laris (de Lariez, 33 livres, 6 sols, 8 deniers)
— De Monteux (id, 33 livres)
— Dans celui de Saint-Vallier, de Lachal (domus de Calce, 53 livres)
— D’Albon (Templi de Albacia, 80 livres).
— Pour Saint-Paul, aucune taxe n’a survécu. Je relève seulement dans un compte de 1363 la mention suivante, qui prouve l’existence de deux maisons (Thoronne et Saint-Paul), estimées 70 livres, la décime étant le dixième du revenu net (3).
3. Clouzot, Pouillés des provinces d’Aix, Arles et Embrun page 225.

Item deducuntur pro duabus domibus fratrum Hospitalis Sancti Johannis Jerosolimitani que sunt exempte a solutione dicite decime : 6 liras, 10 s.
Item deducuntur pro duabus domibus fratrum Hospitalis Sancti Johannïs Jerosol imita ni que 511 nt exempte a solutione dicite decîme : 6 3b. 10 p.


Voici, déjà utilisées par l’abbé Maillet-Guy, les mentions et les taxes des prieurés antonins ou devenus antonins, et qui sont entrés dans le temporel de Valence.
Grenoble
— Pont-en-Royans, 31 livres, 15 sols, 10 deniers, plus 20 livres pour l’église de Sainte-Eulalie-en-Royans
— Valchevrières, 15 livres.

Die
— Saint-Julien-en-Quint, 61 livres.
— Saint-Romain de Suze, 18 livres.
— Saint-Sauveur, 18 livres.
— Saint-Médard, 60 livres.
— Sainte-Croix, 80 livres.
— Vassieux, 15 livres.
— Véronne, 25 livres.
— Brisis, 40 livres.

Valence
— Livron et Loriol, le précepteur de Saint-Antoine, 30 livres.
Ces chiffres sont capitaux pour juger de l’importance réelle de ces préceptories ou prieurés, marquée parfois par la conservation très irrégulière des titres.

A Vaison, un rôle de procurations de 1376 porte ceci pour Venterol : (4) Preceptor de Ventayrolis, pro Novaysano et pro Mirabello, non debet visitationem, quia est ordinis Sancti Johannis.
4. Clouzot, Pouillés des provinces d’Aix, Arles et Embrun page 237.

II. — Grand prieuré ou langue d’Auvergne à Lyon (1)

Commanderie de Lachal
Département: Drôme, Arrondissement: Valence, Canton: Saint-Vallier, Commune: Epinouze - 26

Domus Hospitalis Lachal
Domus Hospitalis Lachal

— Cette commanderie était située dans le mandement de Moras (commune actuelle d’Epinouze), à l’extrémité nord et servait de limite avec le mandement d’Anjou. Elle fut unie, par ordonnance des frères de la langue d’Auvergne, se trouvant à Rhodes, le 4 janvier 1480, à la commanderie de Bellecombe (Isère, canton de l’Heyrieu, commune de Valenein). La première mention de cette commanderie est de 1317, mais elle est certainement plus ancienne (2).
1. Ces archives (48 H des archives du Rhône) sont en grande partie inventoriées. Le tome I (1-702), consacré aux généralités (privilèges, personnel, correspondance, comptes, etc.) a paru en 1895, par les soins de Georges Guigne (391 page in-8°).
Le tome II (703-2400) entrepris par ce dernier avait été suspendu ; son successeur Claude Faure l’a mené à bon terme en 1932 (xv-335 p.). Il comprend par ordre alphabétique les commanderies d’Arbois à Montchamp inclus.
Le tome III est sous presse (fin des commanderies et Saint-Antoine).
Son auteur a bien voulu donner un jeu d’épreuves des articles qui concernent la commanderie de Saint-Paul-lès-Romans.
2. Il en est assez longuement question dans Vieux souvenirs Dauphinois par Prosper Vallemaud, Valence, Céas, 1911, 71 pages avec 3 planches. (Extraites du Bulletin de la Société, d’archéologie de la Drôme, tome XLV, pages 307-28, 435-50, tome XLVI, 75-88).


La consistance de cette commanderie consistait, en 1753 en un château, avec la chapelle Saint-Hilaire adjointe, — « château » transformé en ferme, et bien dégradé (une partie de L’escalier à vis a été démoli) — le domaine de Grange-Rouge, aujourd’hui la Rouge (commune d’Anneyron) un peu au sud de Lachal, mais dans la Plaine, le moulin dit du Temple, d’Alhon, sur la rivière Bancel, où l’on voyait encore un siècle auparavant des ruines de l’ancienne chapelle des Templiers (3), des terres aux Bruyères (mandement d’Anjou), de « la Guénottette, des Grands-Champs, aux Aiguebelles, au Conige et à La Clarette »
Le bois de la garenne (4) et des terriers assez considérables, le second sur Beaurepaire, Revel, Pisieu, Marcolin, Tourdan, le premier sur Albon, Anneyron, Moras et son mandement.
Bougé, le troisième sur Serrières, Sablon, Chanas, etc.
3. Cf. Léonard, Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple, reconstitué par le marquis d’Albon (Paris), 1930, in-8° V-259 p, P. 159. Il cite Albon et la Valloire et un précepteur, Aymar (1250-1260).
4. Archives du Rhône, H 166, d’après le tome I de l’Inventaire de G. Guignes page 138. Cf. H 137.


On trouvera aux archives du Rhône (dans le fonds de Bellecombe, soit à Lachal (48 H 877-952), soit aux titres communs (1014-1016), ce qui concerne cette commanderie, très peu ou rien sur les propriétés, dont les titres ont peut-être été remis aux acheteurs, beaucoup sur le terrier et les procédures. Un dossier (893) renferme des détails bien curieux sur la foire qui s’y tenait, transférée à Anjou en 1624, et sur les dévastations pendant les guerres de religion, dévastations dont la pénurie des titres antérieurs dérive.

Toute une série de terriers récents existait aux archives de la Drôme jusqu’en 1857. Cette année-là, l’archiviste d’alors prit l’initiative de les envoyer à Lyon, à l’ex-siège du Grand Prieuré. Les archives du Rhône les avaient déjà, quelques-uns en double. On voit combien l’opération était néfaste (5).
5. Ce sont les articles 913, 916, 923 ou 924, 955, 938 ou 929, 930, 948, 949 (1 et 2), 951, (1, 4) 952, (5 et 6), plus les procédures de 1787/88 contre les fermiers Collet et Louis Ducurtil, dont j’ignore le tort.

Commanderie de Saint-Paul-lès-Romans
Département: Drôme, Arrondissement et Canton: Valence - 26

Saint-Paul-lès-Romans
Domus Hospitalis Saint-Paul-lès-Romans

— La commanderie de Saint-Paul-lès-Romans est bien connue. Son cartulaire a été publié, en 1875, par M. le chanoine Ulysse Chevalier (Cartulaire des Hospitaliers et des Templiers en Dauphiné, Vienne, Savigné, page 3-53), mais dans sa hâte de le livrer au public, il n’a pas fait connaître où il l’avait trouvé, si bien que M. Stein, dans la bibliographie des Cartulaires a dû l’enregistrer sous le n° 3518, sans en dire la source. C’est aujourd’hui le n° 48 H 2815 des archives du Rhône. André Lacroix dans sa bonne Notice historique sur Saint-Paul-lès-Romans a parlé longuement de cet établissement, si bien géré, d’après les archives locales, mais sans utiliser celles de Lyon (6).
6. Valence, 1868 in-8° de 68 pages (Extraites du Bulletin de la société archéologique de la Drôme, tome I, 1866, page 174-88, 324-30 ; tome II 1867, p. 41-7, 131-141, 272-80 ; tome III, p, 17-31, 190-195, Il a aussi public à ces dernières pages, les curieux dessins de personnages du XIVe siècle, qui parsèment les marges du premier terrier (40 H 2).

A la commanderie avaient été réunis quatre membres, dès avant 1320, l’un de très peu d’individualité, celui de Saint-Jean de Crispalot (canton de Bourg-de-Péage, commune de Beauregard et paroisse de Meymans) dont les terriers se confondaient jusqu’au XVIe siècle inclus avec ceux de Saint-Paul : celui du Laris (canton de Grand-Serre commune de St-Christophe et le Laris) dont la cure, sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste et de Saint-Blaise, était de Malte ; le membre de Montfalcon (Isère, canton de Roybon), qui rassortissait de la paroisse primitive des Loives ; en vertu d’une transaction passée le 26 février 1327 entre le Dauphin Guigues et le commandeur Humbert de la Balme, ce dernier s’obligea à construire au molar de Montfalcon une forteresse où viendraient habiter les paroissiens des Loives (7) ; enfin celui de Saint-Sauveur (Isère, canton de Saint-Marcellin), dont la cure était également de l’Ordre de Malte.
7. Regeste Dauphinois, n° 23421.

En 1788, lors de la dernière visite, exécutée par frère Thomas de Rigaud Serezin, chevalier de justice, commandeur du Mas-Dieu, les biens de la commanderie étaient les suivants :
— A Saint-Paul, un château avec ses aisances où résidait le commandeur, frère Claude-Marie de Sainte-Colombe de Laubespin, bailli, grand-croix de l’ordre, grand prieur d’Auvergne, une chapelle dans l’enceinte, le logement du fermier.
— Un moulin et terres adjacentes, une grange dénommée la commanderie, à 500 pas du château, celle du Gouret, annexe à une grande prairie de 55 seterées, Diverses terres à Saint-Paul (le Pigeonnier, champ Richard, mas de Marros, champ Catholiq, champ de la Croix Blanche, le grand Mas, le petit Mas, les Nipotières, Rivoire), le tout contenant 200 seterées environ, des bois (23 seterées en Rivoire, 37 au Grand Bois), le droit de justice, un terrier.
— A Crispalot, un terrier de peu de valeur, sans aucun domaine.
— A Saint-Sauveur, l’église paroissiale, la dime, un terrier, quelques terres de dix seterées environ.
— A Montfalcon, deux vieilles tours quasi ruinées, une terre au terroir des Breux, le champ du Seigneur de huit seterées, deux bois, à savoir la forêt de Commer de 58 seterées, et le bois du Seigneur de deux seulement, la justice et un terrier.
— Au Laris, la chapelle de Saint-Jean-Baptiste, une terre et bois de 9 seterées, une forêt et bois dénommé le champ du seigneur, de 18 ; une dime à la cote 24%, la justice haute et basse.
En bref, le revenu se montait à 18.870 livres.
Les charges ordinaires à 6842 livres, non compris les réparations et frais d’entretien (8).
8. Visite de 1788. Archives de la Drôme, chapitre 1, n° 193 ou 40 H 158.

Les titres et papiers conservés naguère à Saint-Paul ont été munis « en 1793, l’an 2 de la République française », d’un bon inventaire par les soins de Moulinet, qui a utilisé dextrement les inventaires antérieurs. Le fonds a été en même temps nettoyé de toutes ces notes, brouillons, parfois utiles, mais rarement, qui font à d’autres archives une queue, un résidu inclassable. Il l’a organisé en six chapitres dont cinq correspondent aux membres de la commanderie : (1, Saint-Paul ; 2, Crispalot ; 3, Le Laris ; 4, Montfalcon ; 5, Saint-Sauveur).
Le premier est le plus considérable, parce que les titres communs ont été groupés là. Dans chacun de ces chapitres on commence par les terriers, suivis des reconnaissances isolées, des lièves de recettes et confinales, pour terminer par les arrentements et albergement ; entre les deux, les papiers divers, procès, enquêtes, bois, etc., importants à Saint-Paul.

Le chapitre 6 renferme les titres et pièces qui regardent d’autres commanderies et, par exemple, un compte de la commanderie de Genève de 1444. La plupart et les plus importantes viennent du commandeur Montgontier, procureur et receveur de l’ordre depuis 1662 : bilan, lettres du Trésor de Malte, comptes, etc., dont les analogues existent à Lyon pour l’ensemble de la période.
Toutes ces archives ont été remises scrupuleusement dans l’ordre de 1793 : il en manque peu. Des terriers ou parangons, prêtes aux hommes d’affaires ou à l’administration des domaines sont rentrés depuis. On les a intercalés en leur place naturelle. Le tout forme les articles 40 H 1-159 (6 m 25).

Le classement de Lyon (48 H 812-2911) est un peu différent ; Saint-Paul, puis Saint-Sauveur, Le Laris, Montfalcon, Crispalot, à la fin les titres communs. Les terriers et lièves terminent chacun des chapitres. Les parchemins antérieurs au XVe siècle sont assez nombreux et intéressants. Les inventaires antérieurs, malgré leur qualité, n’auront plus guère d’utilité, lorsque le tome III de l’Ordre de Malte des archives du Rhône aura été édité par notre confrère M. Claude Faure.

Membre de Monteux
Département: Drôme, Arrondissement: Valence, Canton: Mauves, Commune: Beaumont-Monteux - 26

Domus Hospitalis Monteux
Domus Hospitalis Monteux

— La commanderie de Monteux est mentionnée dès 1202, au cartulaire des hospitaliers de Saint-Paul-lès-Romans. Elle avait été réunie à la commanderie de Saint-Romain-en-Gal, en face de Vienne, dans l’actuel département du Rhône (canton de Condrieu).
La cure, sous le vocable naguère de Saint-Sébastien et Saint-Lazare, puis de Saint-Jean-Baptiste, rassortissait de l’ordre, qui jouissait par suite de la dime à la cote 25e. Son terroir débordait sur les paroisses voisines et notamment sur Clérieux et Chanos. L’étendue des propriétés ne dépassait pas 50 setiers, aux lieux dits Le Peyrin, à la Fouilloux (24), au mas Buisson, à Combetoite, à Pré de Chasse, et à Chanos aux Grandes Terres. Le tout, en 1723, était affermé 790 livres, dont il fallait déduire la portion congrue du curé (9).
9. Procès-verbal de visite, 40 H 160.

Sous les n° 40 H 150-159 (0 m. 35), les archives de la Drôme renferment les titres de ce membre avec un inventaire de M. Moulinet en 1793, Cet arrangement ne lui a pas coûté grand-peine ; car il n’y avait primitivement que des terriers et lièves, gardés par le fermier, ou peut-être envoyés par le district de Lyon.
C’est évidemment à Lyon que l’on trouvera les archives de la commanderie de Saint-Romain-en-Gal (48 M 2942). Ce qui concerne Monteux, comprend des terriers depuis 1378, des arrentements et procédures, en assez petit nombre et ne remontent qu’exceptionnellement au XVIe siècle (2229-2941).

III. — Grand prieuré de Saint-Gilles

Commanderie de Valence
Département: Drôme, Arrondissement et Canton: Valence - 26

Domus Hospitalis Valence
Domus Hospitalis Valence

— Tel qu’il existait au XVIIIe siècle le ressort de la commanderie était très étendu.
D’abord l’héritage de l’Ordre du Temple qui lui était échu à la suppression de l’Ordre. La maison du Temple de Valence était sous le vocable de Saint-Emilien. Elle possédait une importante annexe dans l’Ardèche, Grozon, qui porta jusqu’à la fin le nom de Temple de Grozon (commune de Saint-Barthélemy-le-Pin, canton de Lamastre). Comme les textes l’appellent Garauzon, des érudits l’ont parfois méconnue et ont déclaré ne pas savoir où il se trouvait. Dans la plaine de Valence, les possessions les plus importantes étaient : la Ruelle dont des donations ou achats de Viguier, Guillaume de Châteaubourg et autres lui assurèrent la propriété au début du XIIIe siècle, et à Jouas, acquis à partir de 1262.
Les commandeurs de Valence sont cités dès 1178 (1)
1. Un voici la liste, avec quelques corrections de graphie, d’après E.-G. Léonard, opuscule cité, page 40-41 :
— Poncius de Valle, 1176-1177.
— Odo, 1179, 1186-1188.
— Guilielmus de Paulac, 1183.
— Hugo de Rochefort, 1204, 1206, 1209.
— Johannes Raynaus, 1258.
— Rainmndus Alemannier, Arnaldus de Autenna, 1260.
— B, de Rupeforti, 1263.
— Guizo, 1264.
— Raimundus de Ominano. (!) 1278.
— Martinus de Bocosello, 128 (?), 1306, 1308.


Dans l’orbite de celle de Valence, la préceptorie de Lus-la-Croix-Haute, bien qu’éloignée de Valence, et dont les biens furent dévolus à une autre commanderie.
La commanderie propre de Saint-Vincent existait à Valence dès la fin du XIIe siècle, au plus tard en 1195, date d’une transaction avec le prieuré de Saint-Félix sur les pâturages (2).
2. Leonard, opuscule cité, page 41.

Voici quelle était sa situation au XVIIIe siècle, lors de la visite en 1761.
— L’église ayant été complètement ruinée durant les guerres de religion, l’ordre en albergea, le 13 février 1603, le terrain au notaire Moncha (3). La commanderie n’avait conservé qu’un champ près la porte de Tourdeon.

Saint-Vincent-de-Charpey
Département: Drôme, Arrondissement et Canton: Valence - 26

Saint-Vincent-la-Commanderie
Domus Hospitalis Saint-Vincent-de-Charpey

— Le chef de la commanderie fut pratiquement transporté à Saint-Vincent-de-Charpey, sur la commune de ce lieu.
— Du membre de Valence dépendaient le domaine de l’abbaye (commune de Valence), sur les confins de Valence, au nord des Berthets.
— Celui de la Ruelle, au mandement de Chabeuil, entre Malissard et la route de Valence à Chabeuil, dont nous connaissons l’origine.
— Celui de Barry, aujourd’hui sur Marcel-lès-Valence, alors sur Alixan.
— Celui des Routes au mandement de Charpey (Bésayes) et sur Fiancayes (entre Chatuzange et Marches).
— La seigneurie de Saint-Vincent, avec son château.
— Le four et le moulin banal.
— La grange du Pin dans la montagne, servant de bergerie, (un domaine assez important.)
— Enfin des terriers au nombre de 6, celui de Valence, à l’est de la ville, confinant sur une vaste partie avec celui de Saint-Félix.
— Celui d’Alixan ou Châteauneuf d’Isère, plus souvent dit de Bayanne, à raison de son assiette.
— Celui de Chabeuil.
— Celui de Monlélier.
— Celui de Saint-Vincent.
3. Drôme, 40 H 259.

Les membres annexés étaient les suivants :
— Saint-Laurent-en-Royans, diocèse de Die, dont la cure était à son patronage, où il possédait la dime, quelques terres, un terrier.

Échirolles
Département: Isère, Arrondissement: Grenoble, Canton: Échirolles - 38

Échirolles
Domus Hospitalis Échirolles

— Échirolles au diocèse de Grenoble, naguère du Temple (3 Bis), distant d’une lieue de cette ville, comprenant une chapelle où l’on disait la messe une fois par semaine, une ferme et son domaine assez dispersé, enfin un terrier de cens et rentes perçues à Echirolles, Grenoble, Eybens, Bresson, Jarrye, Herbeys, Claix.
(3 Bis) Leonard, opuscule cité, page 159, donne une courte liste de précepteurs d’Echirolles :
— Jean, 1235.
— Gontier, 1259.
— Julien, 1274-1275.
— Jean Forel, 1293-1295.


Saint-Maurice-en-Trièves
Département: Isère, Arrondissement: Grenoble, Canton: Monestier-de-Clermont - 38

Domus Hospitalis Saint-Maurice
Domus Hospitalis Saint-Maurice

— Au diocèse de Die, dont l’église, de vieilles masures, le tout en mauvais état, auraient appartenu aux Templiers.
— Un bâtiment de ferme avec ses terres, plus un terrier perçu tant sur Saint-Maurice que sur Saint-Jean d’Hérans.
— Villard-Jullien, aussi en Trièves, dont le terrier était prescrit sans espoir de retour.
— De vieilles masures attribuées aussi aux Templiers, un bâtiment neuf construit au XVIIIe siècle, avec les dépendances de cette ferme, environ 45 seterées.
— Le petit terrier de Valbonnais (Isère, arr. de Grenoble) qu’il faut joindre à l’un ou l’autre des précédents membres.

Grozon
Département: Ardèche, Arrondissement: Tournon-sur-Rhône, Canton: Lamastre, Commune: Saint-Barthélemy-Grozon - 07

Domus Hospitalis Grozon
Domus Hospitalis Grozon

— Le temple de Grozon, consistant en deux bâtiments séparés, l’un moulin banal, l’autre bâtiment de la ferme, qui exploitait 107 seterées. Sur les cartes de Cassini, c’est Garauzon

Montélimar
Département: Drôme, Arrondissement: Nyons, Canton: Montélimar - 26

Domus Hospitalis Montélimar
Domus Hospitalis Montélimar

Il y a près de Montbouchet, banlieue de Montélimar, un village : La Commanderie.
— La commanderie Montélimar n’était en droit qu’un membre dépendant de Valence aux derniers siècles.
— A l’origine, cette commanderie de Saint-Jean parait avoir été autonome et grouper autour d’elle un certain nombre d’autres maisons.
L’héritage du Temple était important, puisque cet ordre possédait au moins :
Une préceptorie à Montélimar, citée en 1259.
Une commanderie à Boynezac (4).
4. Léonard, opuscule cité, page 41.
Des biens et peut-être une commanderie à Saint-Paul-Trois-Châteaux

Saint-Jean-de-Teronne
Département: Drôme, Arrondissement: Nyons, Canton: Pierrelatte - 26

Saint-Jean-de-Teronne
Domus Hospitalis Saint-Jean-de-Teronne

Une commanderie à Notre-Dame de Thoronne (commune de Clansayes), dont un commandeur particulier est encore cité au XVe siècle (Drôme, 40 H 340.).
Saint-Jean-de-Teronne
— Chapelle, commune de Clansayes.
— Preceptoria Beate Marie de Torena, 1508 (Cartulaire de Saint-Paul-Trois-Châteaux)
— Nostre-Dame de Theronne, 1590 (Archives de la Drôme, inventaire de l’ordre de Malte)
— Ancienne commanderie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et plus anciennement, commanderie de templiers, qui fut unie à celle de Valence au commencement du XVIIe siècle. (Page 343)
Sur la carte de l’IGN, il y a un chemin nommé Teronne, sous la route du village
Sources: Justin Brun-Durand, Dictionnaire topographique du dépatement de la Drôme, par J. Brun-Durand. Paris Imprimerie Nationale M DCCC XCI
Tout cela se retrouve dans la temporalité.
L’église de Saint-Jean de Montélimar avait été démolie durant les guerres de religion. L’emplacement avait été concédé en 1617 aux P. Recollets, qui y avaient construit leur église. Toutefois, les commandeurs y avaient leur caveau dans la chapelle de Notre-Dame de Philerme, un banc et le droit de litre.
— Sur le sol de l’ancienne chapelle du Temple, s’élevait la chapelle des Pénitents.
De cette commanderie dépendaient les domaines que voici :
— Le domaine ou membre de Dromette (quartier de Montélimar) près l’ancienne route de Saint-Paul et dont une partie s’étendait également sur Châteauneuf-du-Rhône, un grand bâtiment de ferme.
418 seterées, dont bonne partie en bois
560 aux Blaches
22 en pré et 25 en terre au quartier de Belle-Barbe (quartier de Montélimar)
213 à la Ryerière, quartier de la Rochette à Montélimar
Et à la Rouberte sur Châteauneuf.
— Celui de Montboucher-sur-Jabron, vulgairement appelé la Commanderie, dont petite partie du domaine était assise au mandement de Sauzet, le tout de plus de 100 setérées.
— Des terres peu considérables dispersées sur Puy Saint-Martin, voire même à Charols, avec des masures sur la colline.
— Le Temple, lieu-dit de la première commune, évoque le souvenir des premiers possesseurs.

Boynesac
Département: Drôme, Arrondissement: Nyons, Canton: Montélimar - 26

Domus Hospitalis Boynesac
Domus Hospitalis Boynesac

— Le domaine et fief de Boynesac, avec une ancienne chapelle, depuis longtemps profanée, un bâtiment de ferme et 850 setérées, dont plus de 500 en bois, avec quelques vignes.
Boynesac
— Ruines et quartier commune de La Touche.
— Le terroir de Bonnaysac, 1391 (Choix de documents, 214)
— Bonnesa, 1540 (Inventaire de la chambre des comptes)
— Bois Naisa (Plan du Cadastre)
— Boyneza (Carte de l’Etat-Major)
— Ancienne possession de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dépendant de la commanderie de Montélimar et relevant en fief des comtes de Valentinois.
Sources: Justin Brun-Durand, Dictionnaire topographique du dépatement de la Drôme, par J. Brun-Durand. Paris Imprimerie Nationale M DCCC XCI

— Le membre de Saint-Paul-Trois-Châteaux était réduit à un champ dit de l’hôpital, de trois saumées complantées de vigne, et une terre de cinq éminces, et dans la ville à un magasin et une écurie (6).
6. Héritage du Temple, CF, Les Templiers à Saint-Paul-Trois-Châteaux, par l’abbé Malbois, Bulletin de la Société archéologique de la Drôme, tome LXII, page 30-35. 1920-1930.

— Les terriers étaient les suivants : Montélimar, très considérable, Portes (5 reconnaissances seulement), Saint-Paul (y compris Thoronne, tombé dans l’oubli).
Bourdeaux, naguère préceptorie, Crupies et Bezaudun.
— Enfin les reconnaissances très dispersées, sur Livron, Loriol, Mirmande, Grane, Crest, Aouste, Montclar, Vercheny, que l’on appelait rentes foraines.

En 1767, le revenu total de la commanderie de Valence s’élevait à 18.305 livres, les charges ordinaires à 3.966, Mais le commandeur de Gaillard n’y avait depuis 1747 consacré pas moins de 51.879 livres en travaux et améliorations de tout ordre, qui ne figuraient à aucun chapitre et sous aucune forme au passif.

La liquidation de l’Ordre de Saint-Antoine allait encore accroître le temporel de la commanderie. L’union ayant été consommée par lettres patentes du 30 mai 1777, M. Mésangère, homme d’affaires du commandeur de Gaillard, prit possession, en 1778, des prieurés de Pont-en-Royans, de Sainte-Croix, de Brizis ou Saint-Antoine à Crest et de La Clastre, enfin de la chapelle Saint-Antoine de Loriol, dépendait alors de la commanderie de Saint-Antoine de Valréas.

Dans son dernier état la commanderie de Pont-en-Royans jouissait des dîmes au Pont, dont elle desservait la cure, à Choranches, de la chapelle unie de Claix (sur Saint-Just) et de son petit terrier, du prieuré uni de Val Chevrières, de la dîme de Sainte-Eulalie avec son annexe de Laval-Sainte-Mémoire, d’une pension sur la cure de Chatelus, du prieuré uni de Vassieux avec ses droits et terriers, d’un terrier sur le Pont et ses alentours, des maisons, domaines ou terres au Pont et surtout à Choranches et Sainte-Eulalie.

— Au prieuré de Sainte-Croix était uni celui de Sainte-Agathe de Die. Les bâtiments considérables de Sainte-Croix élevés à la fin du XVIIe siècle sous l’épiscopat de Mgr Armand de Montmorin pour servir de séminaire au diocèse de Die étaient devenus très inutiles, lorsque son successeur Mgr Pajot de Plouy, ayant changé d’idée, refusa d’exécuter le contrat.
— Des terriers constituaient le principal et maigre revenu des autres établissements, la dîme ayant été en général abandonnée aux curés pour leur tenir lieu de portion congrue. Le tout ne devait pas assurer un supplément de 2.500 livres.

Les archives de la commanderie qui répondent à la nature de ses biens et revenus, ont été sectionnées, comme il a été indiqué, entre Arles (Marseille aujourd’hui) et Valence. Le sectionnement existe aussi pour la seconde section, celle de Saint-Antoine, parce que l’on a expédié aussi au grand Prieuré, la partie des archives centrales qui concernait ces commanderies, à Lyon et à Marseille.
De ces fonds de Marseille, il est facile même à Valence de prendre aujourd’hui une connaissance sommaire. D’abord nous avons dans le fonds même du Local des inventaires de 1648 et du XVIIe siècle de ce qui se trouvait là-bas et provenait pour grande part de recouvrements faits au début du XVIIe siècle à Valence ou environs (40 H, 165, 166, 379, 380), puis la copie du répertoire sommaire contemporain exécutée en 1921. Ce fonds des archives des Bouches-du-Rhône présente certaines particularités.
Pendant 35 ans, de 1865 à sa mort en 1899, les archives de ce département ont eu un collaborateur bénévole, archiviste adjoint auxiliaire, excessivement zélé, Emmanuel de Grasset, qui a lu et analysé une grande quantité de chartes. Au début de sa carrière, il a justement appliqué son activité au fonds de Malte. Seulement il a extrait matériellement du fonds toutes les chartes ou pièces essentielles pour en constituer des liasses à part, en répartissant en deux séries ce que les anciens inventaires mêlaient complètement les titres du Temple (H 2) et ceux de Saint-Jean de Jérusalem (H 2), et en laissant, bien entendu son individualité aux titres de Saint-Antoine-en-Vienne (H O V). Comme à cette époque de singulières instructions ministérielles prescrivaient de n’indiquer que les dates extrêmes des liasses et d’omettre les dates des pièces elles-mêmes, il s’ensuit que pour les dates et pour certaines autres précisions juridiques, il faut utiliser les anciens inventaires (7).
Ce premier classement a été maintenu dans le nouveau, exécuté par M. Billioud, grâce à des concordances ingénieuses et qui s’applique aussi à l’ensemble. Je regrette que la reconstitution du fonds n’ait pas été poussée plus loin et que les divisions internes ne soient plus celles d’autrefois (Bouches-du-Rhône, 3322-3528 et 3529-37781, pour les fonds réunis de Saint-Antoine).
7. Pour Pont-en-Royans seul, voir copie ancienne de l’Inventaire ancien dans 40 H 498. Bouches-du-Rhône, Malte 3322-3503B, et pour les fonds de Saint-Antoine, réuni à Valence 3555-3778.

Le fonds de la commanderie de Valence et de son annexe n’a pas été organisé comme celui de Saint-Paul par un feudiste de l’ancien régime. En dernière analyse, il a été versé en l’an VII seulement dans les archives départementales par Mésangère, notaire et homme d’affaires de la commanderie (8). Antérieurement, ce dernier avait remis à la municipalité de Valence un certain nombre de terriers afin de brûlement : il ne l’a pas dit, mais on a tout lieu de le penser. Ces volumes et d’autres analogues de diverses provenances et de même caractère, ont pris le chemin non du bûcher, mais d’une armoire profonde, d’où André Lacroix les a retirés en 1862. Des cotes, provisoires, barbouillées à l’encre noire, rappelleront toujours cette étape.
8. Inventaire de la série L (arrêtés...) par J. de Font-Réaulx, page 556.

N’ayant pas été refondu et trié au XVIIIe siècle, ce fonds laisse mieux apparaître les différentes couches qui l’ont formé. Copieux à certaines époques, il l’est moins à d’autres, comme si certains hommes d’affaires avaient laissé des paquets de documents et de procédures, et que d’autres n’avaient pas constitué d’archives ou les avaient gardées chez eux. Les terriers et lièves forment une série continue. Le second tiers du XVIIe siècle est mieux fourni que ce qui suit : c’est le temps du procureur Teyssier. Au XVIIIe siècle, le commandeur Paul Dominique Balthazard de Gaillard d’Agoult s’éprit d’un grand zèle pour sa commanderie et ses archives. Pour l’une, il fit, on l’a vu, des travaux considérables ; pour les autres, il aménagea un local à Charpey, dressa des catalogues, commença un livre de raison, classa en de petites liasses, avec bordereaux, sans grande méthode, les papiers de tel ou tel sujet, (traités avec des notaires pour reconnaissances, cures...) ou telle localité (Echirolles, Villard-Jullien). Notamment il garda, en les numérotant, toutes les lettres reçues. Son zèle se refroidit ensuite ; il quitta le pays, alla demeurer à Marseille et passa la main à son homme d’affaires, Mésangère, qui conserva de même toutes les lettres qu’il recevait jusqu’en 1787. Que se passa-t-il ensuite ? Détruisit-il par prudence ou bien craignait-il l’encombrement ; car le successeur de M. de Gaillard, M. de Foresta, ne résidant pas, il avait transporté en son étude toutes ses archives.

La correspondance, divisée en deux sections, depuis la réunion de Saint-Antoine, est, malgré cette disparition, très considérable, 4.500 lettres environ, sans analogue dans aucun autre fonds ecclésiastique.

Lorsque Mésangère prit possession des divers établissements de Saint-Antoine, il ne trouva guère que quelques baux ou terriers récents, sauf au Pont où ces documents étaient plus considérables. Le prieur Louis d’Arliac, 1638-1656, qui y résidait seul, avant le retour à la conventualité qui eut lieu cette année 1658, avait collectionné un stock de procès pour dîmes ou autres causes qu’il avait du poursuivre contre les récalcitrants. Depuis lors les papiers sont diversement fournis, hors les états de maison, périodiques, présentés lors des visites, et la comptabilité, dont il subsiste quantité de pièces ou de quittances.

Cette section a été très étudiée par le chanoine Fillet, qui en a tiré bien des éléments de son histoire de paroisses du Royans (9) ; l’ordre y était alors médiocre, mais depuis lors la confusion était devenue totale. Ce fonds avait été si peu classé et sa vraie nature si méconnue, qu’une partie des registres de comptabilité et un terrier de Valchevrières ont été expédiés à Grenoble en 1857. Ils y occupent les articles H 28-36.
9. Histoire religieuse de Pont-en-Royans, Valence, Lantheaume 18S7, in-8° 96 pages (Extraites du Bulletin d’histoire ecclésiastique de Valence, tome V, page 82-88 ; tome VI, page 43-48, 162-168 ; tome VII, page 26-43, 68-80, 118-128, 153-161, 189-199, 221-226.
— Notice historique sur la paroisse de Sainte Eulalie-en-Royans, ibidem, 1888, in-8°, 19 pages.
— Histoire religieuse de Saint-Laurent-en-Royans, ibidem, 1895, 93 pages. (Extraites de la même revue, tome XIV, page 121-135, 161-176, 217-226 ; Tome XV, page 22-30, 51-64, 96-111.
— Visite et inventaire du prieuré de l’église de Pont-en-Royans (publication d’un document conservé dans 40 H 398 tome VII, page 38-45.
— Notice historique sur la paroisse de Choranche, Grenoble, imprimerie, Breynat et Cie (1894), 23 pages (Extraites du Bulletin de la Société de statistique de l’Isère, IVe série, tome II, page 25-47.
— Dans Les commanderies de l’Ordre de Saint-Antoine en Dauphiné (Ligugé, 1928, in-8°, 152 pages, l’abbé Maillet-Guy consacre les pages 89-90 à la commanderie de Livron, les pages 135-145 à celle de Saint-Médard de Piégros, les pages 145-158 à celle de Sainte-Croix-en-Diois ; enfin les pages 159-172 à celle du Pont-en-Royans. Il utilise le chanoine Fillet, l’ancien inventaire, les archives du Rhône, mais très peu ou point celles des Bouches-du-Rhône.


Les registres avaient été dégagés les premiers du chaos originel, pourvus de numéros, et classés sur le papier. Pont-en-Royans eut ainsi son petit chapitre. C’est dans l’Isère : expédions-le là-bas, jugea-t-on. Ainsi fut fait ; mais les comptes analogues en cahiers, les papiers et procès furent laissés en place et resteront à Valence.
Le fonds entier vient d’être organisé en 1936. Il va du n° 161 au n° 157 de la subdivision 40 H de l’Ordre de Malte, la séparation avec les annexes antoniennes se faisant après le n° 497. Je rappelle que pour Sainte-Croix et tous les autres prieurés réunis, y compris Saint-Sauveur et Véronne, sauf Pont-en-Royans, presque tout se trouve à Marseille, que pour ce dernier fonds, si des documents essentiels comme les terriers ne se trouvent qu’à Marseille, les documents pour les deux derniers siècles sont plus nombreux à Valence. On a reconstitué les petites liasses du commandeur de Gaillard, tenu compte des localités, mis en tête de chaque sous chapitre les terriers. Bref pour Valence proprement dit, l’ordre s’établit ainsi :
— Généralités, inventaires, correspondance, comptes, bois, cures.
— Saint-Vincent-de-Charpey, Valence, Bayanne, Chabeuil, Montelier, Saint-Laurent-en-Royans, Montélimar et toutes ses dépendances.
— Echirolles et le Trièves, Grozon.
Le tout s’étend sur 13 mètres 35 de rayons (dont 2,40 pour la partie de Saint-Antoine).
La commanderie de Valence n’a fait l’objet d’aucune étude spéciale.
Signalons aussi le carton (unique) S 5270-5273 des Archives nationales, concernant la réunion, prise de possession et état à cette époque des maisons de Saint-Antoine, dont Avignon et Valréas (2), Brisis-lès-Crest (7), Pont-en-Royans (20), Sainte-Croix et la vallée de Quint (22). (1774-1780) (10).
10. Il fut utilisé par M. l’abbé Maillet-Guy.
Sources : IV J. DE FONT-RÉAULX. Les commanderies de l’ordre de Malte dans la Drôme et leurs archives. Bulletin de la Société d’archéologie et de statistique de la Drôme BNF

III. Les commanderies de l’ordre de Malte dans la Drôme et leurs archives

Commanderie de Valdrôme
Département: Drôme, Arrondissement et Canton: Die - 26

Domus Hospitalis Valdrôme
Domus Hospitalis Valdrôme

— Les archives locales de la commanderie de Valdrôme n’ont laissé aucune trace ; aussi pour l’histoire de cet établissement faut-il se référer aux seules archives du grand prieuré, avec les lacunes inévitables. (Bouches-du-Rhône, H Malte 3269-3321).

Le membre du Temple
Dans la région du haut-Diois, le Temple avait une maison à Lus, qui est citée en 1155, 1177, 1202, et une autre au col de Cabre, dont nous connaissons un précepteur de 1254 (2).
2. Léonard, locution citée, page 41 et 42.

Les commanderies de Recoubeau et de Valdrôme (canton de Luc) paraissent bien d’origine hospitalière et remonter à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle.
Sa contenance était la suivante :
Valdrôme

Valdrôme
Domus Hospitalis Valdrôme

— Le chef, qui était à Valdrôme, dont le titulaire percevait les dimes et présentait aux cures, tant au dit lieu (église Saint-Saturnin), qu’aux Prés et à la Bâtie-des-Fonds, et des terres, assez dispersées, le champ de l’Hôpital, Prapoury au quartier de Rossas, enfin celle du Tricot au village, le tout de 26 emnées vendu 3.100 livres, le 5 juillet 1793 à Pierre Giron fils, négociant de Valdrôme.

Le membre des Près
— Dans la même vallée, la collation de la cure, les dimes, avec des terres à Lasfaysses, au cimetière, à Perillon, en Saury, le tout vendu 22000 livres le 4 juillet 1793 à Claude Bégou, des Près.

Le membre de la Bâtie-des-Fonds
— La cure, les dimes, avec des terres à la Touche, au Vignal, à Haute-Ville, avec un pré, à Pré-Lombard, au Coinet, au Claux, au Laux, au Sagnas, aux Basses-Condamines, à Laville, à la Haute-Condamine, à Ladret de la Valette, à Risbel, le tout acquis 8.200 livres par Louis Delonay, négociant à Die, le 6 juillet 1793.
— Les terriers d’ordinaire, communs à ces trois localités.

Le membre de Recoubeau
— Où il percevait partie des dimes et présentait à la cure, avec un domaine s’étendant sur Menglon (fonds de Monjaune) adjugé le 15 mai 1793 à Jean Chevandier de Die à 35.500 livres, et un terrier, dont les registres récents ont disparu (11 bis).
11 bis. Deux terriers du XVe siècle sont, si j’ai bonne mémoire, aux archives du château de Saint-Ferréal sur Menglon.

L’hôpital de Boule
Département: Drôme, Arrondissement: Die, Canton: Boulc - 26

Domus Hospitalis Boule
Domus Hospitalis Boule

— Comprenant deux bâtiments couverts en chaume, l’un servant de maison, l’autre d’écurie, avec un pré, terres, termes (l’hôpital, Grand-Champ, pré des Odons), le tout de 25.257 toises, plus des terres au pied de La Vareyme (750) et à Chantecté (461), en Nière Muech (715), au col de Boule (2400), au Viol ou Serre du Roure (1800), aux Charroux, Clotlatine et La Croux (33.170), à Four Viel et Pré Marty (8.820), aux Ralyrioux (280), adjugés 26.600 livres pour le compte de Gilly, avoué de Die, le 6 novembre 1793.
Le mandement de Boule
— Mandamentum de Bulco, 1214 (Cartulaire de Durbon, 300)
— Ne comprenait vraissemblablement que la commune de ce nom.

Le membre de la Caire
— Enfin en Lus, comprenant un terrier, pour lequel je ne connais que des reconnaissances du XVIe siècle, et un domaine ainsi composé : pré aux Hayes, au-dessous du village de la Caire ; l’emplacement du temple au-dessous de la montagne de Toursières, des terres à Maragne, Moulinas, Pra du Peyron, à Pralong, à Colmarite, pré au Comia, le tout vendu 14.300 livres à Augustin Salivet, négociant de Die le 9 mai 1793.

— L’Ordre de Malte possédait naguère, depuis 1528, une maison à Die, mais elle était depuis longtemps apensionnée sous une redevance annuelle de 6 livres.

D’après M. de Grasset, la jouissance de cette commanderie, dont le revenu était modeste (net 2692 livres) était réservée aux chapelains conventuels et frères servants d’armes.

Commanderie de Poët-Laval
Département: Drôme, Arrondissement: Nyons, Canton: Dieulefit - 26

Domus Hospitalis Poët-Laval
Domus Hospitalis Poët-Laval

— La même remarque sur les archives qu’à Valdrôme vaut pour la commanderie de Poët-Laval, à cette réserve près qu’il existe dans la Drôme (40 H 458-460) un terrier Rochier sur Taulignan reçu en 1546 et trouvé dans les papiers du notaire du lieu, un compte de 1741-1745, pour le commandeur Chrysostome de Gaillard d’Agoult, frère de celui de Valence (12), et quelques autres menus papiers, dont une copie moderne de l’inventaire Reybaud.
12. Abbé Chavanet — Dominique-Gaspard-Balthazard-Chrisostome de Gaillard d’Agoult dans Bulletin de la Société Archéologie de la Drôme, tome LIX, 1925, page 160-71.

Au XIVe siècle existaient deux préceptories réunies ultérieurement en un seul, celle de Poët-Laval, au diocèse de Die et celle de Saint-Jean de Manas en celui de Valence.
Ce dernier est connu dès 1227. (13). Poët-Laval n’est pas cité avant 1269 dans le Dictionnaire topographique de la Drôme de Brun-Durand. Un document aberrant parle bien d’une préceptorie de Dieulefit, mais je crois qu’il y a confusion entre une préceptorie véritable et la coseigneurie d’une localité, dont le vocable perpétue l’origine religieuse. Au dire d’A. Lacroix, qui n’a guère utilisé du fonds marseillais que l’inventaire précité, les titres de cette commanderie auraient été pris par M. de Comps (14) et brûlés à la Révolution. Il ne dit pas qui lui a appris ce dernier détail. De fait, il n’y a pas grand-chose d’ancien, sauf le dossier de Venterol et Mirabel.
13. Cartulaire de Saint-Chaffre, édité par le chanoine U. Chevalier, n° CCCCXLVII, page 188.
14. Arrondissement de Montélimar, tome 7, page 115. D’après la liasse Grasset, 820. En réalité, il s’agit des papiers au pouvoir cette année-là de M. de Comps.


Le chef à Poët-Laval
— Dont l’ordre avait la seigneurie, la dime, la collation à la cure, un terrier important, le four à la grande rue du portal, un bâtiment de deux moulins sur le Jabron, un vieux château ruiné, une écurie et ses dépendances, un domaine au Pont de 147 setérées, dont 124 en bois, estimé le tout de revenu net 600 livres, et des terres de toute qualité, très dispersées au total d’environ 115 setérées (aux Esclots, à la Ruine du Pont, à Ferrandon, à La Route, à la Gravène, au quartier du Moulin, à Chardon, à Chambelias, à La Queue du Serre, au Vignaud, à la Condamines, aux Vignons, au Jonquet, à la Viguerie, aux Jalibaux, sous le village (un pré), au Chaurier, à la Foulée, aux Clos, à la montagne de Fontieu, toutes ces propriétés, évaluées 41.866 livres en 1793.
— Les dimes et le patronage de la cure de Souspierre.
— La rectorie de Châteauneuf-de-Mazenc, un terrier, partie de la dime : quelques terres, dites l’Aumône, de 5 setérées, estimées environ 100 livres en l’an II, au Paradis, aux Faysses, à Morel, de 24 setérées, concédées à bail emphytéotique, vendues 4.800 livres le 14 nivôse an V.

— L’ancienne préceptorie de Manas, les dimes, la cure, la seigneurie, un terrier, un moulin, indivis avec le curé, une maison et four, des terres dispersées de trente-trois setérées au Secret, la Cure, à la Rochette, à la Vineuse, à la Pevrarde et à Coste.

— Un terrier, d’ordinaire joint sur le même volume que Charols, plus un second, aux mêmes lieux dit de la Tour, acquis par M. de Gailhard, le 27 mars 1753 (Brotin, notaire) de Magdeleine Manier, par échange contre le moulin d’Eyzahut.

— La seigneurie d’Eyzahut, les dimes, un terrier, le tout estimé 675 livres, brut, en 1789, le patronage de la cure, deux terres de 7 setérées en tout au quartier de la Commanderie, estimées 1.300 livres en 1793.

— Le domaine de Beauvoir de 120 setérées environ, à Cléon-d’Andran, estimé 18.300 livres en février 1793.

Le membre de Charols
— La seigneurie, les dimes, la cure, et 40 setérées de terres et bois en 8 parcelles, estimées environ 4.000 livres en l’an II : Fonteymar, Serre du Bland, les Salas, la Maladière, Les Ramières, Coste-Chaude, aux Abeillons (15).
15. Dont petite partie dépendant du membre de Puy Saint-Martin (commanderie de Valence) qu’il n’est pas possible de distinguer aujourd’hui.

— La coseigneurie de Salettes, un terrier, les dimes et la cure, qui en fait était réunie à celle d’Eyzahut, d’où procès avec les habitants qui réclamaient un vicaire.

— Le fief dit de Miliaures, domaine aujourd’hui disparu, entre Manas et Pont-de-Barret, réuni à Salettes.
— Un bois de 29 setérées estimé seulement 200 livres en l’an II.

Le membre de Dieulefit
Département: Drôme, Arrondissement: Nyons, Canton: Dieulefit - 26
— La dime et la cure du lieu, — il reste divers procès, témoins des difficultés avec la communauté et le curé, pour l’entretien de celui-ci et d’un secondaire — et, pour mémoire à cette date, la coseigneurie et le terrier du lieu, parce qu’échangé le 6 décembre 1717, avec le marquis de Vesc, ancienne préceptorie, moyennant une pension perpétuelle de 800 livres.

Le membre de l’Estalon
Département: Drôme, Arrondissement: Nyons, Canton: Dieulefit - 26
— (commune de Chaudebonne) entre Bouvières et le défilé des Trente pas, où il percevait la dime et avait le patronage de la cure si elle eut encore existé, car elle avait été unie à celle de Chaudbonne.

— Des terres diverses (champ du cimetière, Clot, Champourcet, Mialandre au quartier de Combe, au Plan) vendues 8.050 livres à François Mège, aubergiste de Bouvières, le 13 mai 1793.

— Le domaine de Notre-Dame de Beaulieu (Commune Mirabel-aux-Baronnies), avec son tènement, dont un bois, contenant 126 saumées, six émines, 7 cosses, estimé 10.000 livres, adjugé à raison des assignats 37.000 livres à François Fanjon, de Mirabel le 13 nivôse, an II.

— La cure et les trois-quarts de la dime de Mirabel-lès-Baronnies, au diocèse de Vaison, le dernier quart appartenant à une prébende du Chapitre de Vaison, qui élevait quelques prétentions à la collation de ce bénéfice.
— La dime et la cure de Novezan, communauté unie à celle de Venterol.
— Pour mémoire, la coseigneurie de Venterol et Novezan, des terriers au dit lieu, ainsi que sur Vinsobres [et par extension] sur Saint-Maurice, transformé le 13 novembre 1779 en une pension perpétuelle de 800 livres par échange avec la marquise d’Agoult (Dumas, notaire à Orange).
— Un petit terrier, très mince sur Taulignan.
— Enfin et pour mémoire la coseigneurie et un terrier de Saint-Gervais, dont il ne jouissait plus depuis très longtemps, ayant été échangé le 25 octobre 1617 pour la grange du Pont avec Jacques d’Urre, seigneur d’Ourches.
M. de Grasset en estime à 6.851 livres le revenu net.

Membre de Lachau
Département: Drôme, Arrondissement: Nyons, Canton: Séderon - 26

Domus Hospitalis Lachau
Domus Hospitalis Lachau

— Une copie collationnée du terrier Romani sur Lachau de 1761 représente dans les archives de la Drôme (40 H 461).
Cette fondation du temple citée en 1252 et en 1308 (16), qui avait des dépendances à Séderon.
Ces biens furent réunis à la commanderie d’Avignon.
16. Léonard, locution citée page 42.
— En 1776, ils ne consistaient qu’en une directe sur Lachau et lieux circonvoisins (Eygalayes, Séderon, Ballons, Les Mergues et une petite terre, avec prairie « artificielle » à Eygalayes.)

En terminant cet exposé, je tiens à remercier mon excellent collègue des Bouches-du-Rhône, M. Raoul Busquet, des renseignements précieux qu’il m’a fournis et à signaler qu’outre son inventaire manuscrit, M. de Grasset a publié dans la collection officielle des Inventaires sommaires, la préface à l’Inventaire des archives du grand prieuré de Saint-Gilles, qui donne de précieuses indications sur l’ordre en Provence, ses archives, le grand prieuré et ses commanderies, ainsi qu’un catalogue des chevaliers et une table des possessions (17).
17. Paris, 1869, in-8°, 203 pages.
Sources : M. J. DE FONT-RÉAULX. Les commanderies de l’ordre de Malte dans la Drôme et leurs archives. Bulletin de la Société d’archéologie et de statistique de la Drôme BNF

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