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Cartulaires de l'Ordre de Malte
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Cartulaires Chartes

Cartulaire Hospitalier de Trinquetaille - Actes

Nº 1 - (ENTRE 1174 ET 1182) (*)
Testament de Garbasens qui donne à l'Hôpital sa vigne de La Figuière, et tous ses droits sur l'alleu compris entre cette vigne et la forêt. En échange l'Hôpital devra faire célébrer trois mille messes à son intention. Suivent de nombreux dons. (fº 1r)
(*) Se date par Guillaume de Alvernico, Commandeur de Trinquetaille 1174-82.

HOC EST VADIMONIUM GARBASENS

Nº 2 - (ENTRE 1110 ET 1116)
Guillaume Arbert, sa mère et tous les siens, ont vendu pour la somme de quarante sous une terre située à l'angle de l'église de St. Thomas. De même Hélisard et la femme d'Etienne Bonfils ainsi que Pons Isnard et Pierre, moine de St. Genest, Pierre fils de Guillaume de Médenas et le prêtre Dominique ont vendu leurs terres attenantes à cette même église. (fº 1r)
HEC EST CARTA DE CIMITERIO QUOD VENDIDIT GUILELMUS ARBERT

Nº 3 - (1110-1116) (*)
Guitburge, ses fils Hugues et Bermond ainsi que ses filles Poncia et Bélisende, ont vendu à l'Hôpital pour quarante sous et un service funéraire annuel en la fête de St. Gilles, leur honneur situé au bord du Rhône, et tous leurs droits sur cet honneur. (fº 1r)
(*) Pons étant prieur de St Gilles, 1111-1116.

HEC EST CARTA QUOD VENDIDIT UGO BERMUNDUS HOSPITALI SAINT THOME SCILICET TERRAM QUOD EST INTER DUOS CAMINOS IUXTA FLUMEN RODANI

Nº 4 - (1110-1116)
Guitburge, ses fils Hugues et Bermond, ainsi que ses filles Poncia et Bélisende, cèdent pour dix sous la tâche et la dîme qu'ils possèdent au Camp ainsi qu'une autre terre. (fº 1r)

HEC EST CARTA DE TASCHA ET DE DECIMO QUOD UGO BERMUNDUS VENDIDIT SAINT THOME

Nº 5 - AVRIL 1180
A la suite de discussions entre Odin, Prieur de St. Gilles, et Bertrand de Baux, à propos de l'héritage de Raymond de Baux, neveu de ce dernier, le légat du St. Siège, Henri d'Albano, après avoir pris connaissance du testament et des conventions passées entre Bertrand et Raymond de Baux, déclare que le Prieur remettra à Bertrand les sommes déjà touchées et abandonnera ses prétentions sur le legs concernant le château d'Eguilles, la villa de Marignane, et leurs dépendances. De son côté Bertrand de Baux cède à l'Hôpital sa condamine du Petit Rhône, une terre à Marignane, la moitié des vignes qu'il y possède, du terrain pour bâtir tant dans la «  villa  » que hors, et la faculté de tenir une barque sur l'étang de Bolmon sans payer aucun cens. (fº 1v - fº 2r).
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5021.
Pub. : L. Barthélémy : Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de Baux, p. 19, nº 73.
J. Delaville-le-Roulx, I, p. 394, nº 581.
Cf. etiam : E. Smyrl, La famille des Baux, Cahiers du C.E.S.M. nº 2, Ophrys 1968, p. 104-107.


HEC EST CARTA DE SCAMBIAMENTO QUOD BERTRANDUS DE BAUCIO FECIT CUM DOMINO PRIORI ODINO SAINT EGIDII DE CONDAMINA RODANETO SCILICET PER AGUELLAM ET PER MARINNANAM

Nº 6 - AOUT 1192
Réception d'Hugues de Baux comme confrère de l'Ordre de St. Jean et comme frère au moment de sa mort. Hugues choisit sa sépulture dans le cimetière de l'Hôpital et s'engage à donner tous les ans à la confraternité, en sa qualité de frère, une saumée de blé annone. (fº 2r)
Pub : Cartulaire de St. Gilles, cf. RHP. 1890, p. 44.
Dr. L. Barthélémy : Inventaire chronologique des chartes de la maison de Baux, p. 24, nº 92.
J. Delaville-le-Roulx, I, p. 589, nº 930.


HEC EST CARTA CONFRATRIE UGO DE BAUCIO

Nº 7 - 1186
Confirmation par Hugues de Baux de la donation faite par son père Raymond à l'Hôpital, de la condamine du Petit Rhône et de toutes les donations faites à l'Hôpital par ses ancêtres en pâturages, ports, etc. (fº 2r)
Orig. : Arch. Départementales des B.-du-Rhône, 56 H 5021 (encore muni du sceau d'Hugues de Baux).

HEC EST CARTA DE LAUDATIONE ET DE CONFIRMATIONE QUOD UGO DE BAUCIO FECIT CONDAMINE RODANETI GUILLELMO AUSTENCO

Nº 8 - 1192
Règlement à l'amiable du différend entre l'Hôpital et Hugues de Baux, moyennant deux mille sous raimondins ce dernier renonce à tous ses droits de dîme ou de tâche sur six terres situées en Corrège. (fº 2r-v)

HEC EST CARTA DE TASCHIS ET DE DECIMIS ET ALIARUM RERUM DE TERRIS CORRIGIE QUOD UGO DE BAUCIO FACIEBAT CONTROVERSIA HOSPITALIS

Nº 9 - MAI 1199
Hugues de Baux vend une terre située entre le Grand et le Petit Rhône pour la somme de trois cent cinquante sous raimondins vieux qu'il abandonne par piété à Martin Amanoit. Si la terre vaut davantage, la plus-value appartiendra aux hospitaliers, et il lui sera versé par eux quatre deniers de cens annuel à Pâques. (fº 2v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUOD VGO DE BAUCIO FECIT PER MARTINUM AMANOIT IN COALONGA

Nº 10 - 1184
A la demande de Tiburge, de son fils Hugues de Baux et de l'abbé de St. Gervais, Pierre de Liverius renonce pour cinquante sous à prélever la trézaine et le quart de la récolte sur la condamine baussenque. (fº 3r)

HEC EST CARTA DE GARDIA CONDAMINA BAUSENCA

Nº 11 - JANVIER 1199
Raymond de Montpezat, commandeur de St. Thomas, rend à Guillaume de Nîmes la vigne située dans le territoire de Gallègue, jadis donnée à l'Hôpital par Garbasens, objet de contestation entre les deux parties, à la condition que Guillaume donne chaque année à l'Hôpital la moitié des raisins et douze écus. (fº 3r)

HEC EST CARTA VINEE QUOD TENET NEMZESLA QUE EST IN TERRITORIO GARBASENS

Nº 12 - JANVIER 1197
Guillaume Raymond vend pour la somme de trente six sous raimondins vieux une parcelle de vigne située dans le territoire de Garbasens attenante aux vignes de l'Hôpital. (fº 3r)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUOD FECIT G(UILLELMUS) RAIMUNDUS DOMUI HOSPITALIS QUOD EST IN GARBASENS

Nº 13 - 25 DECEMBRE 1166
Guillaume Rainaud renonce pour cent trente sous de Melgueil à tous ses droits sur la terre située entre le Rhône et le cimetière de St. Thomas.
Cf. nº 17 : donation de cette terre faite par Etienne, père de Guillaume (fº 3r-v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUO G(UILLELMUS) RAINAUT FECIT DOMUI HOSPITALIS SCILICET TERRAM QUOD EST INTER CIMITERIUM ET FLUMEN RODANI

Nº 14 - NOVEMBRE 1193
Raimond de Berre vend sa part, soit un tiers, de la terre située entre St. Genès et St. Médier, pour la somme de cent sous raimondins. Somme qu'il remet à l'Hôpital pour payer le legs fait par son frère Geoffroy de Berre. (fº 3v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT R(AIMUNDUS) DE BERRA DOMUI HOSPITALIS S. THOME QUAM TERRA EST INTER SANCTUM METERIUM ET SANCTUM GENESIUM

Nº 15 - (1182-1189) (*)
Testament d'Anastasie qui élit sépulture à St. Thomas, lui léguant son lit et vingt sous ; elle lui laisse après la mort de son mari la demeure où elle vit et deux pièces de terre situées à St. Médier. Suivent divers dons en argent à des sanctuaires locaux et à leurs desservants, à ses filleuls, à son neveu Hugues Daniel qui reçoit une vigne. Enfin, dispositions en faveur de son mari. (Le copiste a omis de tracer la lettre majuscule initiale ainsi que le titre, mais a laissé la place nécessaire : fº 3v).
(*) Se date par Guillaume Avostenc, commandeur de Trinquetaille 1182-89.

Nº 16 - AOUT 1185
Vente par Raymond Autard à Pierre du Puy, pour la somme de six livres régaliennes, de la terre qu'il possède à St. Médier. Les soeurs de Raymond Autard ont donné leur consentement. (fº 3v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS TERRE QUOD HABUIMUS DE PETRO DE PODIO QUOD EST SUPER S. MEDERIUM

Nº 17 - (ENTRE 1166 ET 1168) (*)
Témoignage de Pierre François au sujet de la donation faite par Etienne Rainaud d'une terre située entre l'église de St. Thomas et le Rhône, donation faite le jour de la consécration de cette église, et des difficultés soulevées par le fils d'Etienne Rainaud, Guillaume ; enfin de sa renonciation à tout droit sur cette terre moyennant cent trente sous.
Cf. nº 13 : Renonciation de Guillaume. (fº 4r)
(*) Ce texte fait mention de la renonciation de Guillaume datée du 25. XII. 1166, (nº 13). De plus on trouve le nom de Laugier avec le titre de commandeur dans plusieurs textes datés de 1166 (Nº 37, 54), ainsi que de 1167 (Nº 58), ou 1168 (Nº 23, 41).

HEC EST CARTA TERRE QUAM EST IUXTA FLUMEN RODANI

Nº 18 - MARS 1143
Etienne Badasacum a donné à Bertrand Testor pour une période douze ans la terre qu'il possède par héritage à Cepas Auca Ceca, à charge pour celui-ci d'enclore et de défricher cette terre. Pendant ces douze années Etienne recevra la moitié du produit de la terre, qu'il reprendra au terme de ce laps de temps. (fº 4e)

HEC EST CARTA TERRE QUAM APELLATUR CEPAS AUCA CECA

Nº 19 - NOVEMBRE 1192
Règlement du différend qui opposait Aldiarde, abbesse du monastère de St. Césaire, à Guillaume Bayle, commandeur de St. Thomas, à propos d'une terre située à Negaignelsz. L'enquête a prouvé que la terre avait été cédée à l'Hôpital par l'abbesse, à l'exception de la tâche. (fº 4r)

HEC EST CARTA TERRE DE NEGANGNELZ

Nº 20 1173
Pons de Rochemaure vend à Bernard de Pertuis pour deux cent cinquante sous de Melgueuil une parcelle de terre et un bois situés à Rosanet. Cf. nº 21. (fº 4v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM PONTIUS DE ROCA MAURA FECIT BERNARDO DE PERTUZO

Nº 21 - SEPTEMBRE 1197
Pons de Rochemaure renonce pour cent sous raimondins neufs à tous ses droits sur la terre qu'il avait vendue en 1173 à Bernard de Pertuis. Cf. nº 20. (fº 4v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM P(ONTIUS) DE ROCA MAURA FECIT DE HONORE B(ERNARDI) DE PERTUZO DOMUI HOSPITALIS

Nº 22 - JUIN 1181
L'Hôpital concède en accapte perpétuelle à Guillaume Bordel un lieu planté de vignes et d'arbres (plantarium) qui appartint à Bernard de Pertuis, avec une bande (fronteria) de forêt près du Rhône. A charge de porter la mi-fruit, tant de la vigne que du bois, jusqu'au navire de l'Hôpital. On précise qu'il s'agit bien d'un contrat à mi-fruits, et que le tenancier ne peut se réserver des avantages dûs à son travail (laboraturas). Guillaume verse vingt sous. (fº 4v-5r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5044.

HEC EST CARTA DE ACAPTO QUAM G(UILLELMUS) BORDELLUS FECIT DE DOMO HOSPITALIS

Nº 23 - SEPTEMBRE 1168
Raimond Fabre, avec le consentement de sa femme et de ses fils, vend pour cinq cents sous de Melgueuil une parcelle de terre située en Corrège. (fº 5r)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT R(AIMUNDUS) FABER DOMUI HOSPITALI SCILICET UNAM PECIAM QUOD EST IN CORRIGIA

Nº 24 - 1144
Pons Adundancius vend pour trois cents sous de Melgueuil deux parcelles de terre en Corrège, longées au nord par la route qui mène à St. Gilles. Vente confirmée par Raymond de Baux, sa femme Etiennette et leurs enfants, Hugues, Raymond et Bertrand. (fº 5r)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT PONTIUS ADUNDANTIUS QUOD EST IN CORRIGIA

Nº 25 - 1144
Pons Adundancius échange avec Pons Borrel et ses frères une terre qu'il possède près du fossé qui délimite le fief de Raimond de Baux d'avec celui des Porcellets, contre une terre contiguë à celle de Pierre Mercure. (fº 5e)

HEC EST CARTA PONTIO ADUNDANTIO

Nº 26 - 1153
Raimond de Montredon, archevêque d'Arles, renonce à lever la dîme sur les terres que l'Hôpital tient de lui à Maillane, sur deux parcelles de terre en Corrège ayant appartenues à Pierre Adundancius (cf. nº 24), sur une parcelle à St. Eustorge, sur l'honneur donné à l'Hôpital par Pierre-Guillaume Autard dans la Crau, et sur les terres que l'Hôpital tient en gage de dame Fide à Mols et au Petit-Rhône, (fº 5v)
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 166, nº 216.

HEC EST CARTA DE DONO QUAM FECIT R(AIMUNDUS) ARELATENSIS ARCHIEPISCOPUS DOMUI HOSPITALIS

Nº 27 - 1174
Pierre de la Rovière et ses frères Rostang et Guillaume de la Tour, confirment la donation fait à l'Hôpital par Marthe d'une terre située en Corrège, moyennant soixante sous, et renoncent au droit de charroi, mais ils conservent le droit de percevoir sur cette terre la dîme, la tâche et une émine d'avoine. (fº 5v)

HEC EST CARTA TERRE MARTE QUAM TENET DOMUS HOSPITALIS IN CORRIGIA

Nº 28 - (ENVIRON 1121) (*)
Pons Hugues donne une terre située près de Port du Rhône, onation approuvée par Bonfils et Ermengaud ainsi que par leurs
enfants. Mairan, qui possède la terre voisine, s'en porte garant pour cent sous, (fº 5v)
(*) Pons Hugues n'apparaît pas dans d'autres textes du cartulaire. Pierre d'Anduze qui figure dans cette pièce, apparaît, pour la dernière fois semble-t-il, en mai 1121 (nº 31).

HEC EST CARTA TERE QUAM PONTIUS HUGONIS DEDIT DOMUI HOSPITALIS

Nº 29 - 13 AOUT 1131
Francou Artaud, avec le consentement de sa femme Anastasie, donne à sa mort pour le salut de son âme, ses maisons et deux clos de vigne à Colonnes avec toutes leurs dépendances et son honneur situé à Port Arnaud, à condition que si sa femme lui survivait elle puisse continuer à occuper ces maisons jusqu'à sa mort et reçoive la moitié du produit des terres cédées par son mari. Celui-ci donne en outre à l'Hôpital la moitié de ses salines de Fournalet et donnera à la fin de sa vie la moitié de tous ses biens. Cf. nº 30 et 33 (fº 5v)

HEC EST CARTA TERRE PORTO ARNALDO

Nº 30 - 1137
Pierre Laure confirme la donation de l'honneur de Port Arnaud faite (nº 29) par Francou Artaud qui la tenait de lui, mais il en conserve la tâche. (fº 6r)

HEC EST CARTA...

31 - MAI 1121
Geoffroy Rapine, sa femme Garsende et leurs enfants Pierre, Guillaume et Geoffroy, donnent leur honneur situé à La Furanne.
Raimond de Baux, sa femme, sa mère, et leur fils Hugues, confirment la donation. (fº 6r)

HEC EST CARTA DE HONORE IAUFREDUS RAPINA QUAM DEDIT HOSPITALI IN FURANA

Nº 32 - 1160
Etiennette de Baux et ses fils Hugues, Bertrand et Gilbert, cèdent, moyennant deux cents sous de Melgueuil pour accapte, sept modiées de terre inculte à La Furanne, près de la terre donnée autrefois à l'Hôpital par Francou Artaud. Ils renoncent également, moyennant trois cents sous, à leurs droits de tâche et de dîme sur la terre qu'ils cèdent et sur celle donnée par Francou Artaud. (fº 6r)
Pub. : L- Barthélémy : p. 15, nº 58.

HEC EST CARTA TERRE STEPHANIE DE BAUTIO ET FILIORUM EIUS

Nº 33 - (ENVIRON 1131) (*)
Francou (Artaud ?) donne à l'Hôpital pour le salut de son âme toutes ses terres cultivées ou en friches à Port Arnaud — sauf le fief de Geoffroy Rapine — ses maisons, et la moitié de tous ses biens. Sa femme, tant qu'elle vivra, conservera l'usufruit de la moitié de ces biens. (fº 6r)
(*) Extrait d'une seconde version de l'acte nº 29.

HEC EST CARTA TERRE QUAM FRANCUS DEDIT HOSPITALI IN PORTU ARNALDI

Nº 34 - (ENVIRON 1151) (*)
Pierre-Guillaume Autard, malade, lègue à sa femme, autant de temps qu'elle restera veuve, tout son honneur, sauf un bout de champ (capde) qu'il laisse à R(aimond) Odon. Si elle se remarie, elle n'aura que la moitié de l'honneur. Elle reçoit aussi toutes les maisons qui appartinrent à son père. (fº 6r)
(*) On trouve Pierre-Guillaume Dodon et Raimond de la Lande dans le texte nº 83, daté de 1151, Cf. etiam nº 26.

HOC EST TESTAMENTUM DE PETRO GUILLELMO AUTARDO

Nº 35 - MAI 1182
Bertrand Raimbaud confirme les donations faites dans son «  honneur  » de Bagnols par Guillaume Avostenc à son entrée dans l'Odre des Hospitaliers, et par Pierre Blanc pour le salut de son âme. (fº 6v)

HEC EST CARTA DE DONO QUOD FECIT BERTANDUS RAIMBAUDI DOMUI HOSPITALIS IN BAIOLESZ

Nº 36 - 1192
Dame Sacristane de la famille des Porcellet, confirme l'échange terres de son domaine fait par Guillaume Aldebert avec l'Hôpital. Cf. nº 45 : confirmation par Hugues Sacristan. (fº 6v)

HEC EST CARTA SCAMBIAMENTI QUOD FECIT GUILLELMUS ALDEBERTUS

Nº 37 - MI-DECEMBRE 1166
Guillaume Artaud vend pour trois cents sous son honneur de Campredon, partagé par son père avec l'Hôpital, et renonce à tout droit sur cette terre. (fº 6v)

HEC EST CARTA DE HONORE QUOD GUILLELMUS ARTALDI VENDIDIT HOSPITALI IN CAMPO ROTUNDO

Nº 38 - 1182
Renaud Autard devient confrère de l'Hôpital et donne à cette occasion la dîme qu'il possède dans la condamine de Avisico, attenante à l'ouest aux terres de Guillaume de Mourefrech. (fº 6v)

HEC EST CARTA DE DECIMO QUOD RAINALDUS AUTARDUS HOSPITALI IN CONDAMINA VEZEQUE

Nº 39 - (ENVIRON 1170) (*)
Testament de Pierre Bertrand qui laisse à l'Hôpital la terre qu'il possède en Corrège, et partage le reste de ses biens entre sa femme, ses trois soeurs Douce, Resplandine, Silvide (et les enfants de cette dernière), ainsi que son neveu Bertrand Dodon. (fº 6v-7r)
(*) On retrouve plusieurs des témoins cités ici dans des textes datés des années proches de 1170, et Pierre Bertrand aux nº 72 (1172) et 143 (1176).

HOC EST VADIMONIUM PETRI BERTRANDI

Nº 40 - JUILLET 1195
Audebert vend pour la somme de sept livres raimondines, à Pons de Béziers et à son fils Pierre, la terre qu'il possède à Gimeaux. Sibylle, fille d'Audebert, approuve la vente. (fº 7r)

HEC EST CARTA VENDITIONS QUAM FECIT PONCIE DE BEZOSSA

Nº 41 - SEPTEMBRE 1168
Pierre Raimond, sa femme et ses filles cèdent une parcelle de terre située à Bagnols près de la condamine de Carbonnier pour rembourser un emprunt de cent cinquante sous de Melgueuil consenti par l'Hôpital. (fº 7r)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT PETRUS RAIMUNDUS DOMUI HOSPITALI IN BANOLES

Nº 42 - MAI 1191
Echange de terres entre Guillaume Bayle, commandeur de Trinquetaille, et Guillaume Aldebert de Rosanet. Guillaume Bayle donne une terre touchant à l'Ouest et à l'Est aux terres de Carbonnier et composée de vignes à l'Est, de terres labourables à l'Ouest et de prés au centre. De son côté, Guillaume Aldebert de Rosanet cède trois prés à Bagnols le long de la route de St. Génies, deux terres à Gimeaux près de la route qui va à l'île de la Cappe, et trois terres au bord de la route de Bagnols, s'étendant jusqu'à l'étang long. (fº 7r-v)

HEC EST CARTA TERRE QUAM FECIT GUILLELMUS BAIULUS GUILLELMO ALDEBERTO

Nº 43 - (ENVIRON 1131) (*)
Francou Artaud et son frère Pons se sont partagés l'honneur de Port Arnaud, et Pons a vendu à son frère Francou sa part pour cinquante sous, (fº 7v-8r)
(*) Cf. note à la pièce nº 282.

HEC EST CARTA DE HONORIS PORTO ARNALDO

Nº 44 - 1174
Hugues de Flans vend pour trois cents sous de Melgueuil sa terre de Carbonnières attenante à celle de l'Hôpital. (fº 8r)

HEC EST CARTA TERRE VENDITIONIS QUAM FECIT VGO DE FLANS

Nº 45 - 1192
Confirmation par Hugues Sacristan de l'échange de terres fait dans son domaine par Guillaume Aldebert avec l'Hôpital. Cf. nº 36 : confirmation du même échange par Sacristane. (La lettre initiale et le titre n'ont pas été tracés bien que la place ait été laissée, fº 8r)

Nº 46 - (1166-1168) (*)
L'Hôpital reçoit en gage d'un prêt de quatre cent cinquante sous la condamine appelée «  Carbonnières  » située à Bagnols, jusqu'au remboursement de cette somme par Rispaude, femme de Raimond Carbonnier. Cf. nº 47 (fº 8r)
(*) Tous les autres textes où Laugier apparaît avec le titre de commandeur sont datés des années 1166-67-68 : cf. nº 23, 41, 56, 58, 59.

HEC EST CARTA TERRE CARBONERIIS

Nº 47 - JUILLET 1176 (*)
Rispaude renonce pour sept cent cinquante sous à tous ses droits sur la condamine de Carbonnières. Cf. nº 46 et 48. (fº 8r-v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT RISPAUDA DOMUI HOSPITALIS IN CONDAMINE CARBONERIIS

Nº 48 - MAI 1192
Règlement du différend qui opposait l'Hôpital à Rispaude (Cf. nº 47), partie de la condamine de Carbonnières pour laquelle elle avait déjà reçu trois cents sous de Melgueuil, renonce désormais à toute revendication moyennant soixante sous raimondins. Fait dans l'église de St. Martin, (f º 8V)

HEC EST CARTA TERRE CARBONERIIS

Nº 49 - AVRIL 1196
Cession par l'Abesse du monastère de St. Césaire de tous ses droits sur un pré de Guillaume Porcelet situé à Bagnols, et contigu à l'Est à la condamine de Carbonnières appartenant à l'Hôpital. (fº 8v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.
(*) Le style de datation employé dans tous nos textes étant celui de l'Annonciation, pour obtenir la date en nouveau style il suffit, pour les actes antérieurs au 25 mars, d'ajouter une année. Nous faisons figurer cette dernière entre crochets.


HEC EST CARTA DE UNO PRATO QUE EST IN BANNOLES

Nº 51 - AVRIL 1196
Guillaume Porcelet vend pour la somme de sept cents sous raimondins le pré qu'il possède à Bagnols, pré touchant à l'Est la condamine de l'Hôpital nommée Carbonnières, et à l'Ouest à l'étang long. (fº 9r)

HEC EST CARTA DE PRATO QUOD VENDIDIT GUILLELMUS PORCELLETUS IN BANNOLES

Nº 52 - AVRIL 1195
Pons Durand et Guillemette Garcin vendent pour la somme de mille sous raimondins la terre qu'ils possèdent à Gimeaux, attenante à la terre de Carbonnières appartenant à l'Hôpital. Guillaume Porcellet, Hugues Sacristan et Sacristane ont confirmé cette vente. (fº 9V)

HEC EST CARTA DE TERRA QUOD GUILLELMA GARCINA VENDIDIT DOMUI HOSPITALIS S. THOME QUOD EST IN GIMELS

Nº 53 - JANVIER 1190
Béranger Guiran et Raimond Pons, fils de feu Guiran, confirment l'échange fait par leur père avec l'Hôpital de trois terres situées dans le territoire de Gimeaux et d'une autre à St. Médier, contre une condamine située à Carlet, moyennant quatre livres. Guillemette, femme de Guiran, approuve l'échange. (fº 9v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.

HEC EST CARTA VENDITIONIS BERENGUARII GUIRANNI ET RAIMUNDI PONCIO QUAM FECERUNT DE TERRIS QUOD SUNT GIMELS ET IN S. MEDERIO

Nº 54 - 1166
Ermesende, fille de maître Atanolfe de Peynier, et ses enfants, donnent le tiers du champ donné autrefois par son père à l'Hôpital qu'elle avait récupéré après jugement. Elle reçoit de l'hôpital quarante sous et deux saumées de froment. (fº 10r)

HEC EST CARTA HERMESENDIS

Nº 55 - 21 JANVIER 1166
Guillaume de Valfleuri vend pour trois cents sous de Melgueuil, avec l'assentiment de ses frères Hugues Raimond et Vulturus, la terre qu'il possède à Bagnols près de la terre de Carbonnières, libre de toute dîme ou tâche. (fº 10r)

HEC EST CARTA GUILLELMI DE VALLE FLORE DE VENDITIONE QUAM FECIT DOMUI HOSPITALIS IN BANNOLES

Nº 56 - (1160-1167) (*)
Guillemette de Cavillargues et ses fils vendent pour la somme de mille sous leur terre de Gimeaux.
Porcellus, seigneur du Bourg, renonce à exercer tout pouvoir sur cette terre. Cf. nº 59. (fº 10r)
(*) La date de confirmation de cette vente est de 1167 : nº 59. D'autre part la première mention de Laugier comme commandeur est de 1160.

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT GULLELMA DE CAUILARGES DE TERRA QUOD EST IN GIMELS

Nº 57 - 1er août 1185
Accord conclu entre l'Hôpital et l'un des fils de Guillemette de Cavillargues à propos de la terre située à Gimeaux vendue par sa mère et ses deux frères à l'Hôpital pour neuf cent quarante sous et un cheval valant soixante sous (Cf. nº 56). Il réclamait le tiers de cette terre. Les juges conseillent à l'Hôpital pour rétablir la paix de lui verser huit livres régaliennes. (fº 10r-v)

HEC EST CARTA DE COMPOSITIONE QUAM FECIT GULLELMUS AUSTENC CUM FILIIS GUILLELME DE CAUILHARNICIS DE TERRA QUAM EST IN GIMELZ

Nº 58 - MARS 1191
Contestation entre l'Hôpital et Bertrand Albert, du Bourg, qui revendiquait une parcelle de terre située à Gimeaux et léguée par Raimonde à l'Hôpital. Autard, appelé pour régler le différend, a conclu que la terre appartenait à l'Hôpital. (fº 10v)

HEC EST CARTA DE CONTROUERSIA QUAM ERAT INTER GUILLELMUM BAIULUM ET BERTRANDE ARBERTUM DE TERRA QUOD EST IN GIMELZ

Nº 59 - 1167
Hugues Porcellet confirme moyennant cent sous la vente de la terre située à Gimeaux faite par Guillemette de Cavillargues. Cf. nº 56. (fº 10v)

HEC EST CARTA DE LAUDATIONE ET DE CONFIRMATIONE QUAM UGO PORCELLET FECIT DOMUI HOSPITALIS DE TERRA QUOD FUIT GUILLELME DE CALINGNARGES

Nº 60 - (1160-1168) (*)
Isnard Gallician cède la terre qu'il possède à Gimeaux pour la somme de cent sous. (fº 10v)
(*) Années où Laugier porte le titre de commandeur.

HEC EST CARTA TERRE QUAM FUIT ISNARDI GALLICIANI

Nº 61 - (1160-1168) (*)
Guiran a donné à l'Hôpital une terre, en gage d'un emprunt de trois cents sous. (fº 10v)
Cf. nº précédent.

HEC EST CARTA TERRE QUAM FUIT GUIRANNI

Nº 62 - SEPTEMBRE 1176
Ermesende et ses deux filles vendent pour mille sous de Melgueuil la condamine qu'elles possèdent par héritage à Bagnols et renoncent à tout droit sur cette terre. Bertrand Guibert, mari d'Ermesende, confirme cette vente moyennant dix sous. (fº 11r)

HEC EST CARTA CONDAMINE QUAM HERMESENS VENDIDIT DOMUI HOSPITALIS QUAM EST IN BANNOLES

Nº 63 - 4 MARS 1185
Testament de Rostang Porcellet, qui charge Pons Archimbaud de distribuer après sa mort la somme qu'il retirera de la vente de son cheval et le revenu procuré l'année de sa mort par ses deux moulins de Senas. Il déclare se rendre confrère de l'Hôpital, et élit sépulture au cimetière de l'église St. Thomas. Il lègue à l'Hôpital sa condamine du Port de La Cape et renonce à tous ses droits sur les terres de l'Hôpital situées dans le territoire de Bagnols. Enfin il lègue à sa mère et à sa soeur Porcelette quelques terres, et institue héritier Hugues Sacristan, son frère. (fº 11r-v)
Pub. : Baron du Roure, Généalogie de la maison de Porcelet, p. 53.

HOC EST VADIMONIUM ROSTAGNI PORCELLETI

Nº 64 - 1176
Guiran échange avec l'Hôpital une terre située dans le territoire de St. Médier et trois autres dans le territoire de Gimeaux, contre une condamine sise à Carlet et soixante dix sous. (fº 11v-12r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.

HEC EST CARTA SCAMBIAMENTUM QUOD FECIT GUIRANNUS CUM GUILLELMO DE ALUERNICO DE TERRIS QUE SUNT APUD S. METERIUM ET IN GIMELS

Nº 65 - MARS 1199 [n.s. 1200]
Sacristane, femme de Bertrand Raimbaud, donne pour le salut de son âme, celle de son mari et de ses parents, sa condamine du Port de La Cape située entre une terre de l'Hôpital et une terre de Pierre Gasc. Bertrand Pierre qui avait reçu cette terre en gage de Sacristane y renonce pour deux mille trois cents sous raimondins neufs que lui verse l'Hôpital. (fº 12r)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT SACRISTANA DE CONDAMINA CAPE DOMUI HOSPITALI

Nº 66 - MARS 1199 [n.s. 1200]
Raymond de Montpezat, commandeur de Trinquetaille, s'engage à verser annuellement trente setiers de froment à Sacristane ; à la mort de celle-ci l'Hôpital sera délivré de cette redevance. (fº 12r)

HEC EST CARTA DE CENSU QUEM FACIT DOMUS HOSPITALIS SACRISTANE

Nº 67 - (?) (*)
Raymond de St. Cannat donne trois modiées de terre situées à St. Cannat et la dîme de sa terre de Bagnols. Il se donne à l'Hôpital, (fº 12v)
(*) On retrouve Raimond de Saint Cannat aux nº 13 (25. XII. 1166) et (25. XI. 1146), et Raimond de la Lande aux nº 34 et 83 (1151).

HEC EST CARTA DE DONO QUOD FECIT RAIMUNDUS DE S. CANNATO

Nº 68 - DECEMBRE 1201
Testament de Guillaume Bonit qui élit sépulture dans le cimetière de l'Hôpital auquel il lègue plusieurs terres et vignes, son cheval sellé, son lit garni ; en contre-partie il reçoit quinze cents sous qu'il distribue pour le salut de son âme aux établissements charitables et aux sanctuaires de la région ainsi qu'à leurs desservants. Il lègue de nombreux biens à sa femme Raymonde qu'il institue son exécuteur testamentaire ; son frère Raymond Bonit reçoit en toute propriété des terres à Bagnols et dans la Crau ainsi que d'autres en viager qui reviendront à l'Hôpital à sa mort. Plusieurs autres dons en argent ou en terres, (fº 12v)

HEC EST VADIMONIUM GUILLELMI BONITI

Nº 69 - JANVIER 1177
Pierre et Raimond Geoffroy reçoivent en accapte une terre près de Peiron moyennant cinq sous. Ils devront verser à l'Hôpital la «  quarte  » et la dîme sur le produit de cette terre, après en avoir retranché la semence, qu'ils ne pourront vendre ni mettre en gage sans l'assentiment de l'Hôpital. (fº 13v)
Cf. nº 70, à peu près identique mais plus complet.

HEC EST CARTA DE LONE QUAM TENET R. IAUFRIDUS

Nº 70 - JANVIER 1177
Cf. nº 69. (fº 13v)

HEC EST CARTA TERRE DE LONA QUAM TENET PETRUS IAUFRIDUS

Nº 71 - NOVEMBRE 1198
Testament de Rixende Autard, fille de Raimond Geoffroy Autard, et femme de Guillaume Raymond de Romanino. Elle garde, tant qu'elle vivra, l'usufruit de l'honneur qu'elle possède à Collongue, qui à sa mort reviendra à son frère Autard. Elle lègue à l'Hôpital des terres dans le territoire de La Cape, en échange de quoi elle reçoit onze cent cinquante sous raimondins dont elle donne deux cents aux enfants de Pons Guillaume d'Eyragues. Elle garde le reste de cette somme pour faire célébrer des messes. Son frère Bertrand Béranger reçoit une terre à Anguilier, sa soeur Douce et sa nièce une vigne près de l'église de St. Michel. Enfin Rixende Autard déclare avoir disposé de ses biens avec l'assentiment de son mari. (fº 13v-14r)

HEC EST CARTA RIXENDE AUTARDE QUONDAM FUIT UXOR GUILLELMI RAIMUNDI DE ROMANINO TERRE QUAM RELIQUID DOMUI HOSPITALIS IN CAUDA LONGA

Nº 72 - AVRIL 1172
Testament de Bertrand de La Vérune qui partage ses biens entre son fils Guillaume et sa fille Béatrice après avoir donné à l'Hôpital une terre située au lieu-dit «  Ad Morre  » près de la route qui va de Mourefrech au Rhône, (fº 14r)

HEC EST CARTA DE HONORE QUAM BERTRANDUS DE VERUNA DEDIT DEO ET HOSPITALI

Nº 73 - DECEMBRE 1170
Bertrand de la Vérune est reçu confrère de l'Ordre par Caste de Murol, grand prieur de St. Gilles. Il y élit sépulture et donne à l'Hôpital la terre qu'il possède à Bagnols au lieu-dit «  Ad Morre  ». (fº 14v)

HEC EST CARTA DE HONORE QUAM BERTRANDUS DE VERUNA DEDIT HOSPITALI AD MORRE

Nº 74 - 24 AVRIL 1192
Aicard Itier, Hugues de Roquefort, Alfane et Douce leurs femmes, vendent pour cinq mille sous à Bertrand de Millau, prieur de St. Gilles, et à Guillaume Bayle, commandeur de Trinquetaille, quatre parcelles de terre situées dans le territoire d'Arles près de la Tour de Pierre de la Vérune, au lieu-dit «  Ad Morre  », et tiennent quitte l'Hôpital des onze cents sous que leur mère Béatrice lui réclamait. (fº 14v)

HEC EST CARTA DE HONORE QUAM EST AD TURREM PETRI DE VERUNA

Nº 75 - OCTOBRE 1200
Pierre Reboul de Villeneuve reconnaît s'être donné à l'Hôpital avec tous ses biens. Il reste cependant tenancier de l'Hôpital moyennant la tâche (I/II) des terres données et un cens annuel de cinq sous. S'il a des fils, ceux-ci seront tenus aux mêmes obligations. La dot de leurs soeurs, s'ils en ont, ne devra pas provenir des terres alodiales. Elles ne pourront se marier qu'avec l'assentiment de l'Hôpital.
L'Hôpital en retour concède à Pierre Reboul la faculté de se marier, à condition que quarante jours après les noces il fasse prendre à sa femme, vis-à-vis de l'Hôpital, les mêmes engagements que les siens.
Enfin Pierre Reboul prête hommage à l'Hôpital. On lui confère les pouvoirs pour recevoir des confrères dans l'Ordre «  in vita  » et des frères «  in morte  ». Lui et sa famille porteront les insignes de l'Ordre, (fº 15r)

HEC EST CARTA DE RECOGNITIONE QUOD FECIT P. REBOLLUS

Nº 76 - (1185-1200) (*)
Testament d'Armand d'Uzès qui lègue à sa soeur Guillemette sa maison et sa terre de St. Hippolyte, à sa filleule ses terres et ses vignes de Forions, à son cousin chanoine la terre qu'il partageait avec les chanoines de St. Paul, à Bertrand d'Uzès une terre à la Cabane de Bedaz, à Guillaume d'Uzès une terre à Port-Arnaud, à charge pour eux de faire célébrer des messes à l'intention de ses parents et de lui-même. Enfin il fait de nombreux petits dons en argent aux sanctuaires et aux établissements religieux de la région, et en particulier à l'Hôpital qu'il institue son exécuteur testamentaire.
Il s'oblige enfin à établir une clôture autour de l'étang de Fornalet, avec les tenanciers de la saline (manega) qu'il lègue à l'Hôpital et à l'abbaye d'Ulmet. (f º 15v-16r)
(*) On retrouve Bertrand d'Uzès aux nº 53 (1190), 93 (1200), 111 et 112 (1197), Pierre Aurella aux nº 8 (1192) et 118 (1185).

HOC EST VADIMONIUM ARMANDI

Nº 77 - ( 1190-1200) (*)
Isnard donne à l'Hôpital, pour le salut de son âme, sa part de salins, il fait divers dons à sa famille, (fº 16r)
(*) On retrouve Geoffroy de Berre aux nº 14 (1193) et 91 (1199), et Bertrand Carbonel aux nº8 122 (1193) et 123 (1197).

HEC EST CARTA DE SALINIS

Nº 78 - 4 AOUT 1149
Adélaïde Cambiata donne ses maisons, tous ses droits et tous ses biens, sauf ce qu'elle possède à Bagnols et une maison située en face de sa demeure. Elle garde cependant l'usufruit de la moitié des biens donnés.
Ce texte est à peu près identique au nº 81 où les lignes indiquant la date ont été omises et l'ordre des témoins cités modifié. Par contre, le nº 81 comporte le titre et le nom de la donatrice oubliés au nº 78. (fº 16r)

Nº 79 - 1164
Félix de Malmissane et sa femme Stéphanie échangent avec l'Hôpital le domaine qu'ils possèdent à Gimeaux contre celui de l'Hôpital situé à Malmissane. Comme ce dernier est d'une valeur supérieure à l'autre, Félix, sa femme et leurs enfants, devront donner chaque année à l'Hôpital, pour la St. Michel, dix sous de Melgueuil, deux saumées de sel. Isnard, frère de Stéphanie, approuve l'échange. (fº 16r)

HEC EST CARTA HONORIS MAMUZANE

Nº 80 - 1166
Hugues de Peynier vend pour treize sous la terre qu'il possède au Trébon, près de la terre d'Adélaïde Cambiata. Vente faite en présence de Renaudet qui avait reçu cette terre en gage. (fº 16v)

HEC ET CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT UGO DE PODIO NIGRO DOMUI HOSPITALIS IN TREBONCIO

Nº 81 - 1149
Identique au nº 78 avec quelques différences dans l'ordre des témoins cités. (fº 16v)

HEC EST CARTA DE DONO QUOD FECIT ALAZAIS DOMUI HOSPITALIS IN STARE ET IN BANNOLES

Nº 82 - (ENVIRON 1150) (*)
Règlement judiciaire du différend opposant Adélaïde Cambiata et Raimond de La Lande à propos du domaine de Quiqueran (Cf. nº 84). Les juges ayant attribué cette terre à Adélaïde Raimond de La Lande récuse le jugement. (fº 16v-17r)
Pub. : F. Kiener, Verfassungsgeschichte àer Provence..., Leipzig 1900, p. 285-286.

HEC EST CARTA DE ALAZAIS CAMBIATA

Nº 83 - FEVRIER 1151 [n.s. 1152]
Réconciliation de l'Hôpital et de Raimond Geoffroy Autard qui se disputaient la condamine du Bois. Ils en gardent chacun la moitié, (fº 17r)

HEC EST CARTA DE CONTROUERSIA QUE ERAT INTER FRATRES HOSPITALIS ET RAIMUNDUM GAUFREDUM AUTART

Nº 84 - (ENVIRON 1150) (*)
Adélaïde Cambiata a donné un domaine situé à Quiqueran (Cf. nº 82). Description des diverses tenures. (fº 17r).
(*) Cf. note du nº 82.

HEC EST CARTA ALAZAIS CAMBIATA Nº 85 - 1184
Raimond et Guillaume Ricard vendent pour la somme de quatre livres une vigne située dans le clos de l'Hôpital à Colonnes. Bertrand de Rosanet confirme la vente. (fº 17v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT RAIMUNDUS RICARDUS ET VILELMUS RICARDUS DOMUI HOSPITALIS IN CLAUSTRO SUPER CORONADA

Nº 86 - (ENVIRON 1131 ) (*)
Pons Artaud, sa femme Malaimée et leurs enfants Guillaume et Soriane, vendent en alleu à Francou Artaud pour cinquante sous de Melgueuil leur part de deux clos situés à Colonnes. (fº 17v)
(*) On retrouve la plupart des témoins cités aux nº 29 et 43 (1131)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT GUILLELMUS ET UXOR SUA SURIANA FRANCONI ARTALDI IN CORONADA

Nº 87 - (ENVIRON 1131)
Cf. nº 33 : texte identique. (fº 17v)

HEC EST CARTA PORTO ARNALDO

Nº 88 - 20 MARS 1164
Hugues d'Albissane, chanoine de St. Trophime, cède pour soixante sous de Melgueil neufs un jardin situé à St. Médier près des jardins d'Hugues Guillaume et de Renaud Amiel. (fº 17v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT UGO DE ALBISSANO IN TERRITORIO S. MEDERII

Nº 89 - 1176
Douceline et ses fils Hugues et Pierre Hugues de Laurade, vendent pour la somme de deux cents quatre vingt dix sous deux pièces de terre, voisines de celles de l'Hôpital dans le territoire de St. Médier (fº 17v-18r)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT UGO DE LAURADA

Nº 90 - (1160-1168) (*)
Guillaume Artaud donne à l'Hôpital en gage d'un emprunt de cinquante sous de Melgueuil, le jardin qu'il possède à St. Médier près de la terre de Raimond de Romanino. (fº 18r)
(*) Années où Laugier est commandeur de Trinquetaille.

HEC EST CARTA GUILLELMI ARTALDI

Nº 91 - JUIN 1199
Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, échange avec l'Hôpital une modiée de vigne située à St. Médier, ayant appartenue à feu Renaud Amiel, attenante à l'ouest aux vignes de l'Hôpital et à l'est à celle d'Adélaïde Porcellet, ainsi qu'une autre vigne tenue par Pierre Lenoir, contre une terre située à Mandon. (fº 18r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5040.

HEC EST CARTA DE VINEA QUAM FUIT RAINALDI AMELII

Nº 92 - 1184
Martin Vital vend en alleu, pour la somme de soixante sous, une vigne située à St. Médier, attenante à la vigne de l'Hôpital et à celle de Renaud Amiel, qui sera acquise par l'Hôpital en 1199 : Cf. nº 91. (fº 18r-v)

HEC EST CARTA DE VINEIS QUAS HABET DOMUS HOSPITALIS IN TERRITORIO S. MEDERII

Nº 93 - SEPTEMBRE 1200
Règlement à l'amiable du conflit qui opposait l'Hôpital au tuteur des enfants de Pierre Noir, à propos d'une vigne de ce dernier sur laquelle l'Hôpital prétendait avoir droit de dîme et de tierce ; le tuteur affirmait que l'Hôpital possédait seulement le droit de quarte. Après avoir entendu les deux parties, les consuls Bertrand d'Uzès et Bertrand Trabustule, décident que l'Hôpital a droit de dîme et de quarte sur cette vigne. Cf. nº 91. (fº 18v)

HEC EST CARTA DE VINEA QUAM TENET RAIMUNDUS CORREIARIUS

Nº 94 - 1201
Huguette, femme de Raimond Girmond, vend au Grand Prieur de St. Gilles Raimond d'Aguille, qui représente Trinquetaille, pour mille sous raimondins neufs le domaine avec ses dépendances qu'elle possède dans le territoire de St. Médier. Son mari approuve la vente, (fº 18v-19r)

HEC EST CARTA VENDICIONIS UGUE UXORIS R(AIMUNDI) GIRMUNDI

Nº 95 - AOUT 1195
Guillaume Renaud Tiracia et sa femme Calva reconnaissent, moyennant dix sous raimondins, partager par moitié avec l'Hôpital la possession des vignes situées à St. Médier, entre la route de St. Médier et celle de St. Genest, de même que tous les droits et redevances ayant trait à ces vignes (fº 19r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5040.

CARTA PROFESSIONIS GUILLELMI RAINALDI ET UXORIS EIUSDEM

Nº 96 - FEVRIER 1190
Pierre Rainaud échange avec l'Hôpital une vigne située à St. Médier contiguë à celle de l'Hôpital, contre la maison de feu Raimond Cadet proche de la sienne, donnée à l'Hôpital par Raimond Cadet : Cf. nº 129-130-131. (fº 19r-v)

HEC EST CARTA PERMUTACIONIS PETRI RAINALDI

Nº 97 - 11 AVRIL 1196
Sacristane confirme, moyennant cent sous raimondins, toutes les donations faites à l'Hôpital par Raimond Laugier, mise à part la maison qu'elle a reçue de ce dernier. (fº 19v)

HEC CARTA LAUDATIONIS CESSIONIS SACRISTANE

Nº 98 - 1178
Pierre Rainaud et sa femme vendent pour la somme de trente leur domaine de Costans. (fº 19v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS PETRI RAINALDI

Nº 99 - 1178
Pierre Carpenelle cède son domaine de Costans, moyennant dix sous, plus le ferrage attenant au jardin de Guillaume Oire et le douzième de la robine de Matre. (fº 19v)

HEC CARTA DONI PETRI CARPENELLI

Nº 100 - 1178
Jaucelin et sa femme Esmengarde vendent pour vingt quatre sous la terre qu'ils possèdent à Costans, située près d'une terre de l'Hôpital du côté du Rhône. (fº 20r)

HEC EST CARTA VENDICIONIS IAUCELINI

Nº 101 - 1180
Pierre Arnaud échange avec l'Hôpital son domaine de Costans contre celui que l'Hôpital possède à Angle. (fº 20r)

HEC EST CARTA PERMUTACIONIS PETRI ARNALDI

Nº 102 - APRES 1162
Règlement du différend qui opposait l'Hôpital à Pons d'Eyguières à propos d'un échange de terres fait par le père de sa femme, Raimond Bernard de Fourques (Cf. nº 104). Celui-ci avait en effet donné une terre située à Gimeaux et cinq cents sous pour obtenir de l'Hôpital, un jardin et ses dépendances, situé à Fourques. Les deux parties décident d'annuler l'échange et de se restituer les biens échangés.
Le copiste a oublié de tracer le titre bien qu'il en ait réservé la place, (fº 20r)

Nº 103 - (?)
Testament de Bernard de Revel qui lègue à l'Hôpital le domaine qu'il possède à Tarascon, un autre situé à Fourques. Il laisse un troisième domaine à Pierre Gérald de Stagen moyennant le versement à l'Hôpital d'une redevance annuelle de cinq sous. (fº 20r)

HOC EST TESTAMENTUM BERNARDI DE REVELL

Nº 104 - DECEMBRE 1162 (*)
Guischard Aimeri, Grand Prieur de St-Gilles, cède à Raimond Bernard de Fourques un jardin situé à Fourques près de l'église, moyennant un cens annuel de douze deniers de Melgueil payable à la St. Michel. En échange Raimond Bernard de Fourques donne à l'Hôpital dix sous de Melgueil et une terre située à Gimeaux près de la terre de Guillemette de Cavillargues. Cf. nº 56-57-59 (fº 20v)

HOC EST DONUM QUOD GUICHARDUS AIMERICUS DEDIT RAIMUNDO BERNARDO DE FURCIS

Nº 105 - SEPTEMBRE 1196
Guillaume Maimin et Guillaume Martien vendent à Arnaud de Fourques, avec le consentement de l'Hôpital, une terre située à Fourques près de l'église, moyennant quatre livres et demi et le versement à l'Hôpital de la tierce et la dîme sur les produits de cette terre, (fº 20v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS GUIÎLLELMI MAIMINI ET GUILLELMI MARCIANI

Nº 106 - MAI 1192
Guillaume Bayle, commandeur de Trinquetaille, avec l'assentiment des frères de l'Hôpital, donne en emphytéose à Bernard Bayle, une maison située dans le bourg ayant appartenu à Pierre de Podio, moyennant six cents sous raimondins et le versement à la St.-Michel d'une redevance annuelle de cinq sous en monnaie courante, (f0 20v - 21r)

HEC EST ACAPTUM BERNARDI BAIULI

Nº 107 - MAI 1192
L'Hôpital reconnaît avoir reçu de Bernard Bayle la somme de six cents sous. (Exécution de l'accord passé au nº 106). (f0 21r)

HEC COGNOVIT IACOBUS MAGISTER HOSPITALIS BERNARDO BAIULO

Nº 108 - NOVEMBRE 1184
Bertrand de Rosanet renonce à tous ses droits sur la maison que Calva de Sest avait donnée à l'Hôpital par son intermédiaire, et sur le pré du mas Thibert vendu antérieurement à l'Hôpital. (fº 21r-v)

HEC EST CARTA DONI BERTRANDI DE ROSANETO

Nº 109 - 1181
Guillaume de Vernègues, commandeur de Trinquetaille, vend à Raimond Borrel et à sa femme Sibilde une maison avec des dépendances, moyennant cent sous et le versement d'un cens annuel de cinq sous. (fº 21v)

HEC CARTA VENDICIONIS PRO QUA DONAT RAIMUNDUS BORREL PRO CENSA V SOL.

Nº 110 - (APRES 1146) (*)
Adélaïde femme de Bertrand de la Vérune, qui est allée à Jérusalem et à fini ses jours à l'Hôpital, a reconnu s'être donnée à l'Ordre et a confirmé toutes les donations faites par elle à cette occasion, lors du chapitre réunissant les frères de St. Gilles et de Trinquetaille, en présence de Raimond de Montredon, archevêque d'Arles, et des conseils de la ville. Ces donations comprennent un pré qu'elle avait en tenure, ses maisons d'Arles et ses taxes sur les navires, (fº 21v).
(*) 1146 est la date à laquelle Adélaïde fut reçue dans l'Ordre par le prieur de St Gilles, Arnaud Messages (1146-51).
Cf. J. Raybaud, Histoire des grands prieurs et du prieuré de St Gilles, t. I, p. 54.
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 115, nº 141.


HEC EST CARTA QUOD DOMINA ADALIS UXOR B(ERTRANDI) VEIRUNE COGNOVIT SE DEDISSE HOSPITALI OMNIA QUE IPSI DONAVERAT IN MANU ARCHIEPISCOPI R(AIMUNDI) ET CONSULUM ARELATENSIS

Nº 111 - AVRIL 1197
Publication du testament d'Etienne Barral Dargas qui élit sépulture à l'Hôpital, auquel il laisse deux cents sous qui seront fournis par le produit de la vente de se maison du bourg et de sa terre de La Rota. Si cette vente ne suffit pas à rassembler la dite somme il demande à sa femme de verser le complément. Enfin, il institue ses enfants héritiers de tous ses autres biens et exécuteurs testamentaires. (fº 21v)

HOC EST TESTAMENTUM PUBLICATUM STEPHANI BARRALLA DARGAS

Nº 112 - AVRIL 1197
Les exécuteurs testamentaires de feu Etienne Barral Dargas vendent à l'Hôpital la maison que le défunt possédait au bourg de Trinquetaille pour la somme de deux cents cinquante sous, dont ils ne touchent que cinquante, laissant les deux cents autres à l'Hôpital suivant la volonté exprimée par le testateur. Cf. nº 111 (fº 22r)

HEC CARTA VENDICIONIS GADIATORUM STEPHANI BARRALLA DARGAS

Nº 113 - 1162
Bertand de la Vache, avec l'assentiment de sa femme, vend pour deux cents sous de Melgueil neufs à Pierre de la Vache une maison comprise entre celles de Pierre Garcin et de Brunixende. (fº 22r)

HEC CARTA VENDICIONIS BERTRANDI VACCA

Nº 114 - JUIN 1195
Jacques, commandeur de Trinquetaille, reconnaît avoir reçu de Bertand Etienne cinq cents sous raimondins, il lui donne en échange une partie de la maison de Pierre de la Vache moyennant le versement d'un cens annuel de cinq sous. (fº 22v)

HEC RECOGNOVIT IACOBUS MAGISTER HOSPITALIS BERTRANDO STEPHANO

Nº 115 - (1143-1176) (*)
Bertrand Arimier, gravement malade, fait son testament. Il lègue la maison où il vit actuellement, située près du Rhône, dans le fief des Porcelet, à sa fille Miracle. Si cette dernière meurt sans enfants, la maison reviendra à l'Hôpital, (fº 22v)
(*) Date difficile à préciser, car on retrouve Hugues Mala Aura aux nº 13 (1166), 18 (1143), 25 (1144), 143 (1167), Pierre Durantus au nº 18 (1143), Bernard Rufus au nº 62 (176). Quant à Bertrand Arimier il ne paraît qu'ici.

HOC EST TESTAMENTUM BERTRANDI ARIMERS

Nº 116 - (ENVIRON 1190) (*)
Martin Bérard, sa femme Brune, et Etienne Constantin, ont acheté à Pons Got un casal pour dix-sept sous et six deniers de Melgueil plus le versement à l'Hôpital du cens de cette terre, soit six deniers. Approbation de Guillaume Calveira et de sa femme, seigneurs du domaine vendu, (fº 22v)
(*) On retrouve seulement deux des noms cités dans d'autres textes : Jauderius au nº 32 (1190), Bertrand Pétri au nº 19 (1192).

HEC SENSSA VI DEN. MELG. DONAT MARTINUS BERARDI ET UXOR ET STEPHANUS CONSTANTINUS

Nº 117 - JANVIER 1197
Bernard Mouton reconnaît à l'Hôpital la possession d'une maison léguée par sa femme Saurina, et située dans le faubourg d'Arles, sur la place. Cette maison lui est rétrocédée par l'Hôpital, moyennant le versement d'un cens annuel de six deniers payable fin Décembre. Suit une liste de personnes donnant des redevances variables à l'Hôpital pour d'aures maisons, (fº 22v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5049.

HEC EST CONFESSIO BERNARDI MULTONIS STARIS QUOD UXOR SUA DEO ET HOSPITALI LEGAVIT

Nº 118 - JUILLET 1185
Règlement à l'amiable du différend qui opposait l'Hôpital à Hugues et Raimond Arvieu à propos du domaine situé à Collongue, que possédait au moment de sa mort Geoffroy Chaucenna. Les arbitres, Bertrand Guibert et Pons Archimbaud, assistés d'Autard, ont décidé de diviser le domaine en trois parties dont deux reviendront aux frères Arvieu et la troisième à l'Hôpital sous forme d'alleu, (fº 23r)

HEC EST CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET GUILLELMI AUSTENC ET UGONIS ARVEI ET RAIMUNDI ARVEI

Nº 119 - OCTOBRE 1190
Sentence rendue par Bertrand Pierre et Raimond Avostenc, assistés de Jacques, réglant le différend survenu entre l'Hôpital et Raimond Alaman à propos d'une terre située au Trébon. L'Hôpital revendiquait cette terre que Raimond Alaman prétendait être son alleu. A la suite des dépositions de divers témoins, la terre est adjugée à l'Hôpital. (fº 23r-v)

HEC EST CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET RAIMUNDI ALAMANDI

Nº 120 - 13 DECEMBRE 1197
L'Hôpital concède à Etienne de Mandeuil et à son frère Pierre, à condition qu'ils ne la vendent ni ne la mettent en gage sans leur consentement, une terre située dans le territoire de Collongue près de la terre de Pierre de la Vérune, moyennant diverses redevances minutieusement précisées et d'un cens annuel de trois deniers. (fº 23v)

HEC EST CARTA DONI STEPHANI DE MANDOLIO

Nº 121 - 1172
Testament de Pierre Garcin qui distribue la somme de cent sous entre divers sanctuaires locaux et leurs desservants. Il lègue à son frère Julien quatre éminées de terre, situées à la Cabane, à son fils adoptif Arnaud une vigne à St. Michel, aux oeuvres des Saintes-Maries-de-la-Mer la terre qui lui vient de sa tante Ponce. Enfin il laisse à sa femme Guillemette l'entière disposition de sa maison et de toutes ses autres terres. (fº 24r)

HOC EST TESTAMENTUM PETRI GARCINI

Nº 122 - MAI 1193 (*)
Publication du testament de Pierre Garcin : nº 121, par sa femme Guillemette. Déposition des témoins qui rapportent les dispositions prises par Pierre Garcin il y a vingt ans. Le copiste a simplement tracé une croix, (f º 24r)
(*) On peut consulter le testament de Guillemette Garcin, daté de 1198 : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5028.

HOC TESTAMENTUM PUBLICAVIT GUILLELMA GARCINA

Nº 123 - JANVIER 1197
Guillemette Garcin donne à l'Hôpital la maison de son mari, feu Pierre Garcin, située près du Rhône, et attenante à celle de Guillaume Bonit et à celle de l'Hôpital, ainsi que tous les ustensiles de bois qui s'y trouvent. Elle donne en outre les terres, cultivées ou en friche, qu'elle possède hors de la ville d'Arles. Cependant elle garde l'usufruit de tous ces biens. Est réservé le cas des terres qu'elle tient de divers seigneurs. En échange Arnaud de Campagnoles, commandeur de Trinquetaille, l'admet avec son mari à participer aux bénéfices spirituels de l'Hôpital, et lui donne mille sous raimondins, dont elle reçoit cinq cents sur le champ, et dont le reste lui sera versé à son entrée dans l'Ordre. En outre l'Hôpital lui versera annuellement, tant qu'elle vivra dans le siècle, huit setiers de froment à l'époque des moissons, et un muid de vin au moment des vendanges. Sibilde, fille de Julien Budellier, renonce moyennant cent cinquante sous raimondins, à tous les droits qu'elle aurait pu revendiquer sur ces biens à la mort de Guillemette Garcin, sa tante. Marie, fille de Sibilde, et son mari Pons Edmond, renoncent aussi à toute revendication moyennant cent cinquante sous, (fº 24v)

HEC EST CARTA DONATIONIS GUILLELME GARCINE

Nº 124 - (1131-1140) (*)
Guillaume Vergarel, sa femme Varia et ses fils Pierre Guillaume et Pierre Bernard, vendent pour huit cents sous de Melgueil une vigne et un verger situés dans le territoire de Lansac au lieu dit «  Sorberius  », vente confirmée par Pierre Laure et sa femme Eldine. Ainsi que leurs droits sur des vignes à Ursa et Lachensanigas. (fº 25r)
(*) Datable par Etienne Raimond, prieur de Saint Gilles 1131-1140.

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM FECIT GUILLELMUS VOLGUAREL ET UXOR SUA VAIRA IN TERRITORIO DE LANSANCS

Nº 125 - 1190
Béranger Gantelme et Raimond Amorave, agissant au nom du fils de Bertrand Albéric dont il est le tuteur, confirment la donation faite à l'Hôpital par Bertrand de Reliane : Cf. nº 126, de toutes les terres qu'il tenait d'eux dans le territoire de Lansac. (fº 25v)

HEC EST CARTA DE HONORE QUEM HABET HOSPITALIS IN LANZACS

Nº 126 - MAI 1181
Testament de Bertrand de Reillane qui lègue à son frère Raimond André le tiers de la succession paternelle, et le reste à l'Hôpital qu'il institue son héritier, et où il élit sépulture. (fº 25v)

HOC EST VADIMONIUM BERTRANDI DE RELLANE

Nº 127 - (1144-1153) (*)
Raimond de Montredon, archevêque d'Arles, donne aux Hospitaliers le droit de ramasser dans le bois «  Comtal  » des liens pour botteler leur foin, autant qu'ils en auront besoin, en prenant cependant conseil de son baile. (fº 25v)
(*) Raimond de Montredon, archevêque d'Arles de 1144 à 1153.
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, p. 116, nº 142.

HEC EST CARTA BOSCO CUMTALIS

Nº 128 - (APRES 1160) (*)
Bertrand Guibert donne à Pierre de la Vache, en gage d'un emprunt de cent sous de Melgueil, une parcelle de terre et le tiers d'une autre terre, situées toutes deux au Plan du Bourg près du Pont Vieux.
Liste des témoins et leurs honoraires : huit pour quatre livres, dix pour vingt sous. (fº 25v)
(*) Tous les témoins cités se retrouvent dans d'autres textes postérieurs à 1160.

HEC EST CARTA PETRI VACCE

Nº 129 - JANVIER 1169
Guiraud de St. André, prieur de St. Gilles, reçoit comme confrère dans l'Ordre Raimond Cadet, seigneur de Roquemartine, qui élit spulture à l'Hôpital auquel il s'engage à verser annuellement douze deniers. Il lui laisse à sa mort ses armes, son cheval, ou à défaut cent sous, plus une parcelle de terre située à Jonquières, ainsi qu'une autre avec ses dépendances à Peiron. (fº 26r)

HEC EST CARTA DE CONFATERNITATE RAIMUNDI CATEILLI

Nº 130 - 1162
Testament de Raimond Cadet qui donne à Dieu et à l'Hôpital son âme, son corps, et tout ce qu'il possède en terres au Pont de St. Genest, dans les régions de Atrexis, de Bargème, Lambesc, Eyragues, et tout ce qui lui vient de son frère Hugues Rigal dans la région de Rognes, Adave, St. Denis, au Port de St. Gilles et à Arles. Il donne tous ses biens pour le salut de l'âme de son frère Hugues et en rémission de ses propres péchés, (fº 26r)

HOC EST VADIMONIUM R(AIMUNDI) CADELLI

Nº 131 - NOVEMBRE 1180
Raimond Cadet cède à l'Hôpital pour deux cents sous tous ses droits et tout ce qu'il possède, par voie d'héritage ou de toute autre manière. Il pourra, s'il le désire, être nourri toute sa vie par l'Hôpital ou recevoir annuellement cent trente sous : cinquante vers la St. Michel trente dans la semaine qui précède Noël et cinquante à la St. Jean. De plus, s'il décide d'entrer dans l'Ordre, il recevra trois cents sous de l'Hôpital, (fº 26v)

HEC EST CARTA R(AIMUNDI) CADELLI

Nº 132 - MARS 1190
Hugues Sacristan, seigneur de Sénas et de Roquemartine, confirme à Guillaume Bayle, commandeur de Trinquetaille, la possession par l'Hôpital de la condamine située au port de La Cape, donnée par son père, et toutes les terres reçues par l'Hôpital dans son fief. Il reconnaît aussi à l'Hôpital la terre située au port de Sénas, et les terres données par son père à Raimond Cadet en échange d'un domaine à Roquemartine. Par contre, l'Hôpital renonce à revendiquer tout droit sur cette seigneurie de Roquemartine. (fº 26v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5043.
Pub. : Baron du Roure, Généalogie de la maison de Porcelet, p. 145.


HEC EST CARTA LAUDACIONIS ET CESSIONIS UGONIS SACRISTANI

Nº 133 - SEPTEMBRE 1198
Guillaume Porcelet, Hugues de Berre, Hugues Sacristan et Raimond Guibert cèdent à l'Hôpital, moyennant cinquante sous raimondins d'accapte, deux terres situées à Vallègnes, la terre de feu Pierre Guillaume Tête-Courbée, et une terre située à Alcandor. Ils conservent leur droit de tâche sur ces terres. (fº 27r)

HEC CARTA ACAPTE GUILLELMI PORCELLETI, UGONIS DE BERRA, UGONIS SACRISTANI, RAIMUNDI GUITBERTI

Nº 134 - FEVRIER 1197
Raimond de Malconseil cède pour cinquante sous raimondins son droit de gage sur la terre de son oncle à Guillaume Vital, qui cède lui-même ce droit à l'Hôpital, moyennant la même somme. Cette terre est située en Crau dans le territoire de Cazan, près d'un domaine de l'Hôpital, (fº 27r)

HEC EST CARTA PIGNORIS RAIMUNDI DE MALO CONSILIO

Nº 135 - JANVIER 1197
Arnaud de Campagnoles, commandeur de Trinquetaille, échange avec Raimond de Malconseil quatre pièces de terre situées dans le territoire de Cabassolle, autour d'une terre de Raimond de Malconseil, contre deux terres dans le territoire de Cazan, l'une d'elles touchant à un domaine de l'Hôpital. Raimond de Malconseil renonce aux cent trente sous de Melgueil pour lesquels il avait reçu en gage les terres de Cabassolle. (fº 27v)

HEC CARTA PERMUTACIONIS RAIMUNDI DE MALO CONSILIO

Nº 136 - MARS 1194-1195 (?)
Guillaume Porcelet donne, pour le salut de son âme et pour son frère Porcellus qui a pris l'habit d'Hospitalier, un pâturage appelé colobriz situé dans la Crau, et il renonce aux redevances que l'Hôpital lui versait pour les terres de Seneberias et pour l'île située en face du Mas Thibert, que son frère Porcellus avait donnée à l'Hôpital à son entrée dans l'Ordre. (fº 27v-28r)

HEC EST CARTA DONI GUILLELMI PORCELLETI

Nº 137 - OCTOBRE 1182
Renaud Amiel donne pour le salut de son âme, de celle de sa femme Rixende et de son fils Hugues Amiel, tout ce qu'il possède au Mas Thibert et un pâturage à La Motte. Il garde l'usufruit de ces terres que l'Hôpital possédera en toute propriété à sa mort, (fº 28r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5033.

HEC CARTA DONI RAINALDI AMELII

Nº 138 - OCTOBRE 1198
Imbert d'Eyguière, archevêque d'Arles, et ses frères Pons et Pierre d'Eyguière, renoncent aux droits qu'ils avaient sur les terres du Mas Thibert, données à l'Hôpital par Renaud Amiel : Cf. nº 137. Pour cette renonciation Pons et Pierre d'Eyguière ont reçu chacun cinquante sous raimondins et un boeuf. En outre Pierre d'Eyguière accorde le droit aux Hospitaliers de faire paître dans ses pâturages leurs boeufs lorsqu'ils laboureront leurs terres situées dans le terroir de Cazan. (fº 28r)

HEC CARTA YMBERTI ARCHIEPISCOPI ET PONCII DE AQUERIA ET PETRI REMISERUNT OMNEM ACCIONEM SIBI COMPETENTEM IN PARTE RAINALDI AMELII

Nº 139 - 1153
Raimond de Montredon, archevêque d'Arles, accorde aux Hospitaliers l'affranchissement du droit de pacage qu'il levait sur les moutons pâturant dans la Crau, et des droits sur le sel, fruit de leur industrie. En échange l'Hôpital renonce à tous ses droits sur les vignes du clos de Trébon que Cambiata avait reçues en fief de l'archevêque et qu'elle avait données à l'Hôpital. (fº 28v)

HEC CARTA DONI RAIMUNDI ARELATENSIS ARCHIEPISCOPI

Nº 140 - JUILLET 1195
Guillaume Porcellet donne à l'Hôpital, en gage d'un emprunt de neuf cents raimondins vieux, ses pâturages de Galignan pour les quinze années à venir. Chaque année de jouissance de ces terres étant évaluées d'un rapport de soixante sous, la dette de Guillaume sera amortie au terme de ces quinze ans. Si pendant cette période il veut utiliser ces pâturages pour ses bêtes il lui faudra verser à l'Hôpital quatre livres et dix sous par tête. (fº 28r-29r).

HEC CARTA PIGNORIS GUILLELMI PORCELLETI

Nº 141 - 2 AVRIL 1194
Bertand de Rosanet renonce à tout ce qu'il possède dans la maison du Bourg que Calva de Sest tenait de lui, et à tous ses droits sur les domaines compris entre Galignan et La Vernède : terres, eaux, près, bois, chasses, pêcheries, ainsi que sur une vigne située à Colonnes entre les vignes de l'Hôpital, (fº 29r)

HEC ES CARTA SOLUTIONIS ET DESAMPARAMENTI BERTRANDI DE RODANETO

Nº 142 - (1170-1200) (*)
Hugues d'Aix donne, en gage d'un emprunt de deux mille sous melgoriens neufs, l'usufruit de tous les biens qu'il possède dans le territoire du Tort d'Enseriec, jusqu'au remboursement de l'emprunt. S'il venait à mourir entre temps, ces biens resteraient entre les mains des Hospitaliers. Son frère Béranger confirme cet engagement. (fº 29r-29v)
(*) Béranger est le seul personnage cité que l'on retrouve dans d'autres textes : nº 47 (1176), nº 147 (1180), nº 48 et 163 (1192).

HEC CARTA PIGNORIS VGONIS DE AQUIS

Nº 143 - 18 MAI 1167
Hugues de La Lande vend pour deux mille cinq cents sous de Melgueil tout ce qu'il possède en eaux et terres dans le territoire du Tort d'Enseric. (fº 29v).
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5033.

HEC EST CARTA VENDICIONIS UGONIS DE LANDA

Nº 144 - MARS 1179
Laure, femme d'Imbert d'Arène, donne tous les droits qu'elle possède sur le territoire compris entre le Tort d'Enseric et la Crau. (fº 29v-30r)

HEC CARTA DONATIONIS LAURE UXORIS YMBERTI DE ARENA

Nº 145 - AVRIL 1193
Cotarona, sa fille Calva et le mari de Calva, Guillaume Renaud Tiracia, renoncent à tous leurs droits sur les domaines — terres, eaux, prés, bois, pêcheries, chasses — situés dans le territoire du Tort d'Enseric : Cf. nº 146. Ils concèdent en outre à l'Hôpital deux terres ayant appartenu à Pierre du Puy et situées dans le territoire de St. Médier : Cf. nº 95. (fº 30r)

HEC CARTA SOLUCIONIS..

Nº 146 - OCTOBRE 1184
Calva, son mari Guillaume Renaud Tiracia (Cf. nº 145), et sa mère Cotarona, vendent pour la somme de vingt sous tous leurs droits sur le territoire de la Tort d'Enseric. (fº 30r)

HEC CARTA VENDICIONIS CALUE ET VIRI SUI GUILLELMI RAINAUDI ET MATRIS COTARONE

Nº 147 - JANVIER 1180
Douce, femme de Geoffroy Rapine, avec le consentement de son mari et de ses fils Pierre Guillaume et Hugues, vend tout ce qu'elle possède dans le terroir du Mas Thibert, et le pâturage de Côte Neuve, pour la somme de quatre mille sous et les possessions de l'Hôpital dans le domaine de Béranger d'Aix. (fº 30v)

HEC CARTA VENDICIONIS DULCIE UXORIS GAUFREDI RAPINE

Nº 148 - DECEMBRE 1167
Pierre Guillaume Dodon, sa femme et ses enfants, donnent à l'Hôpital, en gage d'un emprunt de trente sous de Melgueil, tout ce qu'ils possèdent au Tort d'Enseric (c'est-à-dire le tiers du domaine appelé Capelenes), jusqu'au remboursement de cette somme, (fº 30v)

HEC EST CARTA PIGNORIS PETRI GUILLELMI DODOI

Nº 149 - MAI 1190
Bertrand Guillelm fait don à Dieu, aux pauvres de Jérusalem et aux frères de l'Hôpital de tout ce qu'il possède et possédera au Tort d'Enséric. (fº 31r)

HEC EST CARTA DONI BERTRANDI GUILLELMI

Nº 150 - AVRIL 1197
Hugues Alfant se défait en faveur de l'Hôpital de tous ses droits sur le pré de feu Guillaume Rainaud Sart, situé près de Mas Thibert et délimité par la propriété de feu Bertrand Guitbert et de Guillaume de Azunat. (fº 31r)

HEC EST CARTA DONI UGONIS ALFANTI

Nº 151 - JUIN 1197
Jean Gaudin et sa soeur Gilia, avec l'accord de son mari Guillaume Maistre, vendent à l'Hôpital leur part, à savoir le quart du pré qui se trouve dans le terroir de Mas Thibert et qu'ils possèdent au nom de l'Hôpital. Ils ont accepté, comme prix de ce pré, cent sous raimondins neufs. Si ce pré valait plus, ils font don à l'Hôpital de la différence. Argentia, mère de Jean Gaudin et de Gilia, donne son accord. (fº 31r-v)

HEC CARTA VENDICIONIS IOHANNIS GALDINI

Nº 153 - AOUT 1195
Cécile vend pour la somme de trente sous raimondins, à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le pré Gaudin et tous ceux qu'elle détient sur une terre située à Mas Thibert.
Poncia, soeur de Cécile, à la demande d'Arnaud de Champagnol, reconnaît avoir vendu pour la somme de trente sous raimondins, tout ce qu'elle possédait dans la totalité du terroir de Mas Thibert, et reconnaît avoir vendu cela de la même façon que Rostaing de Borrian, Raimond Bérenger et sa mère, qui ont aussi vendu à l'Hôpital tout ce qu'ils possédaient dans ce terroir. (fº 32r)

HEC EST CARTA VENDICIONIS CECILIE

Nº 154 - MAI 1195
Poncia, fillle de Rainoard Millac, vend pour la somme de trente sous à Jacques, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le pré Gaudin : Cf. nº 153. (fº 32r-v)

HEC CARTA VENDICIONIS PONCIE FILIE RAINOARDI MILLACI

Nº 155 - 1189
Geoffroy Guillaume, avec l'accord de sa femme Alamanna et de son fils Guillaume de Aisonato, vend pour la somme de huit cent soixante sous raimondins, à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, ce qu il possède entre le domaine de Mas Thibert et Raseiam : le tiers du pré qui a été partagé avec Bertand Guitberg, et le quart de la condamine qui a été partagée avec Pierre Raimond de la Tour; le tout est délimité par le Rhône et les Tamargueriis. (fº 32v-33r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5034.

HEC EST CARTA VENDICIONIS GAUFRIDI GUILLELMI

Nº 156 - DECEMBRE 1197
Raimond Béranger Roux, à la demande d'Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, reconnaît que dame Garsens, sa mère, a vendu pour la somme de vingt cinq sous, à Jacques qui était à l'époque de la vente commandeur de l'Hôpital, tous les droits qu'elle détenait sur le pré Gaudin. Cf. nos supra.
Raimond Béranger Roux vend pour la somme de trente sous raimondins tous ses droits sur la dite propriété, (fº 33r)

HEC EST CARTA DE PRATO GALDINO QUOD VENDIDIT R(AIMUNDUS) B(ERENGARIUS) RUFFUS

Nº 157 - AVRIL 1196
Guillaume Rainaud Sart vend à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous ses droits sur le Mas Thibert, depuis le bois qui appartenait jadis à Bertrand Guitbert jusqu'à Vernède. (fº 33r-v)

HEC EST CARTA DE HONORE QUOD VENDIDIT GUILLELMUS RAINALDUS SART IN MASTIBERTO

Nº 158 - MAI 1192
Accord entre Bertrand d'Arène et Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital.
Bertrand d'Arène qui réclamait la moitié du pré que Laure donna à l'Hôpital, a reconnu avoir vendu à Guillaume Baile tous ses droits sur ce pré pour la somme de trente sous raimondins. (fº 33v)

HEC EST CARTA DE PRATO LAURA QUOD EST IN MASTIBERTO QUOD VENDIDIT BERTRANDUS DE ARENA

Nº 159 - FEVRIER 1197
Raimond de Montolieu, pour la somme de trente sous raimondins, vend à Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, tous les droits qu'il détient sur le pré Gaudin. Cf. : nº 152. (fº 33v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS QUOD R. DE MONTE OLIUO FECIT DOMUI HOSPITALIS, SCILICET DE PRATO GALDINO ET DE MASTIBERTO ET A VALLATO QUOD APELLATUR ESFOLLAT USQUE IN CRAUO ET OMNE IUS QUOD HABEBAT USQUE AD PECIAM ROTUNDAM

Nº 160 - FEVRIER 1197
Bertrand de Rosanet, à la demande d'Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, reconnaît avoir vendu à Guillaume de Alvernico, commandeur de l'Hôpital, le pré qu'il possédait au Mas Thibert, pour la somme de quatre livres de Melgueil, et la vigne qu'il possédait à Colonnada située dans le domaine de l'Hôpital, pour la somme de quarante sous de Melgueil. Le pré ci-dessus est délimité à l'ouest par le pré qui appartint à Pierre Godefroy, et à l'est par le bois appartenant à l'Hôpital.
Et si il possède quelque droit que ce soit sur la maison que possède l'Hôpital et qui appartint à sa tante Calve, située près de la maison de Godinel, il le vend à Arnaud, commandeur, pour la somme de vingt cinq sous raimondins.
Il reconnaît avoir reçu de Guillaume Avostenc, Guillaume Baile et de Jacques, commandeurs de l'Hôpital, vingt cinq sous. Il y a quarante ans. (fº 34r)

HEC EST CARTA EMPTIONIS QUOD FECIT B. DE ROANETO DE PRATO QUOD HABEBAT IN MASTIBERTO ET DE VINEA QUE EST IN COLONNADA DOMUI HOSPITALIS ET ARNALDO DE CAMPAGNOLIS

Nº 161 - MAI 1194
Guillaume Porcellet et son frère Porcellus, donnent en accapte à Jacques, commandeur de l'Hôpital, contre la somme de quatre cent vingt sous raimondins et un cens annuel de deux setiers d'orge, l'île qui s'est formée devant Mas Thibert ainsi que toutes les îles qui viendront à apparaître, quelle que soit la cause de leur naissance, entre les deux rives du Rhône qui longe le terroir de Feude jusqu'à la terre qui appartint à Pierre Raimond de la Tour, (fº 34r-v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5034.

HEC EST CARTA INSULE MASTIBERTI; DE VENDITIONE QUOD FECIT GUILLELMUS PORCELLETUS ET PORCELLUS

Nº 162 - JUIN 1194
Pierre de Vérune vend, pour la somme de quatre mille sous raimondins à Jacques, commandeur de l'Hôpital, le domaine qui s'étend, en longueur, de l'extrémité du terroir appelé Feude jusqu'au fossé Paganum; en largeur, du Rhône jusqu'à la Crau; sur une autre largeur, des anciens fossés qui bordent la condamine qui appartint à Hugues Itier de Marseille jusqu'aux étangs de sel. Sont compris dans la vente, la «  lone de Taramars  » et tout ce qu'il possède jusqu'au terroir de Vernède.
Pierre de Vérune, Pierre Foulque et les autres seigneurs de Mauperthuis ont reconnu avoir vendu à Jacques, commandeur de l'Hôpital, la moitié du domaine qui a été délimité ci-dessus. Dans cette vente ne sont pas compris certaines terres et marais salants. Mais Pierre de Vérune concède à l'Hôpital ce qu'il possède de marais salants aux «  Cinsanigarum  », et cela jusqu'à la Crau. Si les eaux se retirent des marais concédés, ce qui entraînera leur dessèchement, le sol qu'elles laisseront à découvert appartiendra à l'Hôpital, (fº 34v-35r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5034.

HEC EST CARTA DE VENDITIONE QUOD FECIT PETRUS DE VERUNA DOMUI HOSPITALIS IN MASTIBERTO

Nº 163 - JANVIER 1192
Douce Rapin et Hugues, son fils, vendent pour la somme de six livres raimondines à Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital, le domaine tout entier et tous les droits qu'ils détiennent à présent, et ceux qu'ils détiendront à l'avenir sur la succession de Béranger d'Aix. (fº 35r-v)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM DULCIA RAPINA ET FILIUS SUUS FECIT SCILICET AD TORUM DE ANSERIC

Nº 164 - JANVIER 1192
Bernard Guillaume, Guillaume de Valleflor et Hugues Raimond, concèdent à perpétuité, pour la somme de soixante sous raimondins, à Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital, tous leurs droits sur leur part de l'héritage laissé par leur oncle défunt, Hugues de la Lande, soit que cette part leur revienne par l'intermédiaire de leur mère, soit qu'elle leur revienne directement. A savoir, le domaine qui s'étend depuis Feude jusqu'à la condamine de Bertrand de la Tour, depuis le Rhône et la condamine de Bertrand de la Tour jusqu'au fossé d'Escalfa et au fossé d'Estolfat, et jusqu'à la Crau.
En particulier, ils concèdent la terre que Guillaume Martin obtint jadis de l'Hôpital, à savoir celle que les Templiers détiennent. (fº 35v)

HEC EST CARTA RECORDATIONIS QUAM FECIT GUILLELMUS BAIULES CUM BERNARDO GUILLELMO ET GUILLELMO DE VALLEFLORE DE MASTIBERTO ET DE FEUDO

Nº 165 - 28 DECEMBRE 1188
Bertrand Guitberg vend pour la somme de quatorze cents sous raimondins (dont treize cents neufs, et cents anciens), et pour un boeuf, à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, tout le domaine qui s'étend depuis Mas Thibert jusqu'à la Vernède : un pré et ses dépendances. Il concède les droits de seigneurie qu'il détient sur ce pré et ses dépendances, non pour de l'argent, mais pour le salut de l'âme de son père et pour la rémission de ses péchés. Raimond Guitberg, fils de Bertrand Guitberg, approuve cette vente, (fº 36r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5033.

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM BERTRANDUS GUITBERTUS FECIT DOMUI HOSPITALIS IN MASTIBERTO

Nº 166 - JUIN 1178
Guillaume Bonfils et son fils Hugues de la Lande vendent pour la somme de deux cents sous à Guillaume de Alvernico, tous les droits qu'ils détiennent à Cinsana. (fº 36)

HEC EST CARTA VENDITIONIS QUAM GUILLELMUS BONUS FILIUS FECIT DOMUI HOSPITALIS IN CINSANA

Nº 167 - MARS 1194
Pierre Paganus, pour le salut de son âme et pour celui des âmes de sa parenté et pour la «  confrérie  », fait don à Jacques, commandeur de l'Hôpital, de la moitié du fossé Paganus situé en dessous de Mas Thibert, dans les étangs de sel. (fº 36r-v)

HEC EST CARTA DE DONO QUOD FECIT P. PAGANUS VALLATI QUOD PAGANUM APELLATUR

Nº 168 - OCTOBRE 1183
Bertrand Guitberg vend à Jean Escazole, pour la somme de vingt cinq sous régaliens, la moitié de la tâche, de la dîme, et tous les droits qu'il avait sur le pré que Jean possède à la Vernède avec Michel, du même sang que lui, et ses soeurs. Ce pré s'étend d'un côté jusqu'au Rhône, et de l'autre touche aux marais, (fº 36v)

HEC EST CARTA MASTIBERTI

Nº 169 - 1194
Raimond de Fos donne en accapte à Jacques, commandeur de l'Hôpital, pour la somme de mille sous raimondins, deux coussous, dont l'un s'appelle Fossa et l'autre Molledal, et autant de terres en friche, proches de prés qu'il possède à l'endroit dénommé Cocullus, que Raimond Malaossa jugeait valoir un cens de dix sous de la monnaie qui a cours à Fos, payables à Noël.
Ces deux pâturages seront libres de tout droit d'usage et de toute redevance attachée à leur jouissance à condition que les autres seigneurs de Fos veulent bien ne pas lever sur eux les redevances qu'ils ont le droit, dans une certaine mesure, de prélever. S'ils s'en abstiennent, Raimond de Fos s'abstiendra de son côté de lever les redevances auxquelles il a droit sur les pâturages qu'ils possèdent, (fº 36v-37r)

HEC EST CARTA DE ACCAPTO QUEM FECIT R. DE FOSCIDE DOMUI HOSPITALIS

Nº 170 MAI 1186
Procès entre Pierre Foulque et l'Hôpital, représenté par Guillaume Avostenc, commandeur, au sujet de terres vendues autrefois à l'Hôpital par Pierre Foulque, terres situées au Tor d'Enséric et au lieu-dit «  Mandole  ».
Après audition des témoins, l'Hôpital est reconnu légitime possesseur des terres achetées et Pierre Foulque condamné à verser à l'Hôpital une amende de vingt sous, (fº 37v-38r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5037.

HEC EST CARTA DE CONTROVERSIA QUAM ERAT INTER PETRUM FULCONEM ET DOMUM HOSPITALIS

Nº 171 - JUILLET 1199
Litige entre Raimond de Montolieu d'une part, et d'autre part Bertrand de la Tour, son frère, et l'Hôpital au sujet de l'honneur de la Vernède, héritage de leur père, Pierre-Raimond de la Tour.
Bertrand refait l'historique du partage entre les quatre fils, et reconnaît avoir cédé se part à l'Hôpital. Il renouvelle cette cession que ses trois frères approuvent, deux d'entre eux — Guillaume de la Tour et Raimond de Montolieu — recevront un dédommagement, (fº 37v - 38r)

HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE

Nº 172 - JANVIER 1198
Procès entre l'Hôpital et le Temple, représentés par leurs commandeurs, devant Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, au sujet de l'honneur de la Vernède cédé par Bertrand de la Tour (cf. nº 171) à la fois à l'Hôpital et au Temple. L'Hôpital obtient gain de cause, (fº 38r - 39r)
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 638, nº 1011.

HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE QUAM FUIT IUDICATA AD DOMUM HOSPITALIS

Nº 173 - MARS 1199
Jugement en appel de l'affaire précédente : cf. nº 172, qui se termine au bénéfice de l'Hôpital, le Temple renonçant définitivement à ses prétentions, (fº 39r-v)

HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE

Nº 174 - AVRIL 1201
Témoignages rendus par devant Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, que Bertrand de la Tour, présent, a publiquement et solennellement fait don de tous ses biens à l'Hôpital avec promesse d'entrer dans l'Ordre. (fº 39v)

HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE

Nº 175 - 23 MAI ET OCTOBRE 1197 JUILLET, 2 SEPTEMBRE ET 5 NOVEMBRE 1198
Compte-rendu de cinq séances du procès opposant l'Hôpital au Temple, au sujet de l'honneur de la Vernède, héritage des seigneurs de la Tour, (fº 39v - 41v)

HEC EST CARTA DE HONORE BERTRANDI DE TURRE

Nº 176 - JUILLET 1201
A la demande de fr. Pierre de Salvian, de l'Hôpital, Bertrand de la Tour reconnaît avoir reçu de l'Hôpital six cent soixante sous raimondins, trente sept setiers de millet, cinq setiers et une éminée d'orge. Il reconnaît qu'après ces dons, il a définitivement renoncé à réclamer quoi que ce soit à l'Hôpital. (fº 41v)

HEC EST CARTA BERTRANDI DE TURRE

Nº 177 - MAI 1197
Bertrand de la Tour déclare avoir vendu à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, le domaine tout entier de la Vernède, qui lui avait été attribué à la suite du partage des biens laissés par son père, et avoir reçu en échange la somme de trois mille cinq cents sous raimondins, deux paires de boeufs dressés, deux paires de boeufs non dressés et un jeune cheval. Maître Jacques, répondant de Bertrand de la Tour s'est vu remettre l'argent et les bêtes.
Ensuite a eu lieu la prise de possession de ce domaine par l'Hôpital.
Mais un parent de Bertrand de la Tour, Pierre Rainaud, intervient deux mois après cette vente, et le met en rapport avec Guillaume de Soliers, commandeur du Temple, qui promet de verser mille sous d'achat pour le domaine en question et avoir la jouissance de ce qu'il produit, dont le quart reviendrait à Bertrand de la Tour. Mais celui-ci n' a pas encore reçu l'argent promis par le Temple, (fº 41v - 42r)

HOC EST VADIMONIUM BERTRANDI DE TURRE

Nº 178 - DECEMBRE 1196
Raimond, Bernard, Hugues, et leurs trois soeurs, reconnaissent que leur père Raimonet Dodon, de Tarascon, a vendu à l'Hôpital, il y a de cela quinze ans, pour soixante sous raimondins anciens et vingt sous de Melgueil, les douze deniers qu'il recevait de Bertrand de la Tour pour une terre située à la Vernède, que ce dernier tenait de lui. (fº 42r)

HEC EST CARTA RAIMUNDI DODONIS

Nº 179 - OCTOBRE 1194
Bertrand de la Tour est reçu comme «  donat  » par l'Hôpital. A cette occasion il procède à un échange de ses domaines de la Vernède contre des terres situées au Plan du Bourg qui appartiennent à l'Hôpital. (fº 42r-v)

HEC EST CARTA DE ONORE BERTRANDI DE TURRE

Nº 180 - OCTOBRE 1196
Rappel des conditions contenues dans la pièce précédente, qui ont été respectées. Bertrand de la Tour renonce à ses droits sur la terre du Plan du Bourg, en échange d'une maison située près de l'église Ste Croix que lui donne l'Hôpital, (fº 43r)

HEC EST CARTA PERMUTACIONIS BERTRANDI DE TURRE

Nº 181
Ces deux chartes qui concernent Fos, doivent dater des débuts de l'Hôpital, avant que la maison de St. Thomas ne soit fondée, aux prémières années du XIIe siècle. Cf. une pièce de même type au nº 262. (fº 43v)

HEC CARTA DIVISIONIS PETRI RAINERII

Nº 182
Cf. le nº précédent.

HEC CARTA DE TABULIS SALINARIS QUAS HOSPITALE HABET IN TERRITORIO FOSCIS

Nº 183 - 25 AOUT 1201
Adalaïs Porcellet élit sépulture dans la maison de St. Thomas de l'Hôpital, qui reçoit d'elle une «  faïssa  » de pré située à Bagnolet près de la tenure achetée par l'Hôpital à Guillaume Porcellet.
Suivent les autres clauses du testament, (fº 43v)

HEC EST CARTA TESTAMENTI ADALACIE PORCELLETE

Nº 184 - FEVRIER 1200
Stéphane de Conquairac et son épouse donnent à l'Hôpital la totalité de leurs biens. L'Hôpital ne pourra prendre possession de cet héritage qu'après la mort des donateurs, (fº 44r)

HEC EST CARTA DONATIONIS STPHANI DE CONQUAIRAC ET BONE UXORIS EIUS

Nº 185 - JUILLET 1196 (*)
Le comte Sanche, frère d'Alphonse Ie roi d'Aragon, mort le 25 avril 1196, alors régent, se donne à l'Hôpital dans la maison de Cavaillon, en même temps que Pierre Martin d'Orès et Pierre de Labata. (fº 44r)
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, t. I, p. 626, nº 989.
F. Benoît, Recueil des actes des comtes de Provence, t. II, p. 1, nº 1.
(*) En juillet 1196 les dimanches tombent les 7, 14, 21 et 28


HEC EST CARTA DONATIONIS SANCTII COMITIS QUI SE IPSUM DEO ET HOSPITALI DEDIT

Nº 186 - 13 DECEMBRE 1182
Alphonse Ie, roi d'Aragon, et Stéphane, comte de Provence, confèrent divers privilèges et franchises à l'Hôpital, (fº 44r-v)

HEC EST CARTA DONI HILDEPHONSI REGIS ARAGONIS ET STEPHANI COMITIS

Nº 187 - OCTOBRE 1194
Raimond Laugier qui institue héritière sa femme, donne la seigneurie de sa maison à l'Hôpital. Il fait remise de quatre marcs sur les vingt que lui doit la maison St. Thomas. Il lègue à St. Michel de Frigolet et à l'Hôpital sa condamine de Costaz, dont le fruit, que doivent lui apporter les chanoines, revient à se femme.
Il demande la sépulture au cimetière de l'Hôpital St. Thomas, auquel il laisse son lit.
Suivent de nombreux autres legs, (fº 44v - 45r)

HOC EST TESTAMENTUM RAIMUNDI LAUGERII

Nº 188 - (...?) - (...?) (*)
Cap Saur élit sépulture à l'Hôpital de St. Thomas auquel il lègue cinq cents sous, son cheval de guerre (rocinum), son armure, une maison à Laurade, la tâche qu'il levait à Eyrargues et que sa femme doit racheter.
Suivent de nombreux autres legs, (fº 45)
(*) Le seul repère pour une datation approximative est la mort de Bertrand Trabustole survenue en juin 1202 : nº 231.

HOC EST TESTAMENTUM CAP SAUR.

Nº 189 - JUIN 1170
Raimond Paganus, sur le conseil de son frère Guillaume, institue l'Hôpital St. Jean de Jérusalem son héritier pour le cens et tout l'honneur de son alleu, s'il vient à mourir sans descendance légitime.
Il prête hommage à l'Hôpital entre les mains de fr. Guy de Mahy, commandeur outre-mer, et de fr. Guiraud de St. André, prieur de St. Gilles. Il donnera une livre de cire comme cens annuel, (fº 45r-v)

HOC EST TESTAMENTUM RAIMUNDI PAGANI

Nº 190 - 1200
Pierre Redon et sa femme Resplandine ont décidé de faire don de leur personne et de leurs biens, tant mobiliers qu'immobiliers, à l'Hôpital st Jean de Jérusalem, entre les mains de Raimond d'Aguille, prieur de St.Gilles, (fº 45v)

HEC EST CARTA DONI P. REDON ET UXORIS EIUS QUI SE IPSOS DEO ET HOSPITALI DEDERUNT

Nº 191 - 1146
Pierre, abbé du monastère de St. Gilles, avec l'accord de son chapitre, donne à Martin Lombard une vigne située dans le terroir de Trinquetaille, plus celle reçue de Pierre Emalric.
A son tour, Martin Lombard, après avoir pris conseil de Raimond de Baux, sa femme et ses fils, donne à l'abbaye les maisons et le courtil situés entre le cloître de Trinquetaille et le mur de Barres, (fº 45v)

HOC EST DONUM QUOD PETRUS, ABBAS S. EGIDII, MARTINE DONAVIT

Nº 192 - AVANT 25 MARS 1197 [n.s. 1198]
Raimond de Montolieu déclare que Douce Rainoard a bien légué à l'Hôpital la terre qu'elle détenait à Mézens; cette terre était d'ailleurs grevée d'une hypothèque de quatre cents sous de Melgueil dûs à Pierre Gabard; cette terre est délimitée sur les deux côtés par un domaine d'Imbert, archvêque d'Arles, sur un autre côté par la terre de Pierre Gabard.
De plus, il donne à l'Hôpital tout ce qu'il détient dans l'espace délimité ci-dessus et sur les prolongements, avec les pâturages qui s y trouvent. En échange, il reçoit la somme de quatre cents sous raimondins neufs, moins vingt sous, (fº 46)

HOC EST CARTA PROFESSIONIS RAIMUNDI DE MONTE OLIVO TESTAMENTI SCILICET DULCIE RAINOARDE

Nº 193 - JANVIER 1201
Raimond de Mont-Pezat, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, déclare solennellement avoir donné en accapte à Pons Scriptor et à ses descendants, une vigne située dans la plaine d'Arles. Pour prix de cette donation en accapte, Pons Scriptor a versé la somme de dix sous raimondins et il s'engage à verser comme redevance annuelle à l'Hôpital la moitié de ce que produit cette vigne. Il doit en porter le fruit à la barque de l'Hôpital. En plus, il prélèvera sur chacune des deux «  carterées  » une saumée pour l'Hôpital, et versera un cens de un denier, (f) 46r)

HOC EST ACAPTUM PONCII SCRIPTORIS

Nº 194 - 1192
Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, donne en accapte à Stéphane Randon un casal à bâtir que l'Hôpital possède sur le terroir de la villa de Noves, près de Barres, contre le versement d'une somme de douze sous et une redevance annuelle de deux sous, (fº 46v)

HEC EST CARTA ACAPITIS STEPHANI RANDONIS APUD NOUAS CUIUSDAM CASALIS

Nº 195 - AOUT 1191
En présence d'Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, Guillaume Baile, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, rend public le testament de Pierre Garnier certifié conforme par témoins.
Il lègue en particulier à l'Hôpital, du bétail et ses droits sur des moulins de S. Andéol.
Cf. etiam nº 301 (fº 46v)

HOC EST TESTAMENTUM PUBLICATUM PETRI GARNERII

Nº 196 - 1191
Guillaume Baile, commandeur, donne en accapte à Guiraud Besson les terres et la ferme que détenait Marie Ricard, à condition qu'il ne vende, ni ne mette en gage, ni ne se défasse d'une façon quelconque, sinon en faveur d'un héritier direct, de ce qu'on lui a donné. S'il meurt sans héritier, la ferme et les terres reviendront à l'Hôpital.
Ce domaine, situé sur le chemin d'Azégat, comprend douze pièces de terres, un pré et une maison.
Pour cette donation en accapte Guiraud Besson à versé à l'Hôpital la somme de vingt cinq sous, et il promet d'apporter à l'Hôpital chaque année, sur le terroir de St. Andiol, une redevance d'un boisseau de froment, selon la mesure de Tarascon. L'Hôpital le considère comme son homme, (fº 47r)

HEC EST CARTA ACAPITIS GERALDI BESSONI

Nº 197 - 1157
Poncia d'Agout et ses fils Isnard d'Entrevennes, Bertrand de Misone, Rostang et Raimond d'Agout, vendent pour la somme de trois cents sous de Melgueil tous les droits qu'ils ont sur la donation faite à l'Hôpital par Archimbaud et son épouse. Cette donation consistait en la totalité de ce qu'Archimbaud et son épouse possédaient à Cabannes et sur le territoire de Cabannes. Cf. nº 204. (fº 47r)

HEC EST CARTA VENDICIONIS PONCIE DE AGOLT ET FILIORUM SUORUM

Nº 198 - AOUT 1190
Pierre de Baux et son épouse Poncia se donnent à l'Hôpital. En retour Guillaume Baile, commandeur, leur accorde tout honneur sur la villa de Cabannes. Cf. nº 204.
Pierre de Baux devra verser chaque année à l'Hôpital les redevances suivantes : trois saumées de céréales (une de froment, une de seigle, une d'orge), mesurées avec le nouveau setier de Tarascon, et deux aisinées de vin pur. (fº 47r-v)

HEC EST CARTA QUOD PETRUS DE BAUCIO ET UXOR EIUS DEDERUNT SE IPSOS DEO ET HOSPITALI

Nº 199 - 27 NOVEMBRE 1197
Privilège de Célestin III en faveur de l'Hôpital relatif à la dîme et aux droits de sépulture, (fº 47r-v)
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, t. I, p. 634, nº 1003.

DE CONFIRMATIONE ECCLESIE S. THOME

Nº 200 - JUILLET 1198
Maître Guiraud, frère de feu Pierre de Rodence, déclare mettre fin à un conflit avec l'Hôpital au sujet de neuf livres raimondines et demie, et du produit de la vente de futaies à l'Hôpital, (fº 47v)

DE FINE FACTO MAGISTRI GIRALDI FRATRIS PETRI DE RODENCIA

Nº 201 - (...?) - (...?) (*)
Arnaud concède à Guillaume Avostenc, commandeur de l'Hôpital, l/10º des produits de la totalité de la terre et du bois qu'il possède près de Rodanet. (fº 47v)
(*) Datable par Guillaume Avostenc, commandeur de 1182 à 1189.

HEC CARTA DONATIONIS ARNALDI

Nº 202 - OCTOBRE 1208
Liste des redevances dues à l'Hôpital de St. Thomas : (avec en plus, l'énumération des vignes, des terres, des bois, des fermes et des maisons sur lesquels l'Hôpital a des droits lorsqu'il ne les possède pas).
Cette charte qui est très longue peut être découpée de la façon suivante :
1º Concerne surtout des vignes (avec des allusions à des terres et des bois).
2º Concerne essentiellement des redevances en nature ou en argent, en général elles proviennent d'une habitation.
3º Concerne des redevances de toutes sortes et provenant d'habitations, de terres, etc.
4º Doit être divisé en deux :
a) Concerne le fief donné par Raimond Avostenc à l'Hôpital et les droits que l'Hôpital a dessus.
b) Concerne Guiran, fils de Guillaume Guiran. (fº 47v - 49v)

HIC EST HONOR RAINALDI AUTARDI DONAT DECIMUM

Nº 203 - (1195-1205) (*)
Raimond Pierre vend à Pierre Garnier et à son frère, pour la somme de cent soixante sous, tous les droits qu'il détient sur des moulins, (fº 49v)
(*) Un acte (nº 229) est signé en juin 1203 chez Raimond Pierre, en présence de Raimond Garnier, consul. Le présent acte doit se situer dans les années qui précèdent.

HEC CARTA VENDICIONIS RAIMUNDI PETRI

Nº 204 - (1190-1205) (*)
Etat de l'honneur de Cabannes que possède l'Hôpital. Cf. nº 197, 198. (fº 49v)
(*) Datable par Raimond de St Andiol, consul que l'on voit paraitre dans de nombreux actes entre 1190 et 1207.

HIC EST HONOR QUEM HOSPITALE HABET APUD VILLAM DE CABANIS

Nº 205 - (1202-1212) (*)
Etat de l'honneur de St. Andiol que possède l'Hôpital. Ensuite, bref de la redevance due par Stéphane de Randon pour le casal que l'Hôpital lui a donné en accapte. Cf. nº 194.
Liste des privilèges obtenus de Dame Cristane (Porcellet), Dame Barale (femme de Hugues de Baux), Bertrand de Baux, Raimond de Baux. Cf. nº 215.
Enfin, notification de l'accord qui a mis fin au conflit entre Pierre de Faucon, prieur de St. Gilles, et Michel de Mouriez, archevêque d'Arles, au sujet de l'honneur possédé par l'Hôpital aux Corrèges, Bannoles, et Port Arnaut.
(*) Michel Mouriez, archevêque d'Arles de 1202 à 1217.

HIC EST HONOR QUEM HOSPITALE HABET AD S. ANDEOLUM

Nº 206 - SEPTEMBRE 1150
Raimond, comte de Barcelone, et son neveu Raimond Bérenger III, comte de Provence, concèdent à l'Hôpital le village de St. Michel de Puy Moisson et tout son finage.
De plus, ils concèdent aux Hospitaliers le droit d'hébergement dans toutes les villes et tous les châteaux de Provence, ainsi que le droit de ramasser du bois mort dans la forêt de pins (silva pinencha) de Camargues.
Enfin, il les exempte des droits de péage, (fº 50v)

HEC CARTA DONI RAIMUNDI COMITIS

Nº 207
Le titre qui suit se trouve au f) 50v-B, in fine. Au f) 51r-a on trouve le texte qui est celui de la fin d'une charte dont les témoins se retrouvent au nº 194. Il est évident que deux folios au moins, qui s'interlaient entre le fº 50 et le fº 51, ont sauté, probablement arrachés. Opération facile, car situés au centre du cahier, accomplie cependant avant que soit établie la foliotation qui date du XVIIIe siècle.

HEC EST CARTA AFRANCAMENTI HOSPITALIS A DOMINO OTONE ROMANORUM IMPERATORE

Nº 208 - 25 MARS 1210
Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital, donne en accapte à Rostang Guillaume et ses descendants, un casaL situé à Laurade, moyennant un cens annuel de six deniers. Pour l'accapte il a été versé cinq sous raimondins neufs, (fº 51r)

HEC EST CARTA ACAPITIS ROSTAGNI GUILLELMI

Nº 209 - MARS 1207 [n.s. 1208]
Amiel, fils de feu Bérenger Baston, avec l'approbation de sa mère, vend à Bermond de Luanson, commandeur de l'Hôpital, pour la somme de six cents sous raimondins neufs, les nombreux cens dont il fournit la liste, (fº 51r - 52r)

HEC EST CARTA VENDICIONIS AMELII BASTONI FILII QUONDAM BERENGARII BASTONI

Nº 210 - 3 JUIN 1210
Agnès, veuve de Hugues Pellissier, se donne à l'Hôpital, qui la reçoit comme «  soeur  ».
Cf. nº 112 et nº 230 (doublet). (fº 52r-v)

HEC EST CARTA QUOD AGNES PELLIPARIA SE ET RES SUAS DEO ET HOSPITALI DONAVIT

Nº 211 - SEPTEMBRE 1210
Litige entre l'Hôpital et Huguette, fille de Hugues Pélissier, au sujet de la donation faite par sa mère à l'Hôpital : cf. nº 210, et de la part qui lui revient sur l'héritage paternel. Controverse terminée par un dédommagement de trois mille huit cent sous raimondins neufs versés par l'Hôpital à Huguette et à son mari Guillaume Hugues, (fº 52v - 53v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5049.

HEC CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET UGE PELLIPARIE

Nº 212 - OCTOBRE 1210
Déposition des témoins produits par Agnès Pellissier devant Michel de Mouriès, archevêque d'Arles, à l'occasion du procès intenté à l'Hôpital par sa fille et son gendre, cf. nº 211. (fº 53v - 55r)

HII SUNT TESTES PRODUCTOS IN MODUM PUBLICATIONIS AB AGNETE PELLIPARIA

Nº 213 - 6 NOVEMBRE 1210
Marie, fille de feu Raimond Avostenc, en présence de Guillaume de Castris, son mari, concède à l'Hôpital une maison qui a appartenu à Hugues Pellissier, et toutes ses dépendances, pour cinq cent cinquante sous raimondins neufs. Elle se réserve cependant le cens annuel de six deniers, (fº 55r-v)

HEC EST CARTA LAUDATIONIS ET CONCESSIONIS MARIE, FILIE RAIMUNDI AOSTENC

Nº 214 - MARS 1204 [n.s. 1205]
Raimond de Mont-Pesat, commandeur de l'Hôpital, donne en accapte à Guillaume de Cabannes et à ses descendants, une maison que l'Hôpital possède dans la ville d'Arles. En contre-partie, celui-ci promet de verser à l'Hôpital une redevance annuelle de dix sous. Pour accapte il donne quinze cents sous raimondins neufs, (fº 55v - 56r)

HEC EST CARTA ACAPITI STARI GUILLELMI DE CABANNIS ET DONAT X SOL. CENS.

Nº 215 - 25-31 MARS 1209 (OU 1-24 MARS 1210 ?)
Hugues de Baux et Bairale, sa femme, concèdent à perpétuité à Pierre de Faucon, prieur de St. Gilles, pour tous les Hospitaliers, l'exemption des droits à payer sur les ports qui sont en leur seigneurie, (fº 56r-v)
Pub. : Delaville-le-Roulx, II, p. 106, nº 1327.

HEC EST CARTA QUOD UGO DE BAUCIO AFRANCHI HOSPITALE QUOD FRATRES POSSUNT TRANSIRE LIBERE PER OMNES PORTUS RODANI AD EUM PERTINENTIBUS

Nº 216 - 11 DECEMBRE 1210
Sacristane, de la famille des Porcellets, renonce en faveur de l'Hôpital à sa part de droits — le quart — sur les entrées au port d'Arles, (fº 56v)

HEC EST CARTA AFRANCHAMENTI EX PORTIBUS PERTINENTIBUS DOMINE SACRISTANE

Nº 217 - AOUT 1204
Controverse entre Guillaume de Jonquières et Arnaud de Champagnol, commandeur, par devant Bernard Ferréol.
Guillaume de Jonquières réclamait la maison de Pierre Garcin, ayant appartenue à Julien Budelier, son grand-père. Arnaud de Champagnol lui rétorqua que Guillaumette Garcin avait fait don à l'Hôpital de cette maison.
L'accord suivant met un terme à cette controverse : Arnaud de Champagnol verse la somme de quatre cent cinquante sous raimondins neufs à Guillaume de Jonquières qui renonce à réclamer cette maison, (fº 56v -57r)

HEC CARTA DIFFINICIONIS GUILLELMI DE IUNQUERIIS ET HOSPITALIS

Nº 218 - FEVRIER 1206 [n.s. 1207]
Guillaume Hugues de St. Pierre donne à l'Hôpital le «  contre-fort  » ( «  cargamentum,- ») du mur qui appartient à la mère de Guillaume Stéphane et qui sépare la maison de Guillaume de Cabannes de celle de la mère de Guillaume Stéphane, (fº 57r)

HEC CARTA CARGAMENTI PARIETIS GUILLELMI UGONIS

Nº 219 - NOVEMBRE 1208
Bertrand Anfos et Béraud, exécuteurs testamentaires de Pierre Chaucenne, vendent pour la somme de huit cents sous raimondins à l'Hôpital, la maison qui appartint à Pierre Chaucenne située dans la ville d'Arles.
Jehan Chaucenne, frère de Pierre Chaucenne, et Douce, sa soeur, donnent leur accord à cette vente, (fº 57r-v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS BERTRANDI ANFOSSI ET BERAUDI, GADIATORUM PETRI CHAUSSENNE

Nº 220 - MAI 1210
Stéphane de Bon An et sa femme, Marie Rufe, vendent pour la somme de onze livres raimondines à l'Hôpital les droits qu'ils détiennent sur deux maisons, (fº 57v - 58r)

HEC EST CARTA VENDICIONIS STEPHANI DE BONO ANNO ET UXORIS EIUS

Nº 221 - OCTOBRE 1208
Bernard Baston, à titre d'échange, donne à l'Hôpital les redevances qu'il levait sur onze quarterées de vignes situées à Rodanet, à savoir : vingt deux setiers, moitié d'orge, moitié de froment, cinq sous et six deniers, ainsi que tous les autres droits qu'il détenait sur ces onze quarterées. Quatre appartiennent à Pierre de Bezouce, deux appartiennent à Pierre Martin, deux appartiennent à Durant Tornator, deux à Pierre Portanier, une à Guillaume Adalbert, jointe aux vignes de Pierre Portanier; et la possession de chaque quarterée s'accompagne d'une redevance de deux setiers : un setier de froment, un setier d'orge et d'une redevance de six deniers, qui doit être versée désormais, chaque année, à l'Hôpital.
En contre-partie, l'Hôpital donne à Bernard Baston deux terres et tous les droits qu'il détient sur le bois des Alexandres. Imbert d'Eyguières, archevêque, se porte garant de la bonne foi de Bernard Baston.
Bernard de Lusenzon, au nom de l'Hôpital, situe les deux terres qui sont aux Corrèges de Trinquetaille, et fait don à Bernard Baston du droit de propriété éminent et d'une redevance de six deniers que l'Hôpital possède sur le bois, ainsi que de tous les autres droits. Pierre Audebert se porte garant de la bonne foi de Bremond de Lusenzon.
Audiarde, abbesse de St. Césaire, accepte de concéder à Bernard Baston la terre que détient son monastère, mais elle garde les droits de tasque, dîme et tretzain. (fº 58r - 59r)

HEC CARTA PERMUTACIONIS BERNARDI BASTONIS

Nº 222 - 23 AOUT 1209
Controverse entre Guillaume Bérenger, prieur de l'église Ste Marie, et Arnaud de Champagnol, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas. L'intervention de Hugues de Baux et de Autard, avocat, a mis un terme à cette controverse.
Cause du litige : le prieur de l'église de Ste Marie réclamait le dixième des produits de la condamine que possède l'Hôpital Rodanet, tous les frais causés par la levée du 1/10º étant déduits. Le commandeur refusait de prendre en considération la réclamation du prieur.
Finalement, après que soit intervenu Hugues de Baux, les deux parties se sont mises d'accord sur la convention suivante : le prieur recevra la moitié du 1/10º des produits de la condamine; quant à l'Hôpital, il retiendra le 1/3 de cette moitié pour la «  gardia  » — surveillance — de la levée de ce droit.
Aube, soeur du prieur, se porte garante de la bonne foi de son frère auprès de Hugues de Baux et verse une caution de mille sous raimondins neufs. (fº 59r-v)

HEC EST CARTA DIFFINICIONIS PRIORI DE TRENCATALLIS ET HOSPITALIS S. THOME

Nº 223 - 1209
Dame Bairale, femme de Hugues de Baux, vend à l'Hôpital pour la somme de huit mille cinq cents raimondins neufs, deux terres situées à Gimel, dont elle a hérité lorsque dame Adalaicie, sa mère, est morte.
Dame Bairale et son époux, Hugues de Baux, jurent que ces deux terres ne font pas partie de la dot qui a été donnée à Dame Bairale au moment de son mariage, (fº 59v - 60r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.

HEC CARTA DE DUABUS TERRIS QUAS BAIRALA VENDIT HOSPITALI

Nº 224 - SEPTEMBRE 1204
Bertrand Porcellet vend pour la somme de mille sept cents sous raimondins et pour un boeuf «  brau  » de trois ans, le 1/5º de ce que lui donne la condamine de la Furane, ainsi que la seigneurie et tous les autres droits qu'il détient sur cette condamine. (fº 60r-v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5045.

HEC EST CARTA VENDICIONIS BERTRANDI PORCELLETI

Nº 225 - JUILLET 1210
Controverse entre Michel, archevêque d'Arles, et l'Hôpital. L'archevêque voulait lever la dîme sur les terres suivantes qui appartiennent à l'Hôpital :
— la condamine de la Furane qui appartint à Bertrand Porcellet;
— les terres qui appartinrent à Guillaume Bonit;
— les terres que l'Hôpital détenait à St. Eustorge et Badasacs;
— toutes les terres que l'Hôpital détenait près de Maillane.

Le commandeur estimait que l'archevêque ne pouvait lever la dîme que sur une partie de ces terres. Les deux parties se sont entendues sur le versement d'une somme de deux mille sous, et l'accord suivant a été réalisé :
L'archevêque lèvera désormais la moitié de la dîme sur la condamine toute entière de Port-Arnaud, la moitié de cette moitié de dîme reviendra à l'Eglise de Trinquetaille. Il lèvera aussi la moitié de la dîme sur la totalité des terres neuves et anciennes que possède l'Hôpital dans le terroir de Maillane. Quant aux autres terres mentionnées : la condamine de la Furan, les terres qui appartinrent à Guillaume Bonit, les terres que l'Hôpital possédait à St. Eustorge et à Badasacs, sont libres et ne peuvent être imposées.
De plus, les boeufs, les vaches, et tout le bétail appartenant à l'Hôpital, ne sont frappés d'aucune redevance.
Celle des parties qui ne respectera pas cette sentence sera frappée d'une amende de deux mille sous, (fº 60T - 61r)

HEC EST CARTA DIFFINICIONIS DOMINI ARCHIEPISCOPI MICHAELIS ET HOSPITALIS

Nº 226 - 14 SEPTEMBRE 1209
Huguette, fille de feu Pierre Nègre, avec l'accord de son mari, Guillaume Vache, vend à l'Hôpital pour la somme de quatre livres raimondines, la vigne qu'elle possédait à St. Médier, sur laquelle l'Hôpital prélève le droit de quarte et la dîme, (fº 61r-v) HEC EST CARTA VENDITIONIS UGUE FILIE QUONDAM PETRI NIGRI Nº 227 - JUIN 1202
Echange entre Bertrand Trabustol et l'Hôpital de deux vignes, contre un pré situé au terroir de St. Michel, et parmi d'autres prés appartenant déjà à Bertrand Trabustol. (fº 61v)

HEC EST CARTA PERMUTACIONIS BERTRANDI TRABUSTULI

Nº 228 - MARS 1202
Raimond et Geoffroy, fils de Bertrand Trabustol, déclarent à Seignoret, commandeur de l'Hôpital de St. Tomas, qu'il est vrai que leur père a donné, à titre d'échange, la vigne qu'il possédait dans le terroir de St. Michel, qui est proche d'une vigne appartenant à l'Hôpital, et qu'il a reçu en contre-partie trois vignes que l'Hôpital possédait près de leurs vignes, et qu'il a par ailleurs donné à l'Hôpital la seigneurie qu'il détenait sur les vignes de ce terroir de St. Michel; le contrat étant sur charte-partie.
Et ils déclarent, en plus, qu'ils donnent à leur tour la vigne et la seigneurie en question à l'Hôpital. Mais ils exigent, en contre-partie, de pouvoir prélever le produit des vignes du terroir de St. Michel pendant cinq ans d'affilée, ainsi que le versement d'une somme de sept cents sous raimondins qui était due à leur père, (fº 26r)

HEC EST CARTA CONFESSIONIS ET RECOGNOCIONIS RAIMUNDI ET GAUFRIDI

Nº 229 - JUIN 1203
Pierre Bouteille vend à Vincent et Pons, frères de l'Hôpital, et à Guillaume Cabannes, Benoît Barral, Hugues de Tor, Stéphane de Portai, Pons Guerenguier, pour la somme de onze cents sous raimondins neufs, la moitié du droit de tasche, de dîme et de seigneurie qu'il levait sur le fief de Bouteille ainsi que toutes autres redevances.
Sur cet achat l'Hôpital prélève la cinquième partie, dans laquelle est compris le droit de tasche et de dîme que l'Hôpital possède sur trois terres de ce fief. (fº 62r-v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS PETRI BOTELLE

Nº 230
Cf. la charte nº 210, doublet, (fº 62v - 63r)

Nº 231 - JUIN 1202
Testament de Bertrand Trabustol qui lègue à l'Hôpital la tierce et la dîme sur la moitié du clos de vignes qu'il possède à St-Michel, ses enfants demeurant bénéficiaires du cens.
Ses autres héritiers dont sa femme qui attend un enfant, sa fille dont il désire que sous le contrôle de l'Hôpital elle se fasse moniale, ses fils Raimond et Geoffroy qui jusqu'à l'âge de 25 ans sont placés sous la protection de l'Hôpital.
Après la mort de Bertrand Trabustol, qui survient dans le mois, en présence d'Imbert, archevêque d'Arles, a lieu la reconnaissance solennelle du testament et sa publication, (fº 63r-v)

HEC EST CARTA TESTAMENTI BERTRANDI TRABUSTULI

Nº 232 - JANVIER 1209 [n.8. 1210]
Litige entre l'Hôpital et Pierre Capnier, fils de feu Pons Capnier, sa soeur Guillaumette qui défend aussi les intérêts de son mari Pierre Bernard, et Pierre Geoffroy qui défend les intérêts de son épouse Resplandine, sœur de Pierre Capnier.
Il porte sur le domaine qui appartenait aux deux frères Pierre et Pons Capnier, défunts, tenu par Pierre Rebol, et qui s'étend depuis la tour de Geoffroy Baston jusqu'à l'église de Molz, jusqu'à l'étang de Vaccarès et jusqu'à La Cairana. Les enfants de Pons Capnier réclament ce domaine prétendant qu'il leur revient par droit de succession. Arnaud de Champagnol leur répond que ce domaine avait été donné à l'Hôpital par Pierre Rebol, après achat. Les deux parties se sont entendues sur le compromis suivant : les Capnier promettent solennellement de cesser toute poursuite contre l'Hôpital qui leur verse la somme de six cents sous raimondins neufs, (fº 63v - 64v)

HEC EST CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET PETRI CAPNERII

Nº 233 - JUIN 1208
Testament de Pierre Rebol qui institue l'Hôpital son légataire universel, sauf mille sous laissés à sa femme, (fº 64v)

HEC EST TESTAMENTI ET LEGATIONIS PETRI REBOLL DE VILLANOVA

Nº 234 - SEPTEMBRE 1200
Litige entre l'Hôpital et Raimond Corrigier, tuteur des enfants de feu Pierre Nègre.
L'Hôpital prétend au droit de tierce et de dîme sur la vigne de feu Pierre Nègre. Raimond Corrigier rétorque que l'Hôpital ne peut lever que le quarteau.
Au terme du compromis l'Hôpital lèvera le quarteau et la dîme, (fº 64v - 65r)

HEC CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET RAIMUNDI CORRIGIARII, TUTORIS LIBERORUM PETRI NIGRI

Nº 235 - SEPTEMBRE 1200
Cf. charte précédente, (fº 65v)

HEC CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET RAIMUNDI CORRIGIARII PRO PUPILLIS PETRI NIGRI

Nº 236 - AOUT 1203
Bertrand Teste-Grasse concède à l'Hôpital le droit perpétuel de lever une redevance de douze deniers sur sa maison et sur les terres franches et allodiales qu'il possède dans la plaine de Méséfrech. Il lègue à Cécile, une bâtarde, ainsi qu'à son mari, Pons Froment, les deux terres en question. Il leur lègue aussi tous les autres biens qu'il a, à l'exception des vignes qu'il possède, et dont l'usufruit lui revient, ainsi qu'à sa femme, tout au long de leur vie. Il garde aussi cinq cents sous pour lui et cinq cents pour sa femme. A la mort de ses héritiers, Cécile et son mari, les biens qu'il leur a légués reviendront à l'Hôpital.
Bertrand Teste-Grasse est placé sous la protection de l'Hôpital, et jouira des bienfaits spirituels de la confraternité. (fº 65r-v)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5035.

HEC CARTA DONATIONIS ET CESSIONIS BERTRANDI TESTAGRASSA

Nº 237 - AOUT 1207
Pons Durant et Pons Baude, exécuteurs testamentaires de Raimond de St. Andiol, déclarent qu'ils ont reçu de la main de Jehan de Site, sous-commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, la somme de mille sous raimondins neufs que l'Hôpital devait à Raimond de St. Andiol.
Pons Baude déclare en plus qu'on lui a rendu les cent sous qu'il avait prêtés à l'Hôpital, (fº 65v - 66r)

HEC EST CARTA CONCESSIONIS PONCII DURANTI ET PONCII BAUDO TUTORUM RAIMUNDI DE S. ANDEOLO

Nº 238 - AVRIL 1204
Bertrand Garin vend pour la somme de six livres raimondines neuves à l'Hôpital, tous les droits qu'il détient sur les biens légués par Guillaume Bonet à l'Hôpital, (fº 66r)

HEC EST CARTA LAUDATIONIS BERTRANDI GARINI

Nº 239 - JANVIER 1201
Geoffroy Baston loue à Stéphane Barcilone et à Pierre Fischalier et à leurs descendants, la demeure de feu Pierre Barcilone. Il reçoit en accapte pour cette donation soixante sous raimondins. (fº 66r-v)

HEC EST CARTA LAUDAMENTI GAUFREDI BASTONI

Nº 240 - OCTOBRE 1200
Audebert de Port Eyguières se donne comme frère à l'Hôpital et lui lègue tous ses biens, (fº 66v)

HEC EST CARTA CONCESSIONIS AUDEBERTI DE PORTAIGUIEIRA

Nº 241 - DECEMBRE 1207
Miracle, femme de Michel Pradier, en accord avec son mari, vend à l'Hôpital tous les droits qu'elle détenait sur ce que possédait son oncle, feu Guillaume Arimier, dans le terroir de Gimels, et qu'il lui avait légué, pour la somme de quatre livres raimondines neuves.
Guillaume Pradier, fils de Michel et Miracle Pradier, donne son accord à cette vente, (fº 66v - 67r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.

HEC EST CARTA DONI MIRACLE ET MICHAELIS PRADERII, VIRO EIUS

Nº 242 - MARS 1207 [n.s. 1208]
Litige entre l'Hôpital et Guillaume Autard à propos d'un fossé à Gimels, situé entre une terre appartenant à l'Hôpital et une terre appartenant à Guillaume Autard. Ce dernier prétend que ce fossé à été creusé dans un sol qui lui appartient. Il a donc droit de le ramener à ses dimensions d'autrefois. L'Hôpital prétend exactement le contraire.
Les deux parties se sont entendues sur le compromis suivant : Guillaume Autard a vendu pour un poulain et la somme de dix sous raimondins neufs à l'Hôpital tous les droits qu'il détenait sur le fossé en question et sur la terre qui appartenait à l'Hôpital, délimitée sur trois côtés par un domaine appartenant à l'Hôpital, et sur le dernier côté par la terre que coupe en son milieu le fossé objet du litige, (fº 67r-v)

HEC EST CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET GUILLELMI AUTARDI

Nº 243 - MAI 1202
Raimond Bezcelin vend pour la somme de sept cent dix sous raimondins vieux à l'Hôpital sa maison ainsi que toutes ses dépendances, (fº 67v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS RAIMUNDI BEZCELINI

Nº 244 - MAI 1194
Lecture publique du testament de Pierre Garcin avec présentation de témoins assermentés.
Guillaumette lit le testament rédigé par son mari, en présence des consuls et de Pierre de Léon, homme de loi. Elle produit ensuite ses témoins, qui ont assisté à la rédaction de ce testament, rédigé vingt ans auparavant et validé par Pierre Aribert, chez lui, parce que malade, en présence des consuls, (fº 68r)

HOC EST PUBLICAMENTUM TESTAMENTI PETRI GARCINI

Nº 245 - SEPTEMBRE 1209
Joziane, au nom de son mari Felguérias, et au nom des siens, vend à l'Hôpital pour la somme de six livres raimondines neuves et pour une durée de quatre ans, à partir de la St. Michel, sa part, c'est-à-dire la moitié des pâturages du coussou de Molaria situé entre le coussou de Colobriz, celui de Las Aradas et celui de Tor de Las Eiras.
Au cas où elle vendrait à quelqu'un d'autre sa part, avant que le délai stipulé dans le contrat ne soit écoulé, elle s'engage à verser à l'Hôpital quarante sous pour chaque année de perdue correspondant à l'usufruit annuel de cette part, (fº 68r-v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS IOZIANE

Nº 246 - DECEMBRE 1209 (*)
Litige entre l'Hôpital et Bertrand Cotaron, et ses neveux Martin et Rostaing, au sujet du domaine qui est situé dans le finage de Mas Thibert au Tort d'Enséric. Le domaine en litige a été jadis vendu à l'Hôpital par Guillaume Rainaud Sart.
Bertrand Cotaron et ses neveux prétendent que la moitié du domaine en question leur revient, ce que la partie adverse conteste. Les deux parties s'entendent sur le compromis suivant : Bertrand Cotaron et ses neveux, Martin et Rostaing, cèdent leurs droits contre une paire de bons boeufs à chacun, (fº 68v - 69r)
(*) Sur un litige identique entre les filles de Guillaume Rainaud Sardi et l'Hôpital en 1220 et 1221, on peut consulter deux pièces originales : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5034.

HEC EST CARTA DIFFINICIONIS HOSPITALIS ET BERTRANDI COTARONI ET MARTINI ET ROSTAGNI NEPOTES EIUS

Nº 247 - FEVRIER 1203 [n.s. 1204]
Guillaume et Bertrand Porcellet échangent avec l'Hôpital leur fief de l'île de Grenon, i.e. le quart de l'île, contre un domaine planté de vignes au Plan, une terre à Lavéla, une condamine à l'île Cappe «  iuxta Brachiolum  » et une terre «  subtus Pabeloriam, iuxta Rodanum maiorem  ».
De plus, l'Hôpital remet aux Porcellets une dette de cinq cents sous, (fº 69r-v)

HEC EST CARTA PERMUTACIONIS GUILLELMI PORCELLETI ET BERTRANDI

Nº 248 - JUIN 1203
Rostaing de Tarascon vend à l'Hôpital pour la somme de deux mille quatre cents sous raimondins neufs sa part sur l'île de Grenon. (fº 69v -70r)

HEC EST CARTA VENDICIONIS ROSTAGNI DE TARASCONE

Nº 249 - MAI 1206
Echange entre l'Hôpital et Audebert Aurelle d'une condamine située à Collongue, plus cinq cents sous raimondins neufs et deux boeufs braves de trois ans, contre tous les droits qu'Audebert Aurelle possède sur diverses terres, en particulier un seizième sur l'île de Grenon. (fº 70r-v)

HEC EST CARTA PERMUTACIONIS AUDEBERTI AURELLE ET AUDEBERTI, FULII EIUS, FACTA RAIMUNDO DE MONTEPESATO

Nº 250 - FEVRIER 1201 [n.s. 1202]
Echange entre l'Hôpital et Hugues Foulques d'une condamine située dans le Trébon, contre diverses possessions de ce dernier parmi lesquelles la moite du huitième de l'île de Grenon. (fº 70v - 71r)

HEC EST CARTA PERMUTACIONIS UGONIS FULCONIS FACTA RAIMUNDO DE MONTEPESATO

Nº 251 - JUIN 1205
Pétronille Maurenque vend à l'Hôpital pour la somme de trois cent cinquante sous raimondins neufs, le 1/8º de la totalité de l'île de Grenon. (fº 71r-v)

HOC EST INSTRUMENTUM VENDICIONIS PETRONILLE MAURENQUE

Nº 252 - NOVEMBRE 1206
Amiel de Fos donne en accapte à l'Hôpital deux coussous qu'il posssède dans la Crau, dits du Tor de las Erras, et de Cogol.
En contre-partie, chaque année à Noël, l'Hôpital lui versera une redevance de cinq sous et lui remet «  nomine precii  » la somme de deux mille deux cents sous régaliens couronnés, (fº 71v)

HEC EST CARTA DUOBUS CORSORIIS QUE AMELIUS DE FOS IN EMPHITEOSIM PONCIO OSPINELLO DEDIT

Nº 253 - DECEMBRE 1205
Hugues Rapin, à la demande de Raimond de Mont-Pesat, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, déclare solennellement que Douce, sa mère, Geoffroy Rapin, son père, Pierre Guillaume Rapin, son frère, et lui-même, Hugues Rapin, ont vendu, il y a vingt quatre ans, pour la somme de quatre mille sous melgoriens, à Guillaume de Alvernico, commandeur de l'Hôpital de St. Thomas, tous les droits qu'ils détenaient sur Masthibert et ses dépendances, ainsi que sur le coussou de Coteneuve et dépendances.
Pour avoir consenti à faire cette déclaration solennelle, Hugues Rapin reçoit de l'Hôpital la somme de trois cents sous raimondins.
Guillaume Bernard, fils d'Hugues Rapin, confirme ce qu'a déclaré son père. (fº 72r-v)

HEC EST CARTA CESSIONIS ET LAUDATIONIS VENDICIONIS IURIS QUOD DULCIA ET VIR EIUS HABEBANT AD MANSUM TIBERTUM ET IN CORSORIO DE COTA-NOVA

Nº 254 - DECEMBRE 1205
Défilé de témoins assermentés qui confirment ce qu'a solennellement déclaré Hugues Rapin dans la charte précédente. (fº 72v)

HEC EST CARTA PUBLICATIONIS SUPER VENDICIONEM FACTAM A DULCIA UXORE IAUFREDI RAPINE

Nº 255 - 25 NOVEMBRE 1146
Guillaume Rainaud vend à l'Hôpital, pour la somme de cent trente sous de Melgueil, une terre située entre le Rhône et le cimetière, (fº 72v-73r)

HEC EST CARTA SOLUCIONIS GUILLELMI RAINALDI TERRE QUE EST INTER RODANUM ET CIMITERIUM

Nº 256 - 1146
Aimo, prieur de l'Hôpital de St. Gilles, sur le conseil d'un certain nombre de frères, Guillaume d'Alès, Pierre Grasset..., donne en accapte à Pons Ruffe les casals que Gilbert d'Arles et son épouse, Béatrice Laurate, donnèrent à l'Hôpital. En contre-partie, Pons Ruffe verse la somme de trois sous et demi à l'Hôpital et s'engage à une redevance annuelle de douze deniers. (fº 73r)

HEC EST CARTA CASALIS QUOD AIMO LAUDAUIT PONCIO RUFO IN QUO RETINUIT XII DEN. CENS.

Nº 257 - (1115-1126) (*)
Donation à l'Hôpital par Atton, archevêque d'Arles, de l'église St. Thomas. Gérald, hospitalier, la recevant au nom des frères. (fº 73r)
(*) Atton de Bruniquel est archevêque de 1115 à 1126. On notera la présence de fr. Gérald, fondateur de l'Ordre, mort en 1119-1120. Enfin, Pierre de Barcelone est prieur de St Gilles de 1116 à 1119.
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 36, nº 42.


HEC EST CARTA DONACIONIS ATTONIS ARCHIEPISCOPI

Nº 258 - 19 OCTOBRE 1129
Bernard Guérin, archevêque d'Arles (1129-1138), confirme la précédente donation, sous réserve d'un cens annuel de vingt cinq sous de Melgueil à verser au chapitre. De plus, les dîmes et tâches restent acquis à l'église d'Arles. Enfin, le droit de sépulture est restreint aux seuls confrères et familiers. Pour agrandir le cimetière le consentement de l'archevêque et des chanoines est requis (fº 73r-v)
Pub. : Gallia Nouissima, Arles, nº 516, c. 201.
J. Delaville-le-Roulx, I, p. 80, nº 87.


HEC EST CARTA LAUDATIONIS ET CONFIRMACIONIS BERNARDI ARCHIEPISCOPI ARELATENSIS

Nº 259 - 1146
Hugues Botin loue à Aimon, prieur de l'Hôpital de St. Gilles, la terre qui leur est échue, à lui et à sa femme Sibille, lorsqu'il s'est marié, terre située en Corrège devant la tour de Pierre Lauret. L'Hôpital ne pourra ensemencer que cinq fois avec du blé ( «  blados sadonatos  »). Si une inondation du Rhône se produit, qui endommage la récolte du blé, l'Hôpital pourra récupérer sur cette même terre la quantité de blé perdue.
En contre-partie, Hugues Botin reçoit mille sous melgoriens. Une fois les cinq récoltes de blé faites, la terre lui reviendra, ou à son héritier. (fº 73v)

HEC EST CARTA LAUDATIONIS UGONIS BOTINI ILLIUS TERRE QUE EST IN CORRIGIA ANTE TURREM PETRI LAURETI

Nº 260 - (1114-1150) (*)
Raimond Bérenger III, comte de Barcelone et Provence, et son épouse, avec l'assentiment des nobles arlésiens, exemptent les frères de l'Hôpital du droit de tonlieu à St. Gilles ainsi qu'à Orgon. (fº 73v-74r)
(*) Cette pièce semble compléter la charte suivante, datée de 1114.

HEC EST CARTA AFRANQUAMENTI DOMUS HOSPITALIS IHERUSALEM DE TELONEO DATO A DOMNO RAIMUNDO-BERENGARIO COMITE

Nº 261 - 1114 (*)
Raimond Bérenger III, comte de Barcelone et Provence, et son épouse Douce, exemptent du droit de péage (teumitum) le radeau de l'Hôpital sur la Durance. (fº 74r).
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 31, nº 33. L'original était un chirographe.
(*) Faisant suite aux chartes de donation de l'église de St. Thomas à l'Hôpital : nº 257-258, aux privilèges concédés aux Hospitaliers par Raimond Bérenger : nº 260-261, nous trouvons du nº 262 au nº 278 un lot de pièces qui doivent être regardées comme les plus anciennes de ce cartulaire.


HEC EST CARTA DONACIONIS DOMINI RAIMUNDI BERENGARII COMITIS ET DOMINE UXORIS SUE DULCIE

Nº 262 (*)
Pons de Fos donne en cens annuel à l'Hôpital six setiers de froment, six de vins, cinq sous, cinq modiés de sel, cinquante anguilles, un porc... six setiers de pain et vin, un porc. (fº 74r)
(*) Le manuscrit où se lit très bien ce mot «  crastatressiestres  » montre que le scribe n'a pas saisi ce que portait l'original, vraisemblablement corrompu. Peut-être peut-on conjecturer qu'il s'agit de moutons (castrats) de la région de Trets. Le «  de  » qui précède correspondant au nombre de moutons. Ensuite un mot a dû sauter, car c'est à quelque institution charitable de la cité d'Aix que doivent être donnés «  XII sextarios inter panem et vinum, et unum porcum  ».

HEC EST CARTA QUOD PONCIUS FOSSI DONAT PRO CENSA HOSPITALI VI SESTERIOS FRUMENTI ET VI VINI ET V SOL. ET V MODIOS SALIS ET L ANGUILLAS ET I PORCUM ET XII SESTERIOS INTER PANEM ET VINUM

Nº 263
Tasilo donne au St. Sépulcre et à Guillaume, qui le représente, Pierre Odile et Barthélémy avec toutes leurs terres et biens. (fº 74r-v)

HEC EST CARTA DONATIONIS TASILI

Nº 264 (*)
Guillaume Arbert vend pour la somme de quarante sous à Gérald Hospitalier, sa propriété qui est située près de l'église St. Thomas, «  iuxta cornum  ». (fº 74v)
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 60, nº 65-66.
(*) Datable par suite de la présence de Fr. Gérald, fondateur de l'Ordre, des premières années de l'Hôpital. Pons étant prieur de St Gilles de 1111 à 1116.


HEC EST CARTA VENDICIONIS GUILLELMI ARBERTI HONORIS QUI EST IUXTA CORNUM ECCLESIE S. THOME

Nº 265
Elséard vend à l'Hôpital pour la somme de cinq sous une terre située devant la porte de l'église St. Thomas. (fº 74v)

HEC EST CARTA DONATIONIS ELSIARDI ET COGNATE SUE

Nº 266
Raimond de Baux donne à l'Hôpital la terre qui entoure l'église St. Thomas, achetée dix sous à la femme de Stéphane Bonfils (fº 74v)

HEC EST CARTA DONATIONIS DOMINI RAIMUNDI HONORIS QUEM IPSE EMERAT A STEPHANO BONO FILIO

Nº 267
Pons Isnard vend à l'Hôpital une pièce de terre située derrière l'église St. Thomas, pour la somme de cinq sous. (fº 74v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS PONCII YSNARDI

Nº 268
Pierre, moine de St. Gêniez, a acheté à un paysan une petite pièce de terre pour la somme de trois sous, puis l'a revendue le même prix à Pierre d'Anduze, Hospitalier. (fº 74v)

HEC EST CARTA DONATIONIS MONACHI S. GENESII

Nº 269
Pierre Guillaume de Meynes et sa belle-soeur donnent à l'Hôpital l'église St. Thomas et une terre de leur alleu. (Cf. nº 272).
Suit une notice aux termes de laquelle il semble que les frères de l'Hôpital aient préféré acheter cette église et cet honneur dont la possession était contestée au donateur par l'église St. Trophime. (fº 74v)

HEC EST CARTA DONATIONIS PETRI GUILLELMI DE MEZENAS ET COGNATE SUE

Nº 270 (*)
Dominique, prêtre, a acheté pour la somme de sept sous, à Bertrand Calcètre, une terre située en face d'une porte de l'église de St. Thomas.
Les Hospitaliers ont acheté pour la somme de quarante sous, à Pierre et Bertrand Agon, une terre située «  ante basilicam beati Thome  ». (fº 74v)
(*) Pons étant prieur de St Gilles de 1111 à 1116.

HEC CARTA FERRAGINIS QUAM DOMINICUS PRESBYTER EMIT AD ECCLESIAM S. THOME

Nº 271
Guitbourge, ses fils Hugues et Brémond, et ses deux filles Poncia et Bellissende, ont vendu pour la somme de soixante sous à Gérard, Hospitalier, et aux frères, leur propriété proche du Rhône.
Les frères de Jérusalem sont tenus de célébrer pour la St. Gilles la mémoire de Bremond Adalra et de son fils Guillaume, «  et pro omni generatione sua  ». (fº 74v-75r)

HEC EST CARTA EMPCIONIS HONORIS QUI EST IUXTA RODANUM INTER DUOS CAMINOS

Nº 272
1º Guillaume de Meynes, son épouse et ses enfants, donnent aux pauvres de l'Hôpital deux setiers d'une terre située près d'un des rives du Gardon.
2º Pierre Guillaume et sa belle-soeur Alixende donnent à l'Hôpital une pièce de terre située près de l'église de St.Thomas. (fº 75r)

HEC EST CARTA DONATIONIS GUILLELMI DE MEZENIS ET UXORIS EIUS II SEXTARIATARUM IUXTA RIPAM GARDONIS

Nº 273
Mairane, son épouse et ses enfants, donnent aux pauvres de l'Hôpital, leur fils Pons, une pièce de terre proche de «  Port du Rhône  », une autre située en Corrège, enfin une quarterée de leur meilleure vigne, (fº 75r)

HEC CARTA DONACIONIS MAIRANI ET UXORIS EIUS

Nº 274
Pons Hugues donne aux frères de l'Hôpital de Jérusalem une terre située près de «  Port du Rhône  » qui est d'un seul tenant avec la terre de Mairane. Mairane se constitue fidejusseur de Pons Hugues jusqu'à concurrence de cent sous. (fº 75r)

HOC EST INSTRUMENTUM DONATIONIS PONCII UGONIS

Nº 275 (*)
Bernard Goiran donne à l'Hôpital une vigne du clos Pateye. (fº 75r)
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 60, nº 64.

HEC EST CARTA DONI BERNARDI GOIRANNI

Nº 276
Pierre de Cander, Hospitalier, a acheté pour la somme de quinze sous à Pierre, prêtre de Villeneuve, une vigne du clos Pateye, située à côté de la vigne de Rainoulx de Minerve. (fº 75v)

HEC CARTA VENDICIONIS PETRI PRESBITERI VILLE NOUE

Nº 277 - MAI 1121 (*)
Geoffroy Rapin, son épouse Garsenne, et ses enfants, vendent pour la somme de cent sous, à l'Hôpital, la terre qu'ils possèdent à La Furrane. Les vendeurs reçoivent cent sous, de plus ils prélèveront le 1/5º de toute ce que donnera cette terre, «  excepto semine  ». Ils ne lèveront rien de ce qui aura été converti en pré. (fº 75v)
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 46, nº 55.
(*) En mai 1121 les vendredis tombent les 6, 13, 20 et 27.


HEC EST CARTA DONACIONIS GOFREDI RAPINI ET UXORIS ET INFANTUM PETRI GUILLELMI ET GOFREDI

Nº 278 (*)
Du nº 278 au nº 287 dossier Francou Artaud.
Raimond de Baux fait comparaître Francou Artaud et son frère Pons pour instruire une affaire au sujet de terres situées «  in Colonada  », près de l'honneur de St. Trophime, et que Bertrand Oton revendique comme de son fief. Ce dernier est débouté. Il en appelle à la juridiction de l'archevêque Atton qui décide dans le même sens. (fº 75v)

(*) Atton de Bruniquel, archevêque d'Arles de 1115 à 1126.

Nº 279 - 12 AOUT 1131
Testament de Francou Artaud qui donne aux pauvres du Christ ses maisons et deux clos de vignes qu'il possède «  in Colonada  », avec tout ce qui s'étend de ces clos jusqu'au Rhône, enfin son honneur de Port-Arnaud.
Sa femme gardera, à titre viager, les maisons ainsi que la jouissance de la moitié de ce que produit sa propriété de Port-Arnaud.
De plus, il donne la moitié des salines qu'il possède à Fornales, et au dernier jour de sa vie la moitié de tous ses biens aux pauvres, (fº 75v)

HEC EST CARTA DONATIONIS FRANCONIS ARTALDI

Nº 280 - 1137
Francou Artaud confirme la donation qu'il a faite six ans auparavant. (Cf. nº 279. (fº 76r)

DE CONFIRMATIONE DONI FRANCONIS ARTALDI

Nº 281
(fº 76r)

ADHUC EST CARTA DONI FANCONIS ARTALDI PREDICTI

Nº 282 (*)
Francou et Pons Artaud se partagent leur propriété de Port-Arnaud, en présence de Gérald de Graveson, leur cousin germain. (fº 76r)
(*) 1131, date de la donation faite par Francou Artaud (nº 29). La présente opération ainsi que les deux suivantes doivent se situer un peu avant la date de la donation, durant une phase préparatoire de mise-en-ordre des affaires.

HEC EST CARTA DIVISIONIS HONORIS FRANCONIS ET PONCII ARTALDI

Nº 283
Deux pièces brèves relatives à l'achat par Francou Artaud de la part de son frère Pons sur des terres qu'ils possèdent «  apud Colunnada  », pour cinquante sous. (fº 76r-v).

BREVE DE TERRIS QUAS HABET PONCIUS ARTALDI ET FRANCO FRATER EIUS APUD COLUNNADAM

Nº 284
Même opération que dans la pièce précédente, cette fois pour deux clos (fº 76v)
(*) Cf. note au nº précédent.
(*) Cf. nº 282, note.


HEC EST CARTA VENDICIONIS PONCII ARTALDI ET UXORIS EIUS

Nº 285
Confirmation de la donation à l'Hôpital par Francou Artaud de honneur de Port-Arnaud. (fº 76v)

HEC EST CARTA DONATIONIS FRANCONIS

Nº 286 (*)
Perdigue et ses fils donnent en gage à Guillaume Bernard, pour cinq sous, le tiers d'une terre à Cap-planté. (fº 76v)
(*) Guillaume Bernard figure dans !a confirmation du 28 mars 1144, nº 289.

HEC EST CARTA PIGNORIS PERDIGUE ET FILIORUM EIUS

Nº 287 - 1137
Pierre Laure confirme la donation faite à l'Hôpital par Francou Artaud de l'honneur de Port-Arnaud que ce dernier tenait de lui, exception faite du droit de tasche que Pierre Laure se réserve. (fº 76v)

HEC EST CARTA CONFIRMACIONIS PETRI LAURA

Nº 288 (*)
Guillaume Porcellet remet en gage aux frères représentés par Pierre d'Anduze sa part de terres à St. Médier, pour sept cents sous. L'Hôpital est assuré de pouvoir faire trois récoltes de blé sur ces terres, au bout de ce temps la somme doit être versée. (fº 76v)
(*) La forme archaïque du texte et la présence de Pierre d'Anduze qui apparaît, pour la dernière fois semble-t-il en mai 1121 (nº 31), assignent une date reculée à ce document.

HEC EST CARTA PIGNORIS GUILLELMI PORCELLETI

Nº 289 - 28 MARS 1144
Confirmation par Raimond de Montredon, archevêque d'Arles, de la donation à l'Hôpital de l'église St. Thomas par ses prédécesseurs Atton (cf. nº 257) et Bernard Guérin (cf. nº 258). (fº 77r)
Pub. : Gaïlia nouissima, Arles, nº 552, c. 216-217.
J. Delaville-le-Roulx, I, p. 129, nº 159.


HEC EST CARTA CONFIRMACIONIS RAIMUNDI ARELATENSIS ARCHIEPISCOPI

Nº 290 (*)
Le très noble Bos de Grandmont donne à l'Hôpital la moitié du mas «  de Gelino  » ainsi que tous les bois qu'il possède en quelque lieu que ce soit. Après sa mort il lègue à l'Hôpital son cheval et toutes ses armes. (fº 77r)
(*) Cet acte de donation à l'Ordre de l'Hôpital, et non pas directement a la maison de St Thomas, est passé entre les mains de Raimond [de St Michel], prieur de St Gilles de 1172 à 1177, fr. Odon [Eldin Rolland], qui lui succédera de 1177 à 1183, étant présent.
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, I, p. 70, nº 73.


HEC EST CARTA DONATIONIS BOS DE GRANDI MONTE

Nº 291 - AVANT LE 29 SEPTEMBRE 1208
Calve Tirasse vend à l'Hôpital pour une durée de cinq années et pour la somme de six livres raimondines neuves, tout ce que produit son coussou de Pélopastors. (fº 77r-v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS CALVE TIRASSE

Nº 292 - DECEMBRE 1205
Guillaume Porcellet, Hugues Sacristan et sa femme Sacristane, donnent à l'Hôpital «  titulo perfecte donationis inter uiuos  » trois terres, dont l'une située à Gimeaux. (fº 77v-78r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5024.

HEC EST CARTA LAUDATIONIS HONORIS QUI FUIT GUILLELMO BONETI QUEM LAUDAUERUNT GUILLELMUS PORCELLETI, UGO SACRISTANUS ET SACRISTANA

Nº 293 - AVRIL 1192
Testament de Guillaume de Saint Georges. (fº 78r)

HEC EST CARTA DIVISIONIS TESTAMENTIQUE GUILLELMI DE S. GEORGIO

Nº 294 - 30 SEPTEMBRE 1210
Pellegrin, son épouse Stéphanie, et Joziane la soeur de Stéphanie, vendent à l'Hôpital pour la somme de onze cent vingt sous raimondins neufs le coussou de Molaric, situé dans la Crau et délimité à l'Ouest par le coussou des Arades, à l'Est par un coussou qui appartient à l'Hôpital, autrefois à Guillaume Porcellet et dénommé Colobriz, au Sud par le coussou de Tors des Eires qui appartient à l'Hôpital, au Nord par le coussou de Génairac. (fº 78r-v)

HEC EST CARTA VENDICIONIS PELLEGRINI CORSORII SCILICET QUOD HABEBAT IN CRAVUM QUOD APELLATUR MOLARIC

Nº 295 - JUIN 1203
Raimond Botin et son épouse Rainaude donnent en gage à Pierre Garnier, pour la somme de cent sous raimondins neufs, leur terre de Bagnols.
Après leur mort cette terre reviendra à l'Hôpital. (fº 78v-79r)

HEC EST CARTA PIGNORIS ET MODUM DONATIONIS RAIMUNDI BOTINI ET UXORIS EIUS

Nº 296 - 11 JANVIER 1205
Innocent III à l'archevêque et aux chanoines d'Arles, pour leur rappeler les privilèges d'exemption dont jouit l'église St. Thomas. (fº 79r)
Pub. : Gallia nouissima, Arles, nº 775, c. 313.
J. Delaville-le-Roulx, II, p. 46, nº 1209.


HEC EST CARTA DOMINI INNOCENCII PAPE

Nº 297 - 11 JANVIER 1205
Innocent III aux frères de l'Hôpital pour leur confirmer la libre possession de l'église St. Thomas qui est leur depuis plus de cinquante ans. Il leur désigne l'évêque de Nîmes comme chargé de leur cause. (fº 79r-v)
Pub. : J. Delaville-le-Roulx, II, p. 46, nº 1210.

HEC EST CARTA DOMINI PAPAE INNOCENCE

Nº 298 - 29 MAI 1203
Dame Guerreyate, ses fils Botin et Calveria, vendent à l'Hôpital pour la somme de quinze cent quarante sous raimondins neufs, trois boeufs et un agneau sevré, le 1/8º, moins trois émines, de la totalité des droits qu'ils ont sur le fief dit «  supérieur  », le 1/8º de la totalité de l'île de Grenon, une redevance de cinq pougeoises levée «  in domo paratoris  », ainsi que tous les autres droits qu'ils ont sur cette maison que tient l'Hôpital. (fº 79v)
(*) On peut consulter sur la même affaire avec les mêmes personnages une pièce d'octobre 1202: Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5048.

HEC EST CARTA VENDICIONIS GUERREIATE ET CALVERIE ET BOTINI FILII EIUS DE DONACIONE FEUDI SUPERIORIS ET DE INSULA DE GRENON

Nº 299 - NOVEMBRE 1206
Guillaume Foulque vend à l'Hôpital pour la somme de quatre livres raimondines neuves tous ses biens du fief de La Vérune, excepté ce qu'il possède à la condamine «  Folcone  » et «  in Argeleriis  ». (fº 79v - 80r)

HEC EST CARTA VENDICIONIS GUILLELMI FULCONIS RECEPTA PER MANUM PONCII OSPINELLI

Nº 300 - AVRIL 1203
L'Hôpital cède en accapte pour quarante sous à Vidal Maurenc et à Pierre Jean de Lobeiras le quart de l'île de Grenon situé près du bois d'Arbert. L'Hôpital se réserve le tiers du bois qui sera coupé là, et le tiers des lapins qui y seront pris, plus un cens annuel de douze deniers, (fº 80r)

HEC EST CARTA DONACIONIS QUAM SENNORET CONFIRMA VIT VITALI MAURENQUE ET PETRO IOHANNI

Nº 301 - (ENVIRON 1200)
Pierre Garnier (*), donat de l'Hôpital, élit sépulture au cimetière de St. Thomas. Il laisse à l'Hôpital neuf cents sous et son lit. Suivent de nombreux dons, en particulier aux établissements hospitaliers de la région, et un spécial pour le repas de funérailles, (fº 80r-v)

HEC EST CARTA TESTAMENTI AC DIVISIONIS PETRI GARNERII

Nº 302 - OCTOBRE 1208
Etat des biens, maisons, terres et redevances, qui constituent le fief de Raimond Avostenc, donné à l'Hôpital, (fº 80v)

HEC EST CARTA FEUDI QUEM RAIMUNDUS AOSTENC DEDIT DOMUI HOSPITALIS S. THOME

Nº 303 - AVRIL 1205
L'Hôpital cède en accapte pour cent sous raimondins neufs à Pons Scriptor une maison avec ses dépendances située sur la paroisse Ste Croix, plus une redevance annuelle de cinq sous, (fº 81r)

Nº 304 - 8 AOUT 1203
Bernard de Pertuis et Pétronille, sa femme, renoncent pour trois setiers de froment et un d'orge à leurs droits sur une vigne et un bois situés à Rodanet, près d'une vigne et d'un bois donnés autrefois à l'Hôpital par l'oncle de Bernard de Pertuis, son homonyme, (fº 81r-v)

HEC EST CARTA SOLUTIONIS BERNARDI DE PERTUSIO ET PETRONILLE, UXORIS EIUS, CUIUSDAM VINEE ET NEMORIS SIBI IUNCTO

Nº 305 - 3 NOVEMBRE 1210
L'Hôpital cède en accapte à Rostang Meisson de Malmussane, à son épouse et à leurs enfants, pour deux cents sous raimondins neufs, sept terres que possède l'Hôpital sur le territoire de Malmussane entre le Puget et le bois d'Agon. L'Hôpital devra recevoir en cens annuel, pour la St. Gilles (1er septembre), dix setiers de froment et dix setiers d'orge, (fº 81v - 82r)
Orig. : Arch. des B.-du-Rhône, 56 H 5057

HEC EST CARTA DE CENSA QUAM ROSTAGNUS MEISSON DONAT X SS. ANNONE ET X SS. ORDEI

Nº 306 - OCTOBRE 1208
Hugues de Baux concède à l'Hôpital tous les biens et droits possédés par Pierre Reboul à Villeneuve, contre cent setiers de froment et cent d'orge. Hugues se réserve les droits de tasche et de quart qu'il avait auparavant sur ces biens, et si l'Hôpital s'en dessaisit il prélèvera le 1/13º sur le prix de vente, (fº 82r)

HEC EST CARTA LAUDATIONIS UGONIS DE BAUCIO OMNIBUS BONIS ET IURIBUS PETRI REBOLLI

Nº 307 - 4 FEVRIER 1210
Innocent III demande au prieur de l'Hôpital de St. Gilles de bien vouloir faire profiter la maison St. Thomas d'Arles du privilège de l'huile des infirmes, comme il lui avait déjà été mandé. (fº 82v)
Pub. : Gallia nouissima, Arles, nº 810, c. 324.
J. Delaville-le-Roulx, II, p. 128, nº 1361.


Nº 308


Nº 309 - 18 JANVIER 1211
Innocent III rappelle à l'archevêque d'Arles, qui l'a négligé, le règlement de l'affaire qui oppose les Hospitaliers de St. Gilles à Pierre de Vérune, chevalier arlésien. (fº 83v)
Pub. : Gallia nouissima, Arles, nº 809, c. 324.
J. Delaville-le-Roulx, II p. 127, nº 1359.


Nº 310 - DECEMBRE 1184
Bertrand Bérenger, fils de Raimond Geoffroy Autard, et Rixende, sa mère, vendent pour la somme de quatre cent vingt sous régaliens, à Bertrand Trabustol, tous les droits qu'ils détiennent sur la vigne qui appartint, d'abord à Guillaume Arbert, ensuite à Bertrand Arbert, sur la vigne de Pierre Raimond de la Tour, sur la vigne de Raimond Tort et de ses frères, enfin sur celle de Bertrand de Meca. (fº 85v)

Nº 311 - JUIN 1197
Hugues de Berre vend pour la somme de cinquante sept sous raimondins, à Martin Cabiscole et Pétrone, sa femme, la seigneurie et tous les autres droits qu'il détient sur une terre située au-dessus de St. Médier. Il se réserve la 1/8º partie de son produit, (fº 85v)
Sources : Cartulaire de Trinquetaille - Centre d'Etudes des Sociétés Méditerranéennes - Texte établi par P.-A. Amargier o.p. - Publications Universitaires des Lettres et Siences Humaines d'Aix-en-Provence - Imprimerie Louis-Jean - 05 Gap - 1972

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